Salut à tous ! Le voilà, le chapitre 6 ! C'est à partir d'ici que l'histoire va s'accélérer, les événements vont s'enchaîner, et dans les prochains chapitres l'histoire prendra un tout nouveau tournant. Bonne lecture !
Chapitre VI : Grievous localisé
Jacen avait bien besoin de réconfort après les révélations précédentes. Aussi c'est avec le sourire aux lèvres qu'il se rendit chez Jennica. Le jeune Jedi avait en effet besoin de parler à quelqu'un qui ne soit pas un maître Jedi de préférence. Et puis, la jeune femme l'avait toujours écouté avec intérêt, le conseillant dans bien des domaines. Lorsque la porte s'ouvrit, c'est une padawan radieuse qui l'accueillit.
- Jacen, comment vas-tu ?
- Ça va, je te remercie. Je peux entrer ?
- Oui je t'en prie, répondit-elle naturellement en s'écartant de la porte.
Rentrant sans se faire prier, le jeune homme retira sa lourde bure sombre et la posa sur le lit de son amante. Puis il se tourna vers elle et la prit dans ses bras, enfouissant sa tête dans le creux de son cou. Elle sentait bon. Aussi bon que d'habitude mais le simple fait de respirer son parfum réussissait à l'apaiser. De son côté, la Jedi savourait l'étreinte de celui qu'elle aimait, la tête collée contre sa poitrine, écoutant sa respiration calme. Et pourtant, elle sentait que quelque chose le contrariait.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Il faut que je te parle de quelque chose. Rassure-toi, dit-il rapidement en croisant son regard inquiété, ce n'est pas grave. Enfin pas vraiment.
- Avec toi je peux m'attendre à tout.
- J'étais dans les Archives avec Theron, pour retrouver Barriss. Plus précisément pour trouver comment je pouvais la trouver grâce à la Force. Et à la place j'ai trouvé quelque chose.
- Quoi comme chose ?
- Les effets personnels de Dark Revan, répondit Jacen d'un trait. Cachés dans les Archives depuis plusieurs siècles. Et quand j'ai touché le masque, j'ai eu une vision. J'ai vu Revan sur la planète Cathar, lorsqu'il a ramassé le masque.
- Mais… comment c'est possible ? demanda Jennica, abasourdie.
- Je ne sais pas, avoua le padawan. Ce que je sais, c'est qu'après l'histoire avec Barriss, j'ai eu une autre vision, ou un rêve… c'était très étrange. J'ai vu Revan affronter le chef des mandaloriens il y a quatre mille ans, et à la fin il m'a vu.
- Il… il t'a vu ?!
- Oui je sais, c'est très perturbant. Je me suis réveillé après ça, et avec Theron j'y suis retourné. Au début, il ne s'est rien passé, je n'ai eu la troisième vision que lorsque j'ai mis le masque. Et cette vision était encore plus étrange que les autres. Non seulement Revan m'a vu, mais nous avons discuté aussi.
- Tu as parlé… avec Revan. Wouah. Je, je ne sais pas trop quoi dire, lui avoua la jeune padawan. Tu en as parlé avec Maître Obi-wan ?
- Ainsi qu'avec Maître Yoda, acquiesça le jeune homme. Ils ne savent pas vraiment quoi faire. Il semblerait que parler avec un Seigneur Sith âgé de quatre millénaires n'est pas une activité recommandée.
Mais la jeune fille ne comptait pas plaisanter. Elle avait toujours été la plus sérieuse des deux.
- Ce n'est pas le moment de plaisanter, lui dit Jennica d'un ton sérieux. Tu sais bien que dès que l'on t'associe avec le Côté Obscur je suis morte d'inquiétude.
- Hé, tu sais que je serais prudent. Je l'ai toujours été depuis que j'ai eu la chance de t'avoir auprès de moi, c'est pas vrai ? lui demanda-t-il en lui relevant le menton.
- Oui tu as raison, abdiqua-t-elle. Mais toujours est-il que je n'aime pas que tu prenne ce genre de risques.
- Nous sommes des Jedi, c'est notre devoir de prendre des risques pour sauver des vies.
Ne trouvant rien à répondre à cela, la jeune femme se blottit contre son jedi, qui lui rendit son étreinte. Il aimait ces instants qu'il passait avec elle, alors qu'ils s'enlaçaient sans dire un mot. Cela pouvait durer deux heures comme deux minutes, ça n'était jamais assez pour eux.
- Je dois te dire quelque chose, lui dit enfin Jennica.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Ça n'est pas vraiment important. Mais j'aimerais que tu n'en parle à personne.
- Bien-sûr, répondit Jacen sur le ton d'une évidence. Qu'est-ce que tu veux me dire ?
La jeune jedi inspira, puis décida de se lancer.
- Shan. Mon nom de famille est Shan. Pour beaucoup ce nom ne signifie plus grand-chose aujourd'hui, mais pour les passionnés d'histoire, il a son importance. Je suis la dernière descendante de Revan, lui avoua-t-elle.
- Quoi ? Mais, mais pourquoi ne pas me l'avoir dit avant ?
- Je ne pensais pas que tu découvrirais une salle secrète contenant les effets personnels de mon ancêtre, se défendit la padawan. Et encore moins que tu discuterais avec lui.
- C'est un bon point. Je ne savais pas que tu avais une ascendance importante.
- Crois-moi, je n'ai pas envie de le crier sur tous les toits. Je ne veux pas être connue pour les actions de mes ancêtres. Je ne veux pas être reconnue pour ça.
- Tu ne veux pas être reconnue tout court, lui dit le Jedi avant de poser ses lèvres sur les siennes, l'embrassant passionnément.
Rapidement il lui fit retirer ses vêtements avant de la faire basculer sur le lit. S'arrêtant un instant, il se recula légèrement afin de la pouvoir la contempler. Elle était nue dans ses bras, sa poitrine se soulevant rapidement à cause de l'excitation. Elle était à lui, autant qu'il était à elle. Aujourd'hui comme à chaque fois qu'il la voyait il se demandait ce qu'il avait fait pour la mériter. Il reprit son baiser passionné, laissant ses mains se promener sur son corps offert.
Il baissa rapidement la tête et déposa des petits baisers dans le cou de sa partenaire. Jennica gémit sous l'effet du plaisir. Il lui semblait que tout son corps se trouvait sous ses caresses. Ses gémissements se firent plus forts lorsque la langue du jeune Jedi atteignit sa poitrine.
Avant lui, la jeune femme ne connaissait pas ce côté-là de la biologie, mais elle devait reconnaître qu'il s'était révélé être un très bon professeur. Elle avait d'ailleurs pu expérimenter les jeux de rôle érotiques, dont les souvenirs lui donnaient toujours le rouge aux joues tant elle était surprise de sa propre audace. Jacen était le professeur exigeant mais doué, et elle la novice qui avait toujours soif d'apprendre, encore et encore. Et il lui en avait apprit des choses.
Jamais elle n'avait pensé être capable de telles choses. Elle qui avait toujours respecté le Code Jedi à la lettre, elle n'aurait jamais pensé une seule seconde qu'elle aimerait ce genre d'activité. Mais c'était pourtant le cas. Les nuits avec Jacen avaient toujours étés très passionnées, et elle devait bien reconnaître qu'elle adorait ça.
Elle revint au présent lorsqu'elle sentit sa langue déserter ses seins pour glisser sur son ventre, vers ses cuisses. Bien qu'elle n'aimait pas le dire, c'était le moment qu'elle préférait. C'était peut-être égoïste, mais elle adorait sentir sa langue en elle, car elle était à lui, et à lui seul. Et cela signifiait aussi qu'il ne s'intéressait pas aux autres jolies jeunes Jedi qui se baladaient dans le Temple. Elle était la seule qui comptait, et c'était tout ce qui lui importait. Cela dit, il était quand-même très doué avec sa langue, elle devait bien le reconnaître, et ses gémissements de plaisir ne pouvaient dire le contraire. Et depuis qu'elle avait comprit que ses gémissements l'encourageait, elle ne se retenait plus.
Le meilleur restait quand il utilisait ses doigts. Lorsque ses amies lui en parlait, plusieurs mois plus tôt, Jennica ne comprenait pas bien comment deux (voir trois) doigts pouvaient procurer autant de sensations. Et encore une fois, l'apprenti d'Obi-wan était à la hauteur de sa réputation. Si elle devait définir ce qu'elle ressentait avec un mot, divin serait sans doute celui qui lui viendrait. Sa tête reposa lourdement sur le lit alors que l'orgasme vint la cueillir.
- Oh… c'était… parfait, encore.
Mais pas le temps de se reposer, car elle tenait toujours à lui rendre la pareille. Cette partie de l'enseignement parallèle avait d'ailleurs été très révélateur pour la jeune femme. Elle débouclait toujours sa ceinture avec fièvre, car elle était toujours fascinée lorsqu'elle voyait le visage de son amant altéré par le plaisir, un plaisir qu'Elle seule lui donnait. Et cela, elle en était fière, bien plus qu'elle ne l'aurait cru. L'entre gémir, une main fermement posée dans ses cheveux…
Mais ces parties de jambes en l'air étaient également un bon moyen d'oublier, l'espace de quelques instants, les horreur et la violence de la guerre dont ils étaient quotidiennement témoins depuis maintenant trois ans. Mais elle ne devait pas penser à ça, pas maintenant. La violence du quotidien les rattraperait bien assez tôt.
Jennica frissonna de plaisir alors qu'il la possédait à nouveau. Peu importait combien de fois ils étaient ensembles, ça n'était jamais assez pour eux. Lorsqu'ils jouirent tous les deux, ils s'écroulèrent dans le lit, comblés. Leurs doigts entrelacés, ils se regardaient dans les yeux, se perdant l'un dans l'autre.
Obi-wan déambulait dans les couloirs du Temple. Malgré lui, ses deux apprentis le préoccupaient beaucoup. Voir Jacen s'intéresser à des artefacts Sith ne lui plaisait pas du tout. Quant à Anakin… il ne savait pas quoi faire pour lui. Le jeune Jedi était comme son frère, et il ne savait pas comment l'aider. Et ça lui pesait, bien plus qu'il ne le pensait, et bien plus que le Code Jedi ne l'autorisait. Anakin était têtu en ce qui concernait ses problèmes, aussi têtu que Jacen, mais au moins son padawan savait lui parler depuis l'incident avec Ahsoka. Alors que le jeune mandalorien s'ouvrait facilement, le Jedi originaire de Tatooine restait fermé à toute discussion, quand bien même il savait qu'il ne pouvait résoudre tous ses soucis seul.
C'est ainsi, perdu dans ses réflexions, qu'il croisa Mace Windu au détours d'un couloir.
- Oh Maître, veuillez m'excuser j'étais… perdu dans mes pensées.
- À cause de ce qu'il se passe avec ton padawan ? Maître Yoda m'en a parlé.
- En effet. Les récentes visions de Jacen sont… troublantes.
- Je ne peux que comprendre votre situation à tous les deux. Au moins il t'en as parlé, tous les padawan n'auraient pas agi de la même façon.
- Jacen me fais confiance, affirma Obi-wan. Il est très puissant dans la Force, mais sa formation n'est pas finie et je ne veux pas que ces artefacts Sith ne le changent.
Mace Windu ne put que compatir aux dires d'Obi-wan. Jacen avait été à deux doigts de basculer du Côté Obscur après que le Conseil ait accusé Ahsoka. Découvrir que le Conseil avait condamné une innocente avait rendu le padawan très agressif envers ses pairs, et la guerre n'étant pas finie, Maître Windu craignait que le jeune Jedi ne sombre dans la haine. S'il ne savait pas exactement comment les choses s'étaient améliorées, il était cependant heureux que Jacen soit à nouveau un garçon plein de vie. En effet, le Conseil avait vraiment craint que le padawan ne rejoigne les Séparatistes. Doté du Côté Obscur de la Force, le jeune homme aurait été une terrible menace pour l'Ordre.
- Je te comprends Obi-wan. Mais ton padawan a déjà traversé ça, et il s'en est sorti. Il faut lui faire confiance.
- Oui Maître. Mais je ne peux m'empêcher d'avoir des réserves. Jacen et Anakin sont…
- Tous deux très différents. Aujourd'hui j'ai bien plus confiance en ton padawan qu'en Skywalker. Je suis persuadé qu'en temps voulu, Jacen deviendra un très grand Jedi, à l'image de son maître. Quant à Anakin… il est différent depuis que nous l'avons placé aux côtés du chancelier. Ça ne me plais pas du tout.
- S'il est l'élu…, retenta une nouvelle fois Obi-wan.
- S'il est l'élu nous le saurons en temps voulu. Pour l'instant, je ne lui fais pas confiance. Comme l'a dit Maître Yoda, la prophétie a pu être mal interprétée.
Obi-wan ne répondit pas, ne sachant quoi dire. Il est vrai que le Conseil avait longtemps considéré Anakin comme une potentielle menace du fait de son intronisation tardive au sein de l'Ordre Jedi, mais il l'avait formé du mieux qu'il avait pu, et il ne pouvait s'empêcher d'être fier de son ancien apprenti. Quoiqu'il lui arrive en ce moment, cela finirait par passer, et tout finira par rentrer dans l'ordre.
Sur Kashyyyk l'atmosphère était tendue. Les Wookies de Tarfful, accompagnés par le 41e Corps d'élite du Commandant Gree, se préparaient pour une intense bataille, sous les ordre de Luminara Unduli. Dans l'un des grands arbres typiques de Kashyyyk surmontant le lieu de la bataille imminente, Maître Yoda était en pleine réunion du Conseil.
- Palpatine pense que le général Grievous est sur Utapau, annonça Ki-Adi-Mundi.
- Un message incomplet a été intercepté dans une balise diplomatique émanant du président d'Utapau, compléta Anakin.
- Réagir nous devons à cette nouvelle. La capture du général Grievous mettra un terme à la guerre. Rapidement et efficacement il nous faut agir.
- Le chancelier a demandé… que je dirige cette opération, exposa Anakin qui baissa le regard, sachant évidemment que cette demande de son ami ne sera pas acceptée.
Et bien-sûr, dans les yeux des Maîtres Jedi, on y trouvait tout sauf de l'approbation.
- C'est au Conseil de décider qui doit s'en charger. Pas au chancelier, répondit Mace Windu du ton neutre mais sec qui le définissait.
- C'est un Maître qui doit y aller, avec plus d'expérience, renchérit Yoda.
- Je suis d'accord. Maître Kenobi est tout indiqué, proposa Ki-Adi-Mundi en se tournant vers l'intéressé.
- D'accord, je suis.
- Moi aussi.
Un à un, chacun des Maîtres firent part de leur accord concernant le choix d'Obi-wan, au grand dam d'Anakin.
- Parfait, la séance est levée, annonça Mace Windu.
La communication se coupa alors, et Yoda se dirigea vers son Commandant, qui observait l'ennemi avec ses jumelles.
- Les droïdes ont démarrés leur générateur d'énergie, l'informa Gree en s'agenouillant.
- Alors, l'heure est venue, commandant.
- À vos ordres.
Sur la plages, les Wookies s'échauffèrent, sortant de leurs abris pour crier face à l'armée mécanique, arme au poing, prêt à accueillir les droïdes de combat qui s'approchaient. À peine sortis de l'eau, les blindés ennemis ouvrirent le feu, mitraillant toute forme de vie sur la plage. Mais les Wookies n'étaient pas seuls.
Dans les arbres, des dizaines de snipers clones prirent position, visant avec efficacité les points faibles des tas de ferrailles. Rapidement les véhicules de la Grande Armée de la République ouvrirent le feu sur les assaillants séparatistes.
Ainsi commença la bataille de Kashyyyk.
Jacen arpentait les couloirs pour rejoindre son maître, qui se préparait à prendre une canonnière destinée à le conduire à son vaisseau. Arrivé dans les hangars du Temple, il pressa le pas afin d'embarquer.
- Ah te voilà, s'exclama Obi-wan avec un sourire.
- J'allais pas manquer de quitter Coruscant Maître, répondit joyeusement le jeune homme.
- Je voulais te prévenir avant, mais tu étais introuvable : tu ne viens pas avec moi sur Utapau.
Cette annonce, en plus d'arriver aussi rapidement, semblait complètement idiote selon le padawan.
- Mais… pourquoi ?! J'ai déjà affronté Grievous, je vous ai même sauvé la vie deux fois en l'affrontant !
- Je sais, je sais, commença le maître en levant ses mains. Je ne remets pas tes compétences en doute Jacen. Tu ne peux pas partir avec moi pour une simple raison : j'aimerais que tu restes avec Anakin. Je ne sais pas ce qu'il a en ce moment, mais ça m'inquiète, et j'aimerais qu'il reste avec au moins une personne en qui il peut avoir confiance, cette personne n'étant pas Palpatine.
- Vous le soupçonnez de quelque chose ?
- Je ne vais pas te mentir, nous avons des doutes à son sujet, avoua Obi-wan. Le Conseil se méfie de plus en plus de lui.
- Blanco et ses hommes restent ici ?
Si le Conseil avait des doutes quant au chancelier, Jacen préférait savoir ses hommes prêts à intervenir si le moindre problème se présentait.
- Oui, après la dernière mission, ils méritent du repos supplémentaire. Tu sais où les trouver si besoin est.
- Oui Maître.
Un long silence arriva alors, le maître et l'apprenti observant les paysages urbains de la capitale galactique. Il était près de dix-huit heures, et le soleil commençait lentement sa courbe, offrant un ciel orangé de toute beauté, les rayons du soleil se reflétant sur les toits de duracier des gratte-ciels. Mais cette couleur orangée rappelait une certaine togruta au jeune Jedi. Que faisait-elle actuellement ? Le Siège de Mandalore se déroulait-il bien pour la République ?
- Des nouvelles d'Ahsoka ? demanda-t-il finalement.
- Oui, nous avons apprit qu'elle avait réussi à obtenir l'aide des Death Watch hostiles à Maul et ses troupes. Leurs connaissances de leur planète natale devrait lui être très précieuses.
Ces nouvelles étaient rassurantes, mais il éprouvait quand-même un besoin urgent de la voir, de la revoir après tous ses mois sans elle. Percevant son trouble, le maître Jedi posa une main rassurante sur l'épaule de son protégé.
- Quand Grievous aura été mis hors d'état de nuire, nous terminerons ce que nous avons commencé sur Mandalore, je te le promet.
- Merci Maître, sourit Jacen.
La canonnière se posa près des vaisseaux de la flotte d'assaut, où les attendait une silhouette reconnaissable.
- Vos vaisseaux sont prêts Maître, annonça Anakin alors qu'ils arrivaient à sa hauteur. Ils n'attendent plus que vous deux.
- Je ne pars pas, répondit le padawan. Longue histoire, ajouta-t-il en voyant le regard surprit de son interlocuteur.
Les trois Jedi se rendirent alors près de la rampe d'accès d'un pas lent.
- Vous allez avoir besoin de moi Maître.
- Oui sans doute, cela dit j'ai peur que toute cette opération ne s'avère inutile.
- Maître… je vous ai beaucoup déçu, j'ai… je n'ai pas su témoigner a reconnaissance que je vous dois. J'ai été arrogant, et je m'en excuse. J'ai mal supporté ce qui s'est passé avec le Conseil, s'excusa l'Élu.
Comprenant que c'était important pour eux, Jacen fit mine de découvrir un attrait incroyable en observant le mur à quelques mètres.
- Tu es fort, et sage Anakin, et je suis extrêmement fier de toi. Je t'ai pris comme apprenti quand tu n'étais encore qu'un petit garçon. Je t'ai appris tout ce que je savais, et je t'ai vu devenir meilleur Jedi que je ne le serais jamais.
Anakin sourit en baissant la tête, les paroles de son ancien mentor le touchant plus qu'il ne l'aurait cru. Obi-wan était comme un frère pour lui, et ses confidence lui faisait réaliser à quel point il avait foi en lui, contrairement aux autres membres du Conseil.
- Mais fais preuve de patience. Le temps viendra bientôt où le Conseil t'élèvera au rang de Maître.
Le jeune homme était touché par les paroles d'Obi-wan. Il avait confiance en lui, il lui avait confié sa vie des dizaines, peut-être même des centaines de fois. Après un dernier signe de tête amical, le Jedi se détourna avant de s'éloigner. Alors qu'il empruntait la rampe d'embarquement, l'idée de se confier lui vint. Lui parler de ses cauchemars quant à la mort de Padmé. Obi-wan avait toujours été le plus sages de deux, il saurait quoi faire. Abrité dans l'ombre du bâtiment, le jeune homme prit sa décision.
- Obi-wan ?
L'Élu s'interrompit alors, comme prit d'un doute. Et si Obi-wan ne l'aidait pas ? S'il le dénonçait au Conseil ? Il trouva rapidement quoi dire alors que l'intéressé, illuminé par le soleil, se tournait vers lui.
- Que la Force soit avec vous.
Avec un sourire dont il avait le secret, Obi-wan lui répondit.
- Au revoir ami, que la Force soit avec toi. Avec vous deux, ajouta-t-il en direction de Jacen qui, adossé contre la rambarde, baignait entre l'ombre et la lumière.
- Au revoir Maître, on se revoit quand la guerre sera finit, répondit Jacen avec entrain.
Alors que leur maître embarquait pour un combat final avec le général cyborg, ses deux apprentis restaient sur Coruscant, l'un veillant sur l'autre.
L'agitation régnait dans le hangar central du vaisseau-amiral du Général Kenobi, le Vigilance. Des dizaines de techniciens effectuaient les dernières vérifications sur les canonnières. En chemin vers le hangar, Obi-wan et son fidèle second, le commandant Cody, discutaient de la suite des événements.
- Et le commandant Lorek n'est pas avec vous ? Qu'a-t-il fait cette fois ? s'amusa le clone.
- Il est en charge d'une mission bien plus importante. Je me fais du soucis pour Anakin, et Jacen doit me tenir informé de son état.
- Il y a un problème avec le général Skywalker ?
Obi-wan se tourna vers son ami, un air grave sur le visage.
- Ce n'est peut-être rien, mais je le trouve très agité depuis le sauvetage du chancelier. Il ne m'a rien dit, mais je sais qu'il se passe quelque chose.
- Et bien, si quelqu'un peut l'aider, c'est bien le commandant.
Cody appréciait énormément Jacen, qui l'avait sauvé moult fois durant la guerre. Les deux hommes s'estimaient et se respectaient mutuellement.
- Puissiez-vous avoir raison Cody.
Tout en discutant, ils avaient atteint le hangar principal, et se dirigèrent vers le chasseur du Jedi pour le briefing. Le nouvel astro-mécano d'Obi-wan, R4-G9, leur afficha une carte holographique de la planète.
- Heureusement, la plupart des cités sont concentrées sur ce petit continent, dans la région la plus éloignée, informa Cody.
- Je les occuperait de mon mieux jusqu'à ce que vous soyez là, mais ne soyez pas trop longs.
- Avez-vous jamais eu à vous plaindre de ma lenteur ? plaisanta le commandant.
- Bien, maintenant à moi de me débrouiller pour ne pas éliminer tous les droïdes avant votre arrivée, conclut le Jedi avant d'embarquer dans son chasseur.
Quelques instants plus tard, les portes du hangar s'ouvrirent, et le petit chasseur se dirigea vers un anneau d'hyper-drive. Sans attendre plus longtemps, Obi-wan disparut en hyper-espace. Si Grievous était effectivement sur Utapau, il le trouverait.
Le Siège de Mandalore ne semblait pas être prêt de s'achever, à en juger par la console que consultait Anakin. Ahsoka, son ancienne apprentie, menait l'assaut pour la République aux côtés du capitaine Rex. Mais malgré l'appui des Death Watch, les forces de Dark Maul résistait encore à l'armée républicaine. Et le zabrak lui-même était introuvable depuis sa dernière confrontation avec Obi-wan, confrontation durant laquelle la Duchesse de Mandalore avait perdu la vie. Posant la console alors que Padmé arrivait, le Jedi se tourna vers elle.
- Obi-wan est venu te voir ?
- Il est passé ce matin, confirma la sénatrice.
- Qu'est-ce qu'il voulait ? demanda le jeune homme en se levant.
- Tu l'inquiète beaucoup, il te trouve très préoccupé.
Anakin la suivit jusqu'à sa chambre avant de s'immobiliser.
- Je suis perdu.
Et c'était vrai. Anakin Skywalker, le Héros sans peur, se sentait complètement perdu.
- Quoi ? Pourquoi perdu ?
Padmé se tourna vers lui. Cela ne ressemblait pas à son mari d'être aussi mal. Mais depuis qu'il lui avait parlé de ses cauchemars, elle le trouvait… préoccupé. Elle savait qu'Anakin était toujours très inquiété par ses visions depuis la mort de sa mère.
- Ni Obi-wan ni le Conseil n'ont confiance en moi.
- Ils sont prêts à te confier jusqu'à leurs vies, tenta Padmé.
- Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, continua le jeune homme, comme s'il ne l'avait pas entendu. Je ne suis pas le Jedi que j'espérais. Je veux plus ! Et je sais que j'ai tords.
L'ancienne reine de Naboo s'approcha de lui et posa une main rassurante sur son époux.
- Tu es trop exigeant avec toi-même.
La prenant par la taille, le Jedi croisa son regard qui se voulait rassurant. Que ne ferait-il pas pour ces yeux-là ?
- J'ai trouvé le moyen de te sauver, lui annonça-t-il.
- De me sauver ?
- De mon cauchemar.
Ainsi c'était bien ça. Il avait encore peur de ses cauchemars, et de ce qu'il craignait d'arriver.
- C'est ça qui te préoccupe, comprit-elle enfin.
- Je ne veux surtout pas te perdre.
Le ton qu'il employait, la peur dans sa voix… elle ne pouvait pas le supporter. Mais cela passerait, elle le savait. Elle était à quelques semaines d'accoucher, et Anakin serait là encore un long moment si Obi-wan parvenait à éliminer Grievous. Et elle voulait qu'il soit avec elle pour la naissance de leur enfant.
- Je ne mourrais pas en donnant la vie Ani, je te le promet.
- Non, c'est moi qui te le promet, dit-il d'un ton déterminé.
Le trajet ne fut pas trop long, et Obi-wan sorti de l'hyper-espace sans encombre. Immédiatement, il se décrocha de son anneau et fila vers l'un des entonnoirs naturels où se trouvaient les cités d'Utapau. Sachant précisément où il devait se rendre, il se dirigea vers Pau City, refuge présumé du général Grievous. Arrivé près de la plate-forme où il était attendu, son petit chasseur se posa à quelques mètres de la délégation venue l'accueillir.
Cette arrivée ne passa cependant pas inaperçue pour l'un des magma-gardes de Grievous qui, posté en hauteur avec deux droïdes snipers, espionna l'arrivée de ce visiteur indésirable. Le Jedi sorti prestement, et s'inclina respectueusement face à l'administrateur Pau'an du Port de la cité, Tion Medon.
- Salutations, jeune Jedi. Peut-on connaître la raison de votre venue dans notre lointaine retraite ? demanda le Pau'an.
- Hélas, c'est la guerre j'en ai peur, lui répondit le maître Jedi.
- Il n'y a pas de guerre ici, sauf si vous l'apportez avec vous.
- Je vous saurais gré de me permettre d'acheter du carburant, et d'utiliser cette cité comme base le temps d'explorer les systèmes voisins à la recherche du général Grievous.
Le grand alien se tourna vers des Utais, de petites créatures avec lesquelles ils vivaient en harmonie, et leur ordonna de remplir les réservoirs du chasseur d'Obi-wan, puis il s'approcha de ce dernier, une lueur grave dans les yeux.
- Il est ici. Ils nous ont pris en otages, ils nous observent, chuchota-t-il.
- Ah je vois.
- Au dixième niveau, des milliers de droïdes de combat sur le pied de guerre, l'avertit l'administrateur.
- Dites à la population de se cacher, et si vous avez des guerriers, qu'ils sortent les armes.
S'inclinant mutuellement, les deux interlocuteurs s'éloignèrent, le Jedi vers son vaisseau, le Pau'an vers la délégation. Voyant que l'intrus retournait à son vaisseau, les droïdes s'en désintéressèrent, et à raison puisque quelques instants plus tard, le petit chasseur quitta la plate-forme.
Mais à leur insu, Obi-wan n'avait pas quitté la planète. Avisant une animalerie de Varactyls, il s'y rendit sans attendre, la capuche de sa bure rabaissée sur son visage. Quelques instants plus tard, il en ressortit avec un magnifique spécimen, une femelle nommée Boga. Obi-wan avait toujours préféré chevaucher des animaux plutôt que de piloter. Un speeder se fiche pas mal de s'encastrer dans un mur, un animal avec un minimum d'auto-préservation s'en soucierait un peu plus.
Se concentrant sur sa cible, le maître Jedi repéra facilement la sphère de contrôle séparatiste encastrée dans la paroi naturelle. Grievous était là-dedans, sans aucun doute.
En effet, ce dernier était présent, en compagnie de tous les leaders séparatistes. L'heure était grave pour les opposants à la République, avec Dooku éliminé en prison. Fort heureusement, la forteresse de Mustafar était enfin achevée.
- Les armées de la République ne mettront pas longtemps à retrouver notre trace. Je vous envoie dans le système de Mustafar, dans la Bordure Extérieure. C'est une planète volcanique, vous y serrez en sécurité, informa le cyborg.
- En sécurité ?! Ha ! Le chancelier Palpatine a réussit à se libérer de vos griffes Général ! Sans le Comte Dooku, j'ai des doutes sur votre capacité à assurer notre sécurité ! riposta le Vice-Roi Gunray.
Bien installé en hauteur, Obi-wan eut tout le temps qu'il voulait pour analyser la situation. Ainsi les Séparatistes se retiraient sur Mustafar. Et bien, il savait où aller ensuite.
- Félicitez-vous, Vice-roi, de ne jamais être tombé «entre mes griffes». Votre vaisseau vous attend, répondit le général avant de se détourner.
La réunion était terminée, et les séparatistes se rendirent vers le hangar. Le Jedi réfléchit alors à une bonne stratégie à adopter, puis retira sa bure avant de sauter en plein milieu des droïdes.
- Salut à tous !
À l'unisson, les quatre magma-gardes de Grievous se retournèrent, leurs bâtons électriques enclenchés.
- Général Kenobi, vous ne manquez pas d'audace ! Tuez-le ! ordonna le tueur de Jedi à ses gardes du corps.
Dégainant son sabre, Obi-wan se mis en garde. Quatre contre un, voilà qui n'était pas si difficile, surtout quand on connaît son environnement. Usant de la Force, il fit céder une structure métallique fixée au plafond, et cette dernière s'écrasa de plein fouet sur les droïdes. Le seul qui restait, à moité compressé, fut décapité d'un simple revers de la lame bleuté. Victorieux, le Jedi s'avança vers son adversaire.
- Reculez ! Je vais m'occuper de ce maudit Jedi moi-même.
- C'est quand vous voulez ! Mais vous savez comment tout cela va se terminer mon cher.
- Pas cette fois-ci.
Décrochant sa loure cape, le général s'équipa de ses quatre sabres, qu'il dégaina après avoir séparé ses bras. Quatre lames contre une.
- Attaques, Kenobi !
Un sourire aux lèvres, il se mis en garde, prêt à l'assaut. Alors Grievous attaqua. Usant de ses bras mécaniques, il commença par faire des moulinets impressionnants, griffant le sol autour de lui et forçant le Jedi à reculer. Croyant avoir l'avantage, le cyborg poursuivit son avancée. Mais Obi-wan attendait juste d'avoir un bon angle d'attaque. Lorsqu'il se présenta, il plongea sa lame vers l'ennemi, qui para instantanément. Un déluge de coups et d'esquives, de bottes et de parades suivit alors.
Rapidement une main fut sectionnée, redoublant la colère du tueur de Jedi qui attaqua plus férocement encore. Mais malgré toute sa colère, le soresu d'Obi-wan lui permettait de contrer toute attaque. Et ce dernier se permit même de couper une deuxième main au général, qui enragea. Repoussant violemment une attaque du Jedi, Grievous s'interrompit lorsque des tirs de blasters se firent entendre : le 212e bataillon d'attaque venait de lancer l'assaut sur la base séparatiste.
- Avec ou sans armée, il faut te rendre à l'évidence : tu es condamné.
- Je ne suis pas de cet avis.
Puisant dans la Force, le maître Jedi propulsa Grievous aussi loin qu'il le pouvait, ce dernier allant s'écraser contre une structure métallique, perdant ses sabres dans le même temps. Désarmé, il se dirigea telle une araignée vers son speeder-roue TSMEU-6, qu'il mis en marche rapidement, essayant de fuir les combats. Mais c'était sans compter sur l'intervention de Boga, qui rejoignit rapidement son propriétaire afin qu'il poursuive son objectif.
Un peu plus bas, le commandant Cody combattait avec ses hommes, déterminés à libérer la planète des mains des Séparatistes. Sans s'en rendre compte, à chaque ennemi abattu, le commandant calculait combien de droïdes il avait descendus. Lorsqu'il le réalisa, il ne put s'empêcher de sourire sous son casque.
- Merci commandant Lorek, murmura-t-il pour lui-même.
Depuis qu'ils se connaissaient, Cody avait toujours vu Jacen et Anakin, plus tard rejoints par Ahsoka, compter les droïdes qu'ils détruisaient, dans une sorte de concours à celui qui en aurait le plus. Plusieurs fois il s'était surprit à comparer ses résultats avec le capitaine Rex, qu'il côtoyait régulièrement. C'était peut-être un peu enfantin, mais cela ne les avait jamais empêché d'êtres concentrés au combat. Et puis, Cody avait remarqué que ces petits jeux renforçaient les liens entre les hommes dans une étrange camaraderie. Ses hommes étant soudés, il n'avait rien à redire.
Il venait tout juste d'abattre son seizième droïde qu'un sabre laser tomba littéralement du ciel à ses pieds. Se penchant pour le ramasser, il reconnu sans peine le sabre de son général. Mais où était-il ?
- Section 4, sur le flanc gauche ! Section 2, attirez leur attention au centre, en avant ! Contactez le Temple Jedi, exécution !
Et voilà les amis, fin du chapitre ! S'il vous as plus, n'hésitez pas à me le faire savoir en laissant des reviews, ça fait toujours très plaisir !
Je vous retrouve dans quelques semaines pour le prochain chapitre qui est déjà en cours d'écriture !^^
