Juste pour information, deux drabbles (et surtout leurs titres) sont basés sur deux chansons, utilisées dans des AMV de Pandora Hearts. Saurez-vous les reconnaitre ? Ah et une petite surdose de Break pendant les premiers drabbles. Cela n'est pas dérangeant, n'est-ce pas ? Après tout, Break est un si bon personnage.
Au cœur de Pandora V
41. Les petites attentions de Gilbert.
Oz devait admettre qu'il était impressionné : un nombre incroyable de plats cuisinés, divers et variés, occupaient toute la cuisine. Pourquoi Gilbert avait-il tant cuisiné ?
— C'est pour Break, expliqua nonchalamment Gilbert. Il est maigre comme un clou.
— Comment sais-tu ça ?
— Quand il a trop épuisé ses pouvoirs, l'autre jour. Je l'ai porté. Il était beaucoup trop léger pour que cela soit normal.
Gilbert avait donc décidé – dans sa grande bonté – de lui faire à manger, pour que Break se nourrisse de vrais repas au lieu de s'empiffrer de sucreries.
Autant dire que Break ne comprit pas lorsque tous ces plats furent posés devant lui pour son diner. Non pas qu'il allait s'en plaindre.
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42. Pas si important que ça.
Break aurait aimé prétendre qu'ils n'étaient pas si importants que ça dans sa vie. Il n'aimait pas s'attacher aux gens. Cela ne pouvait que mal finir alors peut-être que son caractère exécrable finirait par repousser ceux voulant sociabiliser avec lui.
Autant dire que ce fut un échec avec Sharon et Reim.
Puis il y avait eu Oz, Alice et Gilbert.
Ce ne fut que lorsqu'il sentit la fin approcher que Break se rendit compte à quel point il tenait à eux. Alors, dans un ultime effort, il leur montra la voie et les regarda partir sauver leur avenir en empêchant le passé d'être changé.
Hors de question qu'ils le voient mourir. Après tout, ils étaient trop important à ses yeux – enfin, son œil – pour qu'il les laisse pleurer sa mort.
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43. Une haine non dissimulée.
Break détestait Vincent. Il n'y avait personne au monde qu'il ne haïssait plus que lui. Il pensait que dès qu'il pourrait, Break se réjouirait de sa mort et célébrerait cet évènement. Cela serait encore plus satisfaisant s'il pouvait le tuer de ses propres mains.
Jusqu'à ce qu'il apprenne les véritables ambitions de Vincent Nightray.
Break ne sut pas exactement pourquoi il s'interposa à ce moment-là, mais il était certain d'une chose : changer le passé n'aiderait pas Vincent à rendre ce monde meilleur sans lui. Il était hors de question qu'il laisse ce maudit rat d'égout parvenir à ses fins, pas quand Break lui-même connaissait la futilité d'un tel souhait.
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44. Un grand frère présent.
Quand ses grands frères furent tués par le chasseur de tête, Elliot se mit à faire des cauchemars. Il voyait sa famille se faire décapiter au fur et à mesure par un monstre difforme. Cette torture ne prit fin que lorsqu'il se réveilla en sursautant, criant involontairement.
Il posa une main sur sa bouche, honteux. Avait-il réveillé quelqu'un ? Ses craintes furent confirmées lorsqu'on ouvrit la porte, et que Gilbert entra.
Par fierté Elliot ne put que bégayer :
— Qu'est-ce que tu fais là, Gilbert ?
Son grand frère cligna des yeux, surpris, avant de sourire doucement.
— J'ai fait un cauchemar. Cela te dérangerait que je reste avec toi un instant ?
C'était clairement un mensonge – Gilbert ne savait pas mentir. Mais Eliott lui en était reconnaissant et accepta d'un air nonchalant.
Il se sentit beaucoup mieux avec son grand frère à ses côtés.
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45. « À plus tard, Gilbert ! »
Ce n'était pas un adieu. Il les reverrait, il en était certain. Pourtant ces mots lui brisèrent le cœur quand il les entendit.
Comment allait-il faire sans eux ? Oz et Alice étaient sa raison de vivre, ceux ayant donné un sens à son existence si pitoyable jusque-là, ceux lui ayant permis de faire preuve de courage et de volonté. Voilà qu'ils partaient, et avec eux une part de lui. Parce que sans Oz et Alice, Gilbert ne serait jamais complet.
Il ne lui restait plus qu'à attendre que les manquantes du puzzle de sa vie refassent leur apparition. Il attendait autant que nécessaire. Il serait toujours prêt à attendre pour Oz et Alice.
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46. Le maitre de son frère.
Lorsqu'il apprit l'existence d'Oz Vessalius, Vincent fut dévasté. Gilbert l'avait remplacé par ce garçon naïf et souriant, la copie conforme de Jack. Son grand frère n'avait jamais été aussi proche de quelqu'un, à l'exception de Vincent.
Sauf que maintenant, son frère ainé l'avait remplacé par quelqu'un de meilleur.
Vincent détestait Oz mais, ironiquement, ne pouvait s'empêcher de l'apprécier. Après tout, une fois qu'il aura supprimé son existence, Gilbert n'aurait plus qu'Oz. Oz qui avait réussi là où Vincent avait échoué : en rendant Gilbert heureux.
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47. Ses chers parents.
Leurs parents ne méritaient pas le pardon. Lorsqu'ils les avaient abandonnés, Vincent les avait d'abord haïs pour le détester à cause de son œil rouge. Plus tard ce fut parce qu'ils avaient aussi abandonné Gilbert – doux et gentil Gilbert qui n'avait rien fait pour mériter ça.
Si ce n'était pas pour supprimer son existence, Vincent serait retourné dans le passé pour les tuer de ses propres mains. Ils étaient tout aussi responsables que lui du malheur de Gilbert après tout.
Malheureusement, cent ans plus tard, ils étaient déjà morts depuis longtemps.
C'était dommage. Il se sentait prêt à faire un parricide et un matricide.
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48. Il n'y a pas d'endroit tel que la maison.
Gilbert s'était longtemps demandé ce que c'était, une maison. Il ne s'agissait pas que d'une simple demeure dans laquelle on le vivait, ça il le savait.
Mais alors, qu'était-ce et comment y accéder ? Il s'était longuement interrogé sur la question, sans jamais trouvé de réponse.
Ce fut très tard que Gilbert comprit. Quand il fut aux côtés d'Oz, Alice et tous les autres pour un thé des plus banals organisé par l'oncle Oscar. Là, cela ne fit aucun doute pour Gilbert. C'était ça, la maison.
La joie d'être auprès de ses proches.
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49. À cette journée ordinaire.
Oz avait du mal à se souvenir de ce qui s'était passé. Qu'importe combien Gilbert lui disait que cela n'avait pas d'importance, cela le frustrait parce qu'autour de lui, le monde n'était plus le même et il ne savait pas pourquoi.
Alors il avait essayé de se rappeler de tout, mais ses souvenirs lui faisaient défaut. Jusqu'à ce qu'il trouve une photo sur la commode de la chambre de Gilbert.
Cette photo représentait oncle Oscar, Ada, Sharon, Reim, Break, Elliot, Leo, Echo et eux trois : Oz, Alice et Gilbert.
Lorsque Gilbert le retrouva, les larmes aux yeux et serrant le cadre photo contre sa poitrine, son valet ne posa aucune question et se contenta de dire :
— Voilà pourquoi je préférais que tu ne saches pas...
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50. Il était une fois... les cheveux de Gilbert.
Il y avait beaucoup réfléchi, mais ne parvenait pas à se décider. Alors Gilbert était allé demander conseil.
— Oz, tu penses que je devrais couper mes cheveux ?
— Hein ? Mais si tu fais ça, tu ne seras plus une tête d'algue !
— Alice a raison. Tes cheveux sont bien comme ça, Gil.
Gilbert et Oz n'avaient clairement pas entendu la même chose de la part d'Alice...
— Tu veux changer de coiffure ? Tes cheveux sont bien ainsi mais de toute manière, tes cheveux sont toujours merveilleux, grand frère !
Gilbert s'y attendait. En même temps, quelle idée de demander ça à Vincent...
Il savait que la réponse de Break ne serait pas meilleure – il en profitait juste pour se payer sa tête – donc demanda à une dernière personne de confiance : miss Ada.
— Oh mais tes cheveux sont bien comme ça, Gil.
Gilbert soupira. Bon ben, si tout le monde insistait pour qu'il garde ses cheveux ainsi...
Bon, pour ceux qui n'auraient pas vu, ce sont les drabbles 42 et 48 (les noms des chansons : Raise the Stakes & No place like home – de Todrick Hall). J'ai vu deux excellents AMV à ce sujet, et ça m'a inspiré.
