Bonjour mes amours !

J'espère que vous avez été attentif-ve-s aux précédents chapitres pov Drago... Je n'en dis pas plus, gardez vous esprits affûtés ! héhé

Merci à Lyra Verin et Mery-Alice Gilbert.


Chapitre 5.

"I have a name

But I've been changed, and now I can't stay the same

And I'm a loser if that means I've been lost before

But now I found it, I'm surrounded

'Cuz you can hear the way it sounded."

The end is where we begin, Thousand foot krutch.

.

« Je porte un nom

Mais j'ai changé, et maintenant je ne peux plus être le même

Et je suis un perdant si ça signifie que j'ai été perdu par le passé

Mais maintenant que je l'ai trouvé, je suis entouré

Parce que tu peux entendre la façon dont ça résonne. »

La fin se trouve là où on commence, Thousand foot krutch.


Quelque chose avait changé. Drago ne pouvait dire quoi exactement, mais il pouvait le sentir. Cela faisait un certain temps à présent, puisqu'il avait senti le changement à son réveil et que depuis, deux repas avaient été servis. C'était dans l'atmosphère, comme si le climat s'était soudainement fait moins lourd. Moins glacial aussi. Il avait même l'impression que c'était ce qui l'avait réveillé.

Malgré tout, il lui paraissait difficile de sortir de sa torpeur. Il était habitué depuis si longtemps à l'ambiance pesante que le poids persistait, psychologiquement parlant. C'était un peu comme un morceau de viande congelé qui, laissé à l'air libre, s'habituait lentement à la température ambiante.

Il passa donc le reste de la journée avec le sentiment étrange que son existence ne serait plus celle qu'il avait eue jusqu'à présent. Pour la troisième fois de la journée, il entendit le grincement du chariot qui transportait les repas. Il l'entendit s'arrêter devant chaque cellule, s'approchant de plus en plus de la sienne, jusqu'à y parvenir, y déposer le plateau-repas par la trappe, puis repartir en s'éloignement dans le même couinement de roulettes.

Puis la nuit vint. Les néons s'éteignirent. Et Drago nota un premier élément intriguant : les néons n'avaient pas fonctionné avec leur horrible son habituel. La journée avait été d'un silence lourd, mais presque reposant. Quelque chose ne tournait pas rond, ici.

Il avait l'impression d'entendre la prison respirer alors qu'il était allongé sur le dos, observant le plafond qu'il devinait plus qu'il ne le percevait. Il entendait effectivement des respirations en provenance d'autres cellules, appartenant à d'autres sorciers. Des respirations lointaines, amoindries par l'épaisseur des portes et des murs, mais il les entendait pour la première fois depuis… depuis toujours, en vérité. Depuis qu'il était incarcéré ici, il n'avait jamais pu percevoir la moindre preuve d'une autre présence humaine. Décidément, il y avait vraiment quelque chose qui n'allait pas. Ou, du moins, qui n'allait pas comme avant.

Drago avait même l'impression d'entendre des clameurs. Mais ce n'était pas possible. Il devait avoir perdu la tête. L'aile des Mangemorts était située au dernier étage de la tour. Un étage dans lequel personne ne venait jamais, et si éloigné des autres étages et de la terre ferme que Drago avait plutôt tendance à croire qu'il vivait en permanence dans un nuage gris, duquel la pluie et la foudre menaçaient de tomber. Là, il faisait nuit noire, mais l'air semblait plus respirable. Cela restait certes difficilement respirable, mais comme si respirer à nouveau était à la fois douloureux et terriblement bénéfique. La nuit semblait plus paisible également, bien qu'électrifiée.

Alors Drago comprit soudainement. Les Détraqueurs. Les Détraqueurs n'étaient plus dans les couloirs de l'aile. Il n'y avait plus le mouvement de leur longue cape qui frôlait le sol sur leur passage. Il n'y avait plus leur souffle glaçant comme la mort. Il n'y avait plus cette sensation pesante et constante que le bonheur ne serait plus jamais de ce monde. Drago n'aurait pas été jusqu'à dire qu'il était heureux. Mais un champ magique et vivifiant parcourait ses veines, jusqu'à réanimer sa conscience en passant par son cerveau.

Cette nuit-là, il ne dormit pas beaucoup. Il somnola, entre deux eaux. Entre la conscience que quelque chose avait changé et les questionnements liés à la disparition des Détraqueurs. Il était sur le qui-vive. Tout semblait lui signifier que les événements allaient s'enchaîner très rapidement.

Ses paupières papillonnèrent lorsque les néons clignotèrent en s'allumant, dispersant leur lumière dans un bruit caractéristique. Puis le bruit cessa, comme la veille. Et le silence se fit, comme un seul homme qui retenait son souffle. En principe, le prochain mouvement n'aurait lieu que vingt minutes plus tard, avec l'arrivée du chariot qui apporterait les boissons chaudes. Vingt minutes, cela paraissait à la fois tellement long et si court.

Drago resta figé, les bras le long du corps, tandis qu'il était allongé, occupé à regarder le plafond, les pensées insaisissables. L'araignée était toujours présente, indifférente à l'ambiance qui régnait. Ses petites pattes s'agitaient, préparant sa boule de soie en vue de l'emmaillotage de sa proie. En effet, une mouche avait été piégée durant la nuit. Drago ne serait donc pas seul pour partager un petit déjeuner, ce jour-là.

Le temps sembla s'étirer encore un peu plus, à la manière de la soie qui s'étendait et se tissait à partir des filières de l'arachnide. Puis le chariot roula à nouveau dans le couloir silencieux, s'arrêtant devant chaque cellule, dans une monotonie si prédictible. Vingt minutes venaient officiellement de s'écouler.

Le chariot s'arrêta devant la cellule de Drago, déposant une bouteille isotherme par la trappe, avant de repartir tranquillement. Drago se leva, mu par l'habitude. Il nota malgré tout une sensation étrange dans son estomac. Une tension. Était-ce une masse ou justement un vide ? Il n'aurait su le dire. Toujours était que c'était gênant, presque douloureux, et il se demanda si c'était la faim qui en était à l'origine. Comment pouvait-on oublier cette sensation ? Un poids sur l'âme pouvait réellement induire des blocages étranges.

Il sortit les tartines servies la veille, qu'il laissa reposer dans leur emballage en aluminium, avant d'ouvrir la bouteille et de verser la boisson dans son capuchon. L'odeur du café se répandit dans l'espace confiné, créant une bulle de réconfort par sa chaleur et sa force succédanée. Il en but une gorgée, sentant le liquide emplir sa bouche avant de traverser sa gorge et de descendre le long de son œsophage. Après cette première absorption, Drago reposa le capuchon et s'intéressa à ses tranches de pain.

Il mâcha la mie avec lenteur, la laissant se dissoudre sur sa langue, avant de l'avaler et de boire une nouvelle gorgée de son café. Il réitéra l'opération jusqu'à ce qu'il ne reste rien de son petit déjeuner, comblant ainsi au maximum le temps qu'il avait à passer. Ensuite, il retourna s'étendre sur sa couche, observant le plafond. L'araignée avait quitté sa toile et il n'y avait plus aucune trace de la mouche.

Son esprit partit si loin qu'il se retrouva à imaginer ces bruits de clameur. Il aurait même certifié avoir entendu un dragon souffler, si cela avait eu un quelconque sens. Drago ferma les yeux. Finalement, la solitude et le désespoir inhérents aux lieux avaient atteint sa conscience, il avait totalement perdu pied avec la réalité. Son monde ne signifiait plus rien.

Il se raidit subitement, percevant un bruit métallique au loin. Puis dans le bâtiment, quelque part dans l'aile réservée aux Mangemorts, des pas claquèrent sur le sol.

« C'est quelle cellule, tu as dit ? » fit une voix féminine.

« La cinq cent vingt-trois », lui répondit une voix plus grave. « Putain, ça pue la mort ici. »

« Si ça se trouve, y'a des morts », enchaîna la première voix. « Enfin, je suppose que les elfes nous l'auraient signalé s'il y en avait eu. Mais bon, depuis 1998, personne ne s'est vraiment soucié d'eux. T'imagines le scandale si on découvrait un cadavre… »

Depuis 1998. Drago avait au moins passé le cap de l'année 1999. Bon, ça n'avait rien d'étonnant, puisqu'il était incarcéré depuis septembre 1998. Mais son intuition lui disait que, formulé de cette manière, il pouvait au moins également considérer qu'ils étaient entrés dans un nouveau siècle. Le problème était donc de savoir combien de mois de septembre avaient marqué une nouvelle année d'emprisonnement…

L'introspection de Drago fut interrompue par le bruit des pas de plus en plus proches.

« C'est celle-ci », fit la première voix qu'il avait entendue. « J'espère qu'il est pas mort. »

« On va voir ça tout de suite », répliqua le second.

Drago se redressa en entendant les clefs cliqueter dans la serrure de sa porte. Pour la première fois depuis qu'un surveillant l'avait amené ici, il allait revoir des êtres humains. Il posa les pieds à terre, le visage tourné vers la porte qui s'ouvrit sur un homme et une femme. Le premier était dégarni et bedonnant, la seconde était menue et plus jeune que son collègue. Tous les deux le dévisageaient.

« Malefoy ? » demanda-t-il, incertain, avant de regarder une fiche en fronçant les sourcils.

Malefoy. Ça semblait bien être le nom dans ses souvenirs. Drago acquiesça.

« T'es sûr ? » fit l'homme en tournant la tête vers la femme. « Il ressemble pas à la photo. »

« T'es con, j'te jure », fit la surveillante en secouant la tête. « Il a juste maigri. Et il a passé plus de quatre ans à la merci des Détraqueurs. Je voudrais bien voir à quoi tu ressemblerais à sa place, toi. »

Drago encaissa la nouvelle en silence. Plus de quatre ans. Il avait passé plus de quatre ans dans cet enfer. Comment quatre ans pouvaient-ils se résumer à une torpeur douloureuse et constante ? Il s'était produit plus d'événements notables ces dernières vingt-quatre heures qu'en l'espace de quatre ans. Drago n'en revenait pas.

Il calcula mentalement. Cela signifiait qu'il était au moins en octobre 2002. Par Salazar tout puissant, c'était tout bonnement irréel.

« Bon, c'est pas tout ça, mais tu pues le crottin de Sombral. Tu vas aller prendre une douche », fit le surveillant.

« Au fait, on est les surveillants Erika et Franck », les présenta la femme. « On aura l'occasion de se voir souvent, on s'occupe de la section jeunes, où on va t'amener après la douche. »

« O.K. », fit Drago après un temps, croassant légèrement après être resté muet tant de temps. Erika et Franck le regardèrent avec des yeux ronds, comme s'ils s'étaient imaginé qu'il ne puisse pas parler, tel un animal sauvage. Peut-être était-ce qu'il était devenu après tout. « Mais je n'ai rien pour me laver. »

« Ah oui ! » s'exclama Erika, comme si elle souvenait soudainement de quelque chose. « On va passer par la réserve. Te donner une nouvelle tenue plus décente. Du savon. Du shampoing. Une serviette. Puis je crois qu'on appellerait bien le barbier aussi. »

Instinctivement, Drago passa la main sur son visage. Il avait une barbe digne de celle d'Hagrid, le garde-chasse de Poudlard : longue, emmêlée et mal entretenue. Drago, qui n'avait jamais aimé avoir de pilosité faciale, appréciait moyennement l'image mentale que ce toucher lui inspirait.

Il suivit les surveillants dans un dédale de couloirs, impossible à mémoriser. De toute façon, Drago n'y aurait pas réellement vu l'intérêt. Diantre ! Plus de quatre ans qu'il était ici. Il pouvait bien encore patienter quelques mois sans faire d'esclandre. Comme si ça avait été sa façon d'agir auparavant, de toute façon… Cette pensée le fit ricaner intérieurement. Il était plutôt du genre à faire profil bas.

Au bout d'un moment, Franck murmura quelque chose à sa collègue, qui le salua et ils se séparèrent. Erika l'emmena dans une grande pièce qui ressemblait à une ancienne cuisine réaménagée en entrepôt. Elle ouvrit une armoire, lui tendant tour à tour une serviette, du savon, du shampoing et une nouvelle tenue qui semblait, elle, être composée d'un pantalon et d'une blouse en lin.

Tandis qu'Erika se tapotait les lèvres du doigt, signe qu'elle réfléchissait, Drago observa son attirail : pas très raffiné évidemment, mais, en comparaison avec l'actuelle robe de chambre en toile de jute, ça ferait l'affaire. Une étiquette indiquait Made in Ireland, ce qui certifiait tout de même d'une bonne qualité.

« Bon, j'ai pas énormément de temps », lui apprit Erika. « Mais comme c'est votre première douche en quatre ans… bon. Je vous donne quinze minutes. La douche se trouve derrière le mur, juste à votre gauche. L'unique sortie se trouve derrière moi, pas la peine de chercher à vous évader. »

Drago la dévisagea, se demandant si elle était sérieuse. Mâchant sa gomme, son visage s'étirait en un léger sourire. Bon, elle faisait de l'humour. Hochant la tête, il se dirigea dans l'espace qu'elle lui avait indiqué.

C'était un espace carrelé avec, d'un côté, le pommeau et, de l'autre des étagères pour déposer ses produits. Ce fut ce que Drago fit, avant de se dévêtir. Il n'osait pas regarder l'état de son corps, entre la crasse et la maigreur qui avait été évoquées un peu plus tôt. Heureusement pour lui, il n'y avait pas de miroir aux alentours.

Tournant les robinets, il actionna les mécanismes et se glissa sans plus tarder sous la chute d'eau. L'eau glacée le fit gémir, mais il y resta. Cela faisait bien trop longtemps qu'il n'en avait pas senti la caresse sur sa peau, caresse qui gagna progressivement en température. Il se décida finalement à utiliser le shampoing et le savon, prenant plaisir à faire mousser chaque partie de son corps. La présence de poils et la longueur de ses cheveux et de sa barbe l'aidaient en sens.

Vu la noirceur de l'eau qui coulait sur ses jambes et à ses pieds, Drago se savonna une seconde fois pour retirer un maximum de résidus crasseux. Ça n'avait rien de luxueux, en comparaison avec ce qu'il avait pu connaître dans le Manoir Malefoy. Pour autant, il avait la sensation que c'était d'un grand confort, qu'il gagnait pour avoir été un elfe de maison d'une sagesse exemplaire.

« Malefoy, il faudrait songer à vous rhabiller », le pressa gentiment mais fermement la surveillante.

À contrecœur, Drago coupa l'arrivée d'eau et attrapa sa serviette pour se sécher. Ensuite, il se revêtit, appréciant le toucher et l'odeur du tissu propre. Ce n'était pas l'odeur de lavande de son enfance, il sentait le tabac froid et résistant au lavage, mais au moins, il ne sentait pas la vieille transpiration.

Alors qu'il rassemblait ses maigres provisions, la voix d'Erika s'éleva à nouveau.

« Tu peux laisser ta robe de chambre, de toute façon quelqu'un passera la prendre pour la brûler, vu son état… Franck pourra bien faire ça, tiens. Il me relègue encore les plus grosses tâches pour faire je ne sais quoi… », commenta-t-elle en manifestant ouvertement sa mauvaise humeur.

Drago sortit à ce moment-là de la douche, regardant Erika sans expression aucune. Cela faisait peut-être trente minutes qu'il avait revu des sorciers, et il regrettait déjà sa solitude… Pourquoi l'être humain possédait-il cette tendance à se plaindre et à taper du sucre sur le dos de ses congénères ?

Le souvenir de Potter passa brièvement dans ses pensées. Non, avec lui, ce n'était pas la même chose. Il enrageait… mais les pires vilenies, il les lui faisait en face. Dans le fond, il était persuadé qu'Erika appréciait son collègue. Ou, en tout cas, appréciait le fait qu'il la laisse en autonomie. Ses vilipendes étaient proportionnelles à ce qu'elle pensait réellement.

Erika l'entraîna à nouveau à travers les dédales du pénitencier, avant de lui faire monter un étage. Elle s'arrêta à leur destination, à leur droite. Surpris, Drago pila derrière elle, juste à temps pour ne pas la percuter. Sur la porte, était inscrit en toutes lettres : Md Ethan Peterson.

La surveillante frappa deux coups du poing, rapidement suivis d'un « Oui, entrez ». Elle actionna la poignée, tandis que Drago resta en retrait.

« Bonjour, Med. Vous auriez du temps pour recevoir un détenu ? C'est pour un bilan complet », demanda-t-elle, sa langue claquant dans sa bouche saliveuse.

« Faites-le entrer », répondit-il.

Erika se tourna alors vers Drago, l'enjoignant à se mouvoir en lui présentant le cabinet du pouce. Ce dernier se présenta dans l'encadrement de la porte. Il se retrouva face à une pièce sans attrait, les murs peints en gris s'écaillant et les meubles rouillant à plusieurs endroits. Le médicomage, en revanche, semblait avoir la trentaine bien passée, brun, une barbe de quelques jours. Plutôt bel homme.

« Par tous les druides ! » s'exclama-t-il, sortant Drago de sa contemplation. « Tu nous l'as pêché où celui-là ? »

Finalement, il y avait à revoir au niveau de la considération des patients… enfin, il était prisonnier à Azkaban, reconnu comme Mangemort, il n'allait pas non plus s'attendre à un traitement de faveur.

« Au dernier étage », lâcha Erika.

« Je vois. Je vois », répéta-t-il, trahissant sa stupéfaction. « Eh bien, il y a de quoi faire des recherches comparatives entre les détenus soumis aux Détraqueurs et les autres. Asseyez-vous. »

« Je reviens dans vingt minutes ? » fit la voix d'Erika derrière Drago.

« Plutôt trente », la reprit-il, avant que la porte claque.

Sans un mot, le médicomage fit rouler sa chaise, accompagné par les yeux de Drago sur lui. Il ouvrit un tiroir, en sortit un dossier vierge, qu'il ouvrit à la première page.

« Bon. Entre nous. Nom complet ? » le questionna-t-il d'une voix lasse, comme si son travail était d'un ennui profond.

« Drago Lucius Malefoy », lui répondit Drago sur le même ton.

« Date de naissance ? »

Drago se figea. Déjà une question difficile. Comment était-il supposé s'en souvenir, alors qu'il se rappelait à peine de son nom. Il baissa les yeux, se sentant misérable.

« Je ne m'en rappelle pas », admit-il d'une voix faible.

« Mmmmh », fit le médicomage, pensif. « Vous vous souvenez de votre date d'arrivée ? »

« Le 23 septembre 1998. »

Toujours perdu dans ses réflexions, le médicomage acquiesça, avant d'ouvrir l'un de ses tiroirs, que Drago ne pouvait pas voir d'où il se trouvait. Il en sortit une feuille unique, qui ressemblait à un duplicata.

Sans plus s'exprimer, il commença à recopier certaines informations sur son dossier. Drago n'entendait plus que le grattement de la plume sur le parchemin.

« Je vous récapitule les informations ? » lui proposa-t-il.

Drago hocha la tête.

« Drago Lucius Malefoy », commença le Md Peterson. « Fils de Lucius Malefoy et Narcissa Black, né le 5 juin 1980. Incarcéré depuis le 23 septembre 1998 pour association criminelle. Libération théorique pour le 22 septembre 2003. Pas d'antécédents médicaux à noter. »

C'était faible, mais c'était tout ce que Drago possédait de son identité. Il en était réduit à ça… Il n'était qu'un criminel. Un prisonnier. Un oublié de la société.

« Il se peut que votre perte de mémoire soit liée à un traumatisme. Vous avez vécu plus de quatre ans sous l'influence des Détraqueurs. Honnêtement, pour moins que ça, le commun des mortels en ressortirait détraqué », révéla le médicomage sans plus de pincettes, ce qu'apprécia Drago. Il préférait qu'il aille droit au but. « Je vais quand même vous examiner pour vérifier que vous ne souffrez pas de carences, vu votre état. Je vais également vous prélever un peu de sang pour une analyse. »

Drago acquiesça à nouveau. À présent qu'il n'était effectivement plus sous l'influence des Détraqueurs, il sentait qu'il allait devoir affronter une autre existence. Dans le fond, il ne savait pas si c'était mieux ou pire, il ne savait pas vraiment ce qui l'attendait.

De toute façon, personne ne lui avait demandé son avis.


Surprise ! Drago est sorti de l'aile des Mangemorts pour l'aile des jeunes. Mais pour quelle(s) raison(s) ? Et que va-t-il lui arriver ? Un peu de changement en tout cas, ça ne peut que vous ravir, je pense. Vous alliez saturer de la torpeur de chapitre en chapitre sinon ahah

Et maintenant, vous savez que Drago a déjà exécuté la majeure partie de sa peine ! Les pov Drago se passent dont bien durant la même période que les pov Harry.

A vos pronostics et analyses diverses ! héhé

A lundi pour le pov Harry et... à ben non, je vais pas vous dire ce qu'il va se passer mouhahah Retenez juste que la patience est mère de vertu. Oui, je vous vois bien déjà prévoir du Drarry tsss tsss !

Flux énergétique de scarabée sur vous.