Salut à tous, ravi d'être de retour! Enfin voici la suite des Voies de la Force! Oui je sais, j'ai mis le temps, je reviens après plusieurs mois d'inactivité, mais suite à divers soucis personnels, sans mentionner mon coup de blues envers Star Wars depuis quelques temps... Je ne reprend l'écriture que maintenant, et encore cet épisode a mis près de deux semaines à être rédigé...
Mieux vaut tard que jamais comme on dit! Sur ce, bonne lecture, et je vous récupère en bas pour le traditionnel message de fin!
Chapitre 11 : De nouveaux espoirs
Vaisseau-amiral du Général Kenobi :
Sur le pont du vaisseau, Obi-wan contemplait les étoiles. Ces étoiles, à la fois si proches et si lointaines, que son meilleur ami ne pourrait plus jamais contempler avec des yeux rêveurs. Le maître Jedi ne ressentait aucune colère envers son apprenti qui, il en était sûr, avait fait tout son possible pour éviter l'affrontement. Non, Jacen ne pouvait en aucun cas être blâmé pour ce qu'il avait fait. Avec un tressaillement d'épaules, Obi-wan imagina rapidement le calvaire que ce combat avait dû être pour les deux jeunes hommes qu'il avait formé.
Qu'aurait-il fait, à la place de son apprenti, s'il s'était trouvé face à Anakin ce jour-là ? Aurait-il réussi à le convaincre de revenir, ou aurait-il été forcé de l'affronter lui aussi ?
Il n'eut pas plus de temps pour répondre à ses questions que la porte principale s'ouvrit, révélant son padawan, encadré par Ahsoka et Jennica.
– Maître, je suis dans le regret de vous annoncer que j'ai échoué, commença Jacen.
– Tu as fais ce que tu pouvais faire, je ne peux te faire de reproches. Si ce n'est que tu aurais dû m'en parler, et me laisser t'accompagner.
– Il aurait refusé de nous suivre Maître. Il avait… tellement de ressentiment.
Dans les yeux de son apprenti, Obi-wan y vit toute la peine de la galaxie, et son cœur saigna une nouvelle fois. Il y avait déjà eut lieu un duel de ce genre entre Anakin et Jacen. C'était au cours de leur mésaventure sur Mortis, où le Fils avait réussi à corrompre Jacen comme Ahsoka, et où les quatre Jedi s'étaient livrés à un dangereux combat. Bien que leurs apprentis n'aient aucun souvenir de ces événements, ce sinistre souvenir se remémorait, plus souvent qu'il ne voudrait l'avouer, à Obi-wan. Surtout depuis le renvoi d'Ahsoka de l'Ordre, et la spirale infernale qui s'en était suivit pour Jacen.
– Alors tu as agis comme l'aurait fait un chevalier Jedi confronté à un seigneur Sith. Tu as fais ton devoir, Jacen. Je ne peux pas t'en vouloir pour les choix d'Anakin.
– Moi je m'en veux. Je pensais… que je pourrais l'aider, qu'il nous dise où se trouve Sidious… Mais je n'ai rien pu faire.
– Aussi malheureux que cela puisse être, tu as vaincu une nouvelle menace pour la République. Palpatine est seul désormais, il ne pourra pas fuir bien longtemps.
Jacen leva un regard interrogatif vers son maître.
– Que voulez-vous dire ?
– Nous avons reçu un rapport avant que ton vaisseau n'arrive. Tous les droïdes de combat des Séparatistes ont étés désactivés à travers toute la galaxie, et le Sénat séparatiste a déjà contacté Coruscant pour discuter des termes de paix. La Guerre des Clones est terminée. Tu devrais prendre un peu de repos, nous rentrons sur Coruscant.
Sans un mot de plus, Jacen prit le chemin de ses quartiers. Mais dans son esprit, une chose était sûre : tant que Palpatine vivra, la guerre ne saurait être finie.
Mustafar :
Les ténèbres. Une atroce sensation de chair brûlée. Une douleur insupportable. Sur Mustafar, Dark Vador respirait encore. Péniblement. L'atmosphère riche en souffre de la planète volcanique n'était pas saine pour ses poumons, d'autant plus que l'air commençait à se faire rare sous les décombres de la base séparatiste.
Mais soudain, il la sentit. Cette rassurante noirceur qui lui annonçait que son maître était arrivé. Encore une fois, Palpatine venait à sa rescousse. Quelques minutes d'attente insupportable s'écoulèrent alors, avant que les décombres autour de lui ne commencèrent à grincer, se tordre, puis finalement se soulever dans un formidable vacarme.
– Te voilà… et tu es encore en vie…
– Maître, supplia Vador en levant sa main mécanique vers l'ombre. Sauvez-moi…
Contemplant le corps blessé de celui qu'il considérait comme son digne successeur, Sidious se surprit à penser que le comte Dooku n'avait peut-être pas si tord en parlant de recruter Jacen. Il se tourna cependant vers les deux soldats en armure blanche qui l'accompagnaient.
– Allez me chercher une capsule médicale, immédiatement.
– Bien Monseigneur, tout de suite !
Sans attendre, les deux soldats s'élancèrent vers la navette, laissant le maître avec son apprenti. Celui-ci leva un regard empreint de douleur vers l'ombre, qui s'agenouilla près de lui, observant ses blessures. Celles-ci n'étaient pas aussi graves que l'on aurait pu le croire. Certes la perte de son bras gauche et de ses deux jambes était manifeste, et il présentait plusieurs brûlures sur le torse et le dos, mais Sidious était confiant.
Il vivra.
Vaisseau-amiral du Général Kenobi :
Seul dans sa chambre, Jacen était assit en tailleur sur son lit. Il avait dormi quelques heures, mais dire que son sommeil avait été agité serait un euphémisme. Aussi il avait préféré rester éveillé, et avait rapidement congédié Jennica et Ahsoka lorsqu'elles étaient venues le réconforter. Perdu dans ses pensées, le jeune Jedi revit les derniers événements sur Mustafar. Il avait tué Anakin. Non, pas Anakin, Vador. Un seigneur Sith fraîchement adoubé par le seigneur noir qu'ils recherchaient depuis plus de treize ans maintenant.
Levant les yeux, son regard croisa le masque froid de Revan, posé tel une relique sur son bureau. Un simple regard suffit pour que le masque se soulève légèrement et lévite jusqu'à lui. Le saisissant avec la plus grande délicatesse, le padawan se plongea dans une étrange contemplation, avec une question en tête.
Était-ce ce masque qui lui avait donné la force de vaincre Vador ?
Il ne ressentait pourtant aucune noirceur venant de l'artefact, aucune trace d'une quelconque présence du Côté Obscur. Mais il avait clairement ressenti ce regain de puissance dans la salle de contrôle, comme lorsqu'il l'avait mis pour la première fois, dans la salle secrète.
– Quels secrets renferme-tu encore, murmura-t-il à l'adresse du masque. Pourquoi m'as-tu choisi ?
La porte s'ouvrit alors, le coupant dans ses réflexions, alors qu'Obi-wan entra dans sa chambre. Le regard du Jedi s'assombrit lorsqu'il vit l'antique masque.
– Tu l'as emporté avec toi ?! Est-ce que… as-tu seulement idée de la dangerosité des artefacts Sith ?! Je n'aurais jamais dû te le laisser.
– Maître, ce n'est pas la première fois que je le met, se défendit Jacen. Vous vous souvenez des visions avec Revan ?
Obi-wan resta silencieux un instant, son regard interrogateur rivé sur le masque qui semblait le regarder, comme s'il le narguait. Puis son regard se tourna vers son padawan.
– L'as-tu mis pour affronter… Anakin ?
Le regard du jeune homme cilla quelques secondes, puis retrouva son assurance.
– Je n'avais pas le choix. Vador allait me tuer.
– Ne l'appelle pas comme ça, gronda le maître Jedi.
Malgré les récents événements, il ne voulait pas admettre la terrible vérité. Il ne le pouvait pas, en dépit de tous ses efforts, il en était incapable. Mais Jacen ne voyait pas les choses de cette façon.
– Mais c'était devenu son nom, Maître ! Adoubé par Dark Sidious, dans le bureau-même du chancelier ! Que vous l'acceptiez ou pas n'a pas d'importance, c'était la vérité. Aussi vrai que je perdait le duel parce que je me retenais, parce que je pensais qu'il ne pouvait pas aller aussi loin. Et je me trompais. Il allait m'abattre sans aucun remord. Et ce masque… on dirait qu'il l'avait senti.
Maître et apprenti demeurèrent silencieux un moment, chacun se découvrant un tout nouvel attrait pour le sol de duracier de la cabine. Finalement, Obi-wan reprit la parole d'un ton plus calme.
– Nous sommes arrivés en orbite de Coruscant. Le Conseil voudrait que tu lui fasse son rapport.
Acquiesçant sans un mot, Jacen enfila sa bure sombre, s'empara de son masque et suivit son maître hors de sa chambre… où son regard croisa celui d'Ahsoka, dont les yeux bleus ne laissaient aucun doute quant à ce qu'elle avait entendu. Sans un mot, elle esquissa le geste d'enlacer son ancien amant, mais la présence de Jennica l'en dissuada rapidement. Tous les quatre se dirigèrent vers le hangar principal, où une navette était déjà prête à partir.
Si le trajet ne dura que quelques minutes, il lui sembla durer des heures pour la jeune togruta, alors qu'elle observait avec peine le jeune apprenti d'Obi-wan glué par Jennica. Mais elle réfréna sa peine, se traitant mentalement d'idiote. Elle était partie, sans un adieu qui plus est. Il lui semblait bien pitoyable cet espoir qu'en le retrouvant, les choses redeviennent ce qu'elles étaient.
Coruscant, Temple Jedi :
Avec son éternel regard songeur, Yoda scrutait le regard du jeune padawan alors qu'il finissait son récit.
– Hmm, d'une grande imprudence tu as fais preuve, Jacen. Foncer sur Mustafar sans nous avertir, tu n'aurais pas dû.
– J'en ai conscience, Maître Yoda. Mais j'espérais tellement arriver avant que les Séparatistes ne soient éliminés… j'avais peur qu'une force expéditive ne soit trop longue à arriver sur place.
– Tu as agis dans l'urgence, répondit Luminara d'un ton compréhensif. Mais si les choses avaient mal tournées ?
Jacen se tourna vers elle, et la regarda longuement avant de répondre.
– Elles ont mal tournées. Mon plan n'était pas de tuer Vador, mais de ramener Anakin parmi nous, là où était sa place.
– Skywalker nous a trahi, marmonna Stass Allie. Après ton départ, nous avons découvert que la 501e Légion au grand complet avait été rassemblée près du Temple Jedi. Il est évidant que Palpatine les préparait pour prendre d'assaut le Temple, et massacrer ses occupants par la même occasion.
Le padawan accusa la nouvelle sans grande surprise, il avait déjà entendu les ordres de Vador à propos du Temple et des Jedi. Dans le même temps, Obi-wan fit signe à Ahsoka, qui se tenait près de la porte, de rejoindre Jacen au centre de la salle.
– Encore un sinistre événement que tu as empêché par ta remarquable intervention Jacen, poursuivit Ki-Adi-Mundi avec son éternel regard bienveillant.
– C'est pourquoi dès à présent le titre de Chevalier Jedi nous te décernons, annonça Yoda.
– Pour avoir sauvé la République et l'Ordre Jedi, cela me semble bien mérité, continua Shaak_Ti.
– Également… Ahsoka, pour avoir prouvé ta valeur à nouveau, le Conseil est heureux d'annoncer ta réintégration au sein de l'Ordre Jedi, avec effet immédiat.
Le cœur du tout fraîchement nommé chevalier Jedi rata un battement. Elle était à nouveau parmi eux, et de façon officielle cette fois. Il se tourna vers elle, et sa joie se fit plus intense alors qu'il remarqua qu'elle le dévorait des yeux. Mais cette joie fut de courte durée alors que le visage de Jennica se rappela à lui. Il réalisa à cet instant qu'il l'aimait encore, et qu'il ne pourrait jamais cesser de l'aimer. Mais elle était partie, et il avait dû se débrouiller seul, jusqu'à l'arrivée de la descendante de Revan. Cette jeune fille plein d'espoir qui avait vu la lumière vacillante qui était toujours en lui alors qu'il s'enfonçait dans les Ténèbres. Jennica lui avait apporté la stabilité dont il avait tant besoin, et elle ne l'avait jamais laissé tombé depuis. Il ne pouvait pas lui faire du mal en se rapprochant à nouveau de la belle togruta qui l'avait tant fait souffrir.
C'est donc le regard assombri qu'il détourna les yeux, pour remercier poliment le Conseil (ou ce qu'il en restait) pour cette marque de confiance qu'il lui témoignait. Une fois ceci fait, la séance fut ajournée et les deux jeunes Jedi purent sortir.
– Alors ? s'enquit Theron, à peine une minute après avoir quitté la chambre du Conseil.
– Alors tu as devant toi le dernier chevalier Jedi en date !
– Ouah, je le savais ! Ils auraient fait une grave erreur de ne pas t'accorder ce rang, tu l'as amplement mérité, sourit Jennica en enlaçant son amant.
Quelques peu en retrait, Ahsoka observait le couple enlacé, et une peine incommensurable alourdit ses épaules. Elle avait comprit que Jacen puisse lui en vouloir, mais dans la chambre du Conseil, elle avait vu autre chose. Il l'aimait encore. Et elle savait qu'elle ne pourrait plus jamais se passer de lui. Si le Siège de Mandalore était éprouvant, force était de reconnaître qu'elle attendait toujours avec appréhension le sommeil, espérant être trop épuisée pour rêver de lui.
La togruta savait que les choses seraient différentes après son retour, mais elle devait bien reconnaître que de voir l'homme de sa vie en aimer une autre était un poids difficile à porter. C'est donc sans un mot qu'elle se détourna du groupe et s'éloigna, sans voir que derrière elle, Jacen la regardait partir avec peine.
Kamino, complexe secret :
Lorsqu'il ouvrit les yeux, Vador le referma aussitôt tant la lumière blanche de la salle d'opération était aveuglante. Faisant un effort sur lui-même, il se força à les ouvrir à nouveau, et peu à peu il s'habitua à la luminosité ambiante, et promena son regard sur ce qui l'entourait. Il était couché sur une table médicale, dans une pièce totalement blanche à l'architecture élégante, et suffisamment singulière pour être immédiatement reconnue.
Kamino. Il était sur Kamino. Mais pourquoi ?
Il baissa alors le regard sur son propre corps. Il était couvert d'un bandage de bacta sur tout le torse. Ses membres manquants avaient étés remplacés par des prothèses cybernétiques. En une fraction de seconde, tous ses souvenirs lui revinrent en mémoire. Mustafar, Jacen, le combat, ses blessures.
La haine s'empara rapidement de lui, et les liens qui le maintenaient ainsi que divers instruments médicaux commencèrent à violemment se tordre, et à voler en éclat. Rapidement la porte s'ouvrit, laissant le passage à deux soldats en armure blanche, comme ceux que Sidious avait à ses côtés lorsqu'il était venu le chercher. Mais leurs blasters furent tordus en un rien de temps, et leur nuque suivit rapidement après.
Un violent éclair le projeta cependant au sol.
– Il suffit Seigneur Vador ! Je ne me suis pas donné tant de mal pour vous sauver afin que vous commenciez une de vos crises ici.
Les paroles de Sidious calmèrent l'apprenti, qui darda ses yeux jaunes sur ceux de son maître. Il avait raison, tout détruire ici ne résoudrait rien. Aussi le jeune Sith essaya maladroitement de s'agenouiller, se promettant d'effacer le sourire moqueur de Palpatine qu'il aperçu du coin de l'œil.
– Voilà qui est mieux. Comme vous l'avez sûrement remarqué, nous sommes sur Kamino, où mes ingénieurs ont faits des merveilles sur vous. Comme vous ne souffriez que de brûlures superficielles, vous pourrez rapidement reprendre du service.
– Merci Maître. Quelle sera notre prochaine action contre les Jedi ?
– Les Jedi nous ont dépossédés de notre armée et de notre territoire, ainsi que je le craignait. Nous allons donc devoir attendre que mes nouveaux sujets nous en fournisse une nouvelle.
– Une nouvelle armée de clones ?
– Plus ou moins, sourit Palpatine. Et celle-ci ne répondra qu'à mes ordres… et aux vôtres, bien-sûr.
Vador ne répondit pas, songeur. Il semblerait que Palpatine avait prévu un échec avec l'armée clone, et qu'une autre soit déjà sur le point d'être terminée.
– Et cette armée…
– En est déjà à un stade avancé, près de cinquante mille unités. Nous serons en mesure d'affronter la République dans quelques années. Mais pour le moment, il nous faudra prendre position dans la Bordure Extérieure, comme l'ont fait les Anciens Seigneurs Sith. Et pour cette tâche, j'aurais besoin de vous, Seigneur Vador, conclu Sidious en enjoignant à son apprenti de se relever.
Après s'être relevé, Vador se tourna vers un miroir qui trônait dans un coin, et il fut pour le moins surprit de ce qu'il y vit. Il avait les cheveux plus courts brûlés par la fournaise de Mustafar, et la peau plus pâle malgré ses brûlures. Ses traits allongés témoignaient de l'épreuve qu'il venait d'endurer. Mais ce qui le surprit le plus, c'était que malgré cette nouvelle coupe de cheveux hasardeuse, ces yeux jaunes et ce visage émacié, ses traits étaient toujours ceux d'Anakin Skywalker. Tremblant de colère, et de dégoût, il pulvérisa le miroir d'un coup de poing, et s'empara de la tenue médicale qui lui était destinée.
Cependant, un étrange sentiment s'empara de lui, comme une douleur épouvantable, mais lointaine, presque inaccessible. Ce sentiment qu'avait Anakin Skywalker quand sa femme souffrait.
Coruscant, hôpital :
Dans la salle d'accouchement, le travail avait commencé pour Padmé, alors qu'elle avait été admise à l'hôpital à peine une heure auparavant. Dans la salle d'attente se trouvaient Ahsoka et Obi-wan, mais aussi Bail Organa accompagné de C-3PO et de son fidèle acolyte R2-D2. Le petit groupe patientait depuis près d'une heure lorsque le droïde médecin vint les informer.
– Nous l'avons prise en charge rapidement, et si l'accouchement a été un peu difficile, je suis en mesure de vous l'affirmer : ils sont tous les trois hors de danger.
– Tous les trois ? demanda Ahsoka, surprise.
– Elle attendait des jumeaux, expliqua le droïde.
Le petit groupe se regarda avec stupeur quelques instants, incapable de savoir quoi dire, si ce n'est la surprise exprimée à haute voix par C-3PO.
– D'ordinaire, je recommanderait à la sénatrice de se reposer, mais elle a mandé après vous, Maître Kenobi. Veuillez me suivre s'il-vous-plais.
– Très bien, je vous suis.
Après avoir suivit le médecin, Obi-wan pénétra sans bruit dans la chambre où se reposait la sénatrice de Naboo. À ses côtés se trouvaient deux petits lits à bébé, dans lesquelles les enfants d'Anakin se reposaient. Si à première vue ils semblaient ordinaires, Obi-wan ne pouvait que dire le contraire. Ils rayonnaient tous deux dans la Force, et ce, malgré leur jeune âge. Sur les lits étaient écrits leurs prénoms, Luke et Leïa. Le maître Jedi ne put que les regarder avec un sourire bienveillant. Avec l'Ordre Jedi encore debout, ces enfants seront entre de bonnes mains.
– Obi-wan ? demanda Padmé d'une voix faible.
– Je suis là, Padmé, répondit le Jedi en s'approchant de son lit. Comment vous sentez-vous ?
– Fatiguée, et j'ai chaud aussi. Mais je vais bien. Est-ce que… vous avez des nouvelles d'Anakin ?
Anakin. Dark Vador. L'homme que Jacen avait éliminé sur Mustafar. Son ami. Le maître Jedi ne répondit rien, mais son regard peiné n'échappa pas à la sénatrice, dont les larmes commencèrent à couler. Mais il restait sur son visage une certaine détermination qui surprit Obi-wan.
– Il… Il n'est pas mort… Je le sais…
– Comment… Comment le savez-vous ? s'étonna Obi-wan, qui lui ne ressentait plus rien à travers la Force.
– Je le sais… je ne peux l'expliquer…
– Nous en parlerons quand vous serez remise sur pied. Reposez-vous, Padmé.
Sur ses mots, Obi-wan se releva sans un bruit, et quitta la chambre. Malgré sa stupeur, il n'en laissa rien paraître face au petit groupe qui se releva lorsqu'il fut en vue.
– Alors ? s'enquit Ahsoka. Comment va-t-elle ?
– Bien, elle se repose, et les bébés aussi. Ils vont bien.
Coruscant, Temple Jedi :
Retourné dans sa chambre, Jacen sorti des pans de sa bure le masque de Revan. Il resta assit, le contemplant longuement, avant de se décider à le reposer devant lui. Après un temps d'incertitude, il le reprit en main et sentit à nouveau ce sentiment de pouvoir. Sans hésiter, il le replaça sur son visage, et se focalisa sur ce qu'il voulait. Pendant un temps indéterminable, rien ne se produisit. Mais finalement, Jacen se sentit soudain ailleurs.
La Forge Stellaire :
– Oh, revoilà Jacen, le Jedi prodigue, s'amusa Revan alors que le jeune chevalier apparu devant lui.
– Le masque… est-il lié au Côté Obscur ? demanda le jeune homme en levant les yeux vers son interlocuteur.
Celui-ci était visiblement différent. Son visage était clairement marqué par le Côté Obscur de la Force, et Jacen remarqua rapidement un nouveau sabre-laser à sa ceinture. Et dans la Force, Revan semblait étouffer toute lumière à proximité. Cette fois, il parlait vraiment à Dark Revan.
Regardant autour de lui, Jacen réalisa qu'ils devaient se trouver dans une gigantesque station spatiale. Sans doute la légendaire Forge Stellaire dont parlait les histoires.
– Oui, répondit le seigneur noir comme si ce n'était rien. Il me rend plus puissant lorsque je me bats, il décuple ma haine et ma puissance. Enfin, notre puissance.
Sous le masque, le jeune Jedi se troubla. Comment Revan savait-il ?
– Allons, tu ne crois quand-même pas que j'ai oublié que mon masque t'avais appelé ? Tu es destiné à le porter, et à l'utiliser comme je l'ai fais. Qui était ton adversaire ?
– Dark Vador, répondit Jacen avec hésitation. Le dernier apprenti de Dark Sidious.
À son regard intéressé, le chevalier comprit que le seigneur Sith se délectait de cette situation. Ce sourire amusé qui ne le quittait pas le rendait plus inquiétant que lorsqu'il se battait contre Mandalore.
– Un ancien ami à toi ? Oh oui… un ami proche, il semblerait.
– C'était mon ami. Il avait besoin d'aide, et je n'ai rien vu…
– Et tu l'as tué ? Oh je te comprends, les amis du Côté Obscur sont de vraies plaies. Quand nous sommes arrivés dans cette gigantesque base, Malak a cru son heure arrivée. Devant son erreur, la mâchoire lui en est tombée.
– Je vois…
– Ne sois pas écœuré, je sais que tu as fais des choses horribles toi aussi.
Jacen ne répondit rien, analysant la structure qui le fascinait plus qu'il ne l'aurait cru. Une telle merveille mécanique, capable de produire une infinité de vaisseaux…
– Impressionnante n'est-ce pas ? Viens par ici, lui enjoignit-il en se rapprochant d'une grande baie vitrée. Contemple cette merveille d'un autre temps.
Fasciné par la Forge, Jacen en oublia totalement que l'homme juste à côté de lui était maléfique, et retira son masque pour mieux profiter de la vue. Devant lui s'étendait des centaines de croiseurs de combat, d'une taille certes bien inférieure à celle des destroyers modernes, mais dont le nombre suffisait à impressionner.
– C'est impressionnant…
– En effet, répondit Revan. La galaxie me tend les bras. Mais je dois d'abord préparer la République.
– Contre les vrais Sith cachés dans la Bordure Extérieure ?
– Exact. Contrairement à ce que pensent mes contemporains et les générations futures, je ne suis pas un Sith par envie, mais par nécessité.
Jacen répondit par un long silence, scrutant le regard de son interlocuteur. Il réalisa que le Sith disait vrai. Et cette perspective le rassura autant qu'elle l'effraya.
– Comment peut-on devenir mauvais pour faire le bien ?
– Parfois on ne peut sauver les autres qu'en étant en position de force. Et la force est terrible. Au bout du compte, peu importe que l'on me prenne pour le méchant. Si j'arrive à sauver cette galaxie, ça m'est bien égal.
– Je… Je comprends.
– Je sais. Nous sommes pareils toi et moi, Jacen. Nous faisons ce qui doit être fait, quoiqu'il nous en coûte. Parce que si nous ne le faisons pas, personne ne pourra le faire.
– Je sais, répondit tristement le jeune homme.
Revan resta silencieux un instant, admirant les étoiles. Jacen quant à lui ressentait un besoin irrépressible de se confier. Et qui mieux qu'un héros déchu pour le comprendre ?
– Tu peux en parler, je ne te jugerais pas, reprit Revan sans se tourner.
– Grâce à mes actions, j'ai sauvé la République et l'Ordre Jedi. On m'a donné le titre de chevalier Jedi. Et j'en suis très fier, seulement une partie de moi…
– Se sent coupable pour ce que tu as fais, compléta l'ancien Jedi.
– Oui.
Jacen appréciait beaucoup la compagnie de Revan. Avec lui, les choses semblaient si simples. Malgré son statut de seigneur noir des Sith, il restait le Jedi sage et juste qui l'avait aidé. Et savoir que chacun de ses actes étaient motivés par le désir de protéger ce qu'il aimait lui rappelait son propre combat pour la République.
– Ne renie pas cette culpabilité. Embrasses-la pleinement. Des actes terribles, tu en commettras beaucoup d'autres. Acceptes ça, et tu ne reculeras devant rien pour attendre ton but.
Serenno, palais de Dooku :
Après l'atterrissage, les nouveaux clones de Palpatine avaient sécurisé la zone. Désormais, Serenno appartenait à Sidious, et à son apprenti. Ce dernier se trouvait dans l'armurerie du palais, observant la tenue confectionnée pour lui.
– Basée sur les armure de guerre des anciens seigneurs Sith, Monseigneur, lui expliqua le droïde concepteur. À la fois robuste et légère. Et, pour votre petit problème… j'ai conçu ce casque, j'espère qu'il correspondra à vos attentes. Si ce n'est pas le cas, je me ferai un plaisir de le modifier.
– Ce sera parfait, répondit Vador, les yeux rivés sur les yeux d'un rouge sombre du masque.
L'armure possédait un plastron solide qui rappelait le plastron qu'il arborait au début de la Guerre des Clones. Par-dessus se trouvaient deux large bandes de tissu épais, qui descendaient jusqu'aux mollets. Le reste de la tenue était un semblant de cuir ultra résistant et ignifugée. Les larges bottes et les gants épais lui permettrait de ne pas être trop maladroit avec ses membres cybernétiques. L'ensemble comprenait également une lourde cape aussi noire que la nuit, attachée au plastron par une petite chaînette de duracier.
Mais ce qui retenait l'attention de Vador, c'était surtout l'effrayant masque dont les yeux possédaient une légère teinte rouge. Celui-ci était en deux partie : la partie masque reprenait les traits du visage humain, et possédait un modulateur de voix ainsi qu'un respirateur dont le jeune Sith était curieux d'entendre le bruit, persuadé qu'il répandra la crainte dans toute la galaxie. La seconde partie, le casque, se trouvait être une structure polie qui recouvrait sa nuque et les côtés du cou, lui assurant une protection supplémentaire.
– Ce sera parfait, répéta Vador avec un sourire mauvais.
Coruscant, Centre administratif de la Grande Armée de la République :
La petite navette du fraîchement dénommé Général Lorek se posa sans encombre dans la baie des navettes du centre administratif de la GAR. Jacen devait en effet y rencontrer celui qui serait son second, le commandant clone connu sous le nom d'Appo, à la tête de la très célèbre 50ème Légion. À peine son vaisseau avait-il atterrit que le jeune Jedi voyait déjà le commandant s'approcher et se mit au garde à vous lorsque le jeune homme s'approcha.
– Général Lorek, Commandant Appo au rapport, Monsieur.
– Repos Commandant. Retirez votre casque.
Visiblement gêné, le clone s'exécuta malgré tout. Il semblait visiblement mal à l'aise, ce qui n'échappa pas au Jedi. Cependant, Jacen remarqua bien vite le pansement de bacta sur la tête du Commandant. Il venait de retirer sa puce de contrôle.
– Un problème, Commandant ?
– Non Général, c'est juste que… vous savez, à propos des derniers événements…
– Que voulez-vous dire ?
Le commandant semblait sur le point de disparaître dans un trou de souris tant le malaise transparaissait dans son regard, qu'il gardait baissé. Mais l'absence de colère de Jacen le poussa à parler.
– Je ne suis pas bête Général, je sais pourquoi nous étions rassemblés, moi et la 501e, près du Temple Jedi. Maintenant que je sais que le chancelier était un traître, il me semble évident qu'il comptait se servir de nous pour vous éliminer, et… je sais que si l'ordre était tombé, nous l'aurions exécuté…
– Et bien, nous avons tous deux de la chance que ce ne soit pas le cas. Et ce n'était pas votre faute, Sidious se servait de vous, de nous tous.
– Alors… vous ne m'en voulez pas ?
– Pourquoi, pour un acte que vous auriez pu commettre ? Ça n'est pas arrivé, donc je ne vois pas de raison de vous le reprocher.
Cette réponse détendit sensiblement Appo, qui se mit à sourire, amenant un sourire de sympathie sur le visage du Général. Après tout, Appo comme tous les clones n'était pas responsable du plan machiavélique de Dark Sidious. Ils n'en étaient que des pions sur l'échiquier galactique qu'était la Guerre des Clones. Et ce plan avait échoué de toute façon, alors pourquoi continuer d'en parler ?
– Je suis heureux que vous ne le preniez pas mal Général. Vous savez, je m'en veux beaucoup.
– Cessez de vous en vouloir Appo, ce n'est pas arrivé, donc vous n'avez pas de remords à avoir.
– Oui Général.
– Cependant… il serait préférable que nous fassions retirer toutes les puces implantées dans nos hommes, juste au cas où…
– C'est déjà en cours Général, Sidious n'aura plus aucun moyen d'atteindre la 501e, je vous le garantis.
Jacen sourit plus largement devant l'initiative de son nouveau second. Ne restait plus qu'à étendre l'opération à la totalité des effectifs de la GAR, et la République serait hors de danger d'une rébellion clone. Quand il en avait parlé plus tôt avec Obi-wan, ce dernier lui avait répondu que les Jedi, appuyés par le Sénat, avaient déjà prévu des actions à l'encontre des kaminiens responsables, et les procès étaient déjà en cours au tribunal de la capitale.
– Très bonne initiative, Commandant. Bien, il est temps pour moi de faire connaissance avec mes nouvelles troupes.
– Je crois savoir que vous connaissez déjà la Compagnie Torrent.
– Exact, l'ancienne compagnie du capitaine Rex. Je croyais qu'ils étaient tous partis avec Ahsoka… le Général Tano ?
– Certains sont restés dans la 501e, expliqua le clone.
– Bien, ce sera un plaisir de les retrouver.
Serenno, Palais du comte Dooku :
Mandé par son maître, Vador se rendit sans attendre dans la salle du trône d'un pas rapide. Son armure n'étant pas terminée, il devait pour l'instant se contenter d'une bure noire de qualité récupérée dans les armoiries du défunt comte. Machinalement, il porta sa main à sa ceinture, ne ressentant pas le poids habituel de son sabre. Mais sa main se crispa alors qu'il se rappelait l'avoir perdu sur la planète de lave. Certes Dooku possédait une sympathique collection de sabres, mais Sidious lui avait expressément interdit d'en porter un. Le vieil homme comptait sur cette leçon pour que Vador apprenne à mériter son arme, et il lui faudrait donc tuer un Jedi pour le déposséder de son arme. Un plan intéressant pour le maître, mais au combien frustrant pour l'apprenti.
Finalement il arriva devant la salle du trône où siégeait Sidious, et il s'agenouilla (avec moins de maladresse cette fois) en bas des quelques marches menant au siège de Sidious.
– Quels sont vos ordres, mon Maître ?
– J'ai longuement réfléchi, Seigneur Vador, retenti la voix glaciale du seigneur noir. Il semblerait qu'au vu de votre était physique, vous ne ferez pas le poids contre la totalité de l'Ordre Jedi.
Le poing de Vador se crispa de nouveau. Sidious doutait de ses compétences, à nouveau. Et il allait encore le ridiculiser. Une fois encore.
– C'est pourquoi je pense que vous aurez besoin d'aide dans votre tâche de débarrasser la galaxie de ce fléau.
La porte s'ouvrit à nouveau, et Vador eut la surprise de découvrir que la nouvelle venue n'était autre que Barriss Offee qui, malgré sa surprise de découvrir l'identité de Vador, s'agenouilla à ses côtés face à leur maître. Celui-ci fit un sourire mauvais e déchiffrant leurs réactions.
– Bien, je crois savoir que vous vous connaissez bien. Seigneur Vador, je vous présente notre première candidate pour le projet Inquisition. Cet ordre spécial sera directement sous vos ordres, à vous d'en préparer correctement ses futurs membres.
– Je ferais selon vos désirs, Maître.
– Parfait. Suivez-mois, tous les deux, ordonna Sidious en se levant.
Tous trois suivirent un dédale de salles et de couloirs pour finalement se trouver dans une salle circulaire, où étaient suspendus plusieurs dizaines blocs de carbonite. Dans chacun des blocs se trouvaient des individus. Et Vador le sentit tout de suite en reconnaissant certains des visages : il s'agissait des divers agents obscurs de Dooku qu'il utilisait durant la guerre.
– Ils sont ici depuis plus d'un an maintenant, exposa Sidious. Ils devenaient de plus en plus puissants, j'avais donc ordonné à notre cher comte de se débarrasser d'eux. Une chance qu'il ne l'ait pas fait comme je le souhaitais.
– Ce sont tous des Jedi noirs ? demanda Barriss, émerveillée.
– Tous. Nous avons désormais suffisamment de candidats pour le projet Inquisition, et plus encore.
– Plus ? Que voulez-vous dire ?
Vador fronça les sourcils. Son maître ne lui disait pas tout, c'était évident. Ce dernier le regarda avec un sourire en coin.
– Avez-vous entendu parlé du Conseil Noir, Seigneur Vador ?
Et voilà, fin de chapitre! Encore désolé du temps qu'il a mit à arriver, le prochain ne mettra pas trois mois à sortir, promis!
En attendant vous pouvez vous demander ce que la suite réserve à nos héros, qui ne sont pas aux bout de leur peine...
Si ce chapitre vous a plus, n'hésitez pas à laisser un petit commentaire, je les lis tous et j'y réponds avec plaisir. Et même si ce n'est pas positif, c'est toujours intéressant et encourageant d'avoir vos avis!
Sur ce, je vous remercie pour m'avoir lu, et à la prochaine!
