Blabla de l'auteure
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Hello vous qui arrivez jusqu'à ce chapitre ! Merci d'avoir lu jusque là !
C'est ma première fic, et j'avoue que je suis un peu anxieuse de lire vos remarques et impressions, est-ce que ça vous plait ?
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Ce chapitre là est un de mes préférés, j'espère avoir bien retranscrit ce que j'imaginais !
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A demain pour la suite !
De-la-roue-le-rataplan
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Le froid devenait de plus en plus mordant à mesure que le mois de décembre avançait.
Un matin, ils retrouvèrent la bouilloire fissurée. L'eau oubliée à l'intérieur avait gelée dans la nuit, et le métal n'avait pas résisté à la déformation.
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- Tu sais que j'ai une solution pour avoir plus chaud ?
Sigridur avait dit ça en regardant Olivier grelotter dans son sac de couchage.
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- Oui ?
- On pourrait…
- Oui ?
- … Sigridur le regardait avec les yeux qui pétillaient.
- Ouvrir les sacs de couchage, ce qui nous ferait deux couettes au lieu d'une chacun ?
- C'est exactement ça, acquiesça Sigridur dans un petit rire.
- C'est la proposition la plus chaude qu'on m'ait faite depuis pas mal d'années. Pourtant quand j'étais dans l'équipe nationale, une fille m'avait proposé un truc bizarre avec des tisons.
Sigridur ricana doucement pendant qu'ils ouvraient leur sac respectif et les empilaient l'un sur l'autre.
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Olivier se demanda s'il ne risquait pas de passer pour un crâneur à évoquer "le bon vieux temps où il était en équipe nationale". Ou un papi raseur.
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- Tu avais accepté ?
- Certainement pas. Je tiens à ma peau.
Olivier remuait, essayant désespérément de se réchauffer.
- Si je colle mon dos au tien, est-ce que j'empiète trop sur ta moitié du lit ?
- Tant que tu ne prends pas toutes les couettes, répondit Olivier en essayant de calmer son coeur qui avait brutalement accéléré.
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Un silence suivit le rapprochement. Olivier négociait avec sa conscience, pour en conclure qu'il ne s'agissait pas du tout de frotti-frotta mais d'une façon de ne pas attraper d'une pneumonie.
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Il voyait les stalactites de glace à la fenêtre.
- Sig' ?
- Mhmmm ?
- La polaire avec laquelle tu dors…
- Oui ?
- Je crois que c'est la mienne en fait.
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Rien d'étonnant, toutes les polaires étaient noires, et Sigridur avait de toute façon le même gabarit que lui. La promiscuité occasionnait des mélanges de vêtements.
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- Ah. La réponse de Sigridur était complètement inexpressive.
- Parce qu'en fait, ça m'arrangerait de la récupérer.
- Evidemment, maintenant que je l'ai réchauffée.
- C'est exactement ça, acquiesça Olivier.
- Du coup, je vais me les peler.
- Normalement, tes gonades devraient être assez bien planquées pour que les peler soit un vrai spectacle.
Un silence suivi.
- Je n'avais jamais réalisé ce qu'évoque cette expression. Effectivement, je n'ai rien à peler, du coup.
- Du coup, tu vas me rendre ma polaire ?
- Je veux dire, il y a surement des signes physiologiques du froid qui marchent pour les deux sexes, Sigridur poursuivait sa réflexion.
- …
- Genre, on pourrait dire, « si je te rends ta polaire, je vais avoir les tétons qui vont pointer »…
- Super. Garde ma polaire.
- Cool, c'est trop gentil. Lui répondit Sigridur.
- Mais du coup, c'est moi qui ai les tétons qui pointent.
- Oui, parce que ça marche pour les deux sexes.
- Ah, tout à fait oui,
Olivier réfléchi un instant.
- Ça frotte contre le t-shirt, c'est très désagréable.
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Dans un grognement, Sigridur se livra à des efforts de contorsionniste pour enlever la polaire sans exposer les bras à l'air extérieur de la couette. En la récupérant, Olivier lui frôla les doigts dans le noir.
- Mais tes mains sont glacées ! s'exclama Sigridur en sursautant
- Bin oui, on m'avait piqué ma polaire !
- Je ne range pas mes mains dans la polaire !
- Moi non plus ! Mais si je les mets ailleurs, tu pourrais changer d'avis sur ton choix de cothurne et aller dormir sur un des bancs de la salle commune.
-…
-…
- Du coup, je pourrais récupérer ta polaire ?
