Le chemin du retour se fait dans un silence rempli par nos pensées et bercé par les douces vibrations du moteur de la voiture. Cette brève discussion sur notre conception de l'amour m'a amenée à ressentir tout un assortiment de sensations différentes et mitigées. Je n'ai jamais été partisane des contes de fées ou même des grandes histoires d'amour mais bizarrement, je me mets à envisager les choses de façon différente. Je me mets moi aussi à espérer qu'un jour je rencontrerai une personne qui chamboulera toutes mes idées, toutes mes peurs, toutes mes appréhensions dans un grand tourbillon de sentiments indescriptible. Quelque chose de plus fort que moi, un lien, une équipe, une connexion indestructible. Je ne sais pas d'où me vient cette spontanéité qui bouleverse toutes mes convictions, quelle est son origine? Cela est peut être dû à l'ambiance mélancolique qui a pris place dans l'habitacle qui nous entourait.

Clarke parait aussi perdue que moi dans son esprit, cette soudaine affinité sentimentale qui s'est créée entre nous est plus que déstabilisante. Je mettais ça sur le fait que j'étais encore blessée par ma séparation avec Costia mais je réalise que tout cela est bien plus complexe. J'ai été touchée au plus profond de mon âme, je n'ai fait que tout remettre en question ces derniers temps.

Quand Clarke stationne la voiture sur le parking de mon immeuble, je reviens brutalement à la réalité. Nous descendons pour rejoindre mon appartement. Arrivées dans ce dernier, Clarke rejoint immédiatement le canapé. Je la suis de près.

" - Ce repas m'a exténuée, déclare Clarke dans un soupir.

- Ta mère ne nous en voudra pas trop d'être partie aussi rapidement? Demandé-je.

- Oh non, ne t'en fais pas! On a fait bien pire quand on était encore qu'au lycée ! Comme cette fois où tu as escaladé le mur de ma maison pour venir me voir puis que tu es tombée dans ses rosiers, dit-elle en rigolant.

- J'en ai encore des cicatrices, dis-je dans une grimace en me remémorant ce souvenir.

- Estime toi déjà heureuse d'y avoir survécu ! C'était stupide ! S'exclame-t-elle.

- Je voulais simplement te voir et ta mère ne voulait plus de moi chez toi ! M'offusqué-je.

- Lex'... Elle ne voulait plus de toi parce que ça faisait déjà deux semaines que tu squattais ma chambre, me dit-elle dans un léger rire.

- Et tu n'as rien fait pour m'aider !

- Tu rigoles? C'est moi qui ai désinfecté toutes tes blessures pendant près d'une semaine ! Si ce n'est pas de l'amitié ça !

- Ouais c'est ça... Bon tu m'excuses mais je meurs de faim, il faut que je trouve un truc à grignoter ! Déclaré-je en me relevant dans le but de lancer mes recherches.

- Quoi? Tu comptes encore manger?! Me demande-t-elle choquée. Et après on dit que c'est moi l'estomac sur patte !

- Ta mère nous a servi des endives...

- Je te rappelle que j'étais là donc je le sais bien, répond-elle sans comprendre.

- Des endives Clarke, dis-je en accentuant bien mes mots."

Elle fronce les sourcils l'air de ne toujours pas comprendre. Soudainement un éclair traverse ses yeux et elle explose de rire. Un vrai rire, le genre qui vous tord le ventre et qui vous noue la gorge.

" - C'est- c'est pour ça que- que tu tirais cette sale tête ! S'écrie-t-elle coupée par les spasmes de son fou rire.

- Et après tu parles d'amitié... Je ne voulais simplement pas paraître impolie, dis-je légèrement vexée en quittant le salon pour retrouver la cuisine."

Ce repas était vraiment désagréable, autant pour sa nourriture que pour ses conversations. J'aime beaucoup Abby mais comme le dit souvent Clarke, elle a tendance à se mêler de ce qui ne la regarde pas. Le fait d'avoir évoqué mes parents, m'a complètement chamboulée. J'essaie de garder la tête froide dans cette histoire mais il est dur de se dire que nous n'avons pas le soutien de nos parents dans tout ce qu'on entreprend.

Mon père aurait aimé que je fasse une école de commerce ou une école de management pour ensuite reprendre le flambeau de son entreprise mais je ne voulais absolument pas me retrouver à baigner dans ce monde. La dernière fois que je les ai vus, remonte à quelques années maintenant, je ne pourrai pas dire qu'ils me me manquent mais ils restent tout de même mes parents et j'aurais aimé qu'ils me voient telle que je suis et non pas comme ils auraient aimé que je sois. Je gardais toujours espoir en pensant qu'un jour cela changerait, qu'ils chercheraient à me contacter pour me dire à quel point ils sont désolés et à quel point ils tiennent à moi mais plus le temps passe et moins j'y crois. Alors parler de mes parents aujourd'hui, me lancine toujours le cœur.

C'est incroyable, mes placards sont remplis de tout un tas de cochonnerie que Clarke a pris soin de sélectionner pendant nos courses mais il ne traîne même pas un paquet de biscuit ou quelque chose d'autre dans le genre. Je reviens dans le salon où Clarke se trouve encore.

" - Je vais sortir pour aller m'acheter quelque chose d'autre que tous ces trucs immangeables, dis-je pour avertir Clarke.

- Mais ce n'est pas des trucs immangeables, ça s'appelle manger sainement Lexa, me répond-elle.

- Peut être mais j'ai envie de cookie et de soda ! "

Je commence à remettre le manteau que j'avais accroché il y a peu pour lutter contre le froid qui m'attend dehors. Je commence à sortir de l'appartement mais Clarke me rattrape par le bras avant de me regarder inquiète.

" - Tout va bien, hein? Je sais que ce repas a été encore plus nul pour toi, ma mère a du mal à se fixer des limites... Prononce-t-elle doucement. "

Je réunis mes dernières forces pour esquisser un sourire, je l'ai trop fait aujourd'hui. Sourire faussement pendant plus de deux heures est très fatigant. Je réponds positivement à Clarke sans m'étaler sur le sujet, j'ai juste envie de prendre l'air. Marcher m'a toujours aidée à calmer mes sentiments négatifs.

Je sors donc de l'appartement, je ne prendrai pas ma voiture, je vais simplement marcher jusqu'à ce que je trouve une épicerie ou quelque chose dans le genre. Pour une fois, je trouve cette température glaciale presque agréable, elle me permet de remettre un peu d'ordre dans mes idées. Cette journée a été éprouvante et prendre un peu de distance avec Clarke me fait du bien. Ma libido s'acharne sur elle depuis ce matin, je ne voudrais pas que ça se ressente de trop et empirer la situation.

Sur mon chemin, je tombe enfin sur une petite boutique dans laquelle je rentre me réfugier un moment. Je vagabonde entre les différents rayons dans l'espoir de trouver mes cookies, j'ai failli pousser un cri de joie quand finalement je les trouve. Je les embarque directement et me dirige vers le rayon des boissons. Je commence à chercher quelque chose de bien calorique mais rencontre une bouteille de whisky qui trône fièrement tout en haut d'une étagère. Elle me fait clairement de l'œil, je résiste un moment en tentant de me raisonner mais finis par l'embarquer pour aller ensuite payer le tout. Je m'énerve intérieurement quand on me demande ma carte d'identité, je n'ai tout de même pas l'allure d'une fille de 12 ans ! Je reste polie et me mets à sourire en continuant d'user mes zygomatiques.

Je reprends la direction de mon immeuble, arrivée devant celui-ci, je rentre et commence à grimper les marches. J'arrive à mon palier mais ne m'arrête pas, je compte bien rejoindre le toit pour continuer à chasser mes idées néfastes. Normalement, l'accès est interdit, la porte est même verrouillée par un code mais il se peut qu'un jour la gentille concierge me l'ait donnée après que je l'ai aidée à changer une ampoule dans un couloir.

Je m'installe plus ou moins confortablement et commence à sortir mes achats de cet horrible sachet. Je me dépêche de manger mes cookies, mon ventre commençait à se dévorer lui-même. La bouteille de whisky continue à me faire de l'œil, je ne crois pas que ce soit réellement une bonne idée de boire sur un toit. Bon, une petite gorgée ne me fera pas me jeter dans le vide. La sensation de cette douce brûlure qui dévale lentement mon œsophage est réellement appréciable.

Je pense finalement avoir bu un peu plus qu'une seule petite gorgée mais j'ai encore ma lucidité qui m'empêche d'avoir l'idée folle de me rapprocher du vide. Je sors mon téléphone et vois que Clarke m'a envoyée un message mais je n'y fais pas attention. Je commence à faire défiler la liste de mes contacts, le prénom de Costia me fait bloquer un petit moment mais je ne m'y attarde pas trop. J'arrive enfin là où je voulais, je lance l'appel. L'avantage de l'alcool, c'est qu'il me fait oublier mes réticences.

" - Bureau de la direction de Woods Corporation, je vous écoute."

Cette voix me glace le sang, je ne sais plus quoi faire maintenant. J'ai l'impression que ma bouche s'est complètement asséchée et que ma capacité à parler n'est plus de ce monde.

" - Allô? "

Je raccroche immédiatement après avoir entendu une fois de plus sa voix, elle est aussi froide que son personnage et me rappelle toutes ces fois où je me retrouvais obligée de l'affronter. Dans un élan de rage, je cogne la bouteille de verre contre le sol cimenté, sous le choc, elle m'explose dans la main. Une douleur commence à me tenailler l'intérieur de la paume, l'alcool qui s'est rependu un peu partout empire cette sensation en me donnant l'impression que ma main est littéralement en train de brûler. Génial, il ne manquait plus que ça.

La colère que j'éprouve me donne le courage de me relever et de rejoindre la porte de l'immeuble pour rentrer me mettre au chaud. Je descends difficilement les escaliers pour retrouver mon appartement. Je ne sais pas du tout combien de temps je suis restée dehors, ça ne m'importe pas tellement.

Je maintiens ma main contre mon tee-shirt qui est maintenant immaculé de mon propre sang. Cette scène pourrait effrayer n'importe qui. J'arrive enfin devant ma porte, je l'ouvre doucement pour pénétrer à l'intérieur de mon appartement. Quand je vois que le salon est vide, j'essaie de me faire discrète pour rejoindre la salle de bain sans me faire repérer.

Malheureusement, mon équilibre approximatif me fait renverser un carnet qui traînait sur l'étagère de mon salon. Quand celui-ci tombe, je me rends compte qu'il s'agit du carnet à dessin de Clarke, je m'empresse de m'accroupir pour le ramasser avec ma main valide. Plusieurs feuilles volantes s'en sont échappées, je commence à me poser des questions sur mon état quand je vois plus d'une dizaine de dessin de moi. Ai-je bu au point d'en devenir narcissique et de me deviner sur des dessins qui ne me représentent absolument pas?

Le vacarme que j'ai causé a sûrement alerté Clarke quand je la vois sortir de la chambre d'ami, nos yeux se croisent un moment jusqu'à ce que les siens tombent sur ce que j'étais en train de ramasser. Elle devient blême quand elle semble comprendre ce qu'il s'est passé, elle se dépêche de venir tout ramasser sous mon regard confus.

" - C'est pour un projet à l'école... Ils nous demandent de... "

Elle s'arrête en plein milieu de sa phrase, ce n'est plus de la gêne qui l'habite maintenant. Elle semble affolée, je ne comprends pas trop.

" - Mon dieu mais Lexa, qu'est-ce qu'il s'est passé? S'exclame-t-elle en se saisissant de ma main. "

Ah oui, c'est sûrement pour cela qu'elle semblait si inquiète tout à coup. J'avais quasiment oublié la douleur qui siégeait dans ma main, ces dessins m'ont bien trop perturbée sur le moment.

" - Euh... Je me suis coupée mais ce n'est rien de méchant, ne t'inquiète pas, répondé-je dans un sourire bête.

- Tu as bu? Mais qu'est-ce que tu faisais? Tu as disparu pendant près de 3 heures ! Non attends, tu m'expliqueras ça après, maintenant tu vas me suivre et je vais regarder ta main, affirme-t-elle.

- Non Clarke, ça va, ce n'est pas nécessaire. Je peux très bien m'en occuper.

- Avec une seule main? Arrête de discuter et suis-moi, dit-elle sévèrement en se redressant.

- Je t'ai dit que ça allait ! M'écrié-je en me levant à mon tour. Tu ne peux pas me laisser tranquille ne serait-ce qu'un moment? Faut toujours que tu sois sur mon dos ! Tu ne peux pas contrôler tout ce que je fais putain, alors laisse-moi respirer pour cette fois ! "

La vague d'affliction qui traverse son regard me fait instantanément regretter ce que j'ai dit, je ne voulais pas être aussi méchante mais je veux simplement qu'on me laisse tranquille.

" - Excuse-moi, dis-je doucement. Je ne veux pas être désagréable avec toi mais laisse-moi m'en occuper. J'ai juste besoin d'être seule un moment... "

Elle est encore sous le choc de cette soudaine colère dont j'ai fait preuve mais acquiesce d'un mouvement de tête avant de s'écarter pour me laisser rejoindre la salle de bain. Je m'enferme dans celle-ci, je souffle un grand coup dans l'espoir de chasser un peu de cette rage en moi. La culpabilité la remplace vite, je n'ai jamais crié sur Clarke avant ça. Je ne sais pas ce qui m'arrive en ce moment mais j'ai du mal à garder un certain contrôle sur mes émotions, pourtant je suis très douée pour cela d'habitude.

Je prends une douche pour me débarrasser de toutes ces mauvaises ondes que cette journée m'a communiquée. Après avoir fini, je commence à bricoler un bandage pour ma main meurtrie, Clarke l'aurait assurément bien mieux fait. Ça ne rassemble pas à grand chose mais je suis bien trop fatiguée pour m'entêter à faire quelque chose de convenable, ça ira très bien pour cette nuit.

Je sors de de la salle de bain, Clarke semble s'être enfermée dans la chambre d'ami. J'espère qu'elle ne prendra pas mon humeur massacrante comme une affaire personnelle, je n'ai absolument pas envie qu'elle m'en veuille. Je vais, moi aussi, retrouver ma chambre. Je m'effondre dans mon lit. Mon corps commence à payer le prix de mon manque de sommeil, je ne prends même pas la peine de me mettre sous la couette et m'endors en quelques minutes.

Le réveil est insupportable, les quelques rayons de soleil que j'ai appris à apprécier m'aveuglent totalement. Je n'ai pas fermé les volets hier soir apparemment. En plus de ça, je suis prise de tremblements, je suis frigorifiée. Et maintenant, comme pour me confirmer que ce réveil est atroce, la douleur qui sommeillait dans ma main commence doucement à émerger.

Je trouve tout de même le courage de me lever, je me regarde rapidement dans le miroir qui repose au dessus de mon bureau, je suis affreuse. Les cernes qui soulignent mes yeux, le bordel qui a remplacé mes cheveux et le teint pâle de mon visage, pourraient faire peur à un zombie. Je me dirige lentement vers la cuisine, chacun de mes pas semblent être une épreuve, ils résonnent tous dans mon crâne. Je m'assois péniblement sur une chaise de ma cuisine avant de laisser ma tête reposer dans mes mains, j'ai un sursaut quand ce geste vient me rappeler l'existence de ma main invalide. Je tire une grimace de douleur.

" - Tiens, ça t'aidera à faire passer le mal de tête. "

Je sursaute à nouveau à l'entente de cette voix, mon regard vient chercher son origine même si je la connais déjà. Clarke est debout, en face de moi. Je n'avais même pas fait attention qu'elle s'était déjà levée, je comprends vite pourquoi quand je constate qu'il est bientôt midi. Je devais vraiment manquer de sommeil.

" - Merci, chuchoté-je."

Je suis encore honteuse de mon comportement de la veille et encore plus maintenant quand je me rends compte que, malgré tout, Clarke continue de s'occuper de moi. J'avale le petit comprimé et le verre d'eau qu'elle m'avait gentiment amenés avant de dire:

" - Je suis tellement désolée Clarke... "

Ma voix est tremblante, je pense même être à la limite des pleurs. Je me déteste de savoir que j'ai pu la blesser. Sans elle, je ne serais rien et je m'en veux horriblement d'avoir été aussi cruelle.

" - Ce n'est pas grave Lex', hier a été une journée compliquée, je sais que tu as eu du mal à gérer, murmure-t-elle.

- Ce n'était pas une raison pour te hurler dessus alors que tu voulais simplement m'aider... Je suis vraiment affreuse, déclaré-je complètement dépitée en laissant mon front rencontrer la surface dure de la table. "

Je me sens réellement mal en ce moment, j'ai tout d'abord blessé Costia qui avait été plus que patiente à mes côtés et voilà que maintenant je m'en prends à la personne la plus importante dans ma vie. Ma stabilité morale est vraiment mise à rude épreuve ces derniers temps, je ne sais plus comment gérer cette afflux sentimental qui m'envahit un peu plus chaque jour.

J'entends Clarke faire le tour de la table pour venir s'accroupir à mes côtés. Je ne relève toujours pas la tête, premièrement parce que je ne ressemble à rien en ce moment et deuxièmement parce que je ne suis pas sûre de pouvoir soutenir son regard. Clarke ne me laisse plus le choix quand elle vient poser une de ses mains sur ma joue pour tourner mon visage vers le sien. Aucune once de colère ou de rancœur n'habite son regard, elle a juste l'air de se soucier de mon état. Son attention et sa patience m'étonneront toujours.

" - Lex'... Je ne t'en veux absolument pas, certes, ta réaction m'a légèrement prise au dépourvu mais j'ai tout de suite compris que tu n'avais plus aucune maîtrise sur ce que tu ressentais et c'est tout à fait normal, tu ne peux pas continuellement tout contrôler...

- Je ne supporte pas ça... Je déteste perdre le contrôle...

- Oh ça je le sais bien, dit-elle dans un petit rire. Mais tu vois bien que de tout retenir dans ton cœur ne marche pas. Lui aussi a besoin de s'exprimer, il faut que tu lui laisses un peu plus de place dans ta vie, affirme-t-elle en continuant à infliger de douces caresses sur ma joue.

- Tu crois que j'ai un cœur?

- Mais bien sûr que oui ! S'exclame-t-elle. Il est sûrement un peu timide et se fait trop souvent étouffer par ta raison mais il est là, prononce-t-elle doucement en posant son autre main sur mon cœur. "

Ce contact m'électrise, ses deux mains posées sur moi, me rassurent petit à petit et m'apaisent grandement. Comme souvent ces derniers temps, je me perds à nouveau dans son regard bleuté. Je réalise à quel point j'ai de la chance de l'avoir dans ma vie, à quel point j'ai de la chance d'avoir son affection. Dans un mouvement incertain, je viens à mon tour poser ma main valide sur ce visage parfait. Sa peau est douce, ce rapprochement me coupe quasiment le souffle. La proximité qui nous sépare réduit peu à peu. Cependant, Clarke la brise en se relevant soudainement.

" - Hum... Enfin, tu... Tu devrais aller te préparer ! Je nous ai organisées une petite sortie pour te changer les idées un peu !

- Juste toi et moi? Demandé-je.

- Euh... Oui, mais je peux demander à Raven et Octavia de nous rejoindre si tu veux, je suis sûre que si je les appe-

- Non, non ! Lui coupé-je la parole en me relevant. Ne les dérange pas, et puis je trouve qu'on fait une belle équipe à nous deux ! "

Elle a l'air gênée, je ne veux pas que ce soit le cas. Je m'approche lentement d'elle, comme si j'avais peur de l'effrayer, pour la prendre délicatement dans mes bras. Elle me rend mon étreinte dans un soupir que je n'arrive pas vraiment à interpréter. Je me sépare légèrement de ses bras pour pouvoir la regarder.

" - Merci Clarke, merci pour tout. "