Versailles était, du point de vue du grimm, beau mais écrasant. Le parc était, cela dit, magnifique, bien que plus petit que ce à quoi il s'attendait. Leur bagages disparurent avant même que tout le groupe ne soit sorti de voiture, et Charles entraîna Le capitaine avec lui, Meisner en remorque, laissant le reste du groupe au bon soin du personnel de la royauté. Ils furent installé dans une aile du château; et le grimm fut rassuré qu'ils ne les séparaient pas. Ils se réunirent dans l'immense corridor, les yeux cernés par le jet-lag.

"C'est… grand." Fit remarqué Wu, avant de se frotter vigoureusement les yeux.

"Je n'aurai pas mieux dit," lui répondit Monroe en baillant largement.

"C'est vaguement prétentieux." Fut le jugement sans appel de Trubel. Monroe comme Hank ricanèrent, laissant à Nick et Rosalee la tâche de s'indigner. Sur ces entrefaites, ils entendirent un bruit de cavalcade en approche, et avant qu'ils n'aient pu se demander se qui se passait, un groupe d'enfants, tous autour du même âge, surgit d'un coude du couloir avant de se précipiter vers eux. Monroe et Rosalee sursautèrent avant de les fixer avec un mélange de surprise et de quelque chose d'indéfinissable. Il y avaient cinq enfants, Sans doute des triplés et une paire de jumeaux; tous se ressemblaient étonnamment et étaient habillé de la même façon. Et surtout, tous étaient toujours en mouvement.

"Vous êtes la suite du bâtard?" lança une petite voix impétueuse. Nick, même avec son audition amélioré, n'aurait su dire lequel avait parlé.

"Vous êtes les américains?"

"Vous voulez voir le palais?!"

Nick cligna lentement les yeux, et se devinant ambassadeur informel du groupe, pris la parole.

"Euh oui, nous sommes les américains."

"Venez voir le château! La visite! La visite! La visite!" Les enfants se mirent à leur tourner autour sans cesser de scander.

"Okay okay…"

"Youpi!"

Le plus agile des enfants attrapa la main du grimm et le tira derrière lui avec une vigueur surprenante; il n'eut pas d'autre choix que suivre, et le reste des enfants s'assurant que le reste du groupe n'était pas à la traîne.

Ils quittèrent le couloir pour un autre, puis une porte qui ouvrait sur un corridor monumental qui était fermé d'une porte bien trop grande pour le confort du Grimm, toujours remorqué par un (une?) petit prince (princesse?) français. Un homme en uniforme ouvrit la porte devant l'étrange cortège et trois autres se glissèrent silencieusement à leur suite tandis que les gamins les escortaient à travers une cours vers un portail qui s'ouvrit automatiquement devant eux, et Nick commençait a vraiment se demander ce qu'était cette histoire avant de voir que de l'autre côté de la rue se dressait un autre palais, visiblement plus vieux, et sur la haute clôture duquel se trouvait un large panneau orné d'une représentation à l'aquarelle de ce dernier, et de haute lettres d'or indiquait "Vieux Versailles" et en dessous, légèrement plus petit, "musée royal et national" et il n'en comprenait pas un mot mais il devinait que c'était là où allait se dérouler la fameuse visite. Son guide le traina jusqu'au passage clouté, vérifia qu'ils pouvaient passer et reprit vaillamment son remorquage de grimm, lui faisant longer la clôture jusqu'à un haut portail de fer forgé qui ouvrait sur un parc immense; Nick pouvait apercevoir une fontaine grande comme une piscine, ornée de statues. Il ne put s'empêcher de ralentir, et le petit monstre accroché à sa main tira plus fort.

"Non! Le parc c'est nul et plein de touristes! Il faut faire le château!"

"Okay, okay…!"

Le grimm regarda par dessus son épaule avec une pointe de désespoir, et constata que ses amis étaient toujours conduit par les quatre autres enfants avec une expertises louable. Les petits royaux de France savaient visiblement gérer les adultes avec art malgré leur jeune âge. Ils furent entraîné vers une porte du château, qui était fermée. Un des adultes qui les escortaient vint la déverrouiller et s'inclina en la tenant ouverte; Nick put apercevoir un sourire sur son visage en passant devant lui.

L'intérieur du palais était silencieux et plongé dans la pénombre par d'épais rideaux. Le chef du groupe des enfants se lança dans une récitation de l'histoire de la pièce, de ses murs peints aux meubles abrités derrière un épais cordon de velours; le petit prince (princesse? Nick aurait été incapable de dire) semblait plein d'un savoir inépuisable qui se déversait hors de son petit corps comme un torrent aussi impétueux que sa personnalité. Les trois serviteurs, rompu à l'exercice, s'occupait d'ouvrir et fermer portes et rideaux pour assurer la fluidité de la visite. Le petit groupe eu vite la tête qui tournait; les dates et les noms se mélangeaient, et Monroe ne pu s'empêcher de marmonner que numéroter ses rois étaient un bon moyen de les confondre. Heureusement pour lui, les royaux présent semblaient trouver cette remarque hilarante. La visite, qui aurait pu être fascinante, était menée au pas de courses par la portée royale, et il semblaient aux pauvres américains qu'elle avait duré à la fois dix minutes et dix heures lorsqu'ils complétèrent la boucle et se retrouvèrent à nouveau dehors sous le soleil d'une fin d'après midi française. Les petits monstres semblaient s'être un peu calmé; peut-être qu'ils commençaient à manquer d'énergie. Nick en était reconnaissant. Il commençait à avoir mal au bras, à force de se faire traîner partout. L'un des membres de leur escorte prit la parole d'une voix respectueuse.

"Il est bientôt l'heure de la collation, vos majesté."

L'idée de la nourriture sembla remonter les ardeurs de la portée royale, qui se remit à conduire leurs victimes d'une main de fer, cette fois vers le château moderne. Ils traversèrent encore plus de larges couloirs et arrivèrent dans une salle de taille plus que généreuse, dans laquelle était installé un grand salon artistiquement moderne, organisé autour d'une immense table basse couvertes de victuailles. Les seuls éléments incongru dans ce décor élégant étaient les signes évident de la présence d'enfants en bas âges: coussins coloré au sol, tasses et couverts en plastiques sur la table basse et des jouets éparpillés un peu partout. Dans la pièce se trouvait déjà trois femmes entre trente et quarante ans, ayant un air de famille frappant avec les petits monstres. L'instinct aiguisé de Nick supposa qu'il s'agissait de leur mère et de ses soeurs. Elles se redressèrent à leur arrivée, et les serviteurs qui les avaient accompagné s'arrêtèrent respectueusement de chaque côté de la porte en s'inclinant. L'une d'entre elle leur adressa un sourire devant leur air vaguement hagard.

"Bonjour à vous. Je suis Laurence, la femme de Louis-Philippe, Et voici mes soeurs, Adélaide et Édith."

La reine avait un accent français prononcé, mais plaisant, sans doute matinée d'un autre langage que le grimm n'était pas sur de pouvoir cerner. Nick appela à lui le peu qu'il savait de l'étiquette et s'inclina maladroitement.

"Vos Altesses."

Le reste du groupe l'imita avec un temps de retard, marmonnant. La portée royale les abandonnant pour se ruer vers la table basse, s'arrêtant à quelques pas en fixant leur mère, vibrant presque d'excitation. Elle les toisa avec sévérité.

"Vous êtes vous présentés auprès de nos invités?"

Il y eu un petit silence pesant, et les enfants pivotèrent vivement sur leur talons pour faire face aux américains.

"Nous sommes André-"

"-Lucille-"

"-Clémence-"

"-Alphonse-"

"-Louis-"

"-Josephine!"

La petite troupe s'inclina, et sans laisser le temps à Nick et ses amis de répondre, se précipitèrent vers leur mère et ses soeurs; visiblement rompues à l'exercice, les trois femmes dégainèrent des linguettes nettoyantes et essuyèrent les mains des enfants, leur frottant le museau lorsqu'elles en avaient l'occasion. L'une des deux soeurs leva la tête vers le petit groupe d'américains, resté près de la porte sans oser s'avancer dans la pièce, et leur sourit avec indulgence.

"Venez, installez-vous. Louis-Phillipe et votre prince ne devraient pas tarder à nous rejoindre."

Ils suivirent l'injonction de la soeur de la reine et virent se répartir dans les canapés, enjambant les coussins et jouets avec précaution.