Bonjour mes amours !
Je vous laisse de suite avec le trio et Émory pour la préparation de la révolution héhéhé
Merci à Lyra Verin et Mery-Alice Gilbert.
Chapitre 8.
« Here's a story of everything we'll ever be
You can hide but some of us can never leave
And if you go I don't need those little things
They remind me of all our little dreams. »
Lion, Hollywood Undead.
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« Voici une histoire de ce que nous ne serons jamais
Tu peux te cacher mais certains d'entre nous ne pourrons jamais s'échapper
Et si tu t'en vas, je n'ai pas besoin de ces petites choses
Elles me rappellent tous nos petits rêves. »
Lion, Hollywood Undead.
« Bon, qu'est-ce qu'on fait ? » demanda Ron.
Harry, Émory, Hermione et lui-même s'étaient installés dans la salle à manger du couple.
« Je ne compte rien lâcher », leur apprit Harry. « Je veux faire appliquer la proposition de loi. »
Disant cela, il avait vrillé son regard dans celui d'Hermione. Cette dernière soupira.
« Je m'en doutais. Tu te fiches de ce que l'on peut dire de toi, n'est-ce pas ? »
« Les journaux ont toujours parlé de moi. Alors qu'est-ce que ça change ? Si ça peut servir à une cause, ça aura une utilité, pour une fois », trancha Harry, qui ne comptait pas plier. « Mais j'ai besoin de toi pour augmenter mes chances de réussite. »
Hermione acquiesça.
« La préoccupation première du Ministre, ce sera de rattraper les Détraqueurs qui se sont échappés. Ron ? Qu'est-ce que tu sais à propos de ça ? » lança-t-elle sur un ton méthodique qui fit sourire Harry. Elle était dans la préparation à l'action.
Ron bomba le torse en prenant une grande inspiration.
« Des équipes d'Aurors ont été dispersées à travers tout le pays pour protéger les habitants. La Brigade magique est aussi sur le coup. Mais pour pouvoir les ramener à Azkaban… »
« Les Détraqueurs ne doivent en aucun cas retourner à Azkaban », le coupa Harry. « C'est hors de question. »
Ron et Hermione échangèrent un regard. Ron le rompit après quelques secondes, regardant Harry avec un air contrit.
« Harry… », commença-t-il, alors qu'Harry sentait déjà l'énervement le gagner. « On n'a pas d'autre solution. Tu veux qu'on les mette où ? Les Détraqueurs sont… »
« Je sais ce que sont les Détraqueurs ! » s'écria Harry en tapant du poing sur la table. « C'est justement pour cette raison qu'il n'y a de place à la discussion à ce propos : Je. Ne. Veux. Pas. De. Détraqueurs. À. Azkaban. »
Un silence accueillit son emportement. Ron le dévisageait, ayant l'air de ne pas trop vouloir s'opposer à lui. Hermione se mordait les lèvres, mais Harry ne savait pas exactement de quel côté elle se trouvait. Ce qui était sûr, c'était que ses amis savaient qu'il ne servait à rien de discuter quand il perdait le contrôle de lui-même. Sa magie crépitait littéralement hors de lui, le rendant menaçant. Dans ces cas-là, il n'avait même pas besoin de sa baguette pour lancer un sort, même s'il n'avait jamais été jusque-là.
« Il y a peut-être une autre solution… », relança timidement Ron.
Tous les regards se tournèrent vers lui, y compris celui d'Émory, qui n'avait pas encore ouvert la bouche depuis qu'ils étaient arrivés.
Ron se racla la gorge.
« Vous ne connaissez pas la genèse des Détraqueurs ? » s'étonna Ron.
Harry secoua la tête et Hermione leva les yeux au ciel.
« Ron ! C'est une légende. Il n'y a rien d'officiel ! » s'exaspéra la sorcière.
« Donc tu la connais ? »
Hermione se mordit la lèvre inférieure, soudainement peu fière.
« Mmmh non », admit-elle.
Ron se mit alors à expliquer le contenu de la Dementor Genesis, un récit à base de chagrin d'amour et de magie noire incontrôlée. Mais le passage le plus important provenait de la façon dont on avait contrôlé lesdites créatures.
« Avant de devenir gardiens à Azkaban, les Détraqueurs étaient enfermés dans la Salle de l'Amour », révéla Ron.
« Où est-ce que ça se trouve ? » l'interrogea Hermione.
« Dans le Département des Mystères. C'est une pièce scellée, qui n'est plus utilisée depuis… Qui n'a jamais été utilisée, à ma connaissance », répondit Ron.
« O.K., c'est une idée. Ça se tente », fit Hermione, tout en affichant une moue réflexive. « Maintenant il faut voir comment on fait pression. Le Ministre n'acceptera pas si facilement nos conditions… Harry, tu avais songé à cet aspect ? »
Harry hocha la tête.
« Comme je l'ai signifié à la fin du reportage, j'invite tout le monde à me rejoindre. Je vais envoyer des messages à mon entourage pour leur dire de venir et d'inviter leurs amis à faire barrage devant Azkaban », avança-t-il d'un ton décidé. « Je demanderai aussi à George s'il peut nous fournir quelques animations, comme des bonbons langues-de-sifflet et des feuxfous fuseboum. »
« O.K. Tu fais barrage, donc tu ne laisses personne entrer ? » demanda Hermione d'un air pincé.
« Non, il faut au moins laisser entrer les gardiens », intervint alors Émory.
Les pupilles d'Hermione glissèrent dans sa direction, mais elle ne le vit pas vraiment. Elle était plongée dans ses pensées.
« Je suis d'accord », confirma Harry. « Pour le reste des employés, les extérieurs, on avisera plus tard, mais c'est clairement un moyen de pression. »
Hermione hocha la tête. Elle prit alors un morceau de parchemin et une plume de dictée, qui écrivait ce qu'elle disait sans qu'elle ait à s'interrompre pour noter.
« Pour les revendications, je reprends celles du dépôt de proposition ? Et j'ajoute le déplacement des Détraqueurs dans le Département des Mystères ? »
Harry leva le pouce dans sa direction.
« Excusez-moi mais… vous demandiez quoi dans votre loi ? » les interrompit Émory, incertain.
Harry lui fit face, un léger sourire dessiné sur le visage. Celui-ci s'accentua lorsqu'il remarqua à quel point son stagiaire était concentré sur la situation et semblait prendre la situation au sérieux.
« L'application d'un double plan de réinsertion, indoors et outdoors. Plus de moyens humains et plus de projets au sein même de la prison : éducation à la citoyenneté, gestion de la colère et des conflits, expression artistique et théâtrale, ainsi que des cours de remise à nouveau pour permettre de passer les BUSE et les ASPIC. Officiellement, c'est possible de les passer à distance, mais dans les faits, rien n'est vraiment mis en place, les dossiers traînent, les matières sont transmises avec du retard. On voudrait qu'ils puissent passer leurs examens dans des conditions plus favorables », développa Harry. « Et à l'extérieur, ça consisterait à garder un contact avec le Service d'Aide Sociales aux Détenus, qui s'étendrait à l'accompagnement social, psychologique et administratif des sortants. »
Les yeux d'Émory se mirent à briller d'un éclat nouveau, émerveillé.
« Waw ! C'est brillant. Mais… pour les cours, comment vous pensiez faire sans magie ? » voulut-il savoir, dubitatif.
Harry croisa le regard d'Hermione et pouffa.
« On a eu une prof à Poudlard… qui avait décidé de nous apprendre la magie sans utiliser notre baguette. Bon, on n'est pas convaincus par cette méthode, mais c'est une alternative intéressante pour permettre la réinsertion. Et c'est toujours mieux une éducation partielle que précaire. »
« Ouais, je l'ai eue aussi cette prof », marmonna Émory dans sa barbe inexistante.
« J'ai une stratégie », annonça Hermione de but en blanc.
Harry leva vivement la tête vers elle. Bientôt, l'excitation coula dans ses veines.
Et alors que les lèvres de sa meilleure amie se soulevaient dans l'élan de son impétuosité, Harry se frotta les mains. L'aventure commençait vraiment, et ça l'égayait plus que de raison.
OoOoO
Une bonne heure plus tard, Harry et Émory sortaient du domicile Granger-Weasley. Le couple lui-même quitta les lieux pour rejoindre le Ministère et exécuter leur part du plan imaginé par Hermione.
Celui-ci était bien rodé.
Ron retournait au Bureau des Aurors pour suivre les directives de sa Cheffe. Dans un premier temps, il tairait son idée concernant l'enfermement des Détraqueurs.
De leur côté, Harry et Émory contacteraient George pour la préparation des artefacts bruyants, avant de retourner à Azkaban pour motiver les troupes et leur expliquer la suite des opérations. Les plus courageux pourraient passer les prochaines heures avec eux. La durée totale du campement dépendrait de la dernière étape.
Ils attendraient que les autorités magiques réagissent. Dans l'absolu, si les manifestations n'étaient pas illégales, il se posait toujours la question du retour des Détraqueurs, qu'ils empêcheraient au moyen de Patronus, au besoin. Une fois attrapés, il faudrait tout de même les contenir quelque part. Harry refuserait publiquement que cela soit de nouveau en prison, que cet irrespect pour la dignité humaine devait cesser.
Ce serait à ce moment-là que Ron et Hermione entreraient en scène. Le premier suggérerait à la Cheffe des Aurors l'idée qu'ils retournent dans la Salle de l'Amour « le temps de trouver un compromis avec les fauteurs de trouble ». La seconde attendrait un communiqué rappelant à l'ordre les manifestants pour intervenir. Elle proposerait alors une rencontre de conciliation avec le Ministre de la Magie en personne. Kingsley Shacklebolt était un sorcier raisonnable. Le trio – ou plutôt le quatuor – était persuadé qu'il répondrait favorablement à la demande.
Restait à savoir ce qu'il pourrait accepter dans le projet.
Le téléphone d'Harry émit une sonnerie, lui signalant l'arrivée d'un nouveau message. Il le lut rapidement, avant de faire part de son contenu à Émory.
« C'est George. Il prépare le nécessaire. Il demande juste à avoir deux mains supplémentaires en renfort », lui rapporta Harry.
« On y va alors ? »
« Non », s'amusa Harry. « Je connais quelqu'un de bien plus qualifié que nous pour ce genre de… festivités. »
Émory lui lança un regard interrogatif.
« Je suppose que tu viens avec moi ? » le questionna Harry. « Tu peux retourner à Azkaban si tu veux. »
Émory secoua la tête.
« Non, non, je veux venir avec toi ! » s'exclama-t-il en affichant une expression enthousiaste.
« Très bien », répondit simplement Harry. « Suis-moi alors. »
Sans pour autant se cacher, ils évitèrent les rues peuplées de Londres et se rendirent au 12, Square Grimmaurd. Là où se trouvait l'orphelinat géré par Seamus et Alois. La maison était toujours dissimulée par un sortilège pour permettre la tranquillité des enfants et la discrétion des activités sorcières. Seuls les sorciers qui arrivaient en fin de démarches découvraient les lieux, pour rencontrer l'heureux élu qui agrandirait leur famille.
Sans hésiter, Harry emprunta la porte d'entrée, toujours suivi d'Émory, et marcha jusqu'à l'accueil où une éducatrice vint les accueillir. Son visage s'étira en un sourire poli.
« Oh bonjour, monsieur Potter ! Monsieur », ajouta-t-elle à l'attention d'Émory. « Je suppose que vous cherchez vos amis ? »
Harry acquiesça.
« Ils sont dans leur bureau. »
« Merci, Leah », dit-il, avant de disparaître dans les étages.
Les bureaux administratifs se trouvaient au premier étage, le rez-de-chaussée étant réservé aux rencontres et les étages supérieurs étant les chambres et les lieux de vie des enfants. Harry frappa à la porte directoriale puis tendit l'oreille jusqu'à entendre une invitation à entrer. Entrer une fois en découvrant ses amis dans des positions plus que suggestives lui avait suffi…
La voix d'Alois interrompit ses pensées et quelques secondes plus tard, il faisait face aux deux hommes.
« J'ai besoin de vous », les avisa-t-il sans préambule. « Et plus précisément de toi, Seamus. »
Rapidement, il leur expliqua la situation.
« Mais ça fait des lustres que je n'ai plus fait exploser des trucs ! » s'exclama Seamus. « Depuis la bataille de Poudlard, en fait… »
« Allez Seamus ! » l'enjoignit Harry avec un sourire charmeur. « Au moins en souvenir de la bonne époque. De toute façon, longtemps ou pas, tu restes le plus qualifié pour ça. »
« Oh oui, mon ange ! S'il te plaît… J'ai envie de voir tes talents pyrotechniques… Tu m'en as tellement parlé… », minauda Alois, en face d'un Harry goguenard.
Seamus leva les yeux au ciel, arborant l'air d'un vaincu qui dissimule les efforts coûtés.
« Très bien, très bien », abdiqua-t-il. « Mais tu me le rendras bien. »
Ils perdirent dans les iris l'un de l'autre, puis Seamus déposa un baiser furtif sur les lèvres de son amant.
« Je retrouve George dans son atelier, c'est ça ? »
Harry approuva d'un mouvement de la tête. Seamus se leva dans l'intention de quitter les lieux, mais il fut suspendu dans son geste et brutalement ramené dans les bras d'Alois qui l'embrassa plus longuement.
Harry éclata de rire en observant la scène, les bras croisés sur son torse.
« Je t'aime, Amour », signifia Alois à Seamus qui, cette fois, put quitter les lieux, rouge tomate.
Alois se leva à son tour.
« Je vous rejoins sur place. Je vais avertir quelques personnes pour les convaincre de venir », signifia-t-il. « Notamment un charmant australien dont on a fait la connaissance le weekend dernier… venu en Angleterre avec des compatriotes. »
Il sortit à son tour, un sourire rêveur sur le visage. Harry secoua la tête, amusé. Ses amis, alors… !
« Ils forment un couple libre ? » lui demanda Émory, la bouche ouverte dans une expression de surprise. « Pas que ça me regarde, mais… »
« Ouais », le coupa Harry en haussant les épaules, indifférent.
« Ouah… Trop cool ! » répliqua le plus jeune, émerveillé.
Harry s'esclaffa, avant de lui asséner une tape dans le haut du dos.
« Allez, on y retourne. On n'a pas terminé notre révolution. »
OoOoO
Harry et Emory étaient retournés à Azkaban pour annoncer la suite des opérations aux manifestants, dont les rangs avaient considérablement pris de l'ampleur en l'espace de deux heures.
George avait envoyé l'un de ses employés les fournir en artefacts, avec lesquels les sorciers faisaient un maximum de bruit. Certains n'avaient pas non plus hésité à utiliser des Sonorus pour continuer à scander leurs slogans. Seamus et lui-même les rejoindraient plus tard, afin de mettre en place les feux d'artifice, prévus pour la nuit tombée.
Ron et Hermione se trouvaient toujours au Ministère. L'agitation les retenait sur place, du fait de la quantité de travail. Mieux valait qu'ils donnent l'impression d'être du côté des autorités le temps de l'exécution de leur plan.
Quelques feux magiques avaient été allumés pour réchauffer les courageux qui étaient restés. Certains commerçants locaux étaient venus leur offrir du thé et du café, ou encore de la soupe, en guise de solidarité.
Le dragon était toujours présent, assoupi un peu plus loin sur la plaine. Il était surveillé par trois sorciers qui avaient assuré à Harry être expérimentés. Harry l'observait d'ailleurs en ce moment même, perdu dans ses pensées. L'animal lui rappelait son amour de jeunesse, ce qui le rendait à la fois nostalgique et résolu. Son choix était le bon…
Harry revint à la réalité en prenant conscience que quelqu'un s'asseyait à côté de lui. Pour autant, il ne prit pas la peine de vérifier l'identité de la personne.
« Dis, Harry… je peux te poser une question ? »
Cette fois, il tourna la tête, apercevant Émory, sans surprise.
« Mmmh », répondit-il en guise d'accord.
« Pourquoi tu m'as protégé ? »
Harry détourna le regard, le posant un peu partout autour de lui. Tout ça, autour de lui… ça lui rappelait l'excitation de la bataille de Poudlard. Il prit une grande inspiration.
« Parce que je suis un fichu Gryffondor », lâcha-t-il d'un ton rêche, comme las.
« Ça risque de t'apporter des problèmes… perdre ton travail… », continua Émory, à la manière de quelqu'un qui marchait sur des œufs.
Harry lui répondit en continuant à contempler les alentours.
« Il y a bien un avantage à être Harry Potter : il y aura toujours une place quelque part, quelqu'un qui voudra de moi », lui certifia-t-il, d'un ton plus posé qu'il ne l'était réellement.
Émory rit doucement. Le silence retomba entre le maître et son stagiaire. Léger.
« J'ai une autre question », tenta le stagiaire.
Cette fois, Harry lui accorda un regard, attendant la suite.
« Pourquoi tu fais tout ça si tu penses que c'est trop risqué ? »
Harry soupira.
« Je te l'ai dit : autant profiter de la situation. Mais aussi pour me sentir vivant », admit-il.
Émory lui rendit son regard. Il était perplexe.
« J'aurais dû mourir ce jour-là… depuis, je ne suis plus vraiment vivant », explicita Harry, plus pour lui-même.
Émory ne commenta pas. Harry sourit tristement. Il lui inspirait tellement la jeunesse, avec ce brin d'insouciance… Il affrontait les dangers sans penser aux conséquences, pas seulement à la manière d'un Gryffondor, mais surtout en étant animé par l'espoir de résultats. Harry, lui, s'était donné une raison d'agir. La vérité était plutôt dans l'action, dans ce qu'elle lui faisait ressentir.
« Et toi, pourquoi tu fais tout ça ? » l'interrogea-t-il à son tour. « Ce n'est pas juste parce que tu es révolté par les conditions carcérales, pas vrai ? »
Émory rougit.
« Non, pas vraiment. Je t'admire, en fait », avoua-t-il. « J'avais seize ans quand… quand ton homosexualité a été révélée par tous les journaux. »
Harry ferma douloureusement les yeux. Il se souvenait… Ça n'avait pas été la période la plus joyeuse de son existence.
« C'est à partir de ce moment-là que j'ai commencé à assumer mes désirs pour les hommes. Je t'ai vu te battre, défendre l'homme que tu aimais, t'insurger de la violence qu'il avait subie à cause de trous du cul homophobes… Je voulais moi aussi montrer qu'être homo n'est pas une abomination de la nature. »
La révélation surprit Harry. Il n'avait pas imaginé pouvoir aider qui que ce soit avec sa colère… Comme le disait si bien Émory, il s'était insurgé de la violence que l'homme qu'il aimait avait subie. C'était la seule chose à laquelle il avait pensé à l'époque.
« Après, tu es parti… On n'a plus entendu parler de toi. Et tu es revenu. Ça n'a pas marché votre histoire ? » poursuivit-il, timidement.
Harry éclata d'un rire sans joie.
« Tu ne lâches vraiment pas l'affaire, hein ? Franchement, qu'est-ce que tu peux bien trouver à un vieil aigri comme moi ? »
Émory haussa les épaules.
« Je te l'ai dit. Je t'admire pour tes combats. Alors ? Pourquoi ça n'a pas marché ? »
Harry inspira et expira longuement. Au point où ils en étaient, de toute façon…
« Parce que je suis un vieil aigri. Je ne laisse personne gagner mon cœur… et parce que j'en ai marre que tout le monde souffre, meurt ou prenne des coups à cause de moi. »
Émory n'insista pas. Peut-être avait-il compris, peut-être pas. Dans tous les cas, il semblait respecter son ressenti. Harry appréciait cela.
Ils passèrent le reste de la soirée à discuter de tout et de rien, jusqu'à ce que George et Seamus arrivent enfin, acclamés de tous. Ils installèrent minutieusement les caisses contenant leurs explosifs et, lorsqu'ils furent prêts, annoncèrent l'explosion imminente.
Durant les vingt minutes qui suivirent, le ciel s'anima et s'éclaira de multiples couleurs. Mais, surtout, il invita le monde sorcier à les rejoindre de quelques mots.
Rejoignez-nous. Ça ne fait que commencer.
On commence tout doucement à entrevoir la part sombre de Harry. Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que vous l'aviez déjà imaginé comme cela dans l'après-guerre ? Et est-ce que vous appréciez toujours Émory ?
Si la Dementor Genesis vous intrigue, je vous invite à aller sur le profil de Lyra Verin. Elle a écrit un OS du même nom, inspiré par Vae soli qui s'en inspire également. ahah Vous pouvez donc considérer la Dementor Genesis comme un prequel de Vae soli.
A jeudi pour la vie dans l'aile des jeunes et notre Dragounet d'amour.
Flux énergétique de scarabée sur vous,
Cai.
