Bonjour à tous ceux qui lisent ce chapitre ! J'espère qu'il vous plaira.
Nanadydrae : Merci beaucoup pour ta review, elle m'a vraiment fait plaisir ! Je crois bien que c'est la plus positive et la plus enthousiaste que j'aie jamais eue. Ne t'inquiète pas, s'il y a bien une histoire que je n'abandonnerai pas, c'est celle-là (même si mon rythme de parution risque d'être irrégulier). Et je suis contente que ça te plaise !
Chapitre 2 : Réveil
Je me réveillai dans un lit aux draps blancs, quelqu'un me passait un linge humide sur le front. J'ouvris les yeux sur un beau visage aux traits fins et gracieux, aux yeux argent, encadré par de longues boucles d'ébène qui tombaient jusqu'au bas du dos de l'inconnu. Il était vêtu d'une tunique vert prairie et d'un pantalon de toile noire. Il me regardait, l'air soucieux.
- « Comment vous sentez-vous, demoiselle ? » Comme quelqu'un qui a eu un accident, abruti… Euh, ah non en fait. On pourrait m'expliquer pourquoi je n'ai pas mal ? Je me redressai, malgré le regard inquiet de mon… sauveur - ? – et contemplai mon corps. Pas une plaie. Je jetai un regard interrogateur à l'inconnu qui réitéra sa question.
- « Bien. Étrange pour quelqu'un qui a eu un accident, mais bien. Vous m'avez soigné, je suppose. » Un faible sourire étira ses lèvres, et ilrépondit :
- En effet, demoiselle.
- Je m'appelle Étoilée. Et vous ? » Son sourire disparut et ses épaules se voûtèrent ; il semblait tellement accablé tout d'un coup.
- « Mon nom importe peu » murmura-t-il avec tristesse. Je haussai un sourcil – et les épaules – et repris :
- « Et je suis où, là ?
- En Terre du Milieu…, répondit-il doucement.
- Ça n'arrive qu'à moi, ce genre de chose ?
- Pourquoi dites-vous cela ?
- Oh, pour rien. J'ai juste atterri dans un autre monde, mais tout va bien, ironisai-je. Désolée, je suis un peu déboussolée.
- Cela peut se comprendre » s'amusa-t-il en secouant la tête, ce qui pour effet de laisser apparaître ses oreilles pointues. Un elfe ! Il sortit à grandes enjambées de la pièce et revint avec un plateau sur lequel étaient posés deux bols de soupe.
- « Mangez, cela vous fera du bien. » J'obéis en silence, essayant de deviner son identité. Un elfe, vraisemblablement Noldo (ils ont quasiment tous des cheveux noirs et des yeux gris) et isolé, dont le nom importait peu, pour reprendre ses propres termes…
- « Comment avez-vous su que vous veniez d'un autre monde ? demanda-t-il d'une voix qu'on aurait facilement qualifiée de timide lorsque nous eûmes fini de manger.
- Chez moi, il y a des livres, heureusement d'ailleurs (il eut un léger sourire), qui racontent l'histoire de la Terre du Milieu. Et je les ai lus. En quelle année sommes-nous… si vous le savez ?
- Je le sais, répondit-il, puisque j'habite près d'un village d'hommes. Nous sommes en l'an 3016 du Troisième Âge.
- Deux ans avant la seconde guerre de l'Anneau donc.
- Il y aura une guerre ? s'affola-t-il.
- Contre Sauron, résumai-je. Pour l'empêcher de reprendre son anneau Unique et de…
Conquérir ce monde, devina l'elfe. J'ai entendu parler de la première par les villageois ; Ereinion y mourut. Il semble qu'il fut un bon roi, comme son père. » Il se détourna et s'assit sur le sol, près d'une harpe dont il commença à jouer. Une douce mélodie se répandit dans la pièce, et je sentis mes yeux piquer. C'était la plus belle musique que j'avais jamais entendue, et sa voix mélodieuse s'y joignit. Et soudain son identité s'imposa à moi. Un Noldo isolé, qui se sentait visiblement coupable de quelque chose, excellent musicien et chanteur…
- « Maglor » laissai-je échapper. Il sursauta, cessant de jouer, et baissa la tête. Des sanglots secouèrent ses maigres épaules. Suivant mon instinct, je me levai et allai m'agenouiller à côté de lui, le serrant dans mes bras. Il releva le visage, m'offrant un regard surpris et dégoulinant de larmes.
- « Vous ne me rejetez pas ?
- Le devrai-je ?
- Oui, explosa-t-il. Je ne suis qu'un monstre !
- Un monstre m'aurait laissé mourir sur cette plage ! Un monstre aurait passé son chemin !
- Je suis désolé » murmura-t-il, mais je sentis que nous n'avions pas terminé avec ce sujet.
- « En attendant, lançai-je malgré tout, vous jouez très bien. » Un nouveau sourire naquit sur ses fines lèvres et il recommença à glisser ses doigts sur les cordes de sa harpe. Je l'écoutai et le regardai, fascinée.
