- Je te demande pardon ? répéta-t-elle hébéter devant l'air autoritaire et sans appel de Rick Castle

- Tu m'as très bien comprise, siffla-t-il excéder et à bout de nerfs.

Depuis le réveil de Kate, il avait tenté de rester calme et d'être compréhensif face à la situation dans laquelle se trouvait sa femme. Il avait gardé ses distances malgré ses sentiments, il avait souri quand il avait simplement envie de pleurer, il lui avait donné de l'espace quand elle l'avait repoussé mais désormais il ne pouvait plus se taire.

Il était fatigué, énervé et frustré face à toute cette situation. Les médecins lui avaient déclaré maintes et maintes fois que les chances pour que Beckett retrouve la mémoire pouvait être en grande partit augmenter si elle se trouvait dans un endroit familier. Et le loft était cet endroit, il était sa maison et il était désormais hors de question qu'il remette en cause sa guérison devant son entêtement à fuir ses problèmes.

Depuis presque désormais trois semaines et demi , il avait laissé Alexis et Martha en dehors de cette chambre mais aujourd'hui, il commençait à se demander s'il avait eu raison d'aller dans le sens de Kate.

Il connaissait sa femme, quand elle avait peur, elle paniquait et fuyait. Si autrefois, il lui avait laissé le temps et l'espace qu'elle réclamait au détriment de ses sentiments, aujourd'hui il n'avait pas le même luxe. Aujourd'hui, il avait une petite fille qui comptait sur lui et qui avait besoin de sa mère et il avait aussi Alexis qui culpabilisait énormément pour l'accident.

Il était donc temps qu'il se batte pour ses enfants même si cela voulait dire éloigner Beckett un peu plus.

- Je vais aller prendre Lilybug pour un chocolat chaud, s'enquit Jim en se levant devant l'air glacial de la pièce

- Tu n'as pas besoin de…

- Merci Jim, la coupa Rick en s'approchant de son beau-père pour lui donner Lily . Tu vas aller avec grand-père un moment cacahuète

- Papa fâché ? demanda la petite en observant les traits tirés de son père et le regard meurtrier de sa mère à son égard

- Non papa n'est pas fâché. Il veut juste discuter avec maman

- Moi au..ssi

- Tu pourras le faire après. Promis, sourit Castle en embrassant sa joue.

- Allez Lilybug, allons boire ce chocolat chaud, souffla Jim en ouvrant la porte et en s'éloignant le cœur en berne face à cette tête de mule de fille.

Fermant la porte derrière le père de Kate, Rick inspira plusieurs fois pour tenter de calmer ses nerfs quand il entendit la voix de Beckett qui lui glaça le sang :

- Pour qui te prends-tu pour me dicter ma conduite

- Pour ton mari

- Tu n'es pas mon….

- Je suis ton mari !... même si l'idée d'être en couple avec moi te déplait tellement que tu as dû retirer ton alliance du doigt, siffla-t-il contrarier en observant sa main droite.

Depuis son réveil et l'annonce de leur relation, il avait vu la bague qui ornait fièrement son annulaire droit depuis des années disparaitre un beau matin. S'il n'avait rien dit à l'époque malgré toute la peine et les questions que ce simple geste démontrait à son égard, il ne pouvait plus se taire désormais. Plus les jours passaient et plus Beckett l'éloignait.

- Je ne suis pas prête à être ta femme, siffla tout aussi énerver Kate face à cette situation.

Elle ne comprenait pas pourquoi il était aussi excéder, pourquoi il pensait avoir une quelconque autorité sur ces décisions et pourquoi tout le monde la traitait comme une petite fille. Elle était amnésique, oui, mais pas impotente !

- Oh, ça je l'ai bien compris et je ne te demande pas d'agir en tant que telle. Mais on a une fille ensemble. Une fille ! et il est hors de question que je te laisse prendre le temps qu'il te faut pour digérer la nouvelle quand chaque seconde compte pour ton rétablissement.

- Je…..

- Les médecins, les anciens patients, tous affirment que tu dois être confronter à ton quotidien. ET je suis désolé de te l'apprendre, mais JE suis ton quotidien, tout comme le loft ou Alexis et mère. Tu ne veux pas être ma femme, bien, mais tu vas retourner à la maison auprès de ta famille et de ta fille. Je dormirais dans la chambre d'amis, je te laisserais en paix mais il est hors de question que je te laisse encore t'éloigner. Lily te réclame tous les jours et après deux ans, elle mérite un peu plus de considération.

- Comment peux-tu….

- Comment je peux quoi Kate ? Comment je peux demander à ma femme de rentrer à la maison ? Comment je peux te demander de penser à notre fille ? soupira-t-il déçu et démuni. Tu ne te souviens pas de nous, je le comprends mais…tu ne m'aurais pas épousé si tu n'avais pas de sentiments pour moi, tu ne m'aurais pas épousé si tu ne me faisais pas confiance. Alors s'il te plait, fais-moi confiance, rentre avec nous au loft, apprend à connaitre Lily et si dans quelques semaines, quand tu auras retrouvé toutes tes forces, tu ne veux toujours pas vivre avec nous, je ne te pousserais pas.

Déglutissant devant sa tirade, elle baissa le regard sur sa main droite ou trônait à son réveil une magnifique alliance ainsi qu'une bague de fiançailles. Castle avait raison, elle ne l'aurait pas épousé sans sentiment. Déboussoler et à fleur de peau, elle se mordilla la lèvre inférieure en pesant le pour et le contre de sa demande quand elle l'entendit murmurer faiblement :

- Ce n'est pas une tentative pour te reconquérir. Je veux juste…je veux juste être certain qu'on aura mis toutes les chances de ton côté pour ton rétablissement. Je…si tu veux partir dans quelques semaines, je ne me battrais pas avec toi.

Il avait l'air tellement démuni. Le regard au sol, les épaules affaissées et les mains dans les poches, que Kate déglutit douloureusement face à l'image qu'il lui renvoyait. Fermant les yeux, elle chuchota anxieusement :

- D'accord

- D'accord ? répéta-t-il confus et surpris en relevant le regard sur elle

- D'accord mais si je veux partir dans quelques semaines

- Je te laisserais, la coupa Rick, les yeux rougis en pensant qu'elle le ferait .

Elle partirait…..il le savait. Dès qu'elle aurait repris des forces, il devra la laisser partir. Comment la vie pouvait-elle être aussi injuste avec lui ?

- Et pour Lily ? ajouta Kate en souhaitant mettre toutes les cartes sur la table

- Lily ?

- Si….. je pars….me laisseras-tu la voir ?

- Tu es sa mère, bien sûr que tu pourras la voir. Je ne sais pas comment on fera et « si » on le fera mais…..si tu décides qu'on n'est pas assez, que je ne suis pas assez, Lily n'a pas à souffrir de tout ça. On fera les choses correctement, avoua Castle, le cœur brisé.

- Bien

- Bien.

XXXXXXXXXX

C'est donc un brin anxieuxe, qu'elle se retrouvait en face de la fenêtre de sa chambre en attente de Castle pour sa sortie.

Elle n'avait pas fermé l'œil de la nuit. Tout se chamboulait dans sa tête. Elle allait devoir aller vivre au loft, devoir apprendre à ne plus vivre seule et à faire certainement des concessions, mais surtout devoir faire face à tout ce qu'elle avait oublié.

Fermant les yeux en sentant son estomac se noué d'anticipation, elle repensa à la visite d'Alexis et de Martha la veille au soir quand Rick lui avait suggéré de leur faire face maintenant plutôt que le lendemain.

Si elle n'avait pas été très enthousiaste au début, les voir avait été un électrochoc. La petite rouquine aux yeux bleus de ces souvenirs ,était devenue une magnifique jeune femme qui étudiait à Columbia. Elle avait pu aussi voir toute la détresse et la tristesse d'Alexis qui culpabilisait encore énormément pour l'accident.

La jeune fille avait dû s'excuser un bon nombre de fois malgré les protestations de Kate et les yeux larmoyants de Rick.

Beckett savait que l'accident qui l'avait mené au coma avait été causé à cause d'une voiture qui avait faillit percuter Alexis et qu'elle s'était donc interposé pour sauver la vie de la jeune femme. Ce qu'elle ignorait en revanche et qu'elle découvrit ce sont toutes les répercussions que cet acte avait eu sur cette famille.

Alexis avait culpabilisé pendant les huit dernières années pour le coma de Kate et culpabilisait dorénavant pour son amnésie.

Rick, lui, ne savait pas s'il devait en vouloir à Beckett pour avoir tenté de sauver la vie de sa fille.

Quant à Martha, les traits des années avaient fait son œuvre et on pouvait aisément voir la fatigue et l'inquiétude jonchés son visage.

Kate n'avait jamais pris en compte la détresse de cette famille. Elle avait passé les dernières semaines à ses replier sur elle-même sans penser aux répercussions sur autrui. Si nier l'évidence avait été facile ses derniers jours, le fait d'être confronter à tout ça, à dû lui faire admettre qu'elle avait désormais une famille…une famille qui avait attendu son réveil depuis des années et qu'elle avait fait souffrir par la suite.

La boule au ventre, elle inspira une nouvelle fois pour tenter de calmer le stress qui culminait depuis plusieurs minutes , quand une voix incertaine et intimidé la sortie de ses songes :

- Hey…..tu es prête ?

Se retournant, elle trouva Castle à la porte de sa chambre, les deux mains dans les poches, vêtu d'un jean et d'un pull en cachemire bleu qui faisait ressortir son regard azur.

D'un simple hochement de tête, elle s'avança vers le lit fébrilement pour prendre son sac de voyage quand elle se stoppa devant la main de Rick sur la sienne :

- Je vais le faire

- Tu es sûre, déglutit-elle en sentant des frissons dans son dos rien qu'à l'effleurement de sa peau contre la sienne

- Tu ne vas pas me priver du peu de virilité que j'ai…..n'est-ce pas Beckett ? Sourit-il pour la taquiner.

Lui non plus n'avait pas dormit la nuit. Il avait passé son temps, à se tourner et à se retourner, en se demandant qui c'était une bonne chose qu'il pousse Kate à venir cohabiter avec eux si elle ne le désirait pas. Il avait aussi redouté sa réaction ce matin.

Mais quand il l'avait vu, debout en face de la fenêtre, avec son jean noir et sa chemise blanche, il avait senti les larmes lui monter aux yeux. Elle était vivante et elle allait enfin sortir de cet hôpital. Après deux ans à prier tous les dieux de cette terre, à chercher les meilleures spécialistes, sa femme était réveillée et vivante.

- Si c'est simplement pour ton égo, je veux bien te laisser les sacs à porter, sourit timidement Kate en éloignant sa main de la sienne.

Quand la chaleur de sa main disparu, Rick déglutit. Il avait une telle envie de la prendre dans les bras, de humer son odeur, de pouvoir…. ;pouvoir simplement par un contact physique se rendre compte qu'elle était là…..vivante. Il avait serré cette main tous les jours depuis deux ans et désormais il avait l'impression que même ce simple contact lui était refusé.

Ne voulant pas la pousser et créer des frictions avant son retour à domicile, il prit de nouveau sur lui, et lui demanda en relevant ses derniers mots :

- Heu…les sacs ?

- Déjà …fatigué, Castle ?

- Non, non…c'est juste qu'en disant les sacs, tu en suggères un bon nombre. Pour être certain, de combien de sacs parle-t-on ? demanda-t-il en se tournant pour découvrir quatre autres sacs près de sa penderie.

- Apparemment, tu es encore plus une fashion victime que moi. Deux ans dans le coma, a porté des pyjamas et je me retrouve avec une tonne de vêtement

- Oh….je voulais simplement que tu sois à l'aise….et il y a aussi tous les produits de beauté, avoua-t-il penaud, en se rendant compte qu'elle n'avait pas tort.

Au regard qu'il lança vers les sacs, elle se rendit compte qu'elle l'avait une nouvelle fois blessé. Cet homme avait été là pendant plus de deux ans, il avait fait en sorte qu'elle ne maque de rien et elle venait juste d'admettre qu'il en avait trop fait. Soupirant, en se sentant gauche et maladroite avec lui, elle déglutit avant de lui avouer timidement :

- Castle….je sais que j'aurai du te le dire depuis longtemps mais …merci

- Merci ? ….Pourquoi ? fit-il surpris en l'observant se mordiller la lèvre inférieure nerveusement

- Pour ….avoir été là pendant deux ans. Mon père m'a dit ce que tu avais fait. Alors….merci.

Souriant devant sa mine intimidée, il hocha simplement la tête en répondant avant d'être interrompu :

- Toujours

- Mme Castle ?

L'arrivé de l'infirmière coupa leur échange, et c'est mal à l'aise avec ce patronyme que Kate avait encore du mal à répondre , qu'elle murmura :

- Oui ?

- Je vous dépose vos effets personnels. Vous y retrouverez certains papiers.

- Bien, merci, déglutit Beckett en ouvrant l'enveloppe pour découvrir ces effets personnels avant de froncer les sourcils. Heu….Excusez-moi ?

- Oui ?

- Il n'y avait pas une bague avec une chaine ?

Depuis son réveil, elle n'avait pas cessé de se demander ou était passé la chaine et la bague de sa mère. Elle avait supposé qu'ils avaient dû la lui retirer au moment de l'accident et qu'elle les retrouveraient à sa sortie de l'hôpital, mais devant l'enveloppe pratiquement vite qu'elle avait sous les mains, elle en déduit qu'elle avait au tort :

- Heu….selon le listing, vous n'êtes pas entrée …

- Tu ne les portais pas lors de l'accident , l'interrompit Rick en montrant d'un signe de la tête reconnaissant à l'infirmière qui se chargerait de lui expliquer .

Il ne lui était jamais venu à l'esprit que la bague pouvait lui manquer. Elle l'avait retiré depuis des années maintenant et il en avait même oublié que Kate ignorait tout ce que ceci comportait. Le meurtre de sa mère…

- Je….tu es sûr ? Parce qu'il s'agit de l'alliance de ma mère et je ne la quitte jamais, alors…

- L'alliance ainsi que la chaine se trouve dans ton coffre à bijou au loft, la coupa Rick en observant l'infirmière sortir de la pièce pour leur laisser de l'intimité

- Je….je ne portais pas la bague, murmura-t-elle perplexe en baissant le regard au sol.

Pourquoi ne portait-elle pas la bague ? Elle ne l'avait jamais quitté. Tout ceci n'avait aucun sens, pensa-t-elle.

- Kate, soupira Rick en se rendant compte de toutes les conversations qu'il n'avait pas encore eue, de toutes les choses qui lui manquaient.

Il n'avait pas pris conscience de toutes les choses qu'elle avait oublié. Et la résolution du meurtre de sa mère en faisait partie, tout comme la mort de Montgomery. Sentant son estomac se noué à l'idée de la blesser une nouvelle fois avec un flot d'information, il tenta de répondre à ses questions en gagnant un peu de temps :

- Tu ne portes plus la bague de ta mère. Tu n'en as plus besoin…..je…..on va rentrer et je t'expliquerais tout à la maison

- Je n'en ai plus besoin ? pourquoi ?

- Viens, on va rentrer et…

- Pourquoi Castle ? le coupa-t-elle paniquer à l'idée de ne pas savoir.

Elle ne retirait jamais la bague de sa mère. Elle était ce qui lui rappelait ce qu'elle avait perdue. C'était ce qui la définissait, ce pourquoi elle était flic, ce pourquoi elle se battait. Alors pourquoi la retirer, pourquoi la…

- Tu as résolu son meurtre, la coupa dans ses pensées Rick, en se dandinant mal à l'aise

- Je…quoi ?

- L'assassin de ta mère…tu l'as trouvée….enfin on l'a trouvé. C'est fini, Kate. L'assassin de ta mère a été condamné et justice lui a été rendue.

- Je…j'y suis arrivée, hoqueta-t-elle en pleurs, une main sur la bouche en sentant son ventre se noué et la nausée la prendre

- Oui, déglutit Rick devant l'intensité de son regard.

Il aurait souhaité la prendre dans ses bras et l'aider à assimiler ses mots, par ses gestes, ses caresses, ses baisers, mais la façon avec laquelle elle recula d'un pas le fit revoir ses intentions. Elle était toujours sur ses gardes avec lui, elle supportait à peine sa présence alors la prendre dans ses bras n'était pas négociable malgré son envie ou son désir.

Fermant les yeux en sentant les larmes lui monter lui aussi aux yeux, il tenta de chasser au loin sa tristesse. Sa femme lui manquait….énormément. Il n'aurait jamais cru qu'un jour son réveil puisse être aussi douloureux. Finalement, une Kate amnésique pouvait être pire qu'une Kate dans le coma. Son toucher, son odeur lui manquaient. Il avait l'impression d'être un paria pour elle.

Soupirant, il releva le regard sur elle pour la découvrir en larmes, les mains autour de son buste comme pour se protéger. Son cœur se brisa un peu plus à ce constat.

- On devrait y aller, Lily va nous attendre

- Qui ?

- Pardon ?

- Qui a tué ma mère ? sanglota Beckett qui avait l'impression de perdre un peu plus de son identité à cet instant.

Comment pouvait-on lui enlever encore un peu plus d'elle à cet instant. Elle avait l'impression de ne plus se connaitre. Elle avait résolu le meurtre de sa mère, elle s'était mariée et avait construit une famille…comment avait-elle pu arriver jusque-là ?

- Rentrons, je …..je t'expliquerais tout à la maison.

- Mais, je…

- A la maison, Kate, inspira Rick en lui prenant son sac sans la lâcher du regard.

Inspirant fortement, elle renifla en l'observant quelques secondes. A la maison…..elle allait rentrer à la maison. Avançant de quelques pas, elle se stoppa à quelques pas de lui. Levant les yeux devant la différence de taille, elle le contempla avant de lui murmurer :

- Qui ?

- Kate, tu…le sénateur William Braken, soupira-t-il vaincu face à l'intensité de son regard. Je sais que tu dois avoir une tonne de questions, et je te promets d'y répondre mais pas ici….pas maintenant…s'il-te-plait , plaida-t-il en la contemplant baisser les yeux au sol.

Attendre…encore. Elle avait envie de dire non. De connaitre toute l'histoire, mais au ton qu'il employa, elle comprit que cette histoire n'était pas une de celle que l'on conte dans une chambre d'hôpital. Inspirant pour tenter ses larmes, elle chuchota désemparer :

- Tu connais vraiment tout de moi ?

- Je…oui…..comme tu connais …connaissais tout de moi, déglutit Rick en sentant cette délicieuse odeur de cerise qui lui brisa un peu plus le cœur.

Il suffirait d'un seul geste pour simplement la toucher, pour simplement être prêt d'elle. Pourtant, toujours sur la retenue, il l'observa simplement et l'entendit murmurer timidement :

- Merci

- Pour ?

- Être là malgré….tout ce qui se passe. Merci Castle.

Elle savait qu'il prenait énormément sur lui pour ne pas la brusquer. Elle le voyait dans ses postures, dans ses gestes, dans ses regards , dans toutes ses attentions depuis son réveil. Il agissait comme un ami, comme un mari, comme…si elle était la personne la plus importante dans sa vie.

Elle savait qu'elle ne pourrait pas lui donner ce qu'il avait perdu, ne pourrait pas être la personne qu'il désirait mais à cet instant, elle devait le remercier.

Déglutissant, Rick murmura sans bouger pour ne pas briser le moment :

- Toujours

- Toujours ? répéta-t-elle en fronçant les sourcils

- Toujours Kate. Je serais toujours là.

- -….

- Allez, rentrons à la maison.