Bonjour mes amours !

Comme je vous sais impatient-e-s de connaître la suite et que je suis sadique, je vous dirai simplement ceci : il semblerait que quelqu'un ait fait une grosse bêtise... héhé

Merci à Lyra Verin et Mery-Alice Gilbert.


Chapitre 6.

« And behold a cowboy came into town, dirty and worn.

He had black eyes, long hair and lines that cut deep into his frown.

He had the right hand of the devil strapped tightly to his side.

And you could tell fear abandoned this outlaw in a previous life. »

The last cowboy, In this moment.

.

« Et regarde, un cowboy est arrivé en ville, déloyal et rodé.

Ses yeux sont noirs comme des billes, ses cheveux longs coupent bien droit son front.

Le bras droit du diable se tient fermement à ses côtés.

Et tu pourrais dire que la peur a abandonné ce hors-la-loi dans une vie antérieure. »

Le dernier cowboy, In this moment.


Harry se réveilla le lundi matin comme à l'accoutumée. Il s'étira, fila directement sous la douche et s'habilla sans faire attention plus que ça à ce qu'il prenait. Il passa devant le miroir, soupira en voyant sa tignasse indomptable, puis se fit couler un café à la cafetière italienne, qui aurait sûrement fait grincer les dents des voisins s'il ne s'agissait pas de gérants d'un café, déjà sur place depuis bien longtemps.

Bol et cuillère volaient parmi les ingrédients de son porridge, qui se préparait à l'aide de la magie, tandis qu'il dodelinait de la tête et du haut du corps. The offspring résonnait dans l'appartement, créant l'ambiance parfaite pour un réveil en douceur, entre un instrumental allant crescendo et un chant entraînant.

« Opportunités gâchées. Rien… gratuit », chantonnait-il sur un air faux. « Aahhmman pour... n'était… Toujours difficile… Difficile de voir… Vies fragiles… Rêves brisés… »

Lorsqu'il chantait, il se disait qu'il avait un sacré privilège de vivre seul, avant de se rappeler qu'il chantait justement dans le but de combler sa solitude.

Après avoir avalé son petit-déjeuner, espérant ainsi tenir jusqu'à la pause midi, il regarda sa montre et décréta que 8h30 était décidemment une bonne heure pour prendre le chemin du bureau.

La porte claqua derrière lui, et il dévala les escaliers en saluant ses voisins tandis qu'il passait devant le café. Enfin, il huma l'air frais du mois de novembre. Il profita des derniers instants avec lui-même, une cigarette au bec, l'esprit perdu dans des pensées si volatiles qu'il n'en percevait pas la teneur. Il se réveillait doucement, l'esprit encore dans les brumes. Si le soir, il aimait transplaner directement chez lui pour rentrer au plus vite, le matin, il avait besoin de ce moment d'éveil en douceur.

En arrivant devant la porte du Service d'Aide Sociale aux Détendus, il tira une dernière fois sur l'objet de son addiction, avant de l'écraser sous son talon et d'entrer dans les lieux.

Il n'eut pas le temps de prendre une inspiration qu'il fut happé par son chef. Décidément, lui qui n'était pas du genre à être sur le dos de ses employés, c'était déjà la deuxième fois en quelques jours…

« Potter. Dans la salle de réunion. Tout de suite », lança-t-il d'un ton sec, qui laissait paraître sa tension.

Fronçant les sourcils, Harry s'exécuta. Jamais il n'appelait ses employés par leur nom de famille… à moins d'être particulièrement tendu. Il se demandait ce qui avait bien pu se passer durant le weekend pour que le lundi avant 9h, il soit sur son manche à balais…

Lorsqu'il entra dans la salle de réunion, Harry nota le lourd silence et les mines sévères. Il avait définitivement manqué quelque chose… Sans plus s'inquiéter, il prit place à côté de Leyla, qui semblait sur le qui-vive. Mais Leyla avait toujours l'esprit vif, de toute façon.

« Bon, je ne vais pas y aller par quatre cheminées », fit Richard en posant ses paumes sur la table devant lui. « Pas plus tard que ce matin à sept heures, Azkaban a été pris d'assaut par un groupe de manifestants. »

Sa déclaration fut accueillie par un silence éloquent : l'heure était grave. Vu l'expression des visages, Harry était le seul surpris par la nouvelle. Il n'avait pas pour habitude de consulter les journaux le matin. Il fallait qu'il remédie à ça…

Sans comprendre ce qu'il se passait, il était néanmoins sensible à l'atmosphère qui régnait dans la pièce. Une boule se forma dans sa gorge, qu'il s'empressa de ravaler.

Préférant passer à l'action que de rester avec ses questionnements, Harry prit la parole.

« Contre quoi ils s'indignent ? » demanda-t-il.

Le regard de Richard vrilla dans sa direction.

« Les conditions dans lesquelles les anciens Mangemorts sont incarcérés. »

Soudainement, il sembla qu'un vent froid avait pénétré les locaux, rapidement suivi d'un frisson d'excitation. C'était la première fois que des sorciers osaient exprimer leur mécontentement. C'était la première fois qu'Harry entendait même que quelqu'un s'offusquait du traitement auquel étaient soumis les anciens Mangemorts…

« On ne peut pas vraiment dire qu'ils ont tort », grommela Harry.

Une langue claqua contre un palais, sans qu'il puisse en identifier la source. Harry tourna la tête, dévisageant tour à tour ses collègues.

« Je suis franchement le seul à penser que les vendre en pâture aux Détraqueurs est inhumain ? » clama-t-il, sentant déjà la colère monter. « Non mais on parle d'êtres humains, qu'importe les faits commis ! »

« Personne n'a dit le contraire », le contredit Leyla, qui l'observait d'en bas. Harry se rendit alors compte qu'il s'était levé en s'emportant. « Le problème à l'heure actuelle, ce sont justement les Détraqueurs. »

Tout énervement quitta alors le corps d'Harry, et il se rassit sous le regard insistant de son patron.

« Comment ça, à l'heure actuelle ? » releva Harry.

« Je pense que les images parleront d'elles-mêmes », répondit Richard dans un soupir.

D'un sort informulé, il dressa un hologramme qui diffusa des mouvements d'abord flous, mais qui se firent de plus en plus nets.

« Ce sont des images des caméras de surveillance extérieures d'Azkaban. On y voit des manifestants brandir des banderoles et scander des slogans », expliqua-t-il. « On n'a pas le son ici, mais tout tourne autour du non-respect de la dignité des détenus. »

Harry remarqua également des baguettes brandies, diffusant ça-et-là des volutes de fumées blanches et des formes précises de Patronus. Il y en avait tellement…

« Il y a beaucoup trop de Patronus pour leur permettre de garder l'aile des Mangemorts ! » s'étrangla Harry.

Les autres échangèrent un regard lourd de sens.

« Où sont les Détraqueurs ? » s'écria-t-il, cette fois.

Mais son cri s'étrangla dans une horreur informulable. Ni son patron ni ses collègues n'eurent besoin de lui répondre pour qu'il saisisse l'ampleur de la situation. Les Détraqueurs avaient déserté Azkaban. Ils étaient en liberté. Tous étaient potentiellement en danger s'ils arrivaient sur les terres habitées.

« Des Aurors sont actuellement à leur recherche. On espère limiter les dégâts… », continua Richard. « Il est évident que toutes les visites sont annulées pour le moment. »

Le regard d'Harry fut alors attiré par l'hologramme. Une flamme venait de faire trembler les reliefs de l'hologramme. La foule recula et on distingua clairement un sorcier, la baguette brandie dans un geste préventif.

Émory. Son stagiaire.

Sans réellement penser à ce qu'il faisait, Harry se leva d'un bond, faisant sursauter l'assemblée. Il n'accorda pas son attention à son patron qui le rappelait. Il avait déjà passé l'entrée principale du bâtiment.

OoOoO

Alors qu'il remontait l'allée qui menait à Azkaban, percevant la foule de manifestants et les clameurs, Harry n'avait qu'une seule chose en tête : Émory. La semaine dernière, ils avaient eu une conversation sur le régime carcéral et, en particulier, sur ce qui était d'application pour les anciens Mangemorts.

Évidemment, Harry n'avait pas caché son indignation… puis son impuissance. Il aurait aimé pouvoir agir, faire quelque chose, mais il avait l'impression qu'il n'avait plus aucune carte en mains. Et ce gamin l'avait visiblement pris au mot !

Ou bien il avait encore agi sans réfléchir pour attirer l'attention d'Harry sur lui, ce qui n'était pas à exclure. Mais si c'était lui l'instigateur de cette manifestation, il ne se rendait pas compte des conséquences de ses actes. Avec l'évacuation des Détraqueurs, ça risquait d'être terrible. Et il pourrait tout perdre : pas seulement son stage, mais l'accès à des études, de la considération pour sa personne… sa liberté.

Cette pensée acheva d'irriter Harry qui pressa le pas, poussé par l'adrénaline. Bientôt, il distingua plus nettement les différents sorciers en présence, sans pour autant les reconnaître. Il ne lui fallut pas très longtemps pour repérer Émory dans la foule. Ne prêtant attention ni aux slogans scandés ni aux personnes autour de lui, il accéléra le pas pour se retrouver face à son stagiaire.

Dès que Émory le reconnut, son visage s'illumina.

« Harry, tu es venu ! » hurla-t-il pour se faire entendre. « Regarde, c'est… »

« Est-ce que tu es à l'origine de tout ça ? » le coupa Harry d'un ton ferme.

« Oui, avec deux potes de la fac, on a décidé qu'il était temps de changer les choses ! »

Non, mais quel fichu, Gryffondor ! songea Harry, énervé.

« Tu es complètement inconscient ou quoi ?! » s'emporta Harry, incontrôlable.

Au regard qu'il lança à Émory, celui-ci perdit bien vite son sourire. Il avait à peine conscience des battements tout contre sa tempe, tant il était furieux et concentré dans cette fureur.

« Les médias ne vont pas tarder à arriver, tu vas en prendre plein la gueule ! »

Émory semblait perdu face aux hurlements d'Harry.

« Justement, c'est bien de la couverture médiatique ! On va se faire entendre ! » s'exclama-t-il, sur un ton malgré tout moins convaincu. « Je… Je ne comprends pas. Ce n'est pas ce que tu voulais ? Les détenus… »

« Le problème, ce sont les Détraqueurs ! Vos Patronus les ont éloignés d'Azkaban ! Où crois-tu qu'ils vont se rendre maintenant ? » s'impatienta Harry, hors de lui. « Et quand on saura que tu en es à l'origine, ce n'est pas juste ton stage que tu vas perdre. »

Émory perdit alors toute couleur. Harry s'en voulut presque : il avait bien conscience qu'il était inutile de s'en prendre à lui. Le mal était fait, de toute façon. Mais il était tellement hors-de-lui… Il avait fait n'importe quoi ! Il s'était mis en danger et avait mis en danger sorciers comme moldus.

« Il faut… il faut les… », tenta-t-il d'une voix blanche.

« C'est trop tard », asséna froidement Harry. « Les Aurors sont sur le coup. »

Cette fois, ses yeux s'écarquillèrent d'horreur, comprenant à son tour l'ampleur de la situation.

« Les… les Aurors… Mais je… Je n'avais pas prévu ça… », balbutia-t-il.

Soudain, il se figea. La peur traversa brièvement ses pupilles, tandis qu'il fixait quelque chose derrière Harry.

Ce dernier se retourna, découvrant ce qui effrayait. Émory : une première équipe de journalistes arrivait, parée d'instruments d'enregistrements divers, y compris les fameuses plumes à papote qui flottaient au-dessus des têtes, prêtes à gribouiller les parchemins de leurs inepties.

Émory s'agrippa à lui comme à une bouée de sauvetage, ayant enfermé son pull dans ses poings. Il lui lança un regard catastrophé.

« Qu'est-ce que je vais faire, Harry ? Je ne sais pas quoi leur dire… »

Le voyant ainsi terrifié, Harry se sentit pris du devoir de faire quelque chose. Après tout, il était sous sa responsabilité…

Un léger sourire se dessina alors sur ses lèvres, prenant conscience qu'il pourrait prendre avantage de la situation. Les dés étant jetés, autant en tirer profit, n'est-ce pas ?

Incitant Émory à desserrer sa poigne d'une pression sur ses poignets, il lui fit un clin d'œil.

« Je m'en charge. Apprends de ton maître de stage », le taquina-t-il.

Il fit alors face aux journalistes, qui le découvrirent en même temps. La stupeur marqua leurs traits.

OoOoO

Sur tous les écrans de télévision des foyers qui en étaient équipés, ainsi que dans les journaux qui s'empressèrent de faire paraître l'information, les mêmes gros titres se répétaient :

Harry Potter, le Sauveur, à la tête d'un groupe de manifestants ?

Harry Potter se rebelle contre le Ministère !

Les Détraqueurs ont déserté Azkaban : restez chez vous !

Évasion massive de Détraqueurs : les Aurors appelés en renfort

Ces informations, certes sensationnalistes, avaient au moins le mérite de parler de l'actualité importante. Il y avait cependant d'autres informations bien moins pertinentes. Certains journalistes avaient remarqué le regard d'Émory sur Harry, alors que ce dernier s'exprimait face caméra. Les conclusions hâtives faisaient leurs choux gras.

Harry Potter, Détraqué ? Plus qu'une question de sexualité

Harry Potter et son compagnon à la tête d'un mouvement protestataire

Harry Potter : Sauveur ou Enrôleur ?

Mais Harry n'était pas encore au courant. Alors qu'il regagnait Londres, Émory sur ses talons, il songeait à ce qui venait de se produire en peu de temps. Il avait agi sans réfléchir, répondant à ses impulsions. Et ça l'avait mené tout droit à une déclaration de guerre avec le Ministère de la Magie.

« Où est-ce qu'on va ? » lui demanda le plus jeune.

« Chez moi », répondit Harry sans même tourner la tête dans sa direction, mais en lui tendant le bras pour un transplanage d'escorte.

Effectivement, quelques minutes plus tard, il grimpait les marches, évitant soigneusement de croiser le regard des tenanciers du café.

Il ne prit même pas la peine de refermer la porte derrière lui, laissant Émory s'en charger. Il se dirigea immédiatement vers la fenêtre, allumant une cigarette. Mais deux secondes plus tard, la cigarette fumait dans tout l'appartement, tandis qu'il déambulait de long en large, anxieux. Il fallait qu'il trouve une solution pour s'extraire de ce merdier !

Il pesta en faisant tomber des cendres sur le carrelage de la cuisine, ce qui le fit revenir à la fenêtre. Ses prunelles captèrent alors son stagiaire, lui rappelant sa présence. En plus de cela, il était responsable d'un gamin ! Qu'est-ce qu'il allait bien pouvoir lui apprendre dans toute cette histoire ? D'autant plus s'il était viré…

« Quelle compétence d'un intervenant social tu mettrais en avant ? » lança-t-il malgré tout.

« Heu… », commença Émory, pris au dépourvu. « Utiliser le réseau ? »

« Bien vu », approuva Harry en pointant sa cigarette dans sa direction. Le faire réfléchir à sa place le calmait. « Par exemple ? »

Émory se mordilla la lèvre, réfléchissant.

« Tout dépend de l'objectif. Vérifier que la sécurité sera rétablie ? S'assurer que nos arguments seront pris en compte ? Sauver nos fesses ? » ajouta-t-il, hésitant, puis s'emportant, extatique. L'excitation face au danger, sans doute.

« Tu es un Gryffondor toi, pas vrai ? » lui demanda Harry, de but un blanc.

Émory se figea, surpris, avant de dévoiler toutes ses dents, fier comme un enfant qui aurait gagné un prix.

« Tout à fait ! Les meilleurs, hein ? » confirma-t-il.

Harry rit et, comme encouragé, Émory avança, tendant la main pour lui prendre sa cigarette. Harry se dégagea.

« Tsss ! Qu'est-ce que tu fais ? Prends-en une dans le paquet, si tu veux, mais pas la mienne », refusa-t-il, avant de se radoucir.

Il secoua la tête, amusé. Il n'en perdait pas une pour se rapprocher, celui-là ! L'observant se servir sans cacher sa déception, Harry repensa à la situation dans laquelle il se trouvait. Émory avait raison en parlant de réseau. Il sortit son téléphone de sa poche dans l'idée de joindre Hermione, et se rendit compte qu'il avait été harcelé d'appels et de messages.

Son patron, bien sûr. Ron également, qui lui demandait des explications et précisant que c'était la cohue au Ministère. Mais celle qui détenait le record, c'était Hermione, avec trente-six appels en absence et douze messages écrits. Heureusement qu'elle n'en avait pas fait l'équivalent en lettres par hibou…

Harry, qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Réponds-moi vite !

Harry, qu'est-ce que tu fiches ?

Dans quelle merde tu t'es encore mis ?

Non mais tu as perdu la tête ! Quelle idée d'attaquer le Ministère !

Harry !

Réponds-moi !

Par Godric, tu es dans de beaux draps, Harry…

Il ne t'est rien arrivé de grave au moins ?

Si tu avais été arrêté, je le saurais, Ron me l'aurait dit…

Rappelle-moi, Harry…

Je suis tellement inquiète…

Tu m'appelles dès que tu lis mes messages, promis ?

En partie amusé et en partie, agacé, Harry se hâta de presser la touche d'appel. Hermione décrocha à la première sonnerie.

« Harry, c'est toi ? Oh Merlin, j'étais tellement inquiète ! Mais qu'est-ce que tu faisais, bon sang ! Est-ce que tout va bien ? TU SAIS A QUOI SERT UN TELEPHONE ? À S'EN SERVIR ! Ce n'est pas pour rien que les sorciers ont décidé de les adapter, c'est parce que c'est utile ! Plus jamais tu ne me fais une frayeur pareille, tu m'entends ? Harry ? Tu es toujours là ? » s'égosillait Hermione sans même prendre le temps de respirer, obligeant Harry à décoller son oreille de son appareil pour ne pas perdre un tympan au passage.

Harry s'esclaffa.

« Peut-être que si tu me laissais le temps d'en placer une aussi… », répondit-il sans animosité.

« Tu n'es qu'un ingrat, Harry Potter ! » affirma-t-elle, le soulagement perçant dans sa voix. « Tout va bien alors ? »

« Tout va bien. Mais j'ai besoin de toi. »

Elle ne répondit pas tout de suite, signe qu'elle se mordait la lèvre d'appréhension.

« Je t'écoute. »

« On peut se voir ? Dans un café ? »

« Chez moi », le contredit-elle immédiatement. « Avec l'effervescence, on ne serait pas tranquille plus d'une seconde. Viens maintenant, je quitte le bureau tout de suite. Je vais voir si Ron peut se joindre à nous… »

Harry acquiesça, inconscient de l'inutilité de son geste.

« Parfait, j'arrive », fit Harry en raccrochant.

Il lança un regard en direction d'Émory, qui semblait mourir d'envie de l'accompagner. Ses yeux pétillaient d'excitation.

« Je suppose que tu veux venir avec moi ? »

Le sourire resplendissant qu'il lui lança fut la réponse la plus convaincante que Merlin lui ait donné de voir.

Ils quittèrent les lieux, animés par des émotions étrangement positives au vu de la situation.

OoOoO

À peine eut-il frappé à la porte d'entrée qu'elle s'ouvrit en grand sur Hermione. Elle se jeta à son cou comme si elle avait eu peur de le perdre.

« Oh Harry ! Tu es là. Je suis tellement soulagée ! »

Elle recula alors, découvrant la présence d'Émory un peu en rentrait derrière son meilleur ami. Elle le jaugea, avant de s'adresser à Harry.

« Qui est-ce ? » l'interrogea-t-elle poliment, mais sur le qui-vive.

« Mon stagiaire », soupira Harry en entrant.

Il attendit que ce dernier entre pour refermer la porte derrière eux. Quand son regard revint se poser sur Hermione, celle-ci l'observait avec un air désapprobateur.

« Harry, il faut que je te le demande : est-ce que vous êtes ensemble ? »

« Non », répondit sèchement Harry, pendant qu'Émory semblait se décomposer sur place.

Hermione passa de l'un à l'autre, peu convaincue. Elle croisa les bras sur sa poitrine, exprimant ainsi l'attente d'une réponse plus précise.

Mais Ron arriva derrière elle, posant les paumes sur ses épaules.

« Ah Harry, tu es là ! Ne perdons pas de temps, je vais devoir retourner… », signala-t-il. Ses yeux tombèrent sur Émory. « T'es qui, toi ? »

D'un soupir, Harry se répéta.

« J'annonce tout de suite la couleur : elle, c'est ma femme. N'espère rien », exprima-t-il sur un ton sévère.

« Oh Ron ! » se plaignit Hermione en se dégageant et en levant les yeux au ciel.

Harry les dévisagea cette fois. Il préférait ne rien dire à ce propos, surtout en présence d'Émory qui n'était pas concerné, mais il n'appréciait pas totalement la possessivité dont faisait preuve Ron à l'égard d'Hermione… Ce serait pour plus tard.

« Tu n'as aucune crainte à te faire, Ron. C'est plutôt après moi qu'il en a », préféra-t-il annoncer pour désamorcer la situation.

Cette fois, il perçut nettement le rouge qui colora les joues de son stagiaire.

Hermione ouvrit en grand la bouche, pointant un doigt accusateur dans sa direction.

« Je t'arrête tout de suite, Hermione. Quand je t'ai dit non, c'était vrai. On n'est pas ensemble. »

Elle referma la bouche, mécontente. Elle ne risquait pas de le lâcher de sitôt avec ça…

« Bon, si on s'installait dans la salle à manger ? On a du pain sur la planche… », recadra Ron.

Le groupe acquiesça, le suivant à l'intérieur. Effectivement, ils n'étaient pas encore sortis du Chaudron Baveur…


La révolte gronde ! Est-ce que vous aussi, ça vous excite ? Et ce petit stagiaire qui agit sous l'effet de ses impulsions héhéhé Où est-ce que ça va nous / les mener tout ça ?

A vos pronostics et à jeudi pour Drago dans l'aile des jeunes !

Flux énergétique de scarabée sur vous.