Petit retard dû au vacances, du coup double chapitres cette semaine (second samedi!)
La fuchsbau les assura qu'elle les attendrait, et quand ils arrivèrent Monroe était derrière le comptoir, en train de finaliser une transaction. Il leur fit joyeusement signe et leur désigna l'arrière boutique d'un geste avant de retourner à ses affaires. Les deux détectives se rendirent dans l'arrière-boutique et y retrouvèrent la propriétaire des lieux, qui avait déjà sorti plusieurs piles de livres et en avait un ouvert devant elle. Elle leva les yeux et leur sourit.
"Salut tout les deux."
Ils lui rendirent son salut et la rejoignirent autour de la table, attrapant un livre chacun.
"Il n'y a pas tant de manipulateurs de feu que ça vous savez," commença l'herboriste d'un ton docte, "il y a les dragons, les escandesco," elle marqua une pause, penchant la tête légèrement sur le côté, "Vulcanaris n'est pas exactement considéré comme un wesen, mais je suppose qu'on peu l'ajouter dans la catégorie."
"Vulcanaris aurait fait plus de dégâts."
"Oui," la Fuchsbau hocha la tête, "un escandesco aurait eu du mal à atteindre la température nécessaire pour faire fondre du ciment, en tout cas aussi vite. Votre témoin a bien décrit un flash, c'est ça?"
"Oui."
"Mh… Et Un dragon n'aurait pas pu créer une colonne de flammes sans explosion."
"Donc si ce n'est aucun des trois…?" demanda Nick, qui n'avait pas encore ouvert son livre.
"On en connaît d'autres?" ajouta Hank d'un ton dubitatif.
"Et bien, oui et non," la fuchsbau eut un petit haussement d'épaules, "Tu m'as dit que vous suspects, comme l'une de vos victimes, viennent d'Asie, et je n'ai pas grand chose à ce sujet. J'ai beaucoup de documentation sur les wesens d'origine européennes, parce qu'ils constituent la majorité de ma clientèle, et parce que ma famille vient de là."
Nick soupira amèrement avant de se passer une main dans les cheveux.
"Il y avait des rouleaux, dans la caravane…"
"Nous aurions eu du mal à les lire, de toutes façons." Lui fit remarquer Hank d'un ton calme. Nick lui accorda ce point d'un mouvement de tête morose, avant de se tourner à nouveau vers Rosalee. Elle tapota doucement son livre, visiblement plongée dans ses pensées.
"Peut-être… Que l'organisation phénix en saura plus? Ils sont internationaux non?"
"C'est pas faux…"
"Je suis certaine qu'il ne verront pas d'inconvénient à vous aider."
Nick eu un petit sourire.
"Tant que Chavez n'est pas au courant."
Hank ricana avec lui, et le grimm composa le numéro de Trubel. La jeune femme répondit à la seconde sonnerie.
"Hey Nick."
"Hey. Comment ça va?"
"On fait aller. Tu m'appelles à propos de quoi?"
"On a besoin de renseignement pour trouver un wesen."
"Rosalee peut pas aider?"
L"interpellée se rapprocha du téléphone.
"Pas cette fois non."
"Salut Rosalee. Je vois pas ce que je pourrai savoir de plus Nick."
"Tu as accès aux bases de données de l'organisation, non?"
"Euh… Oui," la jeune femme soupira, "mais je sais pas trop comment m'en servir correctement. Je demande à Eve en fait."
Il y eu un petit malaise, que Nick s'empressa de dissiper.
"Est-ce que tu pourrai lui demander pour moi? Je n'ai pas de moyen de la contacter."
"Oui bien sur. T'as de la chance que je soit encore à Portland," fit remarquer la jeune grimm, "Encore quelques jours et je serait repartie en mission."
"Ah oui?" Nick fronça les sourcils, à la fois intrigué et vaguement inquiet.
"Yep, on est plutôt rare je te rappelle," il y eu un bruit sourd dans le combiné, "Okay, je vous la passe."
"Nick?"
Le coeur du grimm eu un sursaut dans sa poitrine, mais il réussi à ne rien laisser paraître.
"Bonjour Eve, désolé de te déranger."
"Trubel m'a dit que vous aviez besoin de renseignement."
"Oui euh…" Il fallu au détective quelque secondes pour rassembler ses idées, et il pouvait sentir l'embarras lui rougir la nuque, "Hank et moi sommes sur une enquête et on pense qu'il s'agit d'une affaire de wesens."
"Mais pas quelque chose que vous avez déjà rencontré."
"Voilà."
"Okay, dites moi ce que vous savez."
Nick jeta un regard à Hank, qui prit la parole avec un soupçon d'hésitation.
"Notre témoin a décrit une colonne de flammes, comme un flash. C'était très localisé; sur place il y a une zone de ciment qui a fondu, mais il doit y avoir un cercle d'un mètre de dégâts direct au maximum."
Nick se frotta la nuque.
"Des boites de conserves on explosé dans la boutique des témoins aussi. C'était très chaud mais très localisé."
"Okay. Laissez moi voir ce qu'on a." Il y eu un nouveau bruit sourd, puis le cliquetis d'un clavier, "J'ai peut-être quelque chose qui correspond."
"On t'écoute."
"Quelque chose comme la Fenghuang."
Rosalee inclina la tête en plissant les yeux.
"C'est-"
"Chinois. Un genre de phénix."
Nick échangea un regard avec Hank, qui hocha la tête.
"Nos témoins on décrit deux asiatiques, ça correspondraient."
"Reste à savoir lequel des deux est le phénix-"
Eve repris la parole d'un ton plat.
"C'est un woge exclusivement feminin, et extrêmement rare. La Fenghuang était associée à l 'impératrice de Chine; certaines source dise que c'était l'impératrice elle-même."
"Sauf que la Chine a changé de gouvernement depuis, non?"
"Exact."
Le grimm soupira doucement et se frotta à nouveau la nuque.
"Ça fait pas lourd comme piste."
"Désolée."
"Ce n'est pas… merci d'avoir chercher pour nous."
"La Fenghuang est sensée être accompagnée d'un Jiao-long, si ça peut vous aider."
"Un quoi?"
"Un Jiao-long, une sorte de dragon. Pas grand chose à voir avec les deamonfuers."
"Okay… Merci Eve."
"De rien."
Trubel repris son portable.
"Désolée de pas vous avoir été plus utile."
"Ne t'inquiète pas, c'est déjà bien."
"Okay."
Elle raccrocha, laissant les détectives et la fushbau à s'observer autour de la table de cette dernière. Hank et Nick décidèrent d'aller mettre à jour Wu et leur capitaine.
"Un phénix."
Wu les observait tout les deux, les bras croisés et les lèvres pincées. Hank, rodé par l'habitude, ne se laissa pas démonter.
"Une, en fait. Elle serait à priori responsable de l'incendie, et des blessures de Park."
Renard rumina un instant avant de se renfoncer sur son siège.
"Retourner voir Park avec ce que vous savez, et essayez de voir ce que vous pouvez tirer de lui; On a besoin de savoir qui s'en prend à qui dans cette histoire, surtout si la royauté est impliquée."
"La famille impériale de chine faisait partie des familles royales?"
"Fait partie," répliqua le capitaine d'un ton vaguement soucieux, "certains de ses membres ont pris la fuite avant les bouleversements et se sont réfugiés auprès de régimes sympathisants. Personne ne savait exactement où ils étaient."
"Il serait venu en Amérique?"
Le capitaine haussa un sourcil ironique.
"C'est un pays d'opportunités. Tenez moi au courant."
"Okay Capitaine."
Le sergent et les détectives sortirent de la pièce, Nick traînant à l'arrière. Il s'arrêta sur le seuil, attirant l'attention de Renard, qui lui jeta un regard interrogatif.
"Sacré retour."
"Personne n'est encore mort aujourd'hui." Fut la réponse pince-sans-rire du capitaine. Le grimm sourit en secouant la tête et alla rejoindre son partenaire avant de repartir vers l'hôpital.
Arrivé sur place, ils furent accueilli par un médecin spécialiste des brûlures, qui les informa que mr Park avait été placé dans un coma artificiel car il ne supportait pas la douleurs de ses blessures.
"Il avait l'air de les supporter ce matin."
Le médecin retira ses lunettes pour les nettoyer avec irritation.
"Son état s'est aggravé."
"Ça arrive souvent?" demanda Nick d'un air dubitatif. Le médecin remit ses lunettes et se mit à étudier avec attention le panneau vissé au mur derrière le grimm.
"Honnêtement? Pas comme ça non."
"Il se serait passé quelque chose?"
"Quoi donc?" répliqua avec humeur le spécialiste, "Dans d'autre circonstances j'aurai pensé à une erreur des urgences, mais puisque vous lui avez parlé ce matin, je ne vois pas d'explication."
"Vous pensez le garder dans ce coma combien de temps?"
"Aussi longtemps que nécessaire, détective."
"Okay… Est-ce que vous pouvez nous tenir au courant? C'est important."
"C'est toujours important," le médecin les fixa avec mauvaise humeur, "oui, je vous préviendrait quand mon patient sera en état de vous parler. Maintenant si vous permettez…"
Il s'éloigna sans attendre la réponse, et les deux détectives ressortirent lentement de l'hôpital.
