Titre : You Complete Me
Rating : M
Fandom : X-Men
Pairing : Charles Xavier/Erik Lehnsherr
Personnages : Charles Xavier ; Erik Lehnsherr
Résumé : De la grande chambre caverneuse, il ne reste plus rien. Ce n'est plus la chambre de Sharon Xavier, c'est celle de son fils. Son fils qui s'affaire devant son miroir.
Nombre de mots : 494
Notes : Celui-ci est pour toi, ô Thuriféraire. Parce que j'ai cru comprendre que ce Charles-ci te plaisait particulièrement... On trouvera le cadeau-miroir de ce texte dans le délicieux recueil de Nalou, Amour, alle wollen nur dich zähmen.
De la grande chambre caverneuse capitonnée de velours rouge parfumé aux alcools variés, il ne reste plus rien si ce n'est les murs et les hautes fenêtres où la lumière matinale entre à flots entre les rideaux de tulle qui tourbillonnent dans le vent tiède de ce matin d'été. Ce n'est plus la chambre de Sharon Xavier, c'est celle de son fils.
Devant la haute psychée à trois panneaux, Charles s'habille avec grand soin. Son pantalon violet dont le pli parfaitement marqué retombe sur le bord de ses brogues blanches, son veston jaune ajusté à la perfection, c'est comme toujours du sur-mesure. Avant de mettre mettre le blazer violet à fines rayures, il faut qu'il complète le tableau.
De sa mère, il a tout de même gardé la prodigieuse coiffeuse avec sa tablette de marbre blanc et il s'installe face au plus petit miroir. Avec grand soin, il pose son postiche vert vif qu'il ajuste de façon à ce qu'il fasse disparaître sa crinière brune qui lui tombe aux épaules.
Le maquillage vient ensuite, le blanc qui rappelle le blanc de céruse des dames du temps jadis couvre ses joues, le violet masque le carmin de ses lèvres. Le rituel se fait avec tant de naturel qu'un oeil extérieur se doute que ce n'est pas la première fois que Charles se maquille. La session arrive à son terme alors que se sentant observé, il se retourne pour trouver un Erik gourmand qui le dévore littéralement du regard.
Le besoin de vocaliser sa question se fait sentir, il pourrait répondre à Erik mais le fait que la question soit prononcée à haute voix et qu'elle résonne dans la pièce au haut plafond lui donne une tout autre dimension : "Est-ce-que cela veut dire que je suis Batman ?". Charles le gratifie d'un sourire en coin, se relève, mais ne lui répond pas. Il passe le blazer finement rayé qu'il a laissé sur le dossier du fauteuil où il était installé, puis met la touche finale à son costume, des gants en cuir violet.
Le télépathe invite le métallokinésiste à s'asseoir dans le fauteuil après l'avoir déplacé devant la psychée, pose ses mains de par et d'autre des hanches d'Erik. Charles tombe à genoux devant lui et entreprend d'un même geste d'ouvrir celui d'Erik. Il s'adonne à la besogne avec plaisir et lorsque l'affaire est terminée dans un long soupir, le membre de son amant voyeur est encerclé de rouge à lèvres violet et sa bouche est une confusion toute jokérienne de carmin et violine, son postiche un peu de travers. Erik se voit avec grande joie dans les miroirs où se reflètent son amant à genoux et lui avec son sourire empli d'abandon.
Le spectacle de la débauche de Jack Napier/Charles Xavier est trop tentant, l'envie de plus est là et lorsque Erik se relève gauchement du fauteuil, c'est pour entraîner Charles vers le lit qui trône, splendide et superbe au milieu de la pièce.
