Hello tout le monde ! Voici ma première fiction l'univers de Star Trek. Je ne suis pas une experte de cet univers, j'ai regardé quelques épisode TOS et les films de J.J Abrams ainsi que la série Netflix, mais j'adore le duo Kirk et Spock et j'espère que vous passerez un bon moment en lisant cette aventure. L'histoire se passe avec les personnages des films de 2009+.

Rating : L'histoire est tout public excepté certains passages que j'indiquerai E ou M.

Pairing : Kirk x Spock

Discalmer : Les personnages et l'univers de Star Trek m'appartiennent pas.

Bonne lecture !


Chapitre 1 : Le message

C'était sans surprise que le Capitaine Kirk vit son Commander débouler sur le pont principal tel une tempête en furie, c'est-à-dire d'un pas rapide et avec des sourcils inclinés vers le bas de 0.3 mm de plus que d'habitude. Sa voix, en revanche était tout à fait calme lorsqu'il demanda :

– Capitaine, êtes-vous en mesure de m'expliquer pourquoi nous sommes toujours ici alors que notre mission est achevée ? Je vous rappelle que nous avons un rendez-vous de la plus haute importance dans très exactement 5 jours, 3 heures et 28 minutes. Aussi, je pense qu'il serait sage de–

– Stop !

Kirk se pris la tête entre les mains. Il essaya vainement d'apaiser la migraine qu'il sentait poindre à grande vitesse. Non pas qu'il n'aimait pas le son de la voix de son second, mais bon sang elle était parfois tellement irritante ! Jim venait tout juste de revenir sur le vaisseau après une mission inattendue impliquant la survie d'une civilisation vivant sur une planète de classe M, nommée Tjaria, qui était en danger d'extinction. Depuis quelques années, la planète composée d'eau à 96% de sa surface avait vu son nombre d'inondations et de tsunamis augmenter à une vitesse alarmante. Depuis une semaine, les habitants de la planète envoyaient des messages de détresse à travers toute la région galactique dans laquelle ils se trouvaient, le quadrant Alpha, pour obtenir de l'aide. Et rapidement, car une vague dévastatrice allait bientôt engloutir totalement les maigres terres qui restaient encore hors de l'eau. L'Enterprise avait intercepté le message et bien que le sauvetage ne fût pas prévu au programme sur leur livret de mission, Kirk avait décidé de leur venir en aide, avec l'accord de Starfleet bien sûr. Suite à un procédé compliqué, les experts scientifiques du vaisseau, aidé par le reste des scientifiques de la planète, avaient concocté une solution chimique qui fut versée dans l'unique et gigantesque océan, asséchant ce dernier de plus de 60% de son volume. La réussite de cette mission restait moyenne car à présent les habitants allaient subir une vague de sécheresse intense. Mais bon, dans l'urgence on obtient parfois des résultats peu brillants.

Ça risque de mal passer devant un tribunal de Starfleet, pensa distraitement Jim en se levant de son siège. Il se tourna vers son officier qui le toisait, attendant une réponse.

– Scotty m'a fait savoir qu'on ne pouvait pas immédiatement reprendre la route car suite à l'opération effectuée sur cette planète, des nuages de gaz ont été dispersés dans son atmosphère et interfèrent avec les propulseurs du vaisseau, expliqua Kirk patiemment. Mais ça, Spock devait déjà le savoir.

Il se leva en direction du le turbo-ascenseur pour se rendre dans ses quartiers. Cette mission l'avait épuisé et il n'était pas d'humeur à débattre avec son ami. Car oui, par la force des choses les deux hommes avaient fini par se lier d'amitié, après toutes les aventures qu'ils avaient vécues ensembles. Pour l'heure, Jim avait besoin d'un bain chaud et d'un lit douillet, mais visiblement, il allait devoir reporter ces projets à plus tard. Sans savoir comment, Spock s'était rapidement placé entre lui et la porte, décidé à obtenir une réponse qui lui conviendrait mieux.

– Capitaine, ces interférences ne nous empêchent pas de nous déplacer, et elles disparaîtront totalement lorsque nous auront mis de la distance entre le vaisseau et cette planète.

Son agacement était cette fois clairement visible, ce qui était chose rare. Jim était toujours fasciné de voir le visage du vulcain lorsque celui-ci s'animait soudain, même si c'était une micro-expression qui disparaissait aussitôt qu'elle était arrivée.

– Monsieur Spock, je ne veux faire prendre aucun risque à l'équipage, et tant que Scotty ne m'aura pas assuré que tout est OK nous ne bougerons pas, est-ce clair ?

Il ne comprenait pas bien l'impatience de son ami. Le visage de Spock s'était à nouveau fermé, dénué de toute expression.

– Très bien.

Il n'ajouta pas l'habituel "Capitaine", et disparut derrière les portes de l'ascenseur.

Jim soupira. Il n'aimait pas lorsque Spock oubliait délibérément d'ajouter son grade lorsqu'il lui adressait la parole. C'était toujours le signe d'un désaccord entre eux, et cela arrivait bien plus souvent qu'il ne l'aurait voulu. N'y avait-il pas de manuel pour apprendre à déchiffrer l'attitude vulcaine ? Si un tel livre existait, Jim aurait payé cher pour l'avoir. La seule chose dont il était sûr, c'est que son ami était pressé. Spock devait simplement être impatient de revoir les siens. Sur le chemin menant à sa chambre, il se perdit dans ses pensées. Dans 5 jours, l'Enterprise devait se rendre sur la nouvelle Vulcain afin de discuter du futur concernant la sécurité du patrimoine culturel des vulcains. Évidemment, Jim n'était pas la personne la plus concernée et la plus importante pour assister à cette réunion. Pourtant, c'était lui qui avait contribué au sauvetage du reste de la population en détruisant la foreuse, il y avait donc été convié. Et une séance avec les plus hautes autorités vulcaines encore en vie, ça ne se refusait pas. Lorsque Jim avait demandé à Spock quelle logique avait conduit son peuple à l'inviter à une telle réunion il lui avait simplement répondu : "Mon peuple estime que l'importance de votre rôle dans la sauvegarde de notre patrimoine a été suffisamment important pour vous laisser le choix de suivre les évènements futurs le concernant. C'est à vous de choisir si vous acceptez ou non."

Jim tapa le code sur la console de sécurité à l'entrée de sa chambre mais avant qu'il n'ait pu mettre un pied dedans une voix féminine l'interpella.

– Capitaine !

C'était Uhura, encore habillée en uniforme malgré l'heure tardive.

– Lieutenant, que puis-je faire pour vous ? Demanda Kirk gentiment, sans totalement parvenir à cacher son épuisement.

– C'est à propos du message reçu de Vulcain.

Elle s'arrêta pour lancer un regard circulaire autour d'eux, elle semblait vérifier que personne ne les écoutait.

– Pouvons-nous en parler en privé si possible ?

Intrigué, Kirk la laissa entrer dans sa chambre. Il y a quelques années, la jeune femme n'aurait jamais accepté ce geste, mais dans le cadre du travail, elle pouvait mettre facilement ses principes de côtés. Elle était un roc et un exemple pour l'équipe du point de vue de Jim. Il fit signe à sa collègue vers la chaise du bureau mais celle-ci secoua la tête. Elle avait une mine préoccupée et Kirk commençait légèrement à être inquiet.

– Bon, que se passe-t-il Uhura ?

– Voilà, commença-t-elle en jouant avec ses mains. Je ne l'avais pas fait avant parce que cela me semblait stupide de le faire, mais en regardant l'origine du message vulcain, j'ai découvert quelque chose d'étrange. Le message… Il n'a pas la moindre trace numérique d'où il a été envoyé. On dirait que les informations des métadonnées ont été supprimées ou… cachées.

Jim haussa les sourcils, à l'écoute.

– En effet, c'est assez étrange...

La jeune femme hocha la tête et commença à marcher machinalement de long en large dans la petite pièce.

– Oui, c'est exactement ce que je me suis dit ! Pourquoi donc les vulcains feraient une chose pareille, ils ne mentent pas et n'ont par conséquent rien à cacher. Pourquoi supprimer l'adresse de l'émetteur du message ?

Il n'en avait pas la moindre idée. Les vulcains étaient par nature honnêtes, tant que la logique de cette honnêteté tenait la route. Il releva soudain la tête.

– D'ailleurs, d'où vous est venue l'idée de tracer l'origine de ce message ? Vous l'avez dit avant, les vulcains n'ont rien à cacher.

Uhura sourit.

– Eh bien, vous savez ce nuage de gaz qui interfère avec les moteurs ? Il s'avère qu'il empêche également l'échange de transmissions longues distance ! Il est impossible que ce message nous soit parvenu ce matin ! Il aurait dû arriver au plus tôt hier après-midi pour que nous soyons en mesure de l'intercepter.

Kirk fronça les sourcils. Cela devenait intriguant. Assez pour penser que le vaisseau était peut-être en danger. Il ne voulait pas s'alarmer pour autant.

– Cela ressemble suspicieusement à un piège destiné à nous amener sur la nouvelle Vulcain. Mais ça n'a vraiment aucun sens. Les vulcains n'ont aucune raison de nous tendre un piège !

– Oui, approuva Uhura. Et pour un piège tendu par des vulcains, il serait extrêmement simple.

Kirk lui sourit.

– Hm, pas tant que ça au final, lança Kirk en accompagnant le Lieutenant vers la sortie. Sans vous, il est peu probable que quiconque ne s'en soit rendu compte.

Il était heureux de superviser quelqu'un d'aussi intelligent qu'elle, même s'il ne le dit pas à voix haute. Une fois dans le couloir, Uhura se tourna vers lui, le visage inquiet.

– Que comptez-vous faire ?

Jim réfléchis un instant, se mordant un ongle.

– Faites comme si de rien était. Si le message à bien été envoyé depuis l'intérieur, il y a quelqu'un avec des intentions cachées sur ce vaisseau. On ne sait encore rien des raisons qu'ils l'ont poussé à agir de la sorte. Si le message vient de l'extérieur, il faut découvrir comment il a pu passer aux travers des interférences. Je vais essayer de voir avec le reste de l'équipage, faites de même de votre côté.

La noiraude lui fit un signe de tête et lui souhaita bonne nuit avant de partir en direction de ses quartiers. Le capitaine jeta un rapide coup d'œil dans le couloir avant d'aller lui aussi se coucher. Il ne vit pas la silhouette sombre bouger du coin du mur et s'éloigner, plus silencieuse qu'une ombre.

/

Le lendemain à son réveil, Kirk remarqua qu'il faisait très chaud. Ce qui était étrange, car la température dans ses quartiers était réglée sur 21° précisément. Elle devait être cassée. Couvert de sueur, il prit rapidement une douche fraîche avant d'enfiler un uniforme noir de Starfleet, laissant à contrecœur son chandail doré dans son armoire. Aujourd'hui, il n'était pas de service. Avec le sauvetage d'hier, il avait énormément de paperasse à remplir, sans oublier sa visite médicale obligatoire qu'il avait pris soin de repousser dans un coin de sa tête jusqu'à présent. Il sorti de sa chambre, salua des officiers qui passaient par là et se dirigea en trottinant vers la salle de sport. C'était une salle assez grande avec un matériel basique mais de bonne qualité. Une des façades était couvertes de miroirs, celle d'en face était faite uniquement de vitres offrant une vue imprenable sur l'espace et ses lointaines galaxies.

Jim sauta sur un tapis de course avec énergie. Il tenait à maintenir son corps en meilleure forme possible. Il ne devait pas simplement utiliser sa tête pour tenir son rôle de capitaine, il devait également être en mesure de se battre lorsqu'il était amené à protéger son équipage. Kirk n'osait pas se l'avouer mais il jalousait énormément les races extraterrestres ayant une force physique supérieure à la sienne. Pourquoi donc les humains étaient-ils aussi faibles physiquement ?

– C'est principalement une question de gravité, fit une voix dans son dos.

Kirk fût tellement surpris qu'il failli tomber du tapis de course sur lequel il s'entraînait.

– Spock ! Bon Dieu c'est vous !

Il tenta de calmer les battements de son cœur affolé (et accessoirement de ne pas paraître trop surpris). Il ne s'était pas rendu compte qu'il parlait à voix haute.

– Capitaine.

Il se tenait près de l'entrée avec un PADD dans les mains, son stylet calé derrière son oreille. Un détail attendrissant qui dérouta Jim un instant.

– Qu'est-ce que vous faites là ?

Kirk s'approcha de lui. Spock le regardait, insondable.

– J'étais sur le chemin du réfectoire lorsque j'ai entendu votre voix depuis le couloir.

Il s'approcha encore mais se souvint au dernier moment qu'il ne devait pas sentir la rose. Un rapide coup d'œil vers Spock et lui indiqua immédiatement que c'était une mauvaise idée de venir plus près. Il resta donc à une distance respectable de deux mètres, ce qui dérangeait Jim car il pouvait moins bien déceler les émotions de son ami. Il agrippa sa gourde pour boire une gorgée d'eau. Il ne comprenait pas bien pourquoi son officier en second s'était donné la peine de s'arrêter en chemin.

– Et qu'est-ce que vous me voulez ?

– Je suis venu vous dire que le vaisseau est prêt à repartir. Votre ingénieur en chef n'a pas voulu lancer les moteurs au milieu de la nuit, j'ai donc attendu la première occasion pour vous en informer.

Il était resté debout toute la nuit ?

Jim passa une serviette autour de ses épaules et s'essuya le visage.

– Très bien, merci Spock. Je vais donner l'ordre de repartir.

Il crût voir un instant un sourire de satisfaction traverser le visage du vulcain avant de se dire qu'il avait dû rêver. L'expression de Spock n'avait absolument pas changé. Troublé, il remonta sur le tapis de course. Il sentait un trop plein d'énergie palpiter en lui depuis qu'il s'était levé, son corps était fébrile. Jim ne se savait pas hyperactif. C'était peut-être le fait de vivre enfermé sur l'Enterprise qui lui faisait ressentir le besoin de se défouler. Ses foulées s'allongèrent sur le tapis et son souffle s'accéléra. Levant les yeux, Jim faillit à nouveau s'encoubler lorsqu'il se rendit compte que non seulement Spock n'était pas parti, mais se tenait à présent tout proche de lui.

Qu'est-ce que... ?

– Qu'est-ce que vous faites encore là Spock, vous ne deviez pas aller prendre votre petit-déjeuner ?

Jim n'avait pas voulu que sa voix soit aussi tranchante, mais ce foutu vulcain lui avait fait une frayeur. Il commença à être agacé.

– Oui.

– Et... vous n'y allez pas ?

Spock resta un moment silencieux, avant de poser la main sur la console du tapis de course. Ce geste n'avait rien d'anodin, les vulcains n'agissaient pas sans raison et chaque geste avait un but. C'était sûrement sa façon de dire, écoutez-moi, c'est important.

– J'attends que vous donniez l'ordre à l'Enterprise de reprendre sa route Capitaine.

Jim l'arrêta une nouvelle fois, exaspéré à présent.

– Oui je sais ! Je vais donner l'ordre, mais bon sang laissez-moi cinq minutes !

Il descendit de l'appareil et sans prendre la peine de se changer, sortit précipitamment de la salle, Spock sur ses talons. Parfait, il était énervé maintenant ! Cet ordinateur ambulant allait le suivre pour voir s'il faisait bien son boulot ! Il traversa au pas de course les nombreux couloirs jusqu'au turbo ascenseur et s'engouffra dedans, appuyant sur le bouton du haut avec rage. Spock était parvenu on se sait comment à se glisser derrière lui juste avant la fermeture des portes. Un "ping" retenti et Jim déboula en trombe sur la passerelle sous les yeux étonnés des membres de l'équipage en service. Quelques femmes eurent un sourire en coin en voyant son T-Shirt trempé de sueur, faisant agréablement ressortir ses muscles. Quelques hommes aussi, même s'ils firent mine de rien. Sulu se leva prestement du siège de commandement, le sourcils froncés.

– Qu'y-a-t-il Capitaine ?

C'était lui qui remplaçait habituellement le poste du capitaine lors de ses congés, ou si l'officier en second n'était pas présent.

– Vous pouvez reprendre la route. Cap sur la nouvelle Vulcain.

Puis, jetant un regard qui disait "Voilà content ?" à Spock, Jim sorti de la salle sans un regard en arrière. Celui-ci se contenta de lever un sourcil, et fit un signe de tête à Sulu qui se replaça dans le fauteuil. Jim était déjà reparti dans l'ascenseur. Il parcouru le chemin inverse tout aussi rapidement qu'à l'allé. Il mourrait de chaud. Deux secondes après être entré dans ses quartiers il jeta ses vêtements sans ménagement sur le sol et sauta dans la douche avec un soupir de contentement. Il tourna le robinet d'eau froide et elle lui fit du bien. Désormais plus calme, il senti son ventre gargouiller. Il était déjà neuf heure passée. Il s'habilla en vitesse et sorti de sa chambre sans prendre la peine de sécher ses cheveux. Ceux qui gouttèrent sur le chemin de la cafétéria centrale, qu'il ne mis pas plus de trois minutes à atteindre. Il n'y avait plus grand monde lorsque Jim y entra, excepté la dernière personne qu'il avait envie de voir pour le moment.

Spock.

Faisant mine de ne l'avoir pas vu, le capitaine alla se servir un café noir avec un croissant, un carré de beurre et un grand jus d'orange au réplicateur. Le café n'était pas fameux sur le vaisseau mais le jus d'orange avait le mérite d'être authentique. Un des ingénieurs qui avait conçu l'Enterprise avait eu la brillante idée de planter des arbres fruitiers à la place de simple plante pour constituer la réserve d'oxygène. Jim s'assis à une table en prenant soins de tourner le dos au vulcain. À peine avait-il mangé la première moitié de son croissant qu'un visage apparu dans son champ de vision.

– Capitaine.

Il leva les yeux au ciel.

– Qu'est-ce qu'il y a encore, Spock ?

– Je voulais vous remercier d'avoir permis à l'Enterprise de reprendre la route. Et par ailleurs, m'excuser de vous avoir dérangé lors de votre jour de congé.

– Mais ne remerciez par Spock, c'est mon travail après tout !

– Bien Capitaine.

Son ton sarcastique fût adoucis par son sourire. Spock n'allait pas le déceler de toute manière. Il allait faire demi-tour pour retourner vers sa table, mais Jim l'interrompit.

– Spock attendez.

Jim se sentait soudain de meilleure humeur. Spock s'était excusé, et manger seul c'était plutôt déprimant. Bien que cela importait sûrement peu au vulcain.

– Venez donc vous joindre à moi.

Docile, Spock accepta son invitation. Il alla chercher son plateau et pris place en face du capitaine. Son assiette était bien remplie, des mets vulcains mais également des fruits terriens et un croissant, ainsi qu'une grand verre d'un rouge éclatant, peut-être du jus de tomate.

– Hé ben, vous avez l'appétit on dirait.

Le vulcain acquiesça légèrement.

– En effet, mon appétit semble avoir augmenté ses derniers jours.

Prouvant ses dires, Spock mangea rapidement plusieurs fruits et descendit le jus en quelque gorgées seulement. Jim se rendit compte qu'il le fixait et recentra son attention sur son assiette. Il ouvrit son croissant en deux avec un couteau puis étala le beurre à l'intérieur avant de mordre dedans avec enthousiasme. Cela n'échappa pas au regard du vulcain qui s'arrêta de manger.

– Est-ce ainsi que les croissant terriens se mangent ?

Jim ne pût s'empêcher de pouffer. Parler de la façon de manger des croissants le plus sérieusement du monde avec un vulcain, check.

– Pas obligatoirement, mais c'est bien meilleur ainsi.

– Je vois.

Spock se leva et alla rapidement chercher un carré de beurre, puis, il ouvrit son croissant exactement de la même façon que Jim et tartina le beurre à l'intérieur avant de mordre dedans. Jim l'avait regardé faire sans rien dire. Mastiquant la nourriture, le vulcain leva les yeux vers Jim qui ne put s'empêcher de déglutir.

– Je comprends mieux, dit-il simplement.

Kirk explosa de rire. Il était tellement sérieux ! Pourquoi devait-il toujours dire les choses aussi sérieusement ? On parlait de croissant là ! Mais Kirk s'en fichait, il avait enfin retrouvé une bonne entente avec Spock qui ne semblait plus être aussi irritable que la journée précédente. Leur repas se finit tranquillement et Spock dû rapidement partir car il était de service. Jim le regarda quitter la salle et fixa la porte par laquelle il était sorti pendant plusieurs minutes, perdu dans ses pensées. C'était étrange et agréable de souffler un peu, mais il commençait déjà à s'ennuyer sans la présence de Spock. Il se remémora les moments passés avec lui et ressentit à nouveau une bouffée de chaleur l'envahir. Il avait de la fièvre ou quoi ? Ne voulant aucunement faire un tour à l'infirmerie pour se faire sermonner, Jim se leva en envoyant son plateau dans le recycleur. Il marcha dans les couloirs avant de s'arrêter près d'une alcôve blanche discrètement insérée dans un mur. Il y avait à chaque étages des kits médicaux de secours sur le vaisseau, répartis tous les 200 mètres environs, marqués par une croix rouge. Le panneau s'ouvrit dans un coulissement feutré, un thermomètre s'y trouvait. Jim pris l'instrument qui ressemblait à une petite calculatrice avec deux patchs rond rattachés à des fils. Il mit un patch sur sa tempe et un autre juste en dessous de son aisselle. Les patchs étaient froids et le firent frissonner. L'écran de l'appareil lui indiqua immédiatement quelques informations de base sur son état physique. Rythme cardiaque, masse corporelle, respiration, température... 37,6°.

– Génial…

Bon ce n'était pas encore une grosse fièvre et d'ailleurs Jim ne sentait pas mal, il se sentait légèrement engourdi avait juste chaud. Quelle était la partie la plus fraîche à bord du vaisseau ? Il n'y avait malheureusement pas de piscine.

Jim traversa le bâtiment d'un bout à l'autre, sans s'en rendre vraiment compte. Comme mû par une force obscure, il se laissa guider par ses pas, l'esprit entièrement vide. Il mit bien trente minutes jusqu'à se retrouver tout à l'arrière du bâtiment. Il ne venait que rarement dans cette zone. Elle se trouvait juste au-dessus de la salle des systèmes thermorégulateur, et juste en dessous des entrepôts de cargaison.

Il entendait un bruit découlement, comme celui d'un petit ruisseau. Avançant doucement, Jim longea encore trois couloirs, guidé par ce son délicieux. Ses mains glissaient le long des mur blancs, accrochant du bout des doigts les rainures séparant les façades. Tout était clair, aveuglant. Le couloir déboucha sur une salle circulaire assez grande, décorée avec quelques bancs et des plantes. En son centre, trônait une énorme fontaine. Il n'y avait que deux personne présentes, qui discutaient en buvant un café près d'un réplicateur. Elles ne firent pas attention à lui, peut-être parce qu'il ne portait pas son chandail doré et marchait silencieusement. La fontaine représentait la déesse Vénus mais revisité dans un style plus moderne. Elle tenait au-dessus de sa tête un coquillage en pierre lisse sur lequel une cascade d'eau tombait depuis le plafond, la faisant s'écouler pour former ensuite une magnifique parabole autour d'elle. L'eau était d'un bleu si pur. Jim avait l'impression de flotter dans les airs. Son sang bouillonnait à l'intérieur de lui, il n'avait qu'une envie, offrir son corps à cette eau cristalline. Il retira d'un mouvement de pied ses chaussures et sans prendre la peine d'enlever ses autres vêtements, balança ses jambes par dessus la petite rambarde. Prenant appuis sur ses bras, il se glissa lentement dans le bassin. Celui-ci était passablement profond. Sans un bruit, Jim s'immergea complètement sous l'eau, fermant ses yeux et son esprit au reste du monde.


Et voilà pour commencer cette histoire, j'attends vos reviews avec impatience et je vous dis à la prochaine !