Hermione Granger et Draco Malfoy parents !
Le titre de la gazette fait résonner le rire de Blaise dans les couloirs de sa maison tandis qu'il lui jette un regard glacial.
Il ne sait pas pourquoi mais cela le met mal à l'aise. Pour Sarah dans un premier temps qui tient leur fils dans ses bras. Que l'on puisse sous entendre, que Scorpius n'est pas d'elle le dérange.
Mais c'est surtout pour Granger qu'il s'inquiète. Il n'est pas du tout persuadé que la Une du journal lui plaise.
Ils ne sont pas revus depuis leur rencontre chargée en émotions et cela lui convient tout à fait. Leur « garde partagée » de restaurant fonctionne toujours et il n'a pas envie que des pseudos journalistes avides de gros titre fragilise l'équilibre.
- Tu te rends compte que TON fils et SA fille iront à Poudlard en même temps ? Imagine qu'ils tombent amoureux !
L'hilarité de Blaise ne semble pas vouloir finir. Alors il y met un point final. A sa façon. Narquoise.
- Pour le moment je laisse TA fille faire ses armes avec les fils Potter ou Weasley.
Le visage du métis se referme et tandis que ce dernier part en grommelant il se tourne vers son épouse, la mère de son fils, ce miracle venu de nulle part, et le bonheur qui l'étreint lui coupe la respiration.
Hermione Granger et Draco Malfoy parents !
Devant la mine défaite d'Harry elle finit par lui arracher le journal des mains. Avec le temps elle reprend l'habitude d'affronter les problèmes. Et de toute évidence la Une de la gazette en est un. De toute évidence sérieux en plus vu la rougeur des oreilles de Ron, signe d'explosion imminente et la pâleur d'Alexandre. Depuis leur discussion à coeur ouvert, elle sent que le sujet est douloureux.
Contre toute attente elle éclate de rire.
C'est tellement absurde.
Elle imagine déjà les sorciers dévoreurs de ragots ouvrir le dossier central. Des noises jetées par la fenêtre pour rien. Ils sont certes tous les deux parents. A quelques jours d'intervalle.
Point à la ligne, rangez les spéculations et les histoires d'amoures impossibles !
Cependant au fond d'elle elle ne peut empêcher son cœur de se serrer. Les dates de naissance rapprochées de leurs enfants les feront fréquenter Poudlard en même temps. Et même si le Malfoy version moderne ne ressemble de toute évidence pas à l'ancien, elle craint le poids de l'hérédité. La haine transmise par code génétique. Si jamais SON fils fait du mal à SA Rose, elle ne sait pas comment elle serait capable de réagir.
Apparemment le même cheminement à traverser le cerveau de Ron mais a pris une autre route. Qui ne la met pas forcément plus à l'aise.
- Je te préviens, si ma filleule s'entiche de ce futur Serpentard en puissance je la séquestre dans un couvent !
La mâchoire d'Harry semble sur le point de se décrocher à nouveau, comme si il n'avait jamais envisagé la possibilité d'un tel rapprochement. Alors elle décide d'enfoncer le clou et surtout de détourner l'attention portée sur sa fille.
- Surveillez déjà vos fils respectifs ils sont bien capables de tomber sous le charme de la fille de Zabini ou encore mieux, de celle de Parkinson.
Ces deux amis secouent la tête nerveusement et tandis qu'ils passent la porte de sa chambre elle perçoit des bribes de mots. « whisky » « complètement folle » « déshéritent ! ». Tellement prévisibles.
Elle sourit et détourne le regard vers Alexandre, qui a fini par s'endormir dans le fauteuil ses doigts pris en otage dans la menotte de leur fille et pour la première fois depuis longtemps elle se sent complète. Heureuse.
