Et zut, me voilà en retard pour la scène finale...

J'espère que vous aurez apprécié cette pièce qui ne respecte pas vraiment les codes du théâtre. Personnellement j'ai adoré l'écrire et j'espère continuer à en faire par la suite (d'autres chansons des Vocaloids me tentent, muhéhéhé)

Bonne lecture


Scène 2 : Dans le salon de la jeune mariée

Le narrateur, La jeune mariée, Le beau jeune homme, L'ange, Le Diable


Le narrateur

La maladie est insidieuse, vénéneuse, invisible. Et avant que l'on ne s'en rende compte, on tombe malade. Et avant que l'on ne s'en rende compte, on meurt. Et il est trop tard.

(le narrateur disparait dans l'ombre)

(la jeune mariée est allongée par terre)

(le beau jeune entre sur scène, paniqué)

Le beau jeune homme

Je ne peux y croire !

Je ne peux le croire !

Non ! Non !

Ma douce chérie !

Amour de ma vie !

S'il te plait, je t'en supplie !

Réveille-toi !

(il se jette sur le corps en pleurant)

(il se redresse et essuie ses larmes)

Le beau jeune homme

Vous m'avez dit il y a longtemps

Que vous refusiez que je donne ma vie.

Ma dame, sans doute hurleriez-vous

Si vous saviez ce que je m'apprête à faire.

Ma dame, ma douce,

Mon cœur est vous…

Ma vie l'est aussi.

Et je la donne au seul

Qui puisse vous rendre la vôtre…

Une vie pour une vie !

Mais Il veut en profiter,

Un arrangement gagnant.

Alors…

Alors je lui donne ma vie d'ange

Contre la vôtre, humaine.

Ma vie pour la sienne.

Le diable (voix d'outre-tombe)

J'accepte

(l'ange entre sur scène et prend la main du beau jeune homme)

(la jeune mariée se réveille)

La jeune mariée

Que s'est-il passé ?

Je me souviens d'une douleur…

De blanc…

D'un vide immense

Et abyssal.

J'étais malade.

Je suis morte,

Mais me voilà vivante…

Pourquoi…

(elle voit l'ange et le beau jeune homme, elle crie)

L'ange et Le beau jeune homme

Nous t'aimons

Et sommes venu.e.s te dire adieu.

Pour toi nous avons donné

Notre cœur,

Notre vie,

Notre immortalité,

Et notre corps.

Nous t'aimons,

Ne l'oublie pas.

(ils quittent la scène)

La jeune mariée (pleure et crie)

Ne me quittez pas !

Je vous aime !

Oh mon Dieu !

Oh ma pauvre amie !

Mon ange si délicate !

Oh mon pauvre ami !

Mon doux garçon !

Oh mon Dieu !

Je suis désolée !

Si désolée !

(elle reste prostrée à pleurer tandis que la lumière s'éteint)

(le narrateur est le seul qui reste éclairé)

Le narrateur

L'amour fait faire des choses stupides, me direz-vous. Dieu est cruel, me direz-vous. Qui est le coupable ? me demanderez-vous.

Personne n'est tout blanc ou tout noir. L'amour a ses conséquences. La vie aussi. Dieu ne peut pas tout prévoir, le Diable n'a pas forcément les pires intentions.

Et cette femme qui pleure de désespoir doit vivre. Tandis que l'ange a préféré mourir plutôt que de rester sans elle.

Au final, qui est coupable ? Personne.

Mais l'on peut se demander si mourir est courageux.

Et si l'ange en était vraiment une.

(tout s'éteint)