Bonjour mes amours !

Le moment est venu de vous faire découvrir l'arrivée de Drago dans l'aile des jeunes. Il n'y a peut-être plus de Détraqueurs, mais l'ambiance ne sera pas rose pour autant... Un brin d'excitation suite au chapitre sur la résurrection de Harry, peut-être ? ahah

Merci à Lyra Verin et Mery-Alice Gilbert.


Chapitre 7.

« And then I found out how hard it is to really change.

Even Hell can get comfy once you've settled in.

I just wanted the numb inside me to leave.

No matter how fucked you get, sorrow is there when you come back down. »

Hospital for souls, Bring me the horizon.

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« Et alors, j'ai découvert combien il était difficile de réellement changer.

Même l'Enfer peut paraître confortable une fois que tu y es installé.

J'aurais juste voulu être insensible pour avoir une échappatoire.

Qu'importe à quel point tu es baisé, le regret est là quand tu retombes. »

L'hôpital des âmes, Bring me the horizon.


Des cellules conçues pour un détenu. Des cellules équipées d'un lit à double étage pour en accueillir un second. Des cellules déjà complètes dans lesquelles on avait jeté un troisième matelas pour permettre l'arrivée des nouveaux pas si nouveaux que ça.

Au total, neuf jeunes Mangemorts ou fils de Mangemorts avaient rejoint la section des jeunes : Gregory Goyle, Tarquin Selwyn, Hamish Rowle, Inigo Travers, Angus Macnair, Dayton Wilkes, Lachlan Yaxley, Fergus Runcorn et Drago Malefoy lui-même.

Neuf jeunes de vingt-et-un à vingt-six ans, tous logés à la même enseigne depuis la fin de la guerre, à la merci des Détraqueurs. Neuf jeunes qui, du jour au lendemain, étaient sortis de leur froide solitude pour rejoindre des cellules surpeuplées, sans aucune explication sinon les bribes d'informations données par leurs co-détenus.

« Ça fait deux jours qu'on nous ouvre plus les grilles », râla Barney, qui occupait la couche du dessus. « Avant, on pouvait aller et venir à notre guise presque toute la journée. J'aime pas trop la bibliothèque, t'sais, mais au moins on pouvait s'dégourdir un peu les jambes, voir du monde. Regarder des images avec les bandes-dessinées. Normalement, je devais voir mon travailleur social, là ! Mais ils les font pas venir ces chiens. »

Juan émit un bruit circonspect, tiquant sur les paroles du premier.

« Je mettrais ma main al fuego que tout ça, c'est pas pour rien, hermano. Tu les as entendus aussi bien que moi les cris dehors ! »

« Et le dragon ! Je suis sûr qu'il y avait un dragon », renchérit Barney. « J'l'ai entendu cracher son feu. »

Drago, allongé sur son matelas, qu'il n'avait pas relevé puisque les déplacements étaient interdits depuis son arrivée, se redressa sur un coude en entendant parler d'un dragon. Dans sa solitude de l'aile des Mangemorts, il avait bien eu l'impression d'avoir perçu sa présence dans les environs, même s'il avait cru sur le moment qu'il perdait la tête. Après tout, que ferait un dragon à Azkaban ? Comment un animal aussi gigantesque pouvait arriver jusqu'ici sans être arrêté, détourné, éconduit ?

« Un dragon, tu rêves. Comment aurait-il fait pour venir jusqu'ici vu les sécurités mises en place ? » répondit Juan, faisant écho aux pensées de Drago. « Je ne sais pas ce qu'ils font, mais je demanderai à Ingrid quand elle viendra me voir. Elle en saura sans doute plus que nous. »

Soudain, son visage s'illumina et il s'adressa directement à Drago.

« Hé mec ! Je t'ai pas dit, au fait. Ingrid, c'est ma copine. Elle est dehors avec notre petite fille. Je vais te montrer », dit-il en décollant une photo du mur pour la lui tendre.

Par politesse, Drago tendit la main vers la photographie pour l'attraper. Sur celle-ci, une femme souriait, mais son visage aminci témoignait de l'extrême pauvreté dans laquelle elle vivait. Dans ses bras se trouvait une enfant d'environ deux ans qui observait l'objectif avec méfiance.

Drago lui rendit le cliché sans émettre de commentaire.

« Elles sont belles, pas vrai ? C'est ma fierté. C'est mi Carlita de mi corazón, mi princesa. T'as des enfants, toi ? » enchaîna-t-il, sans se méprendre de l'indifférence affichée par son camarade de chambre.

Drago secoua la tête. Quand aurait-il pu procréer ? Pendant la guerre ? Il retint une grimace en songeant que le Seigneur des Ténèbres aurait très bien pu le marier de force à une sorcière pour punir davantage les Malefoy de leur manque de loyauté… Oui, certains souvenirs commençaient à revenir à la surface. Et s'il était honnête avec lui-même, il aurait préféré que ça n'arrive pas.

Il aurait très bien pu mourir là-haut comme un damné. Personne ne l'aurait réclamé et il ne s'en serait pas plaint.

« T'es pas très loquace toi, de verdad ? T'as pas tort, remarque. Juste qu'il faut se faire des amis en prison. Tu vas vite apprendre ça. »

Drago garda le silence. Il n'avait jamais été bon pour se faire des amis. Ni pour les garder. Il ne savait absolument rien de ce qu'étaient devenus Blaise, Théodore et Pansy après la guerre. Il s'agissait de ses seuls vrais amis. Vincent était mort, mais lui, comme Gregory n'était qu'un simulacre pour prouver son allégeance aux idées des Sang-purs. Blaise n'était pas de lignée noble. Les deux autres, bien que véritables descendants des Familles du Registre, ne partageaient pas non plus totalement les visions de leur famille.

Eux ne se trouvaient pas à Azkaban, apparemment. Drago espérait qu'ils avaient pu échapper au Magenmagot. Il ne souhaitait même pas à son pire ennemi de vivre dans de telles conditions. Ou plutôt d'y survivre.

OoOoO

Le lendemain matin, alors que les elfes distribuaient les boissons chaudes pour le petit-déjeuner, la gardienne qui avait amené Drago dans sa nouvelle geôle se présenta dans l'aile. Elle fut immédiatement assaillie par les cris de ses habitants.

« Erika ! Pssst ! Viens ici ! »

« Erika ! Tu sais c'qui s'passe dehors ? Nous, on sait rien ! »

« Hé maton ! C'est quand qu'on pourra retourner en activités ? On s'fait chier ici, nous ! »

« Erika, faut qu'tu nous expliques ! On nous dit jamais rien ici ! »

La concernée finit par mettre le holà à cette cacophonie.

« Oh ! Les gars. Deux s'condes, c'est le matin pour tout le monde. Je vais vous dire ce que je sais, mais vous me promettez de m'écouter que je répète pas tout cinquante fois, O.K. ? J'ai pas le temps pour ça », décida-t-elle d'autorité.

Le silence se fit. Drago était impressionné par la facilité avec laquelle elle se faisait respecter. Il n'aurait jamais cru qu'une femme saurait ainsi s'imposer dans un monde d'hommes…

Il tendit l'oreille, désirant lui aussi comprendre la situation.

« Bon ! En gros, il y a deux jours, on nous a donné l'ordre de fermer toutes les grilles pour limiter le travail. Parce qu'on nous a chargé d'une mission : aller chercher des détenus d'une autre section pour les mettre ici. »

Barney tourna la tête vers Drago, ouvrant la bouche de surprise : il venait de comprendre que Drago n'était pas vraiment nouveau. Comment ne pas comprendre que l'inaccessibilité aux activités y était liée ? Drago ne comprenait pas tout lui-même, il ne comprenait même rien, mais il ne fallait pas être né à l'époque des Vivets dorés pour faire le rapprochement entre son arrivée et leur isolement prolongé. Modifier le traitement des Mangemorts, ces détenus oubliés, ce n'était pas anodin. Quelque chose se passait, en ce moment même, au-delà même des remparts d'Azkaban.

Drago mit un doigt sur ses lèvres pour inciter Barney à se taire. Celui-ci acquiesça, et il reporta à nouveau son attention sur Erika.

« Il se passe des trucs dehors, mais je peux pas vous dire quoi », annonça-t-elle, confirmant les pensées de Drago.

Des protestations s'élevèrent dans l'aile, qu'elle se hâta de calmer d'un geste de la main.

« Tout ce que je peux vous dire, c'est que ça met l'désordre. Le Ministère est dans le pétrin, il va chercher à sauver ses vifs d'or le plus vite possibles. Dooonc c'est temporaire », conclut-elle.

Il y eut quelques secondes durant lesquelles on aurait pu entendre un Billywig voler.

« Mais je comprends pas. Pourquoi on déplace des détenus ? » lança une voix du fond de l'aile.

Erika parut mal à l'aise. Elle prit finalement une grande inspiration.

« Comme j'vous le disais, le Ministère est dans le pétrin. Si les conditions de détention sont déplorables pour vous, ça l'était encore davantage au dernier étage. Il craint les inspections par des organisations internationales. Pendant que vous croupissez ici, nous on nettoie les cellules du d'ssus. Et je vous assure que c'est pas de la tarte à la mélasse », expliqua Erika.

Cette fois, ce fut Juan qui se retourna sur Drago, les yeux écarquillés. Il était plus perspicace que son condisciple. Il avait compris.

Une voix s'éleva dans l'aile, prouvant à Drago que certains avaient fait le rapprochement.

« Par le caleçon de Merlin, ce sont des Mangemorts qu'on a descendu parmi nous ! »

Rapidement, ce fut le tumulte. Chacun y allait de son commentaire, tant et si bien que l'on ne s'entendait même plus penser.

« Les gars ! » hurla à nouveau Erika, calmant la trentaine d'hommes au seul son de sa voix. « Vous êtes gentils encore deux minutes, vous voulez bien ? »

Elle laissa échapper un soupir dans le silence.

« Je sais que la cohabitation n'est pas évidente. Elle ne l'était déjà pas avant, et elle l'est encore moins maintenant. Mais on évite les morts, hein ? On n'a pas le temps de nettoyer des cadavres. Et si vous faites ça, vous risquez de voir passer vos activités sous l'nez. Faites pas les idiots. Ce qui se joue dehors, ça pourrait bien vous avantager au moins un peu. »

Elle jeta un regard en direction de toutes les têtes qui dépassaient des grilles. Personne ne semblait vouloir s'opposer à elle.

« Bien. Une dernière chose : je vous promets que je reviens dès que j'ai des nouvelles pour vous. D'ici là, je compte sur vous, O.K. ? »

« Comment est-ce que la situation pourrait bien nous avantager ? » lança une voix froide que Drago reconnut immédiatement.

Il s'agissait de Tarquin Selwyn. Il se figea, sentant que la réponse allait en dire long.

À l'expression qu'Erika leur renvoya, il était clair qu'elle n'était pas en droit de leur révéler cette information. Pourtant, elle le fit.

« Parce que celui qui est à la tête des manifestations et qui a mis le Ministère sens dessus-dessous, ce n'est autre qu'Harry Potter », lança-t-elle, le regard brillant d'admiration.

Drago se retira dans sa cellule, insensible à l'agitation autour de lui. Potter. Saint Potter. Potter le Sauveur. Pourquoi n'y avait-il pas pensé plus tôt ?

OoOoO

Chaque parcelle de temps s'éternisait. Chaque seconde remplaçait la précédente avec la sensation d'une lourdeur plus prégnante encore. Drago ne comptait plus les parties de bataille explosive qu'il avait déjà jouées avec ses condisciples. C'était ennuyeux et répétitif, mais ça avait au moins le mérite de concentrer ses mains sur quelque chose. Le distrayant tant bien que mal de ses quatre murs sales qui semblaient se rapprocher inexorablement.

Ici, contrairement à l'aile des Mangemorts, il y avait malgré tout moyen de connaître avec précision les secondes qui s'égrainaient. Le couloir était équipé d'une horloge et certains détenus, comme Juan, possédaient une montre. Tous ceux qui avaient des visites de l'extérieur, en fait. Les journées restaient tout de même rythmées par un emploi du temps strict. Identique à celui que Drago avait connu jusque-là. La conscience de vivre en plus. La solitude en moins.

Juan et Barney avaient bien essayé d'en savoir plus sur Drago. Cependant, si Juan s'était contenté d'une réponse affirmative concernant les chefs d'accusation, n'insistant pas face à son mutisme, Barney s'était montré plus curieux. Drago l'avait observé sans l'ombre d'une émotion sur ses traits, sans même sourciller alors que l'autre enchaînait les questions. Juan avait dû l'enjoindre à la résignation pour qu'il cesse.

Dès lors, tous deux discutaient ensemble, s'adressant de temps à autre au troisième, mais sans attendre de réponse de sa part. Il ne savait même pas de quoi ils parlaient. Son esprit était ailleurs. Ce qui convenait parfaitement à Drago, bien que la langueur des dernières années lui manquât.

C'était la pensée qui traversait Drago alors qu'il était étendu sur son lit de fortune. Il regrettait sa solitude. Il n'avait jamais aimé vivre dans des endroits confinés, alors encore moins lorsqu'il s'agissait de le partager avec d'autres personnes. Mais ce n'était pas comme s'il avait le choix.

Là, il était tenu de tout partager, ses repas comme ses besoins naturels. Tout au plus pouvait-il garder pour lui ses réflexions. Même ses productions corporelles n'étaient plus un secret : tous sentaient la moiteur des corps réduits à l'inaction et les odeurs se mélangeaient dans un ensemble âcre, auquel on s'habituait en dépit de toute volonté.

Drago évitait de penser à tout ce qu'il avait connu à l'extérieur. Le Manoir, bien sûr. Avec ses couloirs ensorcelés de manière à perdre ceux qui n'étaient pas censés s'y trouver. Les jardins, ces immensités de verdure entretenue. Les serres. Le terrain de Quidditch. Poudlard aussi. Avec Potter, évidemment.

Drago grogna. Entre vouloir fermer son esprit pour ne pas souffrir et se laisser porter par ses pensées pour chercher une issue à cet enfer, la frontière était ridiculement mince. Et les conséquences nettement différentes.

Le présent et le passé représentaient une prison éternelle pour Drago. Les murs étaient bien plus que des symboles, ils entraient complètement dans les méandres de l'esprit pour emmurer profondément. La prison était physique. Mais elle était également psychologique. Il ne pouvait pas penser à l'avenir : il était trop incertain, il paraissait si improbable que c'était comme penser à une dimension parallèle. Il ne savait même plus ce que signifiait réellement l'extérieur.

Il avait compté. Cinq ans, cela correspondait à 1825 jours. Aujourd'hui, mercredi 20 novembre 2002, il en était à 4 ans 1 mois, 3 semaines et 4 jours, autrement dit 1516 jours, le mois de février de l'année 2000 comportant 29 jours.

Il lui restait 309 jours de captivité. Qu'est-ce que c'était 309 jours sur les 1825 initiaux ? Ce n'était presque rien. Sauf que ce n'était que des nombres. Les quatre premières années s'étaient déroulées dans une conscience toute relative. Aujourd'hui, il savait exactement ce qu'il vivait, et c'en était étouffant. Le manque d'espace réduisait la mobilité. Le manque de mobilité réduisait le champ des possibles et érigeait des barrières dans les esprits.

À qui la faute, en plus ? Potter finissait toujours par mettre le désordre dans sa vie. Même à Azkaban, il ne le laissait pas tranquille. Délibérément ou pas, ses actions avaient des conséquences dans la vie de Drago. Par Salazar, n'aurait-il pas pu le laisser continuer à pourrir au milieu des Détraqueurs ?!

Il voulait… il voulait… fuir. S'évader d'ici. Mais quand il regardait autour de lui, il ne voyait pas comment c'était possible. La cellule ne comptait qu'une seule fenêtre, si étroite qu'elle ne permettait qu'à un bras de passer. Et encore. Pour aérer les lieux. La ventilation ? N'en parlons même pas. Elle émettait des sons inquiétants, si bien qu'une défaillance technique n'était pas à exclure. Les odeurs ne démentaient pas vraiment cette hypothèse non plus…

Les W.C. ? On n'était pas au Ministère de la Magie ici… De toute façon, qui aurait idée de mettre les pieds dans cette immondice ? C'était si répugnant qu'il semblait que c'était un accès direct aux égouts, même pas besoin de tirer la chasse d'eau. Les grillages ? Si seulement… Puis pour aller où ? L'îlot central était l'îlot des surveillances, payez votre panoptique. Drago était même prêt à parier qu'une tentative d'évasion se solderait par un échec du fait du simple chahut produit par les autres prisonniers voulant encourager l'inconscient.

C'était une chimère. Il n'y avait pas d'issue envisageable, sinon celle décidée par le Magenmagot lui-même. Autant dire qu'il avait le temps de mourir de désespoir entre temps. Personne ne se souciait d'eux. Encore moins d'un fils de Mangemort, rendu coupable sans enquête préalable, sans considération du contexte familial et social. Il n'était qu'une pourriture à extraire du fruit sain de la société.

Drago était là depuis deux jours et il saturait déjà. Il regrettait presque ce temps où il était à la merci du Seigneur des Ténèbres. Au moins là, il était libre de ses mouvements… jusqu'à ce que Potter fasse tout échouer.

OoOoO

Drago avait ouvert les yeux bien avant que les néons s'allument. Ses co-détenus également. Mais comme des enfants en colonie de vacances, ils observaient le plafond, mus par un silence obéissant. Ils se taisaient par imitation, par peur des représailles, par le biais du contrôle social invisible. Personne ne lui avait dit que les discussions étaient interdites avant 6h30. Personne ne lui avait dit qu'il était interdit de se lever avant d'entendre le grésillement caractéristique des néons. Pourtant, il restait immobile.

Ce jour-là, pour la troisième fois depuis son arrivée, personne ne vint distribuer de courrier. Personne ne partit travailler dans la bibliothèque ou dans la remise. Personne n'eut droit à la visite d'un proche. Ils ne savaient même pas s'ils auraient droit à la douche le lundi, comme chaque semaine s'il en croyait Juan et Barney. Alors ce jour-là, tous se rendormirent ou discutèrent calmement après que le service du petit-déjeuner eut été servi.

Drago fut réveillé une heure plus tard par des bruits frénétiques et des encouragements enthousiastes répétés. Perplexe, il ouvrit les yeux, découvrant Juan et Barney, pantalons baissés. Le dos courbé en arrière, la tête suivant le mouvement, ils se masturbaient, ni plus ni moins, abandonnés à leurs sensations, dépourvus de toute gêne.

« ¡ Vengo ! » s'exclama Juan entre le soupir et le cri, visiblement en prise avec une montée de plaisir.

« Moi… aussi… », renchérit Barney, à bout de souffle.

Un râle s'échappa d'entre les lèvres du deuxième, suivi de peu par un grognement du premier. Repus, ils soupirèrent, tandis que leurs jouissances jaillissaient et venaient s'échouer le long du mur, indifférentes à la stupéfaction de Drago.

Il se sentait si loin de l'ambiance décontractée après les entraînements de Quidditch, lorsque ses coéquipiers s'amusaient à comparer les longueurs de leur membre ou se vantaient de leurs exploits sexuels.

Il n'était pas vraiment choqué ni excité. Fasciné serait le mot le plus exact. Il venait en quelque sorte de vivre une nouvelle expérience. Juan et Barney n'auraient sans doute pas apprécié la comparaison, mais c'était la première fois que Drago voyait deux hommes dans une interaction sexuelle.

Drago n'avait encore connu aucun homme. Et il n'espérait pas que cela arrive de suite. Azkaban n'était pas réellement l'endroit rêvé pour ça. L'homosexualité était encore moins acceptée qu'à l'extérieur. Les actes sexuels étaient tolérés pour assouvir des besoins. Principalement le désir d'asseoir son pouvoir. Le respect passait souvent par la violence… Un respect qui passait par la peur de l'autre, de ce qu'il était capable de nous faire.

C'était une forme de respect que Drago ne connaissait que trop bien. Et il était temps que les activités reprennent pour lui éviter de remonter trop loin dans son passé.


Alors, finalement, c'était mieux au dernier étage ou ici ? ahah

Il semblerait que Drago retrouve la mémoire en même temps que la conscience. Heureusement qu'il est bien tombé avec Juan et Barney, n'est-ce pas ? Pendant ce temps-là, Mr Potter a encore décidé de mener une guerre, et mon petit doigt me dit que l'ambiance du prochain chapitre sera radicalement opposée à celle-ci héhé

Je vous laisse à vos rédactions de reviews (héhé) et on se retrouve lundi pour la suite de la révolution.

Flux énergétique de scarabée sur vous,
Cai.