Voilà enfin le huitième chapitre de cette fanfiction, pendant lequel les choses vont grandement s'accélérer pour nos héros. sur ce, j'espère qu'il vous plaira, enjoy !
Chapitre VIII : La Chute
Jacen patientait avec Anakin dans la chambre du Conseil depuis plusieurs minutes maintenant, attendant qu'il parle. Mais son ami semblait vraiment perdu.
Anakin de son côté repensait aux paroles de Palpatine. Et si Mace Windu ne prenait pas la peine d'écouter le chancelier, et se contentait juste de le tuer ?
- Anakin ? Tu m'écoute ?
- Oui je… excuse-moi, je ne suis pas très bien.
- Je sais. Tes cauchemars.
L'intéressé tourna un regard interrogatif vers son ami.
- J'ai parlé avec Padmé aujourd'hui, elle m'a expliqué…
- Tu n'avais pas à le faire, je peux m'en occuper seul ! commença le Jedi d'un ton plus dur qu'il ne le voulait.
- Très bien, très bien ! Et si nous parlions plutôt du chancelier et de ses petites confidences, ou ça aussi c'est exclut ? proposa le padawan.
Anakin se calma rapidement. Jacen n'était en rien responsable de ses malheurs, mieux encore il lui tendait la main pour l'aider. Le jeune homme méritait de connaître la vérité.
- Le chancelier… c'est le Seigneur Noir des Sith.
- De quoi ?! s'écria Jacen, médusé.
Ainsi le Seigneur Noir des Sith qu'ils recherchaient depuis le début était sous leurs yeux, et ce depuis tout ce temps ?! Comment le conseil avait-il pu manquer ça ?! Le jeune homme sentit sa confiance envers le Conseil fondre comme neige au soleil, le procès d'Ahsoka lui revenant en mémoire. Mais rapidement il se reprit. Une padawan traîtresse ce n'était pas la même chose qu'un Sith caché depuis des années.
- Mais comment… comment le sais-tu ?
- Il me l'a dit, et il m'a proposé son aide pour sauver Padmé, lui avoua Anakin.
Mais contrairement à ses aveux avec Palpatine, Anakin se doutait que Jacen ne réagirait pas de la même façon.
- Tu… tu ne compte pas accepter, n'est-ce pas ? demanda prudemment le padawan.
- Et si c'était le meilleur moyen que j'avais de sauver Padmé ? Et si c'était le seul ? Et si seul Palpatine pouvait m'aider ? J'ai… je ne peux pas vivre sans elle Jacen, gémit le Héros sans Peur, enfouissant son visage entre ses mains.
Jacen, bien que perturbé par les paroles de son ami, ne pouvait qu'éprouver de l'empathie à son égard. Anakin Skywalker était l'un des hommes les plus braves qu'il connaisse. Le savoir perdu de la sorte lui paraissait inconcevable. Les deux Jedi restèrent silencieux quelques instants, chacun ne sachant quoi penser des récents événements.
- Commandant Lorek ? Vous êtes là ? demanda soudainement le capitaine Blanco via l'holo-communicateur de Jacen.
- Oui je suis là capitaine, excuse-moi Anakin. Je reviens vite.
Fermant la porte derrière lui, le padawan s'autorisa un soupir. Il s'éloigna quelques peu avant de continuer la communication avec son subordonné.
- Blanco, je suis bien content de vous avoir. Écoutez-moi bien. J'ai besoin que vous réquisitionniez trois canonnières sans attendre, ainsi que le plus d'hommes que vous pourrez trouver. Et trouvez Theron, nous allons avoir besoin de lui.
- Monsieur, je ne comprends pas, que se passe-t-il ?
Durant les années de la guerre, Blanco avait apprit à connaître son commandant, et l'agitation qu'il percevait dans la voix de ce dernier ne lui disait rien de bon. Si le padawan avait besoin de ses hommes prêts à se battre, le capitaine ferait en sorte que ce soit le cas.
- Je vous expliquerait en route Blanco, sachez juste que nous n'avons pas beaucoup de temps. Je vous rejoint dès que possible.
De son côté Anakin profita de l'absence de son ami pour débattre avec lui-même. Et il devait bien admettre que l'issue de ce débat ne lui plaisait guère. Palpatine sera arrêté ce soir, mais les Jedi ne prendront pas le risque qu'il s'échappe. Il sera probablement exécuté, comme il l'avait dit un peu plus tôt dans la journée.
Mais pourquoi ? Pourquoi l'avait-il dénoncé au Conseil ?
La réponse s'imposa d'elle-même dans son esprit : il avait dénoncé Sidious par devoir. Mais cette fois-ci, il n'en éprouvait aucune fierté. Parce qu'à cause de ce geste, sa femme allait mourir. Il ne pouvait s'empêcher de voir son visage angélique partout où il posait les yeux, comme une piqûre mortelle pour lui rappeler ses actes.
Padmé allait mourir, comme sa mère.
Et il ne pouvait rien y faire, encore une fois.
Malgré les enseignements d'Obi-wan, malgré toutes les connaissances Jedi contenues dans les Archives millénaires du Temple, il n'avait aucune solution.
Pourtant, il y avait une solution. Une qu'il avait entendu il y a quelques jours à peine.
- En outre sa connaissance du Côté Obscur était telle qu'il arrivait aussi à empêcher à ceux dont l'existence lui importait... de mourir.
L'orage qui assombrissait l'esprit d'Anakin se calma pour finalement disparaître. Il avait enfin la solution.
- Ce soir se décidera du sort de la vie de Padmé. À toi de voir à quel point elle compte pour toi.
Palpatine avait raison. Padmé était tout ce qui comptait à ses yeux. Elle était la seule chose qui lui importait encore.
Le choix était simple.
Tout ce qu'il avait à faire, c'était décider ce qu'il voulait vraiment.
La tension était palpable entre les maîtres Windu, Koth, Fisto et Tiin alors que ces derniers voyageaient vers le Sénat. S'ils étaient tous déterminés, certains semblaient plus douter que d'autres.
- Je n'aime pas ça, commença Kit Fisto. Je me sentirais mieux si Yoda était avec nous, ou au moins Kenobi.
- Yoda est sur Kashyyyk, et Obi-wan sur Utapau. J'ai dit à Shaak Ti de rester au Temple pour organiser la défense en cas de problème. Il ne reste que nous face au Seigneur Noir, et maintenant que nous connaissons son identité, nous n'avons pas à hésiter.
- Nous y arriverons, affirma Saesee Tiin. Il le faut.
Les quatre maîtres restèrent silencieux quelques instants, tous conscients de l'ampleur de la tâche qu'ils avaient à accomplir.
- Il n'empêche, que je me sentirais mieux si Yoda était là, marmonna Kit Fisto.
- Écoutez, nous sommes des maîtres Jedi. Nous sommes les meilleurs de l'Ordre. Durant trois ans, nous avons défendu la République au péril de nos vies dans une guerre organisée de toute pièce par les Sith. Et avant cela, nous avons étés les gardiens de cette même République pendant des années, voir des dizaines d'années. Nous réussirons, conclu Windu.
Motivés par son discours, les trois autres Jedi se turent alors qu'ils se concentraient pour le combat à venir. Avaient-ils des doutes ? Des craintes ? Peut-être, mais aucun d'entre eux ne prononça plus un seul mot. Ni pendant le reste du trajet jusqu'au Sénat, ni pendant qu'ils se dirigeait vers le bureau de leur ennemi millénaire.
Lorsque la porte s'ouvrit, le vieil homme était là, assit dans son fauteuil. D'un sourire affable, il accueillit ses invités dont la venue était prévue depuis longtemps.
- Maître Windu ! Dois-je comprendre que le général Grievous a perdu ? À vrai dire vous arrivez plus tôt que je ne le pensais.
Comme il s'y attendait, les Jedi se saisirent de leur sabres et les lames de plasma illuminèrent la pièce.
- Au nom du Sénat Galactique de la République, vous êtes en état d'arrestation chancelier.
Prévisible. Aussi prévisible que pathétique.
- Vous osez me menacer ? Gronda Sidious.
- Le Sénat décidera de votre sort, répliqua Windu d'une voix calme et assurée.
Pauvres imbéciles, n'ont-ils toujours pas comprit ?!
- C'est moi le Sénat !
- Pas encore.
Las de cette discussion, le Seigneur Noir se leva, et d'un rapide mouvement du poignet il libéra son sabre caché dans sa manche.
- L'heure est à la trahison, alors…
Puis sans attendre, l'héritier de l'Ordre Sith activa sa lame écarlate et engagea le combat. Usant de la Force le plus naturellement du monde, le Sith se projeta en avant pour se positionner juste devant les quatre Jedi.
- Si vous saviez… depuis combien de temps j'attends ce moment…
Le capitaine Blanco l'avait fait mandé sur les ordres de Jacen, aussi Thoran n'avait pas manqué de rejoindre son ami près de la Chambre du Conseil.
- Jacen, qu'est-ce qu'il se passe ? C'est quoi toute cette agitation ?
- Thoran, je suis bien content que tu sois là. On a eu quelques… informations, répondit le padawan avec appréhension. Maître Windu est partit arrêter le chancelier il y a un instant, mais avec ce qu'on sait…
- Mais quoi, qu'est-ce qu'on sait ? De quoi tu me parles ?
L'apprenti d'Obi-wan garda le silence pendant quelques instants, puis il informa son ami.
- Nous avons appris de la bouche d'Anakin que le chancelier Palpatine est un Seigneur Sith.
Le padawan ne sut quoi répondre pendant un instant.
- Mais… mais c'est pas possible…
- Malheureusement, si. Il faut absolument qu'on en informe la Garde de Coruscant, on a pas besoin que Fox débarque pour sauver le chancelier suite à un quiproquo.
- Je m'en charge, acquiesça le jeune Jedi. Je vais les contacter immédiatement pour qu'ils se tiennent prêts à intervenir au cas où.
Hochant la tête en signe d'appréciation, Jacen laissa son compagnon prévenir la Garde de Coruscant et retourna rapidement auprès d'Anakin, une certaine intuition ne le lâchant pas.
- Anakin, je suis rev…
Sa mauvaise intuition se confirma rapidement lorsqu'il découvrit la Chambre du Conseil vide. Anakin n'était plus là. Mais Jacen savait parfaitement où il était allé. Prit de panique, il se précipita à la recherche du dernier maître Jedi du Temple. Finalement, il tomba rapidement sur Shaak Ti, qui repartait du hangar. Essoufflé, il l'interpella.
- Maître Shaak Ti !
- Jacen ? Reprends ton souffle mon garçon, que se passe-t-il ?
- Je… Je cherche Anakin, il… Maître Windu m'a dit de garder un œil sur lui…
- Mais… Il m'a dit que Maître Windu avait besoin de son aide… Qu'en tant qu'Élu il devait se rendre auprès des autres…, expliqua la togruta, perplexe.
Sans l'écouter plus, le jeune Jedi se rua vers ses hommes, qui finissaient de se préparer.
- Blanco, vos hommes sont prêts ?
- Oui Commandant, confirma le clone.
- Parfait, alors on part tout de suite ! s'empressa Jacen en embarquant, rapidement suivit par son fidèle capitaine.
Bien qu'Anakin soit son ami, la discussion qu'ils avaient eu plus tôt ne le rassurait pas sur ce qu'il s'apprêtait à faire. Jacen le savait très perturbé, il n'était pas exclu qu'il commette une erreur. Une erreur telle qu'on ne peut revenir en arrière.
Il était maintenant seul face à l'ombre hostile du Seigneur Noir des Sith.
Le premier à tomber fut le maître zabrak Agen Kolar. Malgré ses talents d'escrime, il n'était pas une grande menace pour Dark Sidious, qui d'un coup très précis, brisa sa garde grâce à une antique technique sith, et empala le pauvre Jedi.
Le suivant fut l'iktotchi Saesee Tiin, principalement doué aux commandes d'un chasseur. Lui aussi fut vaincu avec une facilité déconcertante par le maître du Côté Obscur. Immobilisé par la Force, il était une cible facile pour la lame écarlate.
Le nautolan Kit Fisto fut le troisième à tomber. Contrairement aux autres il pu échanger quelques coups avec le Seigneur Noir, mais la maîtrise au sabre de Sidious dépassait largement celle du maître Jedi. Profitant d'une faille presque imperceptible, il s'y engouffra, et porta un coup violent à la poitrine de son opposant, qui s'effondra immédiatement.
Ainsi Windu s'était retrouvé seul face à son ennemi, l'ennemi millénaire de son Ordre. Il était désormais le seul rempart entre le Côté Obscur et la République. S'il avait des doutes sur sa faculté à réussir, il était sûr d'une chose : il ne pouvait pas échouer.
- Alors "Maître" Windu, votre certitude semble légèrement ébranlée. Quel effet cela fait, de découvrir que votre plus grand ennemi a toujours été sous vos yeux depuis tant d'années ? Vous le savez, le Côté Obscur vous a aveuglés, vous et votre précieux Conseil Jedi !
Le Seigneur Noir jubilait. Enfin, après des années d'attentes, il était temps d'exterminer les Jedi, et d'instaurer l'Empire dont il rêvait. Il ne lui manquait qu'un apprenti fidèle à ses côtés. Mais avant cela, il voulait tuer Mace Windu. Non pas de manière fourbe comme avec les trois autres, non. Il voulait lui montrer qu'en combat pur, les Sith étaient naturellement supérieurs aux Jedi. Mais il devait bien reconnaître que le maître du Vaapad était plus doué qu'il ne le croyait. La victoire n'en sera plus plus agréable.
Windu devait faire attention, car malgré la rapidité des coups portés, son adversaire tentait régulièrement de l'empaler. Mais jamais sa lame rouge ne parvenait à l'atteindre. Windu était l'un des meilleurs duellistes de sa génération. Il ne pouvait pas échouer. Il était le dernier rempart entre Sidious et la destruction de la République à laquelle il avait consacré sa vie. L'échec était inenvisageable.
Les coups de sabres se répondaient avec violence, aucun des deux combattants ne semblait prendre le pas sur l'autre. Mais le maître Jedi était déterminé, et repoussa le Seigneur Noir jusqu'à son bureau principal, là où le chancelier l'avait reçu tant de fois des treize dernières années.
Sidious quant à lui ne présentait aucune fatigue. L'héritier de Dark Bane semblait parfaitement maître de ses Force, puisant allègrement dans le Côté Obscur. Utilisant la Force à sa guise, il perçu la présence si particulière de l'Élu qui venait tout juste d'atterrir sur la piste du Sénat. Anakin avait donc prit sa décision. Il était à lui.
Enchaînant divers coups, le Sith fit reculer son ennemi millénaire vers la baie vitrée, qu'ils brisèrent de concert avec de violents coups de sabres. Si l'ombre se savait acculée, elle pouvait aisément se libérer, aussi facilement qu'un coup de sabre bien placé pouvait vaincre son ennemi. Mais ce serait annuler ses exploits avec son futur apprenti, qui se rapprochait à grands pas. Pour le faire basculer définitivement, il devait paraître en position de faiblesse, à la merci de la cruauté des Jedi.
C'est pour cette raison qu'il laissa Windu le désarmer d'un coup de botte. Mimant la détresse à la perfection, le chancelier se laissa tomber au sol, acculé contre le mur, tandis qu'Anakin franchissait la porte de son bureau au pas de course. Sûr de sa victoire, le Jedi le dominait de toute sa stature.
- Vous êtes en état d'arrestation, "mon Seigneur"…
Remarquant l'Élu, le maître Jedi eut cependant la présence d'esprit de lui signaler d'un coup de main de ne pas s'approcher plus.
- Ah, Anakin… j'avais raison. Les Jedi prennent le pouvoir !
- L'oppression des Sith est définitivement révolue ! Vous avez perdu.
Perdu ? Perdu ?! Alors que sa victoire finale était si proche ? Il était temps de mettre ce Jedi au courant.
- Non… non, non ! Tu vas mourir ! s'écria le Seigneur Noir en levant des mains, desquelles s'échappèrent rapidement des éclaires de Force.
Sans attendre, Windu se protégea de sa lame. Les éclaires l'aveuglant, il ne remarqua pas qu'Anakin s'était saisit de son sabre.
- C'est un traître ! hurla le Sith en poursuivant son attaque.
- C'est lui le traître ! Répondit le Jedi en abaissant son arme vers Sidious.
Malheureusement pour l'ombre, la foudre repartit alors vers sa source. Malgré la douleur, les éclairs devenaient plus puissants, Anakin pouvait le sentir. Palpatine tirait sa force de sa souffrance.
- Tu le sais depuis toujours, Anakin. Ce n'est pas une arrestation… c'est un assassinat ! gémit le vieil homme alors que la foudre déformait ses traits.
Anakin, impuissant, ne put que voir le visage de celui qui fut son mentor se décomposer. Sa peau devint grise. Ses rides se creusèrent, créant d'horribles sillons dans sa chaire torturée. Ses yeux bleus, autrefois plein de haleur, devinrent jaunes vifs.
Mais malgré tout, Mace remarqua avec surprise que Sidious faisait réellement confiance à Anakin, comme s'il espérait que ce dernier le sorte de ce mauvais pas.
- J'ai le pouvoir… de sauver celle que tu aimes ! Tu dois choisir Anakin ! poursuivit le Sith affaiblit.
- Non Anakin, ne l'écoute pas ! Tu es l'Élu, tu dois accomplir ton destin ! Rétorqua Mace.
Malgré la Force, il avait de plus en plus de mal à parer la foudre destructrice du Sith. Anakin quant à lui était perdu. Il semblait paralysé. Que faire ? Le jeune homme oscillait entre son devoir de Jedi, et l'amour qu'il vouait à sa femme. Si Palpatine mourrait, Padmé mourrait avec lui.
- Ah, je… je suis trop faible… je ne peux plus tenir…
Les bras de Palpatine tombèrent, et la foudre disparut aussi soudainement qu'elle était apparut. Il était impossible pour le jeune homme de reconnaître son ami.
- Anakin… si tu hésite il sera trop tard pour elle, annonça Palpatine d'une voix hachée.
Il semblait épuisé, vidé de ses forces.
- C'est terminé, je vais en finir pour toujours ! s'exclama Windu, en levant sa lame.
- Attendez ! Vous êtes venus pour l'arrêter, il faut le juger.
Mace s'interrompit, comme surprit par la proposition de son cadet.
- Un procès ? Il a la main-mise sur le Sénat et la justice ! Il est trop dangereux pour qu'on lui laisse la vie sauve. Et ne me parle pas de clémence : tu ne comptais pas épargner Dooku d'après Jacen. Et c'est Lui qui t'a ordonné de le tuer, poursuivit-il en pointant sa lame sur Sidious.
- Je n'ai plus la force… ne me tuez pas… pitié…
Anakin savait que Windu ne se laisserait pas convaincre facilement, mais il se devait d'essayer. Si seulement Jacen était avec lui, Windu comprendrait…
- C'est contraire à la règle Jedi… ne le tuez pas !
Mais le maître Jedi savait qu'il ne pouvait laisser un ennemi aussi dangereux vivre. Tant que Sidious serait en vie, il constituerait une menace mortelle pour tout ce qu'il aimait. Alors il se décida, et leva sa lame.
- J'ai besoin de lui ! supplia Anakin.
- Pitié non ! s'écria Palpatine, terrifié.
Anakin ne put comprendre ce qu'il se passa par la suite. Avait-il dégainé son sabre pour trancher la main de Windu ? Sidious avait-il commandé son bras ?
Non.
Il avait agit seul. De son propre chef. Il avait condamné un maître Jedi.
Constatant le geste de son apprenti c'est un Sidious miraculeusement revigoré qui déploya à nouveau toute la puissance du Côté Obscur.
- Idiot ! Il n'y a aucune limite à mon pouvoir !
Désarmé, Mace Windu n'eut plus aucune chance face aux éclaires meurtriers du Seigneur Noir des Sith. Il prit de plein fouet toute la puissance de l'ombre. S'en était finit. Il avait échoué. Il n'eut pas le temps de comprendre la trahison d'Anakin. Son monde fut engloutit par les Ténèbres lorsqu'il chuta à travers ce qu'il restait de la baie vitrée.
Mace Windu tomba pour ne jamais se relever.
À l'autre bout de la galaxie, bien à l'abri sur l'un des arbres gigantesques de Kashyyyk, Yoda se sentit soudain très mal. Un vertige inexplicable s'empara de lui, et il dut s'appuyer contre un mur quelques instants pour reprendre ses esprits. À ses côtés, un wookie s'approcha, inquiet pour le vieux maître.
- Bien je vais, Chewbacca. De ta sollicitude je te remercie.
Rassuré, le wookie s'éloigna respectueusement. Mais Yoda n'allait pas bien. Il avait sentit une violente perturbation dans la Force. Une chose terrible s'était produite sur Coruscant. Il avait sentit la disparition de plusieurs membres du Conseil. Inquiet, le Jedi se dirigea d'un pas pressé vers le poste de commandement.
- Commandant Gree, le Temple Jedi immédiatement il nous faut contacter. De toute urgence, cela est.
- Je suis navré Maître Yoda, mais nous ne captons plus notre flotte. Il semblerait que des renforts séparatistes soit arrivés.
Yoda fronça les sourcils. Quelque chose de terrible était en train d'arriver au sein de la capitale de la République. Mais que pouvait-il bien faire, isolé sur un monde éloigné ?
La mort du maître Jedi sortit Anakin de sa paralysie. Il avait tué un Jedi. Un des membres les plus respectés du Conseil.
- Qu'est-ce que j'ai fais ? se lamenta le jeune homme alors qu'il s'effondra, ses jambes ne le soutenant plus.
Sidious se releva lentement, satisfait. Anakin Skywalker était à lui, enfin.
- Tu accomplis ton destin, Anakin. Tu viens de sauver la République d'un terrible coup d'État. Tu viens de révéler la trahison des Jedi. Tu le vois maintenant ?
- Oui… comment… comment n'ai-je pu le voir plus tôt…
Était-ce sa voix qui répondait à cette figure inhumaine ? Cela y ressemblait beaucoup.
- Tu ne pouvais le voir avant, mon ami. Les Jedi t'avaient noyé dans leurs mensonges. Tu t'es enfin libéré de leur étreinte empoisonnée.
Anakin ne voyait plus rien. Il fixait sans s'en rendre compte son propre sabre-laser, qui avait roulé vers l'ombre lorsqu'il l'avait lâché.
- Il y a longtemps que je te préviens de leur complot. Enfin, tu vois la vérité. Grâce à ce pouvoir qu'ils voulaient brimer, tu es enfin libre. Ce pouvoir, j'y ai toujours cru. J'ai toujours su que tu serais un être exceptionnel. Parce que moi, je crois en toi, Anakin.
L'intéressé leva son regard vers celui de son interlocuteur. Il était monstrueux.
Ses yeux jaunes brillaient d'une lueur glaciale. Il avait les yeux d'un prédateur contemplant une proie sans défense. Son visage de couleur cadavérique semblait avoir fondu suite à la puissante décharge électrique qu'il avait essuyé. Sa peau semblait rugueuse, et froide.
Pourtant ce monstre était le seul à avoir cru en lui, à l'avoir soutenu dans les moments difficiles, à l'avoir conseillé. Peut-être que le monstre n'était pas le plus hideux, après tout…
- Deviens mon apprenti. Je t'enseignerai le Côté Obscur de la Force.
- Je ferais tout se ce que vous souhaiterez, s'entendit dire Anakin. Aidez-moi à sauver Padmé c'est tout ce que je veux.
- Naturellement, répondit l'ombre. Je ne fais pas ça que pour sauver la République, je te propose de me rejoindre pour t'aider, comme je l'ai toujours fais.
Anakin sentit la chaleur des paroles de Palpatine l'étreindre et le réchauffer. Le doute qui l'avait envahit quitta son cœur comme s'il n'avait jamais existé.
- Mais pour sauver Padmé, il nous faut le pouvoir, objecta Sidious. Or, tes amis Jedi ne nous laisseront pas prendre ce pouvoir. Aucun d'entre eux.
- Vous avez raison. Il ne me laisseront pas sauver Padmé, répondit le jeune homme.
Les Jedi ne le laisseraient pas sauver sa femme, il le comprenait parfaitement maintenant.
- Seul un Sith peut t'aider désormais. Le Côté Obscur est la seule issue pour Padmé.
- Oui, je comprends.
Anakin savait que la seule façon de sauver sa femme était de gagner plus de pouvoir, et le Côté Obscur était tout indiqué. Revigoré, il se redressa enfin. Il ne tremblait plus. Il était décidé.
- Je suis prêt, dit-il enfin. À prêter serment aux Sith.
Sidious jubilait. Le jeune homme regardait son visage difforme et… rien. Aucune crainte, aucun dégoût. Il était en effet prêt à servir les Sith. Face au silence de son mentor, Anakin poursuivit.
- Les Jedi vous ont trahis. Ils nous ont trahis tous les deux, ainsi que la République. Il faut les empêcher de nuire.
- Bien. À genoux devant moi, Anakin Skywalker.
Et sans hésitation, le jeune homme obéit. Il s'agenouilla devant l'ombre, et baissa docilement la tête. Sidious, le dominant de toute sa stature prit un ton grave, et solennel.
- Êtes-vous prêt à lier votre existence à l'Ordre Sith pour le restant de vos jours ?
- Je le suis, répondit Anakin d'un ton qui ne tremblait pas.
- Ainsi soit-il, répondit Sidious, un sourire sadique aux lèvres. La Force est puissante en vous. Un grand Sith vous deviendrez. Désormais, vous répondrez au nom de Dark… Vador.
Alors que le Seigneur Noir prononçait son nouveau nom, Vador sentit une pointe d'excitation remonter sa colonne vertébrale. Il sentait déjà le pouvoir en lui imprégner chacune des fibres de son être. Il se sentait… invincible.
- Merci, mon Maître.
- Levez-vous, lui ordonna l'ombre.
Et il obéit.
Sidious se dirigea alors vers son armoire. Contemplant son reflet dans son miroir, il observa un instant ce visage hideux qui était le sien, puis il haussa les épaules. Son visage déformé serait la preuve indiscutable de la trahison des Jedi au yeux du Sénat. Un mal pour un bien en somme.
- Adieux le masque, fit-il avec un air de regret. Le masque de Palpatine me manquera, mais pour notre avenir, le visage de Sidious nous suffira. Pour le moment, concentrons-nous sur la sauvegarde de la République.
- Oui Maître, acquiesça Vador.
Jacen sentit une perturbation dans la Force. Plus puissante que celle qu'il avait ressentie un peu plus tôt dans la soirée. Thoran à ses côtés, ils descendirent de leur canonnière, leurs hommes sur leurs talons, et se dirigèrent vers l'entrée du Sénat.
- Je n'aime pas ça, le Côté Obscur imprègne tout le Sénat, remarqua Theron.
- Je sais, répondit Jacen.
Le jeune homme voulait le cacher à son ami, mais il était en effet terrifié. Il ressentait le Côté Obscur comme jamais il ne l'avait senti auparavant. Mais ils étaient des Jedi, et il était impératif de vaincre Sidious pour sauver la République. Le temps jouait contre eux.
Saisissant une grande bure noire d'un compartiment secret caché dans son armoire, Sidious l'enfila lentement tout en se plaçant près de son fauteuil.
- Comme le Conseil n'avait pas confiance en vous, mon jeune apprenti, je pense que vous êtes le seul Jedi à ne rien savoir de leur complot. Lorsque les Jedi apprendront ce qu'il s'est passé ici, ils voudront me tuer, ainsi que les sénateurs qui ne sont pas leurs alliés.
- Je suis d'accord, leur prochaine action sera dirigée contre le Sénat.
Sidious attrapa la lourde capuche de sa bure noire avant de lentement la rabattre sur son crâne déformé. Ainsi vêtu, il ressemblait à une ombre démoniaque, ses yeux jaunes brillants dans l'obscurité.
- Dorénavant chaque Jedi est un ennemi de la République.
Vador acquiesça. Obi-wan, Jacen, ainsi que tous les autres. Aucun d'entre eux ne lui avait accordé leur confiance. Tous étaient des traîtres.
- C'est entendu, Maître.
- Il nous faut faire très vite. Les Jedi sont impitoyables. Si on ne les élimine pas jusqu'au dernier, ça sera la guerre civile, pour l'éternité. D'abord, je veux que vous alliez les traquer dans leur Temple, nous allons les prendre par surprise. Faites ce qu'il convient de faire, Seigneur Vador. N'hésitez pas, soyez sans pitié. C'est à cette condition que le Côté Obscur vous donnera le pouvoir de sauver Padmé.
Dark Vador hocha de la tête. Détruire les Jedi du Temple, ainsi était sa première mission. Et il était prêt à la remplir. L'Ordre Jedi corrompu devait disparaître si la République voulait survivre.
- Et pour les autres Jedi dispersés dans la galaxie ?
- Ils paieront pour leur trahison, lui assura Sidious. Quand vous aurez tué tous les Jedi dans le Temple, allez sur Mustafar, et éliminez tout d'abord le Vice-Roi Gunray, et les autres leaders séparatistes. Une fois de plus, les Sith imposeront leur loi à la galaxie. Et… nous connaîtrons alors… la paix.
Et oui c'est cruel, mais je ne pouvait pas résister à l'idée de faire basculer Anakin du Côté Obscur. Il sera cependant un Vador bien différent de celui que l'on voit dans les films, mais ça vous le découvrirez plus tard.
Si ce chapitre vous a plu, je vous invite à laisser une petite review, ça fait toujours plaisir et ça m'encourage beaucoup à continuer !
Sur ce, je vous dis à la prochaine pour le chapitre 9 !
