Je... n'ai pas grand-chose à dire pour ces drabbles. Sauf que ce sont les avant-derniers. Donc bonne lecture.


Au cœur de Pandora IX

81. Une longévité prenant fin.

Gilbert n'y arrivait plus. Il voulait continuer, toujours être là pour Oz et Alice mais n'y parvenait pas. Il se sentait mourir.

— Eh, tête d'algue, pourquoi tu es à la traine ?

— Aller, Gil ! On t'attend !

Il ne put s'empêcher de sourire, les larmes aux yeux. Ces deux-là allaient lui manquer.

Dans un dernier effort, il s'approcha d'eux.

— Oz... Alice... Merci d'avoir été à mes côtés.

— Hein, qu'est-ce que tu racontes, la tête d'algue ?

— Gil ? Pourquoi tu dis ça ?

Il ne répondit pas et sourit, fermant les yeux.

Il était temps pour lui de rejoindre Vincent et les autres.

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82. Tout le monde déteste Isla Yura.

— Ah, messire Oz ! Avez-vous des nouvelles de notre héros Jack ?

— Non ! Allez voir ailleurs si j'y suis !

Il passa près de messire Gilbert, qui faillit lui crever accidentellement un œil, puis Break tenta de l'embrocher avec son épée avant que messire Vincent lui coupe quelques mèches, déclarant qu'il avait raté sa cible – qui était, apparemment, son cou.

Alors, tandis qu'il se faisait poursuivre par une étrange fille avec un nœud papillon qui criait qu'elle allait faire de lui de la viande hachée que même elle ne mangerait pas, Isla Yura se demanda pourquoi tout le monde semblait lui en vouloir aujourd'hui...

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83. Sujet tabou.

Il y avait une chose dont il ne fallait pas parler à Gilbert, sous risque d'une réaction très... Gilbertienne – non, ce mot n'existait pas. Alors, quand Alice posa innocemment – entre deux moqueries – la question fatidique, Oz s'attendit au pire.

— Pourquoi tu as peur des chats, tête d'algue ?

Sans surprise, Gilbert se recroquevilla dans un coin, perdu dans de sombres pensées.

— Qu'est-ce qui lui prend ?

À côté d'Alice, Oz soupira. Pauvre Gilbert...

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84. Les mémoires du duc Barma.

Pendant un temps, le duc Barma eut l'idée de faire comme son prédécesseur et d'écrire ses mémoires, centrées sur Pandora – pas sur sa romance avec Sheryl, celle-ci strictement personnelle... bien que beaucoup de monde était au courant.

Alors il avait imaginé un début. Peut-être le retour d'Oz Vessalius de l'Abysse ? Ou alors le retour de Jack Vessalius ? ou recommencer toute l'histoire en reprenant l'origine de la Volonté de l'Abysse ou des évènements de la Tragédie de Sablier ?

Finalement, le duc Barma ne put se résoudre à écrire ne serait-ce la moindre ligne. Tout cela était bien trop complexe et incroyable pour qu'on y croie...

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85. Cours de piano.

Gilbert n'en croyait pas ses yeux. Il était en plein rêve, ce n'était pas possible.

Assis côte à côte, Vincent apprenait à jouer du piano grâce à Elliot. Vincent et Elliot, qui se criaient dessus tous les deux jours quand Gilbert n'était pas dans les parages – étrangement, Vincent restait assez calme quand il était là –, étaient assis sans le moindre problème ?

— Non ! s'écria soudainement Elliot. Ce n'est pas un do mais un la. Comment veux-tu progresser sans connaitre par cœur les bases ?

— Il faudrait déjà que tu me les aies fait apprendre correctement, les bases, rétorqua sèchement Vincent. Tu es vraiment un piètre professeur. À ce train-là, je ne pourrai jamais surprendre Gil en lui jouant du piano !

Gilbert soupira, soulagé. Là, il reconnaissait ses petits frères.

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86. Le miraculé.

— Duc Barma... êtes-vous suicidaire ?

Toutes les mâchoires se décrochèrent alors que le duc Barma cligna des yeux, ne s'attendant visiblement pas à cela. Leo, qui venait de poser cette question, resta inflexible, ignorant qu'il allait bientôt mourir.

— P-pourquoi demandes-tu ça, Leo ? dit Gilbert.

— Parce que le duc Barma s'est volontairement jeté d'une falaise.

— QUOI ?

Ce cri venait de la seule et unique Sheryl, faisant sursauter le duc Barma qui perdit son calme et, grimaçant, s'écria :

— J-je peux tout t'expliquer, Sheryl !

Même Reim fut surpris par cette annonce, et se joignit à Sheryl pour faire les remontrances à son maitre. Apparemment, pour un homme qui prévoyait tout, le duc Barma aurait dû prévoir une solution pour s'en sortir, au lieu de se jeter d'une falaise...

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87. Les joueurs d'échecs.

— Qui va gagner d'après vous ?

— Vince, bien sûr !

— Ne sous-estimez pas messire Rufus ! Mon maitre est peut-être aveuglé par son amour mais cela n'enlève rien à son génie.

— Ne pouvez-vous pas vous taire ? Vous me déconcentrez.

Leo, Gilbert et Reim se turent alors qu'ils continuèrent à regarder le match d'échec entre le duc Barma et Vincent. La tension était à son comble, jusqu'à ce que le duc Barma pose une pièce et déclare :

— Échec et mat.

— QUOI ? s'écrièrent en cœur Leo et Gilbert. IMPOSSIBLE !

Alors qu'ils se lamentaient et que Reim félicitait son maitre, à la surprise générale, Vincent sourit.

— Joli coup, duc Barma.

Gilbert grimaça. Vincent était encore plus effrayant depuis qu'il était en paix avec lui-même...

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88. Les excentricités de Sharon.

Break fut surpris quand il vit, posé devant lui, divers papiers.

En levant l'œil, il s'attendait à voir un Reim furieux pour une raison ou une autre concernant sa paperasse mais fut surpris en constatant que ce n'était pas Reim, mais Sharon.

— Miss Sharon ? Pourquoi me donnez-vous ces papiers ?

— Afin que tu vérifies pour moi que tout est en ordre.

— À propos de quoi ?

— Des papiers pour adopter officiellement Alice, bien sûr !

Break fronça des sourcils. Parce que Sharon était sérieuse quand elle disait qu'elle voulait faire d'Alice sa petite sœur ?

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89. Retour en enfance 3.

Leo était en train de s'exercer au piano de sa seule main valide quand il fut interrompu par des marmonnements audibles.

Il regarda la porte et dit :

— Tu sais, Vincent, que je t'entends ? Donc viens ici ou pars.

Sans surprise, son valet, maintenant un enfant – non, personne n'avait de solution pour le ramener à son état normal et le duc Barma était toujours inutile – entra. Contrairement à Gilbert qui semblait sans cesse paniqué, Vincent ne paraissait pas effrayé, mais intrigué.

— Pourquoi me surveilles-tu ? demanda Leo.

— Parce que vous ressemblez à maitre Glen. Et puis pourquoi vous jouez du piano avec une seule main ?

Pas de doute, Vincent enfant restait fidèle à Vincent adulte : il aimait taper là où ça faisait mal.

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90. LPC – Leo Protecteur des Chats.

— Maitre ?

Leo leva les yeux de son livre, déjà prêt à réprimander son valet pour l'interrompre dans sa lecture. Pourquoi Vincent l'appelait-il ?

— Qu'est-ce qui se passe, Vincent ?

— J'ai trouvé ça devant la porte.

Vincent portait un carton avec, dedans, trois petits chatons.

— Qu'en faisons-nous ? demanda Vincent. On les remet dans la rue ?

— Non ! s'écria soudainement Leo, s'emparant de la boite. Nous allons les garder pour le moment. Puis quand ils seront nourris et soignés, nous les donnerons.

— À qui ?

— Mmh... Aux Vessalius. Ils ont toujours eu des chats, n'est-ce pas ?

— Gil ne sera pas content...

Leo ignora Vincent et sourit aux chatons. Elliot aimait les chats, alors il était hors de question de souiller sa mémoire en délaissant ces chatons.