Bonjour, bonjour...

Je sais que je n'ai pas posté depuis un très long moment et je m'en excuse. J'ai essayé d'avancer un peu sur cette fiction puisqu'elle ne fait pas tant appel à l'inspiration mais à la motivation, que je n'ai plus beaucoup d'ailleurs (coucou Insanistyk).

Enfin bref, un court chapitre qui va sûrement vous laisser sur votre faim mais j'ai déjà écrit le prochain qui est bien plus long et qui contient principalement des dialogues ;)


Tu t'approches de la porte d'entrée que tu cherches à rejoindre depuis une bonne éternité et tu n'as même pas le temps de la tirer vers toi que quelqu'un la pousse. Tu lèves les yeux et rencontre un regard vert ambré qui te semble bien familier. Ses cheveux or chatouillent doucement sa peau, allant un peu devant ses yeux qui fixent les tiens et tu finis par remarquer le grand sourire qui orne ses lèvres. Elle dit joyeusement de sa voix sensuelle :

- Ah parfait, tu es là !

Quinn t'attrape par le bras et te tire vers elle, ton corps venant buter contre le sien. Tu clignes deux fois des yeux et elle continue sa route dans cet infernal lycée, se saisissant cette fois de ta main. Sa paume venant se frotter contre la tienne.

Tu es toujours aussi perdue, ne comprenant pas pourquoi cette fille aussi magnifique et populaire soit-elle, te tire pressement par la main. Tu te rends compte qu'elle se dirige vers la salle de théâtre. Bah oui la salle de théâtre San, t'es dans un putain de lycée dédié aux arts…

Tu détailles son corps devant le tien et tu remarques qu'elle est déguisée en tu ne sais quel personnage même si tu notes sans effort qu'il lui va vraiment bien. Tu lèves la tête en entendant deux voix que tu ne reconnais pas tout de suite.

- Je vous en conjure, et c'est surtout pour le placer dans mes prières, quel est votre nom ?

- Miranda, ô, mon père, en le disant, je viens de désobéir à vos ordres.

- Bien !, s'exclame Shelby Corcoran, la professeure de théâtre.

- Charmante Miranda ! Objet digne de ce qu'il y a de plus précieux au monde ! J'ai regardé beaucoup de femme du regard le plus favorable plus d'une fois mon oreille trop prompte… la mélodie de… heu…

Quinn te coule un regard avant de tourner la tête lorsque Mademoiselle Corcoran dit :

- Hayden ! Arrête le massacre ! Tu as eu plusieurs semaines pour apprendre ton texte !

- Désolé Mademoiselle Corcoran.

- Non, ne t'excuse pas auprès de moi, excuse toi auprès de ta partenaire qui s'est montrée très compréhensive, auprès de tes collègues et surtout auprès de toi-même…

- Mademoiselle Corcoran, désolée de vous interrompre…, commence soudainement Quinn, te surprenant toi et toutes les autres personnes dans la salle, ayant oublié sa présence tellement vous étiez captivés par la scène jouée devant vos yeux. Mais est-ce que c'est un peu mieux ? J'ai demandé à ma mère de l'arranger un peu. Elle tourne sur elle-même, montrant son costume à son professeur. Quinn est superbe. Elle continue encore un peu de tourner sur elle-même et en profite même pour te faire un clin d'œil aguicheur lorsque son corps fait face au tien.

- Miaouuuuu… Ça te va bien Q !, fait Dana encore sur scène avec une voix sensuelle, caressant des yeux le corps de la blonde en toute amitié.

- Super cool, enchaine Hayden.

- Exquise Quinn, comme toujours, finit Miss Corcoran.

- Mademoiselle Corcoran, j'ai toujours du mal avec : « Mes affections sont donc des plus humbles : je n'ai point l'ambition de voir un homme plus parfait que lui ». Je ne comprends pas… j'veux dire… elle le pense vraiment ?, coupe Dana.

- Surtout que je viens clairement de lui dire que je me suis tapé toutes les filles du coin, poursuit son acolyte masculin avec un ricanement.

- Ouais, c'est compliqué. Ça fait longtemps qu'on discute cette phrase. Il nous faut un regard neuf, les interrompt Quinn tandis que le silence se fait dans la salle, sa prestance n'ayant d'égal que sa beauté. Elle s'approche de toi, toujours en retrait, et passe sa main autour de ta taille avant de te tirer devant l'estrade qui fait office de scénette.

Elle tourne son visage vers toi en continuant à marcher et te dis :

- La question est : est-ce que le sentiment de passion immédiate que ressent Miranda pour Ferdinand est le fruit d'un manque d'expérience, d'un concours de circonstances ou… Est-ce qu'elle vient vraiment de rencontrer l'amour de sa vie. Elle se stoppe soudainement, son visage beaucoup trop proche du tien et ses yeux emplis de vagues verdâtres fixent ses homologues chocolat. Qu'est-ce que tu en penses ?

Heu… Mais qu'est-ce que tu en sais toi ?

- Quand on rencontre une personne qui va changer notre vie, on le sait, et puis c'est tout, j'imagine…, dis-tu, tes orbes onyx fixant inconsciemment les siennes alors qu'elle t'adresse un petit sourire en coin. Heu... Mais qu'est-ce que tu fais là ? Et puis, les parents vont payer vingt balles la pièce alors y'a intérêt à ce que ce soit le grand amour, le vrai, non ?, bégaies-tu pour tenter de reprendre contenance.

- Ouah, romantique et cynique. Ça m'aide beaucoup, merci, fait soudainement Dana en guise de remerciement à ton égard.

A peine a-t-elle finit sa phrase que la sonnerie se déclenche.

- Merci Miss Corcoran. A plus les gars !, finissent les deux acteurs en descendant de la scène pour aller dans les couloirs.

- Oh non… J'ai un cours d'impro avec toute une classe de troisième, finit la professeur en baissant la tête, se rendant compte que contrairement à la plupart des élèves du lycée, elle ne finira pas le travail de sitôt.

Ils quittent tous la salle et tu te retrouves soudainement seule avec celle qui obsède tes pensées depuis hier soir. Elle fait quelques pas en avant, s'éloignant de toi avant de te regarder fixement, un petit sourire en coin soulevant le coin de ses lèvres. Quelques secondes s'écoulent dans le silence puis elle s'exclame soudainement d'un ton joyeux :

- J'en ai pour une minute, avant de partir dans la seconde partie de la salle, sûrement la loge des artistes.

Heu… Ok… Qu'est-ce que tu fais ici déjà ?

- Oh ! Est-ce que tu pourrais me rapporter ma ceinture, s'il-te-plait ? Elle est dans mon sac !, dit Quinn assez fort pour que tu puisses l'entendre, te coupant soudainement dans tes pensées.

- Euh... Oui… Bien-sûr, dis-tu sans même être sûre qu'elle t'ait entendue. Ok… Récupère la ceinture, ne dis pas de conneries, et évite de te casser la gueule. Ça devrait le faire, non ?

Tu ne sais pas trop où aller alors tu détaille sans gêne la pièce dans laquelle tu te trouves. Tu remarques les quelques concept-arts de costumes éparpillés sur le sol, des accessoires qui te sont inconnus déposés sur une étagère et un grand bureau qui doit sûrement être celui de Miss Corcoran. Tu t'approches de l'imposant bureau en chêne massif et tu remarques qu'un simple Mac Book air est posé dessus. Tu notes qu'il est allumé :

Quinn Fabray est Prospera

Récemment arrivée à l'académie McKinley, Quinn Fabray a ému son public aux larmes lors de son audition grâce à son interprétation de Blanche, tirée de l'œuvre de Tennessee Williams, « Un tramway nommé Désir ». Quinn s'intéresse aussi au cheerleading, aux débats, au club d'abstinence, à l'histoire locale de la nature et au Glee Club. Elle espère un jour jouer pour les caméras d'Hollywood et découvrir de nouveaux horizons.

Sebastian Smythe est Caliban

Rejeton de la famille la plus ancienne et la plus influente de Lima, Sebastian espère que cette production de « La Tempête » permettra de faire perdurer la tradition Smythe à l'académie McKinley. Incarner Caliban a été un véritable défi pour cet élève de première qui aime également le sport, la photographie, et passer du temps avec ses nombreux amis.

Dana Ward est Miranda

Elève de seconde, Dana a joué dans deux autres productions depuis sa première année à l'académie McKinley. Dana aime le football américain (Allez les Titans !), les réseaux sociaux, et les bals de l'école. Elle espère devenir membre du Vortex Club une fois en terminale.

Hayden Jones est Ferdinand

Ce spectacle marque les premiers pas de Hayden Jones au sein du Club de théâtre de l'académie McKinley. Il a auditionné suite à un pari perdu, mais il s'est découvert une passion pour le théâtre. Elève de seconde, il aime également le sport, la « botanique » et les longues promenades en forêt.

Pffff… Plus barbant tu meurs… McKinley a la sacrée manie de prendre ses nombreux élèves pour l'élite du pays alors que dios mio, vous êtes seulement à Lima, trou pommé de l'Ohio.

Tu recules et continue de faire le tour de la pièce jusqu'à remarquer des mots écrits derrière un miroir. Tu te rapproches et tu peux lire distinctement :

- Q.F sera nulle en Prospera !

- Si R.B avait eu le moindre talent peut-être qu'elle aurait eu le rôle.

- Talent ? Parce que c'est pour ça que Miss.C t'as donné le rôle, pétasse ?

Et bah… C'est pas pour rien qu'on appelle ce cours « atelier d'art dramatique ». Rachel Berry a un sacré problème d'égo… Mais bon, ce n'est pas comme si tu ne le savais pas déjà. Elle sent la bitch à trois kilomètres à la ronde.

Tu te tournes et tu finis enfin par remarquer le foutu sac noir de Quinn. Tu t'approches et t'abaisses pour fouiller dedans. La première chose que tu en sors est une photo chiffonnée. Tu la déplies, tu peux y voir une Quinn plus jeune avec un sac à dos vert sur le dos, à côté d'elle se trouve un grand gaillard blond qui l'entoure de son bras. Sans doute son père. Tu t'attardes particulièrement sur les traits de l'enfant et remarque que Quinn était déjà très mignonne par le passé… Bon en même temps faut dire que maintenant c'est un vrai canon donc… Santana ! Stop.

Tu remets la photo dans le sac puis après quelques instants de fouille intensive, tu trouves enfin la ceinture. Tu la prends puis rejoins les loges dans lesquelles se trouve toujours la belle blonde qui doit se demander ce que tu as foutu pendant tout ce temps. Tu l'entends s'affairer derrière le rideau d'une cabine et tu te demandes si tu dois lui jeter par-dessus ou si tu peux rentrer à l'intérieur. Tu as vraiment envie de rentrer à l'intérieur.

Alors te le laissant guidée par ton instinct, tu écartes le rideau en velours (oui, ils ne se font pas chier à McKinley) et rentre totalement dans sa cabine. Elle est seulement munie de son soutien-gorge rouge et d'un jean. Elle te tourne le dos alors tu ne sais pas vraiment quoi faire… Tu décides tout de même de te manifester :

- Ton costume était vraiment cool.

- Merci, fait-elle, se retournant soudainement vers toi avant de te détailler sensuellement du regard. Si tu pouvais, tu la prendrais directement dans cette foutue cabine. Alors, tu m'as apporté des fleurs pour ma représentation ?, continue-t-elle avec un sourire joueur, la malice brillant dans ses yeux.

- Nop, que la ceinture désolée, tu répliques en te passant nerveusement la main derrière la nuque, un petit sourire que tu sais charmeur aux lèvres.

- Parfait, dit-elle en répondant à ton sourire avant de tendre la main pour récupérer l'objet.