La rentrée est passée depuis quelques jours maintenant, je me suis plongée dans des révisions intensives pour tenter d'occuper mon esprit. Clarke avait quitté mon appartement après que je sois partie en furie en apprenant qu'elle avait déjeuné avec Wells... Je ne sais pas trop pourquoi, mais elle a commencé à m'éviter comme la peste, comme si jamais rien ne s'était passé entre nous.

Chaque jour qui passe est toujours un peu plus dur, je ne fais que ressasser inlassablement les derniers instants que j'ai passés avec elle. Ces derniers instants pendant lesquels ma vie a complètement changé, pendant lesquels mon cœur a connu un vrai ascenseur émotionnel.

J'essaie de me raisonner, de me dire que je sur-réagis, que tout ceci n'est que simplement un gros malentendu, mais je n'y arrive pas. Je suis hantée par les sensations, par les sentiments et les émotions que j'ai ressenti à ses côtés. Mon corps, ma tête, tout mon être, les réclament encore et encore, mais je n'arrive pas à les satisfaire. Un seul et même prénom ne cesse de résonner dans mon cœur.

Aujourd'hui, cela va faire une semaine que je ne l'ai toujours pas vue. Elle a pris soin de fuir tous les endroits que je serais susceptible de fréquenter. Une fois, je l'avais aperçue au loin, sur le parking de la fac. Dès l'instant où elle a vu que je m'y rendais, elle est partie en trombe. Cette situation commence doucement à me briser, de la pire des manières. Ne plus avoir Clarke dans ma vie, est la plus terrible des expériences que j'ai pu mener.

Elle me manque horriblement...

Et le plus affreux, c'est que je ne comprends absolument pas pourquoi elle ne veut plus me voir. Qu'est-ce que j'ai fait de si mal pour qu'elle ne puisse même pas supporter ma présence? Je n'ai jamais eu aussi mal qu'en imaginant Clarke réfléchir à comment elle va faire pour ne pas me croiser.

Je passe mes journées entières à scruter l'écran de mon téléphone, dans l'espoir de voir un message de Clarke s'y afficher, mais rien ne vient... L'écran reste sombre et mon âme commence doucement à s'éteindre.

Je me sens vidée, plus rien n'a d'importance dans mon monde quand Clarke n'en fait pas partie. J'essaie de me convaincre que tout ceci est passager, qu'elle va forcément revenir. Une Lexa sans sa Clarke, c'est tout bonnement inimaginable. Mais plus le temps passe et plus je me dis que peut être ça ne changera pas, que peut être je vais devoir me résoudre à vivre avec son absence. Mais je ne peux pas, je ne peux juste pas penser un seul instant que je puisse continuer ma vie comme si de rien n'était.

Je ne me sens plus entière, comme si elle était partie avec un morceau de moi, sans doute le plus important...

Tous mes gestes sont devenus mécaniques, sans aucune saveur, comme si mon corps était robotisé. J'ai l'impression d'essayer de survivre dans un monde qui n'a plus rien à m'offrir. Je ne supporte même plus de rester dans mon appartement, je la revois de partout. Dans ma cuisine en train de s'empiffrer, dans mon canapé à regarder les programmes inintéressants qui passent à la télé, dans la salle de bain en train de se préparer, dans mon salon en train de rire à gorge déployée, dans ma chambre en train de m'embrasser... Je revis sans cesse tous ces moments que nous avons partagés, tous ces moments pendant lesquels je me perdais dans son regard. Pourquoi n'y ai-je plus droit?

Parfois, j'ai envie de tout casser, de tout envoyer valser dans les airs mais rien ne me vient. Ni la tristesse, ni la colère n'a la force de m'accompagner. Je me sens terriblement seule, même quand je suis entourée de Raven et Octavia qui tentent de comprendre ce qu'il s'est passé. Comment leur expliquer? Comment leur dire que Clarke est sortie de ma vie injustement? Je ne sais pas moi-même comment me l'expliquer, je ne trouve aucune logique là dedans.

Les seules fois où j'arrive à m'énerver, sont celles pendant lesquelles je commence à me blâmer. Peut être que si j'étais restée, que si j'avais écouté ce qu'elle avait à me dire, elle serait encore là. Comment aurais-je pu savoir ce qu'elle ressentait quand moi je partais sans même lui accorder la chance de me le dire?

Ce baiser partagé, celui que je pensais être le meilleur moment de ma vie, est devenu un poison. Il est celui qui m'a détruite, celui qui a réveillé en moi quelque chose que je ne saurai faire taire maintenant. Son silence est étouffant, oppressant. Je le ressens de partout, même quand le vacarme de la vie vient envahir mon quotidien.

Le sursaut que mon cœur subit à chaque chevelure blonde que je croise est de plus en plus douloureux, je dépéris lentement sans rien ne pouvoir y faire. Je me regarde sombrer, je me vois tomber lentement dans les abysses de mes pensées, je m'observe sauter du haut d'une falaise sans jamais ne m'écraser. J'aimerais seulement pouvoir ressentir cette chute, pouvoir ressentir cette souffrance comme elle est réellement, mais rien ne se passe.

Ce soir là, je rentre tard des cours, comme souvent ces derniers jours. Je monte les escaliers qui mènent à mon appartement au ralenti. Je n'ai plus aucune force. Mes nuits sont de plus en plus courtes et manger est un supplice. Je commence doucement à sortir les clefs de ma porte d'entrée de ma poche, quand je relève les yeux, mon cœur arrête de battre le temps de quelques secondes.

Elle est là. Juste devant ma porte.

Elle n'a pas l'air en meilleure forme que moi, ses traits sont bien plus marqués qu'à leur habitude. Elle m'observe. J'ai l'impression d'être transpercée par ce regard bleu, il pourrait me tuer. Je ne peux plus bouger, je ne suis même plus sûre de si je respire encore. Malgré tout, malgré ce vide qui creuse ma poitrine, je la trouve magnifique. Ses cheveux sont ramenés dans un chignon vulgairement arrangé, quelques cheveux ont apparemment décidé de garder leur indépendance. Elle flotte dans un sweat-shirt clairement trop grand, ce qui lui donne un style enfantin à craquer.

J'aimerais la détester, j'aimerais lui cracher toute la souffrance que son manque a provoqué chez moi en plein visage, mais je n'y arrive pas... Je ne peux pas maintenant qu'elle est devant moi, je ne peux pas alors que je ne rêvais que de ce moment depuis que j'avais découvert qu'elle avait quitté mon appartement sans ne rien dire.

Je me rapproche doucement de son corps pour venir caresser son visage qui n'a pas arrêté de me hanter. J'ai besoin d'avoir la confirmation qu'elle est bien là, que ce n'est pas simplement moi qui hallucine. Ressentir sa peau aux creux de ma main me fait trembler. Ma gorge est complètement nouée, mes yeux commencent doucement à me piquer, mon corps me donne l'impression que je vais m'évanouir d'un moment à l'autre.

Elle est là.

On ne se dit rien, comme si le silence pouvait parler à notre place, comme si nos regards n'avaient pas besoin de mots pour se comprendre. J'attrape doucement sa main dans la mienne avant d'ouvrir ma porte.

J'ai l'impression de rêver quand je la vois debout dans mon salon en ce moment même. J'ai attendu ce moment pendant une semaine entière, une semaine qui m'a parue durer une éternité. Le temps est bien trop long sans elle. Je continue de la regarder, j'ai peur qu'elle puisse disparaître si jamais j'ai le malheur de de poser mon regard ailleurs.

Ce moment est intense, une lourde ambiance plane autour de nous. Soudainement, elle franchit en quelques pas l'espace qui nous séparait jusqu'à maintenant, elle vient se jeter dans mes bras.

Ça y est.

Je ressens à nouveau tout ce qui m'avait horriblement manquée. L'odeur vanillé de ses cheveux, le poids de son corps contre le mien, ses bras qui s'enroulent autour de ma nuque, sa poitrine qui pèse contre la mienne, sa respiration qui vient chatouiller le creux de mon cou. J'ai l'impression d'avoir été privée d'air toute cette semaine, maintenant je peux enfin respirer à plein poumon.

Je continue de la serrer contre moi, je n'ai plus jamais envie d'expérimenter son absence à nouveau. J'ai bien compris que je ne peux absolument pas vivre sans elle. Physiquement et mentalement, c'est impossible.

Je viens délicatement caresser ses cheveux, leur douceur m'électrise le bout des doigts. Toutes les sensations que mon corps subit sont décuplées. Clarke se trouve dans mes bras alors que je commençais doucement à renoncer à un possible retour de sa part dans ma vie. Je pensais l'avoir perdue définitivement et maintenant elle est là.

" - Je suis tellement désolée Lexa... "

Sa voix fait bondir mon cœur dans une explosion de bien être. Je ne lui en veux plus du tout, je n'en ai plus la force. J'ai juste besoin qu'elle reste avec moi, qu'elle ne parte pas.

" - Ne me laisse plus... Chuchoté-je dans un sanglot."

Elle met un peu de distance entre nos deux corps pour pouvoir me regarder. Ses mains viennent effacer les larmes qui avaient creusé mon visage sans que je ne m'en rende compte. Ce contact est divin. Ses yeux continuent de m'observer, ce bleu qui vient chasser toute la souffrance qui sommeillait dans mes entrailles.

" - Pardonne-moi Lex', je suis vraiment stupide... "

Je me détache péniblement de son étreinte et l'invite à me suivre d'un geste de la main pour que nous nous installons plus confortablement dans le canapé. Je n'arrive toujours pas à croire qu'elle est bien ici.

" - J'ai eu peur... Avoue-t-elle. J'ai eu peur de tout gâcher, je ne veux pas qu'on perde ce qu'on a et il faut avouer qu'on a complètement déraillé ces derniers temps...

- Tu penses que c'était une erreur alors? Demandé-je incertaine de vouloir connaître sa réponse.

- Je pense qu'on n'aurait pas dû se laisser emporter... On ne peut pas mettre en péril notre amitié pour une simple attirance... "

Une simple attirance. C'est ce qu'elle en pense alors, une simple attirance? Alors que mon corps semble brûler à chacun de ses touchers, que mon cœur semble exploser dès que je la vois, que mon être tout entier se consume à la moindre pensée que je lui accorde, elle me parle d'une simple attirance?

Je ne peux décemment pas la laisser penser ou dire une telle chose, pas quand moi je meurs lentement sous le poids de cette montagne de sentiments. Je me rapproche instantanément d'elle pour planter mon regard dans le sien, sa réaction est immédiate quand je la vois hoqueter.

" - Tu ne peux pas dire ça Clarke... "

Ma main commence tout doucement à effleurer son visage dans une caresse, sa respiration s'accélère durement. Ma cuisse vient se calquer à la sienne, provoquant une vague de chaleur qui inonde la pièce entière. Mon visage se rapproche lentement du sien, nous sommes en train de suffoquer sous cette tension qui émane de nos deux corps.

" - Ce n'est pas qu'une simple attirance... Mon être tout entier te désire. "

J'avais chuchoté ces mots à son oreille, sa poitrine subit les à-coups de son souffle saccadé. Son corps parle à sa place, elle ne peut pas me dire que tout ce que je ressens n'est pas réciproque, je le vois. Ses yeux se sont fermés alors que mes lèvres reviennent doucement pour se rapprocher dangereusement des siennes.

" - Retiens-moi, empêche-moi de le faire, Clarke... Murmuré-je sur ses lèvres. "

Elle n'esquisse aucun geste pour me repousser, seuls le bruit de nos respirations viennent animer l'espace qui nous entoure. Je sens sa main venir trembler dans ma nuque avant qu'elle ne s'y agrippe pour que nos lèvres se retrouvent enfin.

Je ne peux retenir le gémissement d'aise qui s'échappe de ma gorge, j'attends ce moment depuis si longtemps... Notre baiser est tendre, presque curieux, comme si nous apprenons à apprivoiser cette nouvelle proximité. Nos deux corps viennent naturellement se rencontrer, vivre ce contact à nouveau est libérateur. Je retrouve enfin ce morceau de moi dont elle m'avait privé.

Nous nous détachons difficilement, mon front repose contre le sien alors que je continue de la maintenir contre moi. Nos souffles se mélangent dans une danse chaotique, nous tentons de retrouver nos esprits. J'ai l'impression de revivre. Je m'éloigne lentement d'elle pour pouvoir l'admirer avant de lui dire:

" - On va se coucher?"

Je la sens se crisper à ma question, je ne veux pas la brusquer.

" - Si tu ne veux pas dormir avec moi, il reste encore la chambre d'ami, ou je peux te ramener chez toi, lui proposé-je doucement."

J'avoue que cela me chagrinerait énormément si Clarke me laissait toute seule mais je ne veux pas non plus la forcer. Peut être qu'elle ne se sent pas encore à l'aise à l'idée de dormir avec moi après tout ce qu'il s'est passé. Je peux le comprendre mais je dors bien mieux à ses côtés et je suis épuisée.

" - Non, non, ça ne me dérange pas... Je ne pensais simplement pas que tu m'inviterais dans ton lit après tout ce que j'ai fait, dit-elle en baissant honteusement la tête. "

La voir dans cet état me fait de la peine mais elle a de bonnes raisons de s'en vouloir. Je ne lui en veux plus pour ma part. J'aurais pu faire la même chose, ou peut être même pire me connaissant.

" - Je ne veux pas que nous soyons fâchées Clarke, je ne supporte pas ça, confessé-je.

- Moi non plus, je ne le supporte pas et je m'en veux terriblement de savoir que nous en sommes arrivées là à cause de moi...

- Je t'en ai voulue aussi, beaucoup même, mais ce n'est plus le cas maintenant. Par contre je jure de te tuer si j'apprends que tu es retournée voir ce Wells en douce, dis-je en tentant un léger sourire.

- Oh ça n'arrivera plus ! J'enverrai balader ma mère si elle me propose encore ce genre de plan foireux ! S'exclame-t-elle.

- J'espère bien, soufflé-je soulagée de l'avoir enfin avec moi. "

Je viens me saisir de sa main que je caresse doucement entre les miennes. Tous ces petits contacts qui m'horripilaient me sont maintenant devenus vitaux quand il s'agit de Clarke. Je relève mon regard, qui était jusqu'à maintenant posé sur nos mains, pour la regarder dans les yeux. Elle ne me paraît plus aussi crispée, elle a plutôt l'air d'être détendue à présent. Je me sens soulagée de savoir que les choses s'arrangent doucement, cette semaine m'a fatiguée, je me suis battue contre mes propres pensées sans aucun répit.

Nous rejoignons ma chambre dans laquelle Clarke va s'asseoir sur le lit, je referme la porte derrière moi avant de la rejoindre à mon tour. Une certaine timidité se fait ressentir dans l'atmosphère, nous ne savons pas trop quoi faire. Tout cela est tellement... Différent.

- Je suis tellement désolée... Tu es si merveilleuse Lex', tu ne fais que me le prouver un peu plus chaque jour et j'ai tout de même agi bêtement... T'embrasser a été la meilleure chose que j'ai pu expérimenter et depuis, je ne sais plus réfléchir avec lucidité à tes côtés... Tu me rends complètement folle mais j'adore ça. "

Je souris à ses derniers mots, c'est totalement réciproque. Embrasser Clarke, c'est une multitude de sentiments qui explosent tous au même moment, c'est des milliers de frissons qui parcourent tout mon corps, c'est la sensation de perdre pied, d'oublier tout ce qu'il y a autour, c'est le fait de n'avoir conscience que de ses lèvres et de son corps. De n'avoir conscience que de Clarke, seulement elle.

" - Embrasse-moi."

Les mots m'avaient échappée sans que je ne puisse rien y faire, je m'apprêtais à m'excuser car le contexte ne s'y prêtait pas réellement mais je suis stoppée par la main de Clarke qui vient remonter dans ma nuque pour s'en saisir. Rien que cela déclenche cette douce chaleur en moi. Son visage se rapproche très lentement du mien, mes yeux se ferment et j'ai l'impression d'étouffer tant la tension entre nous est puissante. Je n'ai plus aucun contrôle sur ma respiration quand je sens ses lèvres venir caresser les miennes, je pense que je vais bientôt exploser.

Ne pouvant plus attendre, je viens saisir sa mâchoire de mes deux mains pour sceller nos lèvres. Maintenant j'en suis sûre, je suis en train d'exploser à l'intérieur de moi-même. J'ai beau essayer de me remémorer sans cesse la sensation de ses lèvres contre les miennes, je suis encore surprise de voir l'effet qu'elles me font quand j'y goûte réellement.

" - Je rêve de ça depuis une longue semaine... Chuchote Clarke sur mes lèvres.

- Je crois que j'en rêve depuis bien trop longtemps, avoué-je. "

Je finis par briser le contact pour me lever sans ne rien dire, je m'éloigne du lit où Clarke se trouve encore avec sûrement une mine d'incompréhension.

" - Où est-ce que tu vas? Me demande Clarke légèrement apeurée.

- Nulle part, je vais juste me changer, la rassuré-je dans un sourire.

- Tu ne vas pas te changer devant moi hein ! M'avertit-elle d'un ton menaçant.

- Ah, c'est vachement flatteur dit comme ça, rigolé-je. "

Je la vois se lever pour me rejoindre près de l'armoire, je ne comprends pas trop ce qu'elle fait. Elle se poste en face de moi et ses mains viennent se poser sur mes hanches, cette soudaine proximité me coupe le souffle.

" - Laisse-moi faire alors, murmure-t-elle d'une voix suave qui me donne des frissons. "

Elle ramène délicatement ses mains sur les boutons de la chemise que je porte pour commencer à les défaire lentement. Parfois ses doigts viennent effleurer ma peau, me procurant de douces brûlures. Elle ouvre maintenant ma chemise qu'elle fait glisser sur mes bras tout en rapprochant son corps du mien, j'ai très chaud d'un coup.

Quand ma chemise s'écrase au sol, Clarke vient frôler mon abdomen du bout de ses doigts dans de succulentes caresses. Maintenant ses mains descendent progressivement le long de mon corps et dans une lenteur presque douloureuse, elle déboutonne mon pantalon. Elle le fait descendre le long de mes jambes sans aucune précipitation. Je pense mourir quand je sens sa bouche venir embrasser mes cuisses, mon ventre, le creux de ma poitrine, pour remonter tortueusement jusqu'à mes lèvres. Je suis incapable de prononcer quoique ce soit, je suis totalement fascinée par la tendresse dont Clarke fait preuve. Je n'ai jamais connu une telle intimité avec qui que ce soit.

Quand nos regards se perdent à nouveau l'un dans l'autre, je peux clairement voir le désir qui siège au fond de ses yeux. Nous savons pertinemment que nous n'irons pas plus loin ce soir mais ce moment ne perd pas pour autant de son intensité. Son corps se rapproche à nouveau du mien et je sens ses bras venir m'entourer pour finir par se poser sur l'agrafe de mon soutien gorge. Je ne peux retenir un gémissement quand elle vient m'embrasser dans le cou tout en détachant ce dernier. Comme ma chemise précédemment, elle le fait glisser sur mes bras pour m'en débarrasser.

" - C'est beaucoup mieux quand c'est moi qui le fais, chuchote-t-elle à mon oreille."

Sa voix me fait pousser un grognement, elle cherche à me chauffer et ça marche, elle en a conscience. Sans trop s'éloigner de moi, elle attrape mon tee-shirt que je mets pour dormir afin de me l'enfiler. Elle profite de ce geste pour venir effleurer mes seins, dont la pointe se durcit immédiatement dans de douloureux frissons. Nos respirations saccadées se font entendre bruyamment, elle vient alors calmer ce son en emprisonnant mes lèvres entre les siennes. Ses mains viennent caresser mon dos tandis que je m'accroche à son cou.

" - Tu es prête pour dormir maintenant, déclare-t-elle tout doucement.

- Tu vas me tuer Clarke."