Bon, normalement j'aurais dû m'arrêter après une cinquantaine de drabbles. Mais comme je suis très inspirée pour écrire autre chose sur Pandora Hearts... voici d'autres drabbles !
Au cœur de Pandora VI
51. Les compétences de Gilbert.
Gilbert était un très bon ami, mais un mauvais valet. Cela convenait parfaitement à Oz, mais pas à Gilbert. Alors son valet s'était essayé à diverses taches, pour se rendre utile.
Il tentait de servir le thé mais sa maladresse faisait que les tasses se cassaient en tombant. Le jardinage ne fut pas mieux quand il se coupa accidentellement. Quand à écrire à la place de son maitre, son piètre langage et sa piteuse écriture ne servirent pas beaucoup.
Finalement, il valait mieux que Gilbert se contente de ce qu'il faisait le mieux : la cuisine, et être l'ami de son maitre.
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52. Répercutions.
Oncle Oscar était mort. C'était une souffrance bien plus forte que perdre son bras dans les flammes. Alors s'il ressentait ça, que ressentirait Oz à son réveil ? Gilbert préférait ne pas y penser. Il ne voulait pas déprimer encore plus.
— Tête d'algue, qu'est-ce qui est arrivé à ton bras ?
Gilbert ne répondit pas, sa tête enfouie dans son bras valide.
— Tête d'algue ?... Bon ben, puisque tu ne veux pas parler, je vais demander à Oz.
Gilbert agit par réflexe. En un instant, il se mit sur le chemin, bloquant l'accès à la porte.
— Tu ne vas pas déranger Oz maintenant, stupide lapin !
À sa grande surprise, Alice sourit fièrement.
— Ah ben, tu parles finalement !
Gilbert cligna des yeux. Il se sentait moins déprimé... était-ce là ce que voulait Alice ?
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53. L'épée des Nightray.
Elliot était très fier d'être le possesseur de l'épée familiale des Nightray. Voilà pourquoi il ne la quittait jamais, et s'entrainait régulièrement avec celle-ci. Peut-être même un peu trop.
Cela ne fit qu'être confirmer lorsqu'un soir, alors qu'il était dehors en train de s'entrainer, Gilbert apparut derrière lui, l'effrayant. Non seulement Elliot faillit couper l'oreille de son frère mais en plus il manqua de s'embrocher le pied.
Après ces incidents, il fut décidé qu'Elliot n'avait plus le droit de sortir le soir avec son épée. Alors, en compensation, Elliot se mit à dormir avec son épée.
Ce n'était pas vraiment mieux pour apaiser les inquiétudes des Nightray. Peut-être que ce fut une mauvaise idée de lui donner cette épée...
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54. Soirée en pleine air.
Cela partait d'une bonne intention. Oz voulait passer la soirée avec tous ses amis, alors il leur avait proposé d'aller camper.
Étonnamment, tous vinrent – même si on supposait que Break et Elliot avaient été forcés.
Cela avait donc bien commencé, avec un feu de camp et un ragoût préparé par Gilbert. Puis Alice se plaignit qu'elle avait encore faim, interrompant Elliot qui annonçait qu'il allait jouer de la guitare – oui, il savait jouer plusieurs instruments. Leo et Gilbert durent intervenir, puis Reim et Sharon.
Tout pris fin quand Break se proposa pour raconter une histoire. Il ne resta qu'Oz pour l'écouter, puisque les autres s'étaient enfuis en courant.
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55. Le rituel vaudou.
Connaissant l'étrange obsession de Vincent pour les poupées, cela aurait pu ne pas surprenant.
Pourtant ça n'empêcha pas Gilbert de trouver cela effrayant quand il entra dans la chambre de son frère et la trouva plongée dans l'obscurité.
Cela n'était pas étrange.
Par contre, les bougies en cercle et la poupée extrêmement ressemblante à Break au centre l'étaient.
— Vince ! C'est quoi ce truc ?
— Oh, Gil !
Vincent sorti de l'ombre, une aiguille en main.
— J'allais essayer de faire du vaudou pour me débarrasser du chapelier.
Gilbert déglutit. Il fallait vraiment que Vincent se débarrasse de cette mauvaise habitude...
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56. Le pire cauchemar.
Un cri se fit entendre dans tout le manoir.
En se réveillant, Oz n'eut aucun doute sur l'origine de ce cri. Il reconnaitrait cette voix entre toutes et bondit hors de son lit, s'écriant :
— Gil !
Il arriva à toute vitesse à la chambre de son valet, en même temps qu'une Alice endormir qui marmonnait.
— Pourquoi la tête d'algue hurle comme ça ?
Oz ne lui répondit pas, ouvrant la porte.
Gilbert, haletant, était assis sur son lit.
— G-Gil ? Cela va ?
— Je... des chats... partout... des chats...
Derrière Oz, Alice éclata de rire.
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57. Gilbert a-t-il peur des fantômes ?
Depuis qu'il l'avait rencontré, Oz s'interrogeait sur les peurs de Gilbert – pour mieux l'embêter. À part les chats, de quoi son valet avait-il peur ?
Il avait donc concocté un plan avec Alice pour savoir si Gilbert avait peur des fantômes.
— Pourquoi c'est moi qui est en bas et pas toi ? grogna Alice.
Dissimulés sous un imposant drap blanc, avec des trous au niveau des yeux pour Oz, ils s'approchèrent de Gilbert, qui était perdu dans ses réflexions.
— Bouh !
Bingo ! Gilbert leva la tête vers eux. Il allait probablement s'enfuir en courant.
— Oz ? Que fais-tu là-dessous ?
Cela les prit tellement au dépourvu qu'Oz, déséquilibré, tomba par terre, révélant la supercherie.
Gilbert, quant à lui, ne comprenait vraiment pas ce que son maitre et ce stupide lapin faisaient...
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58. Un admirateur secret.
Souvent, Oscar se sentait observé alors qu'il marchait le long des couloirs du manoir de Vessalius.
Il avait vite découvert ce que c'était : un petit valet timide qui ne pouvait se passer de lui. Bien sûr, Gilbert n'était pas encore tout à fait à l'aise ici. C'était compréhensif.
— Oncle Oscar ! Je te cherchais !
Oscar fit volte-face alors qu'il vit Oz approcher, des fleurs dans la main, qu'il tendit à son oncle.
— C'est de la part de Gil. Il était trop timide pour te les donner, donc je m'en charge à sa place.
Oscar ne put s'emparer de sourire alors qu'il vit Oz faire signe à Gilbert, caché derrière un mur.
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59. D'une seule main.
Un début de mélodie résonna dans le manoir. Ah tiens, il semblerait que son maitre tente une nouvelle fois de se remettre au piano.
Puis la tragédie arriva, et un bruit grinçant se fit entendre : des fausses notes.
— ENCORE RATÉ ! POURQUOI A-T-IL FALLU QU'IL ME COUPE UN BRAS, CE FOU FURIEUX ? JE SUIS PIANISTE ! COMMENT JE JOUE AVEC UNE SEULE MAIN ?
Vincent grimaça et, doucement, marcha à reculons. Leo était en colère et tout le monde savait qu'il valait mieux que d'être dans les parages dans ces moments-là.
Même Vincent avait peur de la colère de son maitre.
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60. Changement de profession.
Gilbert n'en croyait pas ses yeux. À côté de lui, Leo souriait d'un air fier.
— Surprenant, n'est-ce pas ?
Ce n'était pas vraiment ce à quoi Gilbert pensait.
Déjà, voir Vincent avec des enfants paraissait être impossible. Pourtant c'était vrai. Bon, ça, Gilbert était prêt à l'accepter, admettre que cela se passait sous les yeux.
Par contre, que Vincent ait appris à coudre et donne des poupées et des peluches à des enfants de bon cœur... Non, ça, Gilbert n'y croyait pas. C'était forcément un mauvais coup de Jack...
Pas étonnant que Leo paraisse si fier de son valet. Gilbert lui-même se sentit chamboulé en voyant cela. Mais non, il n'allait pas se mettre à pleurer.
Du moins, pas devant Leo...
En écrivant les deux derniers drabbles, je me suis rendu compte que j'écrivais peu au sujet de Leo dans ces drabbles... Bon, ben, c'est une manière de compenser son absence. De plus, cela reste moins pire que d'autres personnages, comme Reim, Sharon, Echo (surtout Echo), Ada et le Duc Barma. Pourtant ce sont des personnages que j'apprécie, mais j'ai du mal à écrire sur eux...
