Bonjour mes amours !
Merci aux quelques reviewers pour le prologue, votre enthousiasme me touche toujours autant ! Et ça m'avait manqué plus que je ne le pensais. Aujourd'hui, je vous laisse plonger dans la tête de notre Drago. Je ne vous dirai que ceci : accrochez-vous.
Merci à Lyra Verin et Mery-Alice Gilbert.
Chapitre 1.
"A narrow path through hallowed grounds
A silent walk among the clouds
A pile of stones hidden in the pine
Only seen through dead man's eyes…"
Dead man's eyes, Apocalyptica.
« Un passage étroit à travers les terres sacrées
Une marche silencieuse parmi les nuages
Un tas de cailloux, cachés dans les pins
Seulement vus par les yeux de l'homme mort. »
Les yeux de l'homme mort, Apocalyptica.
« On croit souvent que le pouvoir est une question d'argent. C'est faux. Le pouvoir se cache dans la dignité de celui qui n'a plus rien, plus de vie, plus d'espoir. »
Drago s'arrêta, écoutant le son de sa propre voix se répercuter contre les murs froids. Résonner.
« Quand on n'a même plus la maîtrise de sa propre personne, quand le quotidien est un rituel infernal dont on n'a plus le contrôle, que l'on nous assène comme le martèlement régulier d'une marche militaire. Un, deux. Trois, quatre. Et les bottes claquent, incessantes comme le gouffre au fond des êtres. »
Depuis le jour de son procès, Drago avait appris une nouvelle forme de dignité, plus profonde, plus pernicieuse : garder l'unicité de sa conscience. Il lui semblait que, chaque jour, il perdait une parcelle de dignité supplémentaire. Alors il se battait pour garder conscience humaine. Pour ne pas tout perdre.
Pour cela, il se parlait, pour avoir l'impression de ne pas être seul. Pour s'accrocher, de jour en jour, d'heure en heure, de minute en minute.
« T'es complètement fêlé, mec », ricana-t-il, se trouvant misérable.
Néanmoins, dans la noirceur et la froideur de sa cellule, il avait rompu le contact avec la réalité. Parfois, il ne savait même plus s'il parlait à voix haute ou s'il imaginait le son de sa propre voix. Les limites entre le Néant intérieur et le Néant extérieur étaient floues. Qui aurait pu l'entendre de toute façon ? L'aile des Mangemorts n'était habitée que par des âmes en peine, dont les Détraqueurs faisaient partie. « Des détraqués, en somme », pensa Drago, incapable de l'admettre à voix haute
Ça, c'était encore trop difficile à dire, à rendre encore plus réel que ça ne l'était déjà. Jour comme nuit, été comme hiver, printemps comme automne, chaque jour, inlassablement, il le passait, allongé sur sa couche. Il ne se rendait compte des saisons que parce que son corps y réagissait, lorsqu'il devenait bleu l'hiver, lorsqu'il suait l'été. Mais il avait froid, chaque jour de l'année. Son fonctionnement était complètement détraqué par la présence sombre et inlassable de la Mort.
Il était comme saisi dans un glaçon éternel, saisi dans l'horreur. L'absence de bonheur était comme l'union d'une stalagmite et d'une stalactite : elle se figeait dans l'œuvre du temps. Plus rien dans son organisme ne fonctionnait normalement. Si la normalité avait encore un quelconque sens.
Et il regardait le plafond, visualisant l'araignée dont les pattes s'agitaient pour construire sa toile. C'était une véritable œuvre. Cela représentait bien plus que tout ce que Drago était encore capable de faire pour sa propre vie. Il était dépossédé de sa propre autonomie.
« C'est magnifique », souffla-t-il d'une voix caverneuse.
Il en aurait presque pleuré, s'il n'était pas si froid et si dur à l'intérieur. Cette toile, c'était un aboutissement, qui brillait par le seul fait de l'unique rayon du soleil qui passait à travers les barreaux de sa fenêtre. Il avait la sensation d'être du seul côté de la tour où la lumière ne perçait jamais, mais il savait que c'était la présence des Détraqueurs qui avait cet effet.
Les longues capes noires flottaient dans les airs, errant sans but dans les couloirs qui étaient réservés aux êtres les plus crains du monde magique. C'était la vengeance la plus diabolique qui soit, le Seigneur des Ténèbres lui-même n'aurait pas pu s'y résoudre. Il aurait fallu qu'il observe ses damnés. Ici, personne ne venait jamais. Personne ne voulait voir ce qu'il advenait d'eux. On pourrissait ici comme des rats. Comme des rats morts.
Peut-être même que quelqu'un était vraiment décédé. Qui l'aurait su ? Sûrement pas les prisonniers eux-mêmes. Tout avait l'odeur de l'agonie et de la putréfaction ici. Même leurs âmes sentaient la mort. Drago songeait qu'il pourrait avoir des esquarres et ne pas s'en rendre compte. Il ne savait même plus ce qu'était la douleur. Son corps était engourdi, à force d'avoir trop souffert. C'était sinistre.
Un rire s'échappa d'entre ses lèvres. Un rire sec, froid. Un rire noir, parce qu'ici, même le rire ne pouvait être jaune. Il n'y avait pas de place pour la couleur. Un rire déconnecté de la réalité, un rire à glacer les sangs. Mais un rire qui ne pouvait plus glacer plus personne ici. C'était pathétique.
Ironiquement, le rituel imposé par la prison et qui le dépossédait de sa liberté de choisir était ce qui permettait à Drago de s'accrocher à quelque chose. Le rituel avait cet aspect concret et rigoureux qui apportait une certaine stabilité à son existence.
À six heures trente, les lumières de la cellule s'allumaient, tels des néons clignotants et diffusaient leurs bourdonnements à en faire perdre la tête, si ce n'était pas déjà trop tard.
À six heures cinquante, du thé, du café et de l'eau étaient distribués par des elfes courageux. Ou peut-être insensibles à la magie macabre dégagée par les Détraqueurs.
Dans la matinée, il y avait rarement du mouvement, sinon celui des Détraqueurs dans leur ronde interminable. Personne n'était jamais venu jusqu'ici, à part une fois, éventuellement. Sauf si Drago avait fantasmé cette visite inopinée, ce qui n'était pas à exclure.
À midi, c'était la distribution du repas avec une cruche d'eau plate, du thé et du café.
L'après-midi, à seize heures, les portes des cellules s'ouvraient mécaniquement pour une durée d'une heure. Officiellement, les résidents de l'aile avaient droit à une heure de préau. Mais personne ne bougeait jamais. Parfois, Drago se demandait si quelqu'un les attendait pour les accompagner jusqu'à la cour et les surveiller. Ou si quelqu'un attendait d'un observatoire, scrutant une cour restée déserte.
À dix-huit heures, on distribuait le repas du soir, des tartines pour le lendemain matin et de l'eau chaude.
À vingt et une heures trente, les lampes s'éteignaient subitement, et le bourdonnement des néons cessait enfin.
La nuit semblait infinie, d'autant plus que Drago fermait rarement l'œil. Il était incapable de dire s'il était devenu insomniaque à Azkaban ou s'il l'avait toujours été. Quoi qu'il en fût, il ne dormait pas, n'arrangeant pas mais ne changeant rien non plus à sa léthargie.
Cela étant, ce rituel fixe était le seul moyen à sa disposition pour évaluer le temps qui passait, même si son efficacité était très limitée.
Le seul souvenir daté qu'il possédait était celui du 23 septembre 1998, le jour où il avait entendu le prononcé de sa peine, après seulement une semaine d'attente en maison d'arrêt, contre six mois en moyenne habituellement. Il en avait pour cinq ans dans cet enfer. Il ne savait même pas depuis combien de temps il était là. Deux jours ? Une semaine ? Un an ? Peut-être même était-il là depuis dix ou vingt ans et que le monde sorcier l'avait oublié.
Après tout, ce n'était pas comme si quelqu'un à l'extérieur risquait de le réclamer. Ses parents avaient été incarcérés également. Oui, maintenant, il se rappelait de leur arrivée. C'était ce jour-là qu'il avait perçu du mouvement. Il ne savait pas s'ils s'étaient rendus ou si les Aurors les avaient attrapés. Il ne savait pas non plus s'ils subissaient la même peine que lui. Il ne savait rien. Sinon qu'il mourait à petit feu. Ou plutôt, à coups de pique à glace, vu l'air glacial qui régnait ici.
À moins qu'il ne soit réellement mort et que cet enfer soit éternel. Il était incapable de le dire. Cette idée le fit frémir.
En fait, il n'était même plus certain d'être ce Drago Malefoy auquel il pensait. Ce nom lui était familier, mais sa conscience identitaire était si morcelée que cette information n'avait valeur que de souvenir. Autrement dit, ça n'avait pas une grande valeur. Un souvenir, ça s'inventait facilement. Surtout dans ce silence infini. Qu'est-ce que ça signifiait de toute façon ? Sinon qu'il était un criminel. C'était le nom qui était associé à sa sentence, dans ce qu'il croyait être une reviviscence.
« Drago Lucius Malefoy, au nom de la loi, je vous déclare coupable d'association criminelle aux termes de l'article 324 du Code pénal des sorciers. Au vu de la gravité des faits qui vous sont reprochés, j'exige la peine la plus forte que la loi m'autorise à prononcer : cinq ans d'emprisonnement sans sursis. »
Il avait du mal à l'effacer de sa mémoire. Peut-être était-ce la seule chose qui brûlait, même si la sensation était… anesthésiée ? Il ne savait pas si c'était le terme adéquat. Toujours était que la douleur avait été si présente que, aujourd'hui, il ne la ressentait plus réellement. Il avait la conviction que c'était inscrit dans sa chaire, telle une cicatrice.
Telle une cicatrice. Il souleva son bras endolori, interceptant le faisceau de lumière. Sur sa peau, blanche comme de la craie sur un tableau noir, blanche comme le paradis illuminé par la bonté divine, blanche comme la porcelaine se morcelant telle son âme brisée, blanche comme la colombe qui s'envole vers un pays lointain, si éloigné d'ici… Sur cette peau blanche, sa peau, se dessinait une marque.
Un frisson parcourut son échine. Ce n'était pas n'importe quelle marque. C'était la Marque. Elle n'avait plus l'intensité d'antan, elle était d'un gris tirant sur le mauve. Comme si elle cherchait à se fondre dans la peau, à y disparaître. Un peu comme le ferait une ecchymose, s'effaçant peu à peu, dans les affres du temps. Parfois, Drago se demandait si elle allait s'évanouir totalement, à force de s'estomper, et finir par n'être qu'un mauvais souvenir.
Il passa son doigt, long et fin, squelettique et effrayant, sur le dessin. Il suivit les courbes du serpent, à la recherche d'une zone sensible. Mais il ne ressentait rien. Pas l'ombre d'une douleur ou d'un ancien traumatisme. Tout au plus pouvait-il sentir l'effleurement sur sa peau.
À vrai dire, son corps ne se tordait de douleur qu'à une occasion unique, lors des roulements du tonnerre. Alors, à ce moment-là, se réveillait l'enfant enfoui au fond de lui. Le petit garçon se recroquevillait sur lui-même, sous les supplices d'un Doloris informulé. Là, il ressentait à nouveau quelque chose et, ce quelque chose, c'était la peur. Vorace et sans pitié.
Dans ces moments-là, il hurlait le nom de sa mère. À moins que son nom se répercute contre les parois de son crâne, menaçant de l'exploser. Elle n'était jamais venue à son secours, parce qu'elle ne pouvait pas l'entendre. Elle n'était jamais venue et Drago s'était retrouvé seul face à ses peurs, face à l'être destructeur qui anéantissait son innocence. Le petit garçon terrifié avait grandi, et ses démons ne l'avaient jamais quitté. L'horreur faisait partie de lui.
Parfois, pour se rassurer et se donner du courage, Drago se remémorait certaines paroles de sa mère. Il ne savait pas si elles étaient réelles ou imaginaires, mais elle lui disait de fuir.
« Ne reste pas ici. Tu mérites bien mieux que cette vie de fuite. Fais des études. Trouve un bon travail. Une femme à aimer. Fonde une famille. Mais, s'il te plaît, mon chéri. Ne reste pas ici. »
Il aurait aimé l'y voir. Comment pouvait-il se sauver ? Comment pouvait-il échapper aux Détraqueurs ? Il n'était pas capable de produire de Patronus. Il n'avait même plus sa baguette magique. Il ne savait même pas s'il était encore capable de produire de la magie. De toute façon, elle était inefficace. Un peu comme dans un coffre-fort à Gringotts. On ne pouvait rien voler. On ne pouvait pas voler des âmes mortes. On ne pouvait pas s'envoler.
Drago ricana derechef. Ses pensées n'avaient aucun sens. Mais, au moins, elles étaient siennes.
Parfois, il ne rêvait que d'en finir. De sortir de cet enfer. Il regardait le cordon de sa robe de chambre, puis passait lentement ses paumes dessus. Il se disait que ce serait tellement simple. Il suffirait de le dénouer de sa taille, puis de le passer autour de sa gorge. Et là, il pourrait le serrer. Il pourrait penser à la façon dont sa mère lui avait appris à faire ses lacets. Tu croises. Tu passes un bout en dessous. Tu tires. Tu fais une boucle. Tu l'enroules avec le deuxième bout. Tu fais une autre boucle avant de serrer très fort. Et ce serait fini.
Ce serait tellement simple. C'était sa seule façon d'échapper à cet endroit. Il était déjà dans un tombeau, après tout. Les quatre murs faisant office des quatre planches, les grilles faisant office de clous. Qu'y avait-il comme vie après cet enfer ? Il n'imaginait rien. Il en était tout simplement incapable.
Quand il pensait au fait qu'il s'était moqué de Potter en troisième année, parce qu'il s'était évanoui en présence des Détraqueurs. Quel merdeux arrogant il était à l'époque… ! S'il avait su que, des années plus tard, son propre esprit se déliterait à cause de ces créatures, peut-être n'aurait-il pas insisté à ce point.
En vérité, il n'avait tout simplement pas compris comment Potter avait pu perdre connaissance alors que lui-même était resté de marbre, malgré tout ce qu'il avait vécu. Sa propre douleur était tellement ancrée en lui qu'il n'avait pratiquement pas senti de différence. Pourtant, la souffrance que Potter avait endurée était vraie, contrairement à celle que Drago avait eu l'habitude de simuler pour attirer des ennuis aux autres. Pour faire son intéressant. Pour attirer l'attention de Potter sur lui.
Honnêtement, il se délectait de son jeu de comédien. Il aimait afficher aux yeux de tous une souffrance avec laquelle ils ne pourraient jamais l'atteindre. Il n'avait pas besoin d'être pris en aveu de faiblesse. Il ne voulait pas être ménagé. Seule la maîtrise de lui-même importait.
Drago ferma les yeux, se maudissant. Le passé. Il ne fallait pas penser au passé. Jamais. Sous peine de faire renaître l'angoisse, de se laisser absorber par le Néant dans son thorax. Être absorbé par soi-même, en étant son propre Néant, c'était bien pire que d'être entouré du Néant. On devenait son propre ennemi. C'était la pire des pénitences.
« Potter… », marmonna-t-il, le maudissant à son tour.
Il grogna. Cet idiot était toujours la source de ses tourments. Pourquoi le rappelait-il constamment à son passé ? Un passé durant lequel il pouvait encore le suivre, le charrier, le harceler dans les couloirs du château. Drago était obsédé par lui. Aujourd'hui encore, ce simple nom suffisait à le jeter tout à vrac en lui-même.
« Quand est-ce que tu me ficheras la paix, Potter, hein ?! Quand est-ce que tu me laisseras tranquille ? Quand est-ce que tu cesseras de te promener dans mes pensées avec ton putain de cul bien roulé ? Tu m'excites, bordel ! Ton souvenir m'aguiche. Casse-toi. Casse-toi », s'énerva-t-il, geignant comme un demeuré.
Il geignit de plus belle en sentant son sexe se durcir. Ses yeux se baissèrent instinctivement, bien qu'il ne pût que deviner la bosse dans la pénombre.
Instinctivement, il ouvrit sa robe de prisonnier, dont le tissu était semblable à un sac de pommes de terre au toucher, et empoigna son membre d'une main ferme, bien déterminé à mettre fin à cette tension.
Il le caressa lentement, se repassant les images de Potter dans sa mémoire, passant outre le fait qu'il imaginait l'adolescent qu'il était jadis, qu'importe qu'il ait treize ou quatorze ans, quinze ou seize ans. De toute façon, il avait lui-même cet âge-là, à l'époque. Potter était son premier fantasme. Et il était toujours aussi persistant avec les années.
Son mouvement s'accéléra, et il accentua la pression de son poing autour de son pénis pour augmenter les sensations. Il se cambra. Son souffle suivit le rythme de sa main, tandis que sa respiration devenait erratique. Les battements de son cœur devinrent douloureux, lancinants comme les souvenirs qui cognaient dans son esprit, tandis qu'il laissait échapper quelques lamentations.
Il empoignait son engin comme si sa vie en dépendait. Comme si c'était sa seule issue à l'enfer dans lequel il tentait de survivre. Sa seule chance de garder un contact avec la réalité, bien qu'elle fût mortifère.
Il empoignait son manche comme il empoignait son balai pendant les matches de Quidditch, le poussant à sa vitesse maximale, observant Potter faire ses acrobaties dans les airs comme si sa vie en dépendait. Et quel genre d'acrobaties on pouvait faire avec un manche bien huilé… !
Il se libéra dans un râle funeste, avec l'image fantasmée d'un Potter nu et en sueur, annonçant la fin de la trêve. Son corps, débarrassé de la tension du désir, venait de laisser place au calme. Ce n'était pas la plénitude ni l'apaisement, c'était simplement la disparition du désir pesant et pressant. Et il s'en était allé, emportant avec lui les images de l'adolescent balafré et de son corps tentateur.
À nouveau, il retrouva la sensation de froid, la sensation du Néant, la certitude d'être un rat mort oublié de tous. Alors Drago sanglota lentement, ayant à peine conscience des soubresauts de son corps. C'était le contrecoup, le retour à la réalité. Ou plutôt, le retour à cet enfer, qui tenait au moins à la réalité du fait qu'il existait dans sa tête.
Cependant, dans la seconde qui suivit, il éclata d'un rire tonitruant, qui se répercuta contre les murs froids et vides. Un rire sans joie, un rire tout droit sorti de l'enfer, défiant toute raison. Un rire que les Détraqueurs ne pouvaient pas lui retirer. Un rire qui le détruisait et le morcelait encore un peu plus.
Il ne regrettait rien. Il ne regrettait pas ces années à charrier Potter, parce que ça l'avait rendu vivant, en quelque sorte. Ça avait fait de lui un insupportable et vil Serpentard, mais ça lui avait donné une raison de se lever chaque matin. Puis, de toute façon, un Malefoy ne regrettait jamais rien. C'était comme ça, il était infernal.
Et l'enfer était tapi dans ses entrailles… L'enfer était tapi dans son crâne. Il liquéfiait sa capacité de raisonnement, faisait perdre du sens aux mots. Les mots qui devenaient des armes, des armes qui ouvraient en détruisant, des mots qui condamnaient d'avance à une nouvelle autodestruction. Il détestait cette sensation de perdre le contrôle de lui-même.
Qui que Drago Malefoy eût été, s'il avait existé, il n'était plus rien à ce jour, sinon une âme en détresse entre réalité et fantasmes inavoués.
Dur, n'est-ce pas ? Si vous n'avez rien compris, pas d'affolement, c'est normal. C'est voulu. (Mais vous êtes libres, et même convié-e-s, de me faire une rédaction sur vos analyses ahah)
Non, ça ne se passe pas très bien pour Drago. Mais c'est nécessaire de vous montrer à quel point son mental est décousu, pour que vous compreniez bien la suite, ce qu'il se passera avec Harry.
En parlant de Harry... mon petit doigt me dit que le chapitre 2, c'est dans sa tête à lui. A lundi !
Flux énergétique de scarabée sur vous.
