Bonjour mes amours !

Après les souffrances de Drago (et il ramasse, le pauvre - oui, je sais, c'est de ma faute), voici celles de Harry. Beaucoup plus enfouies, elles sont pourtant bien présentes. Note à Damelith : ta patience est enfin récompensée, tu vas rencontrer ton nouveau coup de cœur. :p

Merci à Lyra Verin et Mery-Alice Gilbert.


Chapitre 4.

"I cope smothered in smoke

Dehydrate my soul

I know things that you don't

(…) I don't know what to do

I always figured I'd be the one to die alone."

Me and my friends are lonely, Matt Maeson.

.

« Je lutte, étouffé dans la fumée

Je déshydrate mon âme

Je sais des choses que tu ne connais pas

(…) Je ne sais pas quoi faire

J'ai toujours imaginé que je serais celui qui mourrait seul. »

Moi et mes amis sommes solitaires, Matt Maeson.


Harry regarda sa montre avec un air de satisfaction. Il était dix-sept heures, et vendredi qui plus était. La semaine était terminée ! Il s'étira, avant de rassembler ses effets personnels. À côté de lui, Emory en fit de même, et ils quittèrent ensemble les bureaux.

« Je suis vraiment content de ces deux premiers jours », déclara le stagiaire.

« Tant mieux alors, parce que tu en as pour plusieurs semaines à devoir me supporter », le charria Harry.

Ils s'arrêtèrent devant le bâtiment et Emory le dévisagea avec sérieux.

« Tu fais quoi le vendredi soir ? » voulut-il savoir.

Harry se figea, prudent. Emory repartait à l'attaque. Dans d'autres circonstances, il l'aurait ramené chez lui, ils auraient baisé pendant des heures, puis il l'aurait jeté et ne l'aurait plus jamais revu. Sauf que c'était son stagiaire.

« Je sépare vie privée et vie professionnelle », répondit Harry, d'un ton un peu sec.

Le visage d'Emory s'assombrit. L'aîné ne mentait pas vraiment. Le vendredi soir, il en profitait pour se vider la tête. Il rentrait manger un peu, somnolait en écoutant de la musique, puis il sortait avec ses amis dans leur boîte gay préférée : Le Kelpy d'Argent. La signification était des plus évidentes : c'était un lieu de repérage et…de consommation sexuelle.

Malgré sa déconvenue explicite, Emory ne sembla pas entravé dans sa détermination.

« Pas de souci. On en reparlera à la fin du stage, alors ! » dit-il en commençant à s'éloigner. « Bon weekend ! »

Harry attendit qu'il eût tourné le dos pour secouer la tête et lever les yeux au ciel. Il ne se faisait pas d'illusion : si Emory était venu faire son stage au service d'aide sociale aux détenus, c'était pour travailler avec lui, Harry Potter, le Survivant, le Sauveur. Pour le travailler au corps, même. Ça n'avait rien à voir avec un véritable intérêt pour sa personne.

En soi, il n'y voyait pas d'inconvénients. Ça lui était égal de passer du bon temps sans lendemain, puis de passer au suivant. Harry n'avait pas comme projet immédiat de s'engager dans une relation sérieuse. Il avait donné. Il avait lamentablement échoué. Fin de l'histoire. Mais ici, il s'agissait de son stagiaire. Son travail était important. Il ne pouvait pas se permettre de faire n'importe quoi.

Il soupira avant de transplaner directement dans le couloir de son immeuble, dont le rez-de-chaussée était un café. Il salua de loin Annette et Thierry, le couple de propriétaires, avant de monter quatre à quatre les marches menant à son studio.

L'endroit était miteux. Enfin, c'était de cette façon qu'Hermione l'avait qualifié en y entrant pour la première fois, regardant Harry comme s'il avait pris un Cognard sur la tête. Lui, il en était immédiatement tombé amoureux.

C'était un appartement de deux pièces, cuisine et salon, avec deux chambres et une petite salle de bain. L'ensemble avait un aspect vieilli, mais donnait l'impression à Harry de vivre dans une taverne de gare. L'ambiance parfaite pour quelqu'un qui écoutait du vieux rock à longueur de journée.

Comme à l'accoutumée, il alluma sa radio, qui nécessitait juste un tapotement de baguette pour capter les fréquences sorcières, et s'attela aux fourneaux. L'électronique avait fini par envahir le monde sorcier. Radiotélégrammes, téléphones portables, télévisions, four à micro-ondes, frigidaire… Toutes les facilités du quotidien avaient été revues par des ingénieurs électromagiques, afin de les adapter aux ondes magiques.

Instinctivement, alors qu'il découpait ses poivrons et ses tomates pour les mettre à cuire avec ses œufs, Harry se mit à danser en chantonnant sur la musique entraînante.

« Ça a été la nuit d'une dure journée et j'ai travaillé comme un forcené. Ça a été la nuit d'une dure journée et je devrais dormir comme une marmotte. »

En fait, il marmonnait plus qu'il ne chantait, puis criait le refrain de « A hard day's night » des Beatles, qu'il connaissait par cœur. Il était un piètre chanteur, un piètre danseur, mais il n'en avait que faire. Avec la musique, il oubliait tout. Ses tracas quotidiens, ses tracas à long terme. Il s'oubliait dans les accords, dans les cordes de la guitare acoustique qui diffusait ses vibrations à en faire frissonner ses adeptes. Et il tapait du pied sur le sol, indifférent à son rythme plus que douteux.

Il s'assit finalement devant son omelette, qu'il mangea en continuant avec d'autres chansons du même groupe. Il n'aimait pas le silence de son appartement, ça lui donnait une sensation de solitude pesante. Avec la musique, il n'était jamais seul. Avec la musique, il n'existait même plus. Les notes emplissaient l'espace, s'animaient pour donner plus de couleurs à sa vie.

Repu, Harry repoussa son assiette et se leva, ouvrant la fenêtre de la cuisine. Il ferait la vaisselle plus tard, même s'il avait déjà quelques jours de retard. Même si, techniquement, il lui suffisait de lancer un sortilège de nettoyage pour qu'elle se lave toute seule. Il laissa entrer l'air frais qu'il huma, avant de s'asseoir sur le rebord, où il trouva un paquet de cigarettes. Il en alluma une, inspirant et recrachant la fumée à l'extérieur.

Dehors, il faisait déjà nuit noire. À cette période de l'année, le soleil se couchait alors qu'Harry travaillait encore. Ça avait un côté déprimant. Mais il aimait bien regarder les rues animées malgré la pénombre : ça, ça avait un côté de rêve. C'était comme si la vie ne s'arrêtait jamais, comme si la vie était plus forte que les ténèbres. Et Harry avait cette fâcheuse tendance à affronter les ténèbres. D'autant plus lorsqu'il s'agissait de se frotter à quelques culs.

L'idée fit sourire Harry. Plus que quelques heures avant de se perdre dans les phéromones dispersées par la foule, à la recherche de la prise parfaite. Ou de celle qui ferait l'affaire.

Sur le coup de vingt-trois heures, après avoir fait sa vaisselle en prévision de la fin de la soirée, il se vêtit d'un T-shirt ajusté, conservant son pantalon serré qui lui moulait les fesses… et surtout laissant entrevoir la taille de son attribut principal. Son argument de vente.

Il contrôla son reflet dans le miroir, et se décida pour une chemise à carreaux ouverte. Ça ne faisait pas l'effet de base recherché, mais c'était toujours la même chose : il ne reconnaissait pas son image, le style "homme en chasse", qui n'était pas le sien. Mais c'était quand même lui l'Attrapeur. Toujours.

Vérifiant une dernière fois qu'il avait bien son portefeuille et sa baguette dans leurs poches respectives, il attrapa clefs et portable avant de claquer la porte derrière lui. La soirée commençait enfin. Il était impatient.

Il retrouva ses amis devant la boîte de nuit. Dean lui donna une tape dans le dos, tandis que Seamus et Alois, enlacés, l'accueillirent d'un sourire.

« Harry ! » s'exclama Dean. « Tes cheveux sont indomptables, comme d'habitude. Les années n'ont pas été charitables avec toi. Tu t'en rends compte au moins ? »

« Mais je te baise ! » répliqua Harry en s'esclaffant. Il admettait bien volontiers que sa chevelure était devenue un désastre avec les années, bouclant sans aucun ordre apparent. « Tu peux bien parler, toi, avec ton mouton sur la tête. »

« Quand tu veux », répondit Dean du tac au tac. « Et je te signale que mes cheveux font de moi un homme convoité. »

Le groupe éclata de rire.

« Convoité, oui… Mais par des femmes ! » le charria Harry, sous les rires qui redoublèrent d'intensité.

Le grand noir, qui riait aussi, attrapa Seamus par les épaules et le rapprocha de lui, tout en plissant des yeux en direction d'Harry, d'un air faussement provocateur.

« Tu connais pourtant l'une de mes proies », lui assura-t-il.

« Moi, j'étais pas là », fit Harry en levant les bras et en affichant une moue circonspecte.

Dean relâcha Seamus, hilare, qui retrouva sa place aux côtés d'Alois.

Dean et Seamus, les meilleurs amis de toujours, avaient formé un couple durant une brève période, après la guerre des sorciers. S'apercevant que leurs sentiments correspondaient davantage à une amitié fusionnelle qu'à un amour passionnel, ils avaient rompu.

Seamus avait ensuite rencontré Alois, qui habitait alors sa ville natale, dans la ferme voisine de celle de ses parents. Ça avait apparemment été le coup de foudre et ils ne s'étaient plus quittés, comptabilisant aujourd'hui quatre ans de vie commune. Ensemble, ils étaient à la tête de L'orpholâtre, un établissement d'accueil pour enfants qui attendaient d'être adoptés. Harry leur avait légué le 12, Square Grimmaurd dans ce but, juste avant de partir pour le Canada.

Dean, quant à lui, était toujours célibataire. Mais c'était davantage un cœur tendre à la recherche de l'âme sœur qu'un véritable don Juan. Il était malgré tout bel homme, il pouvait avoir les conquêtes qu'il voulait. Sauf Harry. Il essayait parfois. Leur amitié était cependant trop importante pour qu'Harry se comporte avec lui comme il le faisait avec les autres.

« Bon, et sinon, il fait quoi Erwann ? » fit Harry.

« Juste derrière toi », lui répondit Alois de son habituelle voix posée.

Harry se retourna pour voir arriver le nouveau venu. C'était un petit sorcier, un an plus jeune que le reste du groupe. Il avait tout de la carrure de l'Attrapeur, mais il jouait comme Poursuiveur dans le club de Quidditch où Harry jouait également. C'était là-bas qu'ils s'étaient rencontrés.

« Et quoi, on m'attendait, les gars ? » s'amusa-t-il en enlaçant tout le monde.

C'était un sorcier réservé, mais très tactile avec ses amis. Il semblait que, depuis sa transition sociale, et depuis qu'il se sentait pleinement accepté par un groupe de sorciers cis gays, il avait tendance à laisser aller ses élans affectueux, ce qui ne dérangeait pas les autres. Harry était tout simplement heureux qu'Erwann se sente suffisamment à l'aise avec eux au point de les enlacer, bien que lui ne soit pourtant pas très câlin.

« Ouais, allons-y, maintenant ! » décréta Harry, qui n'avait qu'une envie : oublier. Oublier sa semaine de travail, oublier la prison, oublier la misère des détenus.

Et oublier son stagiaire qui se faisait déjà trop entreprenant après seulement deux journées complètes de stage.

Ils pénétrèrent dans l'établissement après une vérification visuelle de l'agent de sécurité, qui les connaissait bien, ce qui leur évitait le scannage par sort de détection de substances illicites, le medicamenta revelio. Puis l'environnement si particulier les happa.

La lumière, pulsant en différentes couleurs et en rythme avec la musique. Les projecteurs, se déplaçant à travers le hall. La musique, elle-même, se répercutant avec force contre les murs et semblant repartir dans le sens inverse en écho. Mais c'était là une perception influencée par le style de la musique. L'électro pulsait en tous sens, et les corps se déhanchaient avec une lenteur exagérée, probablement sous l'effet d'une quelconque substance. Ils n'étaient assurément pas les seuls à pouvoir entrer sans vérification.

Ils s'accoudèrent au comptoir, commandant la spécialité du lieu : un Kelpy on the surface. Il s'agissait d'un alcool de jonc, buvable en shots. Mais il avait également ses variantes, en fonction de la coloration du jus de fruit ajouté : Kelpy en Mer rouge, Kelpy des Ténèbres, Kelpy-Loch Ness, etc.

Une fois le liquide brûlant englouti, Harry prit la direction de la piste de danse. Cette fois, elle était enfin à lui. Il ne mit pas plus de dix secondes à repérer un brun longiligne et alla se coller dans son dos. Ils commencèrent à danser langoureusement, en rythme avec la mélodie.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, Harry était toujours celui qui prenait les devants. Non seulement il n'avait pas de temps à perdre, mais en plus, c'était lui qui menait la danse. De toute façon, il était plus costaud qu'il n'y paraissait, grâce à son entraînement de Quidditch hebdomadaire.

Et ses conquêtes s'en rendaient rapidement compte, alors qu'il se frottait aussi près de leur corps.

Celle-ci ne fit pas exception, puisque, aux environs de trois heures du matin, elle sortait de son lit, se rhabillant et quittant la chambre sans un mot. Le message était clair des deux côtés. Harry ne se rappelait déjà plus de son visage. Il ne se rappelait pas vraiment de sa soirée non plus, pour être honnête.

Il se leva à son tour pour prendre une douche en entendant la porte d'entrée claquer, se débarrassant ainsi des odeurs corporelles résultant de leur activité physique. Pour il retourna se coucher et s'endormit immédiatement.

À dix heures, il se leva définitivement et se prépara pour rejoindre ses amis à leur deuxième rendez-vous de la semaine : un petit-déjeuner "post beuverie", c'est-à-dire un petit-déjeuner anglais bien gras. L'odeur du bacon grillé le faisait déjà saliver d'envie alors qu'il descendait au café en bas de chez lui.

Puisqu'il était le plus proche, il arrivait toujours dans les premiers. Parfois, c'était Dean, qui revenait bredouille de sa soirée. Parfois, c'était Seamus et Alois, quand ils ne s'encourageaient pas mutuellement pour un câlin matinal. Erwann était toujours bon dernier.

Ce jour-là, Dean était déjà installé à leur table habituelle. Harry sourit, amusé. En fait, la seule chose qui changeait, de semaine en semaine, c'était la personne qui partageait ses draps. Il se glissa à côté de son ami, qui passa un bras autour de ses épaules.

« Plutôt pas mal celui d'hier soir », commenta ce dernier.

Harry rit doucement.

« Si tu le dis. Je ne me rappelle même pas s'il était brun ou blond. À moins qu'il ne soit roux », répondit-il d'une voix blasée.

« Oh, non, pas roux. Même bourré, je crois que tu évites ce qui peut ressembler, de près ou de loin, à Ron », se moqua Dean.

Harry tourna vivement la tête vers lui, affichant une grimace entre le rire et le malaise.

« Han non ! Dean, c'est méchant pour Ron, ça ! » s'offusqua-t-il, néanmoins hilare.

« Mais non ! » le contredit Dean, parfaitement sérieux. « Imagine, tu couches avec un gars qui ressemble à ton meilleur ami. T'en ferais des cauchemars à t'imaginer au pieu avec lui après, non ? »

Harry dodelina de la tête. Il n'avait pas tort. Seamus et Alois firent alors leur apparition, annoncés par le tintement de la cloche, suivis de près par Erwann. Ils vinrent se joindre à Dean et Harry.

« Ben alors, plan à trois cette nuit ? » plaisanta Dean. « Fallait m'inviter ! »

Tout le monde secoua la tête. Dean et ses blagues lourdes… Ils l'adoraient, mais, quand il était en manque de relations sexuelles, il n'en manquait pas une.

« Crois-moi bien que si on avait été trois cette nuit, on ne serait pas encore ici », répliqua Alois, une expression grivoise sur le visage.

Dean se repositionna avec un son bref, signe qu'il avait gentiment été remis à sa place. Ils furent interrompus par Annette, qui leur apportait les premières assiettes.

« Salut, les garçons ! Alors, cette soirée ? » les salua-t-elle d'une voix guillerette.

« Au top, comme d'habitude », répondit Seamus. « Et toi, Annie ? »

« Oh moi ! Très bien, la routine. On a encore fait un bon chiffre, hier. On n'a pas trop de quoi se plaindre », expliqua-t-elle, avant de se tourner vers Harry. « Il était très mignon, le jeune homme avec lequel tu es rentré hier. Comment il s'appelle ? »

Mal à l'aise, Harry disparut derrière la paume de ses mains. Comme d'habitude, il avait dû être particulièrement discret… Ses amis se moquèrent ouvertement de lui, accentuant sa gêne.

« Je ne crois pas qu'il s'en souvienne », répondit Dean à sa place. « Je ne suis même pas certain qu'il l'ait su. »

Les rires redoublèrent et Annette se redressa, l'air visiblement déçue.

« Dommage, je trouvais que vous alliez bien ensemble. Bon, je vous apporte le reste de votre commande, je reviens. »

Elle se détourna et Erwann en rajouta une couche.

« Quand le lion a faim, toute la savane est au courant », dit-il, récitant un proverbe que Dean avait lui-même inventé.

« Oh ! Je te baise », ronchonna Harry, riant nerveusement.

Contrairement à ce que l'on pourrait croire avec une telle réplique, Erwann lui offrit un grand sourire. Venant d'Harry, ça signifiait en effet beaucoup. Il la répétait souvent, il l'utilisait à l'usure même, mais uniquement avec les personnes auxquelles il tenait.

Il ne changerait sa bande d'amis pour rien au monde.

OoOoO

Le dimanche midi sonna la fin de l'entraînement. Ou plutôt, ce fut Olivier, l'ancien capitaine de l'équipe de Quidditch des Gryffondor et l'actuel entraîneur de leur équipe d'amateurs, qui siffla pour annoncer sa fin.

« Bien joué, les gars. Et Angelina », s'empressa-t-il d'ajouter quand celle-ci lui jeta un regard noir. « Vous avez été bons aujourd'hui. »

En principe, il n'y avait pas d'entraîneur au Quidditch. Il y avait un capitaine, qui faisait également partie des joueurs. Mais Olivier s'était blessé l'été dernier, le rendant inapte à remonter sur un balai. Personne n'avait eu le cœur de le virer de ses fonctions.

L'équipe se précipita dans les vestiaires, chacun retirant déjà sa vareuse en prévision de la douche.

Harry avait rejoint le club à son retour du Canada, sous les conseils de Ron et de George qui en faisaient également partie. Ils jouaient plus pour s'amuser que pour gagner des compétitions – même si Olivier n'était évidemment pas du même avis – ce qui avait également incité Lee Jordan et Dean à les rejoindre, malgré leur niveau moyen. Et, évidemment, il y avait Erwann.

Angelina partit prendre sa douche de son côté, pendant que les garçons se dirigeaient avec gaieté vers les installations communes.

Trente minutes plus tard, Harry se présentait au Terrier, en compagnie de Ron, George et Angelina. Ces deux derniers étaient mariés et parents d'un petit garçon, Frederick, que Molly gardait durant leur absence.

La mère Weasley, conforme à son tempérament de lionne, les accueillit avec effusion, comme s'ils étaient tous ses enfants.

« Mes chéris, venez, venez. Entrez vous réchauffer. Le repas est prêt. »

Ils s'exécutèrent, et Harry alla saluer Arthur, avant d'être emprisonné dans l'étreinte d'Hermione.

« Tu es encore sorti hier soir », affirma-t-elle sur un ton désapprobateur, scrutant ses cernes.

Sa meilleure amie n'appréciait pas tellement la vie qu'Harry avait décidé de mener. Et c'était un euphémisme. Dans tous les cas, ça n'avait pas été aussi difficile qu'il l'aurait cru. Tout le monde avait bien réagi à l'annonce de son homosexualité. Il s'était attendu à pire, surtout par rapport à Ginny.

Mais leurs rapports étaient restés égaux, la benjamine Weasley ayant finalement encaissé leur rupture, à la fin de la sixième année du trio. Elle était toujours restée digne, malgré les sentiments qu'elle portait à Harry. Elle avait trouvé réconfort dans les bras de Neville, même si ça n'avait pas duré. Aujourd'hui, elle voyageait énormément avec son poste de Poursuiveuse dans l'équipe de Quidditch nationale, et on ne lui connaissait pas non plus de relation sérieuse.

Harry s'assit justement à ses côtés, s'intéressant à elle. Il lui demanda comment elle allait.

« Ça va bien, merci. Et toi ? »

« Ça va », répondit-il en haussant les épaules, sans plus s'avancer.

Le dimanche, il ne fallait jamais trop lui en demander. Son cerveau avait travaillé toute la semaine, ingurgité une quantité d'alcool astronomique le vendredi soir, puis du gras dans la journée du samedi. Alors le dimanche, il agissait sans se soucier de l'arrivée imminente du lundi matin.

Qu'importe ce qui l'attendrait le lundi matin en retournant au travail. Même si son stagiaire risquait de modifier ses habitudes, il ne s'en préoccuperait que bien plus tard.


Quelques petits messages laissés ici et là... J'attends vos interprétations et votre avis. Je suis personnellement fan de ce groupe d'amis qu'a Harry. Une préférence, pour le moment ? héhé

Promis, vous aurez bientôt des nouvelles de Ron et Hermione ! En attendant... jeudi, on retrouve Drago et son enfer carcéral.

Flux énergétique de scarabée sur vous,
Cai.