La nouvelle qui lança la première édition du Journal du Serpent (les Serpentard n'étaient pas reconnus pour leur créativité) arriva une dizaine de jours plus tard. Les cinquième année de Serpentard venaient de s'installer à leur table quand Drago se joignit à eux, accompagné de Pansy.
— Devinez quoi, dit la jeune fille d'une voix moqueuse, les yeux pétillant d'amusement. Le gros Londubat, la Weaslette et Loufoca se sont fait attraper cette nuit dans le bureau du professeur Rogue !
Vega sursauta, alors que ses amis commencèrent à poser mille et une questions. Elle jeta subtilement un coup d'œil vers les autres tables de la Grande Salle et remarqua, en effet, que Ginny, Neville et Luna étaient absents. Toute l'ambiance semblait d'ailleurs encore plus tendue qu'à l'habitude.
— Vega pourra peut-être l'apprendre.
— Hein ?
Elle fut tirée de son observation par Grace, qui la fixait intensément, ainsi que tous les Serpentard qui les entouraient.
— On se demandait ce qu'ils pouvaient bien ficher dans le bureau de Rogue. Tu pourrais l'apprendre pour nous.
Le sang de Vega ne fit qu'un tour.
— Moi ? Mais… pourquoi je…
— Tu étais amie avec la Weaslette avant, non ?
Ah ! Vega respira.
— C'est vrai, j'avais oublié que tes parents traînaient avec ce genre de... traîtres à leur sang, dit Pansy, fronçant le nez.
— C'était avant Poudlard, tout ça, interrompit Richard en serrant la main de Vega. C'est pas comme si Vega les fréquentait encore, pas vrai ?
— Tout à fait, fit-elle en hochant la tête avec véhémence. Gin – euh, la Weaslette et moi, c'est fini depuis qu'elle a été répartie à Gryffondor.
La jeune femme sentait le rouge lui monter aux joues alors que les regards de ses camarades ne cessaient de peser sur elle. Refusant de baisser les yeux, elle se racla la gorge et se tourna vers Drago, ignorant le regard suspicieux de Pansy, entre eux deux.
— C'est toi qui vas écrire l'article, Drago ?
— C'est Joffrey qui a eu l'idée de ce journal, répondit le blond d'une voix ennuyée. C'est à lui que devrait revenir l'honneur d'écrire son premier grand article.
Tous se tournèrent vers le cinquième année, qui vira d'abord au rouge, puis au blanc. Drago hocha la tête puis fit demi-tour, suivi de son habituelle clique. Il était déjà rendu à plus d'une dizaine de mètres quand Joffrey retrouva sa langue et appela :
— Je ne te décevrai pas, Drago !
Quand le groupe de Malefoy fut sorti de la Grande Salle, et donc hors du champ de vision de Joffrey, celui-ci se tourna vers ses amis, l'exaltation claire sur les traits de son visage.
— Vous avez entendu ça ? Il me fait confiance ! Il veut que je lance le premier article du premier journal ! Moi !
Un reniflement incrédule se fit entendre à la droite de Vega. Tous se tournèrent vers Astoria, qui haussa une épaule.
— Toi, tu y vois un signe de confiance, dit-elle d'un ton moqueur. Moi j'y vois un signe de paresse de la part d'un mec qui veut profiter de ton idée sans avoir à lever le petit doigt.
Le visage de Joffrey tomba, Grace foudroya son amie du regard, et Vega dut se mordre la lèvre pour ne pas éclater de rire.
Malgré ses efforts, Vega n'arriva pas à trouver un seul moment pendant la journée pour essayer de parler à un membre de l'AD, et découvrir ce qui était arrivé la veille. Des rumeurs couraient à Serpentard que les trois amis avaient été pris la main au feu en train d'installer des pièges mortels dans le bureau du directeur, et qu'ils étaient actuellement au fin fond de la Forêt Interdite, où Rogue avait donné aux Carrow carte blanche pour les punir comme bon leur semblait. Vega avait dû se forcer à rire quand cela lui avait été raconté, malgré son inquiétude. Ça ne pouvait pas être vrai, si ? Elle n'avait pas eu l'impression que l'AD avait comme objectif de tuer qui que ce soit.
Elle passa donc la journée accompagnée à tout moment par Grace, Tory ou Richard, incapable de s'esquiver ne serait-ce que pour aller aux toilettes seule. Le temps qu'elle retrouve son lit ce soir-là, elle était déjà en train de penser à de nouvelles façons qu'elle pourrait essayer le lendemain, mais quand elle glissa sa main sous son oreiller, son cœur bondit en sentant la pièce chaude. S'assurant que ses amies regardaient ailleurs, elle la sortit rapidement et la glissa dans sa poche, puis s'empara de son pyjama et traversa le dortoir d'un pas rapide.
— Je prends une douche.
Une fois la porte fermée et verrouillée, elle tourna les robinets dans la douche, puis sortit la pièce de sa poche et s'assit sur la toilette. Si elle avait bien compris la façon de lire le code, la prochaine réunion serait le… 47 septembre 175 30. Elle secoua la tête et recommença. 29 juin 2376 à 27 h 45.
Avec un soupir, elle sortit un morceau de parchemin et une plume, et gribouilla quelques calculs. Finalement, après quatre autres dates inexistantes, elle en arriva au résultat qu'il y aurait une réunion le lendemain à 19 h 15. Souriant, elle sortit sa baguette et fit s'enflammer les notes, jusqu'à ce qu'il ne reste plus que des cendres, qu'elle fit disparaître dans le drain de la douche, avant de fermer les robinets.
Bon. Il lui restait une petite journée pour trouver une excuse pour fausser compagnie à sa maison au complet pendant quelques heures. Rien de bien compliqué…
Le lendemain à l'heure du souper, Vega n'avait toujours pas été frappée par une idée époustouflante pour la réunion, et l'inquiétude commençait à la gagner sérieusement. Elle devait être dans la salle sur demande dans un peu plus d'une heure, et elle était toujours entourée de Tory et de Richard, sans la moindre idée de la façon de les semer. Heureusement pour elle, Grace était au Quidditch ce soir-là, alors c'était déjà un obstacle de moins.
— Ça va, Vega ? lui demanda Richard en lui posant une main sur le dos. Tu n'as presque pas touché à ton assiette ?
— Hein ? sursauta Vega. Oh, oui ça va, j'étais juste dans la lune, pardon.
Pour confirmer ses dires, elle prit une énorme bouchée du pâté qu'elle s'était servi, et sourit à son copain en mastiquant. Celui-ci se replongea alors dans la discussion qu'il avait avec Tory, sur les avantages et les inconvénients d'avoir un chat dans la salle commune de Serpentard.
— Avoue que c'est plus plaisant de caresser un chat que de caresser un serpent, quand même ! argua Astoria. Et celui de Vega, il savait même chasser les rats quand il y en avait dans les dortoirs !
— D'ailleurs, il est où cette année, ton chat ?
— Oh, il se fait vieux, et il aime trop chasser les gnomes à la maison, alors je l'ai laissé.
Après un moment de réflexion, elle ajouta :
— Et de quoi tu parles, Tory, on a jamais eu de rats dans le dortoir !
— Oui bon d'accord. Mais s'il y en avait eu, Kotka aurait été plus utile pour les chausser qu'un serpent.
Richard et Vega rirent de bon cœur.
La suite du repas se déroula tout en légèreté, avec des conversations et des rires qui contrastaient avec l'ambiance qui était maintenant plus habituelle à la table de Serpentard, et dans l'entièreté du château. Quand le trio se leva et sortit de la Grande Salle, la grande horloge montrait sept heures pile. Vega se mordit la lèvre. Il fallait qu'elle trouve une excuse immédiatement ; elle ne pouvait pas se permettre de retourner à la salle commune. Richard et Tory étaient déjà à mi-chemin vers les escaliers quand Vega appela :
— Je vous rejoindrai plus tard, je dois… aller parler à Trelawney.
— Pour ton projet ? demanda Richard, qui suivait lui aussi le cours de Divination.
— Oui, exactement ! répondit Vega avec soulagement. Je vous retrouve ce soir !
Ils se séparèrent, et Vega monta jusqu'au septième étage presque en gambadant, fière de son idée spontanée. Trelawney ne sortait presque jamais de sa tour ; il y avait donc peu de chance que les Serpentard la voient et démasquent son mensonge.
Quand elle s'approcha du corridor de la salle sur demande, elle ralentit le pas, se remémorant les mouvements de Ginny pour faire ouvrir la porte, deux semaines auparavant. Elle espérait que ses tentatives seraient plus fructueuses que celles pour la lecture du Gallion de la veille.
Elle n'était plus qu'à quelques pas du coin du couloir quand un mouvement, aperçu du coin de l'œil, la fit se figer. Avant qu'elle ne puisse même songer à faire un mouvement, cependant, une voix se fit entendre de l'endroit où elle avait vu le mouvement.
— Oh, c'est bon, c'est que la Serpentard.
Deux jeunes femmes identiques à la peau foncée apparurent devant Vega, l'une avec une cravate rouge et or, sa sœur bleu et bronze. La Gryffondor la regarda quelques secondes puis se tourna sans rien dire, mais la Serdaigle lui sourit.
— Lavande est en train de nous faire apparaître la porte, tu n'as qu'à nous suivre.
Aussitôt qu'elle lui eut tourné le dos à son tour, Vega porta ses mains à sa gorge et défit sa propre cravate, fourrant l'encombrant vert et argent au fond de son sac avant de passer la porte.
Une demi-douzaine d'étudiants étaient déjà assis sur les tapis, mais personne que Vega connaissait. Ils levèrent tous les yeux vers elle à son entrée, mais se retournèrent vite à leurs propres occupations, sans lui faire de signe de se joindre à eux. Vega se dirigea vers le coin le plus éloigné du tapis, enleva son veston et s'assit sur l'emblème de Serpentard, s'installant pour attendre l'arrivée de Rionach. Au moins, se dit-elle alors qu'un début de grondement annonçait une arrivée prochaine, elle avait fini par lire le Gallion correctement.
Rionach arriva dans la Salle sur demande à sept heures et quart pile, seule. Elle sourit en voyant que Vega était déjà installée, mais se dirigea vers Romilda et Charlene, faisant signe à sa copine de les rejoindre. Se rappelant leur dernière interaction à Pré-au-Lard, Vega appréhendait quelque peu, mais se dit que ce serait quand même mieux que passer la réunion seule. Elle se fit donc glisser vers Rio, traînant son sac et son veston derrière elle, et Romilda s'écarta à son arrivée. Elle préféra penser que c'était pour lui faire une place que pour s'éloigner d'elle. Les copines eurent à peine le temps de se dire quelques mots avant que Seamus et Dean se lèvent et prennent place à l'avant du groupe, là où s'étaient placés Neville, Ginny et Luna à la dernière réunion. Ils n'eurent même pas le temps d'ouvrir la bouche que les questions commencèrent à fuser.
— Où sont Gin et les autres ? demanda Lavande.
— Ils vont revenir bientôt ? demanda un garçon de Serdaigle.
— C'est vrai qu'ils ont essayé de tuer Rogue ? fit une fille de Poufsouffle avec horreur.
À l'avant, le garçon noir leva une main jusqu'à ce que le silence retombe, puis dit, avec un sourire en coin :
— Je sais bien qu'ils sont plus sexy que nous, mais il va falloir que vous vous contentiez de nous ce soir.
Des rires nerveux se firent entendre, et Vega sentit disparaître une partie de l'inquiétude qui la pesait depuis la veille. Si leurs camarades faisaient des blagues, ça devait vouloir dire que leur situation n'était pas si grave. Quand le silence occupa la salle à nouveau, Dean continua :
— Et non, ils n'ont essayé de tuer personne.
— Franchement, ajouta Seamus, je ne croyais pas que vous seriez assez naïfs pour avaler les rumeurs stupides des Serpentard.
En disant cela, il jeta un regard moqueur à Vega, mais ne lui dit rien directement. Elle rencontra son regard et garda la tête haute jusqu'à ce qu'il se retourne.
— Ils sont restés vagues sur ce qu'ils faisaient exactement, quand on les a vus. Neville nous a juste dit qu'ils cherchaient quelque chose pour Harry, mais vous en savez autant que nous sur ce que c'est.
— Ils sont en ce moment en retenue avec Hagrid, continua Seamus. Ils ne comprennent pas pourquoi Rogue a été si indulgent avec eux – ils n'ont même pas vu les Carrow de la journée –, mais nous ont dit de ne pas nous inquiéter pour eux et qu'ils nous verraient demain.
Tout le monde se jetait des regards perplexes, se demandant si le directeur était tombé sur la tête, mais soulagés que leurs amis semblent s'en être tirés avec plus de peur que de mal.
— En attendant, Neville m'a demandé de nous faire pratiquer les sortilèges de soin.
Autour de Vega, les étudiants se déplacèrent, formant des petits groupes de trois ou quatre personnes, mais sans se lever ni aller chercher des mannequins qui s'alignaient contre le mur du fond. Elle était confuse, et se pencha vers Rio pour lui en faire part.
— Je croyais qu'on était ici pour apprendre à se battre, murmura-t-elle.
— Rien ne sert de se battre si on ne sait même pas guérir les petites blessures, répondit Charlene d'une voix forte. Si tu es ici seulement pour taper sur quelqu'un, tu peux partir.
Vega rougit violemment alors que plusieurs regards moqueurs se tournèrent vers elle. Rionach envoya un coup de pied vers son amie, puis se tourna vers Vega.
— Elle aurait pu choisir une façon plus polie de le dire, mais elle n'a pas tort. On pratique les sortilèges de base pour pouvoir se soigner sur le terrain et continuer à se battre.
La Gryffondor souleva sa manche et dirigea sa baguette vers son avant-bras. Elle murmura un sortilège et une petite coupure apparut sous son coude, de laquelle se mirent immédiatement à couler quelques gouttes de sang. Vega lâcha un petit cri.
— Qu'est-ce que tu fais ? On ne prend pas les mannequins pour ça ?
— Le sortilège fonctionne seulement sur les êtres vivants, répondit Rio. Et personne n'avait vraiment envie de prendre son animal de compagnie comme cobaye. Rommie, tu peux…
Face à Rio, Romilda prit la main de son amie et pointa sa baguette vers la petite coupure.
— Episkey, dit-elle d'une voix claire.
La peau pâle de l'Irlandaise se referma et, quelques secondes plus tard, ne montrait plus aucun signe d'avoir été coupée. Elle essuya le sang de quelques coups de serviette rapides, puis Vega tira son bras vers elle et l'examina sous toutes ses coutures.
— Et ça te fait plus mal du tout ? T'es sûre ?
— Absolument, répondit Rionach en souriant. Ça picote un peu en guérissant, mais après on sent plus rien. Mais t'es pas obligée d'être cobaye si t'as pas envie, c'est pas tout le monde qui est prêt à se blesser.
— Dommage, dit Charlene. J'aurais bien aimé lui casser le nez.
Vega se tourna vers elle, les yeux écarquillés, mais cette fois la Gryffondor la regardait sans animosité, avec même un petit sourire. Après un instant, Vega répondit à son sourire. Charlene tendit alors sa main vers Rionach.
— J'ai une coupure de papier.
— Tricheuse !
— Eh, je l'ai gardée depuis hier pour toi ! J'aurais pu me la guérir moi-même, mais j'ai souffert en silence pour que tu puisses t'entraîner.
Rio leva les yeux au ciel avant de lancer le même sortilège d'une voix presque ennuyée. Vega observa avec intérêt qu'il agissait de la même façon avec les vieilles plaies, qu'une fois que Charlene eut essuyé le sang séché, il ne restait plus aucun indice de la blessure, pas la moindre cicatrice.
Pendant que les trois amies continuaient à s'échanger les coupures et les Episkey, Vega se tourna pour observer les autres membres de l'AD. Comme lui avait dit Rio, ce n'était pas tous les étudiants qui s'offraient comme cobayes, plusieurs ne faisaient que lancer des sortilèges. Après un moment, elle fut amusée de constater que les membres de Gryffondor semblaient les plus aptes à se couper et se mutiler pour le bien de leurs camarades.
— Tu es prête à essayer ?
Vega se tourne vers Rionach, qui la regardait avec un sourire.
— Euh, peut-être que je ferai juste observer, aujourd'hui...
— Si tu veux faire partie de l'AD, il faut que tu te lances ! dit Charlene. T'es pas là juste pour faire joli.
Rio approcha sa baguette de son bras.
— Non !
— T'en fais pas, Vega, je suis sûre que tu vas réussir...
— Non mais... si je me plante et je te laisse une horrible cicatrice ?
L'Irlandaise leva les yeux au ciel, mais éloigna sa baguette de son bras. À la place, elle leva l'ourlet de sa jupe et, avant que Vega ne puisse dire un mot, se coupa la cuisse.
— Pas le choix maintenant ! Sors ta baguette.
Vega s'empara de sa baguette, le poing si crispé qu'elle croyait qu'elle allait la casser en deux, et la pointa vers la cuisse de sa copine. Ses yeux étaient rivés sur la coupure, les gouttes de sang qui perlaient à ses extrémités, la peau blanche qui rougissait.
— E... Episkey.
Il ne se passa rien. Vega écarquilla les yeux, se sentant rougir. Rionach posa une main sur la sienne et serra.
— C'est pas grave. Réessaie.
Après une grande inspiration, la Serpentard tenta à nouveau de lancer le sortilège. La coupure resta encore bien ouverte et sanguinolente. Elle leva des yeux paniqués vers Rionach, mais celle-ci souriait.
— J'ai senti quelque chose ce coup-ci, tu y es presque !
— Ça m'a pris plusieurs tentatives aussi, ajouta Romilda d'un ton rassurant.
Vega secoua la tête comme pour se débarrasser de toute distraction, rassembla toute sa concentration, et :
— Episkey !
La coupure sur la cuisse de Rionach se referma lentement, laissant à sa place une longue marque rouge et enflée. Vega fit la moue.
— Mais non, souris ! C'est vraiment pas mal comme résultat !
La Gryffondor donna quelques coups de baguette à sa jambe et la cicatrice disparut, ainsi que les quelques gouttes de sang qui avaient coulé.
Durant l'heure qui suivit, les quatre filles continuèrent à s'entraîner, les trois Gryffondor servant de cobaye l'une après l'autre. Romilda, puis même Charlene, se laissèrent convaincre de laisser Vega s'entraîner sur elles, si bien qu'à la fin de l'heure, la Serpentard réussissait à ne laisser que la plus fine des cicatrices pour chacun de ses Episkey.
Quand vint le temps de se séparer, à la fin de la réunion, Rionach déposa un baiser ferme sur les lèvres de Vega.
— On se voit bientôt !
La Serpentard redescendit vers sa salle commune presque en sautillant. Elle avait presque réussi son premier sortilège avec l'AD, Romilda et Charlene avaient semblé finir par accepter sa présence… Tout allait pour le mieux !
Quand le mur s'ouvrit, elle fut presque étonnée de voir que la salle commune était encore presque pleine, avant de se souvenir qu'il n'était même pas vingt et une heures encore.
— Eh bien, qu'est-ce que Trelawney t'a dit pour te mettre de bonne humeur comme ça ?
Vega haussa une épaule en s'asseyant à côté de Richard, sans pour autant cesser de sourire.
— Je n'ai pas le droit de te le dire, sinon elle a dit que la prédiction ne se réaliserait pas.
Le garçon rigola, puis se pencha pour embrasser Vega. Celle-ci ferma les yeux et entrouvrit les lèvres.
Quelques instants plus tard, quand ils se séparèrent, son sourire s'était encore élargi. Richard dit :
— Eh bien, ça fait plaisir de te voir si heureuse !
Il n'avait pas à savoir que la raison du sourire de sa copine, c'était qu'elle voyait Rionach derrière ses paupières closes.
