Titre: La Danse Des Âmes

Auteur: Valou-kun

Rating: Probablement M, mais T pour le moment

Genre: Romance & Adventure

Pairing: Harry X Secret

Disclaimer: Bon j'aurais bien aimé posséder quelques personnes de l'univers de Harry Potter, mais je suis pas sûr que J.K. Rowlings soit très d'accord. Donc on va dire que je ne fais que les emprunter et qu'ils lui appartiennent toujours. Par contre seul mon OC est à moi (Mais je vais pas donner son nom dans ce chapitre parce que sinon ça gâcherait tout).

Résumé: Alors que Harry se trouve encore obligé de jouer à l'elfe de maison, il croise un homme mystérieux qui va lui permettre de découvrir des choses qui auraient dû rester cachées. Mais cette rencontre va leur permettre à tous les deux d'obtenir l'amour et l'affection qu'ils ont toujours souhaité. Harry pourra enfin avoir une vraie éducation et le monde sorcier n'a qu'à bien se tenir.

Rythme de parution: N'ayant pas écrit le prochain chapitre je ne peux pas vraiment dire, mais ce qui est sûr c'est qu'il sera écrit donc pour ne pas donner de faux espoirs je vais dire toutes les deux semaines.

Bêtacorrecteur: Alors surtout je remercie Byakkance pour son courage lors de sa relecture parce franchement ce fut laborieux XD Encore merci mon chou!

Note de l'auteur:

Voilààààà je suis fier de moi j'ai réussi à poster en suivant les délais que je m'étais fixé! Niark j'aime être à jour dans mes projets XD Je vous poserai mes questions à la fin du chapitre parce que je suis curieux de ce que vous pourriez élaborer comme théories ensuite XD Bonne lecture!

/!\ Présence de couples gays. De couples hétéro également évidement sinon ça ne serait pas réaliste, mais pour ceux que l'homosexualité rebute (et je ne parle pas de sexe, parce que je ne pense pas mettre de lemon, voire même de relation amoureuse avant de nombreux chapitres), vous pouvez éviter de lire cette fiction.


En voyant un étranger s'approcher de lui, Vernon Dursley plissa ses petits yeux porcins. Il avait bien vu le petit monstre discuter avec l'inconnu au lieu de travailler mais il ne savait pas ce qu'il avait bien pu lui dire. Celui-là, lorsqu'il serait seul avec lui, il lui donnerait une leçon qu'il n'oublierait pas de sitôt ! Il reporta son attention sur l'homme qui approchait toujours et remarqua ses yeux d'un blanc total et absolu, comme si rien d'autre que le vide n'existait à l'intérieur. Il ne put empêcher un frisson d'horreur et une grimace de dégoût de faire leur apparition.

- « Vous êtes qui, vous ? Et qu'est-ce que vous me voulez ? » s'exclama-t-il avant de se tourner vers Harry et de grogner « Comme si on avait pas assez d'un anormal ici, il fallait que tu en ramènes d'autres ? On veut pas de vous ici, dégagez ! »

Loin de rebuter l'homme, les paroles du cachalot sur pattes lui firent esquisser un sourire plus que polaire, à faire pâlir toute personne sur terre et empreint de sadisme et de mépris. Vernon ne fit évidemment pas exception et blanchit totalement, tandis que quelques gouttes de sueur perlaient sur son visage. Et lorsque celui qu'il considérait comme un autre anormal ouvrit la bouche, ce fut pour laisser sortir une voix indéniablement envoûtante pour toute personne complètement masochiste, voire suicidaire, ce qu'il n'était absolument pas. D'un seul coup, il n'eut plus du tout envie d'énerver l'aveugle faisait face et qui le faisait trembler, mais plutôt d'acquiescer à la totalité de ses demandes. Tout plutôt que de risquer son ire.

- « Je ne crois pas que vous sachiez qui je suis monsieur Durlsey. Je me présente : Lord Rigel Black, actuel chef de la grande famille des Black. Si je suis venu vous voir, ce n'est sûrement pas pour vous entendre faire un discours sur votre vision ô combien étriquée de la normalité, mais plutôt pour savoir pourquoi le futur Lord de la noble maison des Potter habitait chez vous et ne recevait pas une éducation appropriée à son rang. Je suppose que vous avez une excellente argumentation pour cela ? »

Harry était impressionné : jamais il n'avait vu son oncle perdre ses moyens de la sorte et il se régalait de la vision qu'il avait sous les yeux. Au fur et à mesure des paroles de l'homme, son oncle perdait de plus en plus de couleurs. Il faudrait qu'il demande à ce monsieur, Rigel s'il se souvenait bien, de lui apprendre à parler comme ça si jamais ils pouvaient se revoir. Il se fit la réflexion qu'il aurait visiblement beaucoup de choses à apprendre de lui et cette idée lui plut beaucoup. Il avait toujours adoré apprendre de nouvelles choses, mais n'avait jamais vraiment pu laisser parler son intellect et sa curiosité, puisqu'il ne fallait surtout pas qu'il soit meilleur que son cousin. Il se concentra de nouveau sur la discussion qui se déroulait devant lui et remarqua que son oncle n'avait donné aucune réponse.

- « J'ai vu meilleur hôte que vous, monsieur Dursley, vous savez ? Non seulement vous ne vous présentez pas, mais en plus vous avez le culot de faire attendre vos invités devant le porche. Peut-être pourrions nous continuer cette conversation à l'intérieur ? A moins que vous ne souhaitiez que nous ayons cette conversation ici, exposés à la vue de tous vos voisins ? »

Cette dernière phrase eut au moins le mérite de sortir Vernon de son apathie et il vérifia rapidement qu'aucun de ses voisins ne les observaient avant d'ouvrir la porte et de bégayer en tremblant misérablement

- « Euuhhh... J-Je vous en prie… Entrez donc je vais… On va en discuter calmement dans… dans le salon… »

Ils entrèrent donc et Harry s'étonna de sentir l'homme prendre sa main dans la sienne et de ne rien recevoir de la part de son oncle. Pas une claque, pas une remarque sur son absence de travail, rien. Pas qu'il s'en plaigne. Ils avancèrent donc dans le couloir et s'installèrent dans le salon.

- « Je vais aller chercher ma… ma femme… Elle… elle dort en haut, elle faisait la sieste et… je vais la chercher. » balbutia ce dernier en se précipitant à l'étage.

- « Faites donc » répondit négligemment le Lord avant de tourner son attention vers Harry dont il tenait toujours la main. « Donc Harry, pendant qu'ils discutent là-haut, j'aimerais que tu m'expliques cette histoire « d'anormaux » s'il te plait. »

- « Euhh… Ben en fait des fois, quand je suis en colère ou quand j'ai peur, il se passe des choses un peu bizarres… »

- « Des choses bizarres ? Comme des vitres qui cassent, des meubles qui bougent, ou bien des déplacements instantanés de ta part ? » demanda Rigel.

- « C'est quoi des déplacements ins-tan-ta-nés ? » interrogea Harry, en faisant bien attention à sa prononciation.

- « C'est quand tu passes d'un endroit à un autre très très vite » sourit le jeune homme, attendri malgré lui des efforts de prononciation de la part du garçon.

- « Ah ! Oui ça m'est déjà arrivé lorsque je voulais échapper à Durlsey et ses copains. J'étais dans le jardin et puis POUF je me suis retrouvé sur le toit. Mais j'arrivais pas expliquer pourquoi… Mais comment vous savez ça ? Vous connaissez des autres anormaux comme moi ? »

- « Alors tout d'abord je connais des gens comme toi, et ensuite je refuse de t'entendre dire que nous sommes de anormaux, est-ce compris ? Je ne veux pas avoir à me répéter. »

- « Mais mon oncle dit que… » commença le petit, le regard hésitant

- « Ce que les grandes personnes disent n'est pas toujours vrai tu sais ? Il existe des milliers de personnes comme nous partout dans le monde et même si ça ne plaît pas à certains comme dans ta famille, ce n'est pas grave tu n'as pas à t'occuper de leur avis. Penses-tu que je m'inquiète de ce que pensent les gens sur mes yeux ? »

- « Non monsieur, j'ai compris, merci beaucoup. Mais vous avez dit « nous » ? Ça veut dire que vous aussi vous savez faire des choses comme moi ? » demanda Harry, des étoiles plein les yeux.

- « Tout à fait jeune homme, cependant je ne peux pas te faire de démonstration ici. Peut-être ailleurs, là où il y aura moins de monde. Tout ce que je peux te dire pour le moment, c'est que la magie existe bel et bien et que nous sommes des sorciers. » répondit l'homme avec un clin d'œil. « Ah j'entend du bruit, voila ta famille qui revient. »

En effet, au vu des lourds bruits de pas, Vernon redescendait les escaliers et Pétunia le suivait sûrement. Ils passèrent donc dans le couloir, puis arrivèrent enfin dans leur champ de vision. Dès qu'elle vit les yeux du jeune Lord, Pétunia grimaça légèrement, avant de se reprendre et de minauder de sa voix haut perchée :

- « Mylord c'est un réel honneur de recevoir quelqu'un de votre rang chez nous. Souhaitez-vous quelque chose à manger ? Ou bien quelques rafraichissements au vu de cette chaleur d'été ? »

- « Non merci madame je vous remercie, mais je n'ai ni faim, ni soif. La raison de ma présence ici est simplement pour ce jeune garçon assis à côté de moi. »

A ces mots, le visage de la femme se plissa de mécontentement et elle observa Harry avec un air de profond dégoût avant de s'exclamer :

- « Qu'est-ce que ce garçon a encore fait ? Je ne peux pas croire que tu aies encore apporté des ennuis à quelqu'un. Un Lord qui plus est ! »

A peine eut-elle le temps de finir sa phrase qu'une onde glaciale frappa la pièce et força la bouche de Pétunia à se fermer avant qu'une voix tout aussi glaciale ne se fasse entendre :

- « Je ne crois pas vous avoir dit que ce jeune homme avait causé quelque problème que ce soit. En vérité le problème, comme je me préparais à vous l'annoncer avec bien plus de tact que vous n'en méritez visiblement, c'est vous madame et votre famille. Puis-je savoir pourquoi ce jeune homme n'a pas été éduqué avec le respect dû à son rang ? Vous avez dit être honoré par ma présence, or le jeune Harry possède un rang tout aussi élevé que le mien, mais vous avez osé lui parler comme s'il était un misérable pouilleux. De plus, vous venez également de dire que cet été est particulièrement chaud en ce mois de juillet. Et donc pourquoi ne puis-je pas sentir quelque protection que ce soit sur ce jeune homme alors qu'il a vraisemblablement passé beaucoup de temps à l'extérieur ? Vous avez devant vous l'héritier de la noble famille des Potter mais vous vous êtes montrés bien trop méprisants à son égard pour que je le laisse continuer à vivre ici. »

- « Vous n'avez pas le droit ! Nous sommes sa famille, c'est à nous de l'élever ! » Hurla Pétunia.

En entendant cela, Rigel éclata d'un rire sans joie, faisant frissonner les deux autres adultes et se rapprocher Harry de lui. Il répondit ensuite avec un sourire des plus méprisant sur le visage.

- « Mais ma pauvre, vous auriez dû vous en rendre compte depuis bien longtemps de ce fait ! Mais maintenant que je vous ai révélé certaines informations vous ne voulez plus le perdre n'est-ce pas ? Peut-être devriez-vous remplacer le verbe « l'élever » par « le voler » n'est-ce pas ? »

Il laissa ses paroles résonner dans la pièce et laissa sa magie planer partout dans le salon, refroidissant l'atmosphère. Il ricana en observant la femme devant lui se décomposer avant de pâlir plus encore, si c'était possible, en se rendant compte d'un fait qu'elle venait de remarquer.

- « Comment… Vous… C'est faux je ne… » commença-t-elle avant de s'interrompre et de continuer d'une voix blanche et basse « Vous êtes comme eux … »

- « Plaît-il ? » sourit le sorcier.

- « Vous êtes comme lui » fit-elle en pointant Harry du doigt. « Comme sa mère avant lui et comme celui qui l'a déposé ici. Vous êtes un sorcier n'est-ce pas ? C'est vous qui avez refroidit l'air tout à l'heure et qui le faites encore… »

- « C'est exact » répondit Rigel en rapprochant Harry de lui lorsqu'il sentit celui-ci serrer sa main plus fort que précédemment « Et si vous pensez que je vais laisser permettre qu'un sorcier soit élevé dans cette maison, vous vous trompez lourdement. Je suis peut-être aveugle, mais la magie permet de sentir beaucoup de choses autour de moi, comme votre peur de la magie, de moi, de tout ce qui touche à l'extraordinaire, votre jalousie à l'égard de votre sœur, votre cupidité lorsque j'ai parlé du rang de votre neveu et beaucoup d'autres choses. Votre neveu ne mérite pas de vivre en tant que votre bonne, aussi vais-je simplement lui demander s'il préfèrerait vivre avec moi. Il n'est, après tout pas un esclave et peut donc faire ses propres choix, n'est-ce pas ? »

C'est sur cette pointe d'ironie que le sorcier se tourna vers son petit compatriote afin d'obtenir son avis. Mais il n'eut même pas le temps de poser la question que le petit homme lui demanda avec une touche de crainte :

- « Vous voudriez vraiment me prendre avec vous ? Mais on se connaît même pas… Personne accepterait que vous puissiez me prendre avec vous en plus ! Moi je voudrais bien pouvoir rester avec vous et apprendre à contrôler mes... enfin savoir faire comme toi avec tes yeux et tout ce que vous aviez dit que vous pourriez m'apprendre… Mais y'a que ma famille qui a le droit de pouvoir s'occuper des enfants des autres. Je l'ai entendu à la télé ! »

- « Je ne sais pas ce qu'est la…. télé, mais il y a une chose que je peux t'assurer, c'est que je suis parfaitement autorisé à m'occuper de toi. Après tout, non seulement je suis un lord, mais en plus je fais partie de la famille Black. Et il se trouve que la mère de ton père ne nommait Doréa Black si je me souviens bien. On peut donc dire que je fais bien partie de ta famille. Eloignée certes, mais on parle tout de même de la famille. » répliqua Rigel en souriant fièrement lorsqu'il vit que son discours avait permis d'éclairer le visage de Harry d'espoir.

- « Mais ce lien de parenté ne sera pas suffisant pour convaincre les autorités que vous pouvez prendre cet enfant sous votre charge. » intervint Pétunia avec un sourire victorieux. « Harry devra donc rester auprès de sa famille proche. »

- « Pour les autorité moldue peut-être, mais dois-je vous rappeler que vous parlez à un Lord sorcier ? Vos autorités ne sont pas compétentes pour s'occuper d'adoptions sorcières. Aussi, je crains que vous n'ayez pas votre mot à dire à ce sujet. Harry, aurais-tu des affaires que tu souhaites prendre avec toi avant de partir ? »

Alors que la tante du jeune homme allait protester et tempêter, une pointe de magie de la part du sorcier la fit taire.

- « Hein ? On part tout de suite ? Mais… attendez je suis pas prêt ! Je vais chercher mes affaires et je reviens ! » s'exclama Harry avant de disparaître, suivi par Rigel qui, grâce à sa magie, pouvait observer vaguement les formes des murs et surtout l'ambiance que l'on trouvait dans chaque pièce.

Ils s'arrêtèrent devant un placard situé sous l'escalier. En voyant l'énergie négative et la tristesse qui se dégageait de cet endroit, l'homme fronça les sourcils et demanda à l'enfant si c'était bien ici qu'il dormait. Ce à quoi l'enfant répondit avec un peu de gêne :

- « Bahhhh… Oui c'est ma chambre. Enfin, mon placard... Enfin voilà quoi… »

Un rictus de colère fit son apparition sur le visage du sorcier avant qu'il ne disparaisse presque aussi vite qu'il était apparu. Il se promit de faire payer à ces moldus la façon dont ils traitaient leur neveu. Faire vivre un Lord dans un placard, traiter un enfant ainsi, a-t-on déjà vu cela dans le monde magique ? D'après ce qu'il avait compris, même sa propre famille n'avait pas fait de telles horreurs avec le jeune Sirius, c'est dire…. Mais il se força à garder un visage avenant avec le petit pour ne pas l'inquiéter, avant de lui demander ce qu'il avait besoin d'emporter avec lui.

- « Euhhhh.. Alors il faut que je prenne mes dessins, mon doudou, et je crois que c'est tout. J'ai pas trop de trucs à moi en fait mais mon doudou, c'est la couverture que ma maman avait fait pour moi quand j'étais bébé, alors j'aimerais bien pouvoir la garder. »

- « Bien sûr, aucun problème ne t'inquiète pas. Mais tu n'as pas de vêtements à récupérer en plus ? » s'inquiéta Rigel.

- « Pas vraiment » répondit piteusement le garçon. « Les seuls vêtements que j'ai, c'est ceux que j'ai sur moi et ils étaient à mon cousin avant… »

- « Je vois » répondit sombrement le plus âgé. « Nous irons en acheter dans les prochains jours. Je vais te laisser récupérer tes affaires, et en attendant je vais discuter un peu avec ton oncle et ta tante. »

Lord Black retourna ensuite dans le salon, ne voulant pas s'asseoir. Il resta donc debout dans l'entrée de la pièce et observa les deux moldus avec une profonde colère et un intense dégoût. Tous deux frissonnèrent face à ses yeux d'un blanc total. Il attendit un moment, laissant la peur présente dans leur aura augmenter avant de prendre la parole avec une voix exagérément lente, comme s'il ignorait encore quoi faire avec eux :

- « Ainsi, le futur Lord Harry Potter, célébrité suprême du monde sorcier, et jeune enfant en manque d'attention vivait dans un placard ? Est-ce que vous savez ce que vous risquez rien qu'avec cette information ? Et vous pensez pouvoir m'interdire de récupérer cet enfant afin de le mettre en sécurité ? Vous n'êtes que des gens méprisables, vous me donnez envie de vomir. Cependant, je n'ai pas envie de perdre mon temps avec vous. Je vais donc prendre ce jeune homme avec moi et lui donner enfin la vie et l'éducation qu'il mérite. »

Sur ce, il fit demi-tour et retourna voir le petit garçon qui avait entre temps récupéré le peu de dessins qu'il possédait, ainsi que son « doudou ». En voyant ledit doudou, Rigel fronça les yeux et laissa son attention se porter sur les escaliers, vers lesquels il voyait qu'un fil magique disparaissait dans le couloir du premier étage. En se demandant ce que ce fil magique pouvait bien faire là, il passa à l'étage supérieur et entra dans une pièce qui servait visiblement de débarras, au vu de toutes les vieilleries qui s'y trouvaient. Une fois entré dans la pièce, il avait remarqué que le fil qu'il avait pu voir s'était séparé en plusieurs morceaux et rejoignaient tous ce qui semblaient être des livres de cours, ainsi que différentes photos du peu qu'il pouvait percevoir. Assez surpris de trouver des livres ayant visiblement appartenus à la mère du garçon (c'était la seule explication valable expliquant l'existence de ces fils magiques reliés à la couverture/doudou), il redescendit malgré tout en ayant auparavant réduit et emporté avec lui les affaires dont il percevait le lien avec la mère d'Harry. Arrivé en bas des escaliers, il vit Harry qui l'attendait en tremblant. En voyant la couleur de l'aura du petit, il se rendit compte que celui-ci tremblait en fait d'inquiétude et de solitude. il sentait l'abandon. Il décida donc de l'enlacer jusqu'à ce qu'il sente le petit brun se détendre contre lui, puis il lui demanda :

- « Tu es prêt ? »

En voyant le petit hocher la tête, il posa sa main sur sa tête, les mains du petit étant occupées par les différentes affaires qu'il avait récupéré, et sans un regard pour la famille du gamin qui les observaient s'en aller avec soulagement, il les fit transplaner sur sa propriété.

Ils atterrirent devant une grande grille forgée en argent derrière laquelle on pouvait apercevoir de grands jardins situés juste devant un gigantesque manoir. Harry se fit la réflexion qu'il n'en avait jamais vu d'aussi grands avant que Rigel ne capte son attention en s'abaissant face à lui :

- « Harry ? Je suis désolé mais je vais devoir te prendre un peu de ton sang pour pouvoir te permettre de rentrer dans le manoir. Ça risque de piquer un petit peu mais ensuite je refermerai la blessure dès que j'aurais pu t'intégrer aux protections. Tu veux bien ? »

- « Des protections ? Quelles protections ? » demanda Harry

- « Eh bien chaque manoir de grandes familles sorcières possède des protections magiques qui ne laissent pas rentrer les personnes malintentionnées. Et pour qu'elles ne te fassent pas de mal, il me faut un peu de ton sang afin qu'elles aient une partie de toi et qu'elles sachent qui tu es. Tu vois ce que je veux t'expliquer ? »

Harry hocha la tête avec un air déterminé et tendit la main vers le plus âgé, qui la prit doucement. Il fit apparaître une aiguille argentée dont la tête était formée d'entrelacs qui représentaient un phénix entièrement noir prenant son envol. Il piqua ensuite vivement le doigt du garçon et, récupérant un peu de sang à l'aide d'un sort, il fit ensuite disparaître la blessure d'un coup de baguette avant d'embrasser le doigt auparavant blessé avec un air d'excuse. Il se tourna face à la grille en fer et Harry l'entendit lancer une longue incantation dans une langue qu'il ne comprit absolument pas. L'air miroita un léger instant et la grille s'ouvrit lentement sans un bruit. Avec un sourire, Rigel tendit la main vers le jeune garçon qui la saisit et ils avancèrent ensemble dans un grand parc au milieu duquel de nombreuses espèces d'animaux se prélassaient malgré l'heure tardive. Harry ne les connaissait pas tous, mais il était sûr d'avoir vu une licorne, des pégases, des lions tout blancs, des tigres et même quelques serpents parmi eux.

- « Monsieur ? Comment ça se fait que les animaux ne se mangent pas entre eux ? Les lions c'est sensé manger les autres animaux non ? »

- « En fait Harry, il se trouve que ce parc possède un enchantement qui interdit aux animaux qui s'y trouvent de se faire du mal. Il s'agit d'un très vieux sortilège mis au point par l'un de mes ancêtres. Les Black ont toujours été particulièrement doués en ce qui concerne les barrière de protections et en enchantements. Lorsque mon ancêtre s'était rendu compte que les animaux qu'il introduisait dans son parc s'entretuaient il s'est dit qu'il faudrait peut-être faire en sorte de les protéger les uns des autres. Pour te résumer, il permet de leur retirer toute leur sauvagerie et les instincts de chasseurs des carnivores, ce qui en fait du coup de grosses peluches que tu peux caresser sans vraiment risquer grand-chose. Il y a juste les herbivores qui sont encore un peu craintifs pour les plus jeunes, mais ils ne risquent pas de te faire de mal non plus. Si tu veux demain matin, après que l'on ait discuté un peu tu pourras venir les voir et les caresser ? »

- « C'est vrai ? Merci ! Youpiiiii j'ai trop hâte à demain ! » s'enthousiasma Harry qui se mit à sautiller avec hâte.

- « Allez viens avec moi, laisse moi te montrer le manoir » fit Rigel en le faisant se tourner dans la bonne direction.

Tout ce que put lâcher Harry en voyant le manoir de la famille Black fut un grand « Waouh ! ». Il s'agissait d'un manoir absolument gigantesque. En fait, on pouvait littéralement parler de château à ce niveau là.

Il s'agissait d'une bâtisse de cinq étages, d'après un style médiéval de château fort. La structure centrale était carrée avec à chaque angle, une tour dont les toits, situés sur le troisième palier, s'élevaient sur deux autres. Ensuite, venaient de chaque côté les ailes ouest et est, elles aussi de trois niveaux et dont les toits montaient cette fois-ci d'un autre, qui étaient prolongés par des remparts. De ce qu'on pouvait voir, les toits étaient eux-mêmes surmontés de tourelles qui rehaussaient le monument. Chaque étage était rempli de fenêtres et de balcons qui renforçaient le sentiment de luxe dégagé par le bâtiment. Des douves entouraient les remparts et le parc s'étendait ensuite tout le reste du paysage, bien qu'Harry ne puisse pas bien voir avec la nuit qui tombait. Ce même parc semblait immensément grand et il se demanda s'il avait une fin.

Le garçon se tourna vers son hôte, bouche-bée et lui demanda :

- « Mais c'est vraiment chez vous ? C'est beaucoup trop grand pour une seule personne, surtout quand… Euhhh quand elle ne voit rien. »

- « Oui en effet c'est chez moi, mais maintenant je ne serais plus seul puisque tu seras là. De plus, ce château avait été construit par mon ancêtre qui y faisait vivre toute sa cour, ce qui demandait beaucoup de place. Et si pour les moldus, ce château appartient à leur état, en réalité il appartient bel et bien à la famille Black. Ils adorent le visiter et les frais d'entrée qu'ils payent terminent dans la voûte de notre famille, ce qui crée en réalité un revenu assez conséquent. De plus grâce à la magie, il est bien plus facile de nettoyer et de restaurer ce château que si l'on employait la méthode moldue, ce qui permet de faire de grosses économies. Je n'ose imaginer la ruine que cela aurait causé à la France si celle-ci avait possédé ce château et devait le rénover… » répondit le sorcier avec un sourire fier.

- « On est en France ?! » s'exclama Harry ébahi en regardant partout autour de lui.

- « Exactement, bienvenue à Chambord jeune homme » rit Rigel.


Alooorrrss? Qu'en avez vous pensé? J'espère que vous avez aimé notre nouveau personnage ^^ j'aimerai bien entendre toutes les théories que vous pourriez élaborer suite à ce chapitre et la prophétie ^^ Et si vous ne voyez pas ce qu'est le château de Chambord, regardez sur Google il vaut vraiment le détour! J'attend donc avec impatience vos retours sur ce chapitre et je remercie infiniment ceux qui ont posté une review pour le chapitre précédent.

Gros potoux

Valou