Blabla de l'auteure :

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Voila, le dernier chapitre ! J'espère que ça vous a plu et que je ne vous ai pas emmené trop loin dans mes délires.

Je pensais peut etre me pencher sur Nigel et l'époque de Poudlard.

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L'été suivant, Ernest ronronnait dans un rayon de soleil.

Quand ce même rayon décida de promener plus loin sa chaleur, et commença à caresser le dos nu de Sigridur, elle grogna.

- Tu aurais moins chaud si tu gardais pas tes chaussettes pour dormir.

Olivier écopa d'un oreiller en pleine face.

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La chaleur était étouffante. Depuis la fenêtre leur parvenait l'odeur de l'herbe brûlée par le soleil. Aucun des deux n'avait l'énergie pour s'extirper du lit.

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Leur petite maison avait rapidement émergé de terre. Elle était construite sur le même plan que la maison de Olaf. Probablement parce que c'est le même Olaf qui avait fait une partie des plans.

Dans l'ensemble, les deux maisons se ressemblaient beaucoup.

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Olivier commença à chatouiller les côtes de Sigridur avec ses mèches de cheveux.

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- Je vois vraiment pas pourquoi je devrais sortir alors que le soleil n'attend qu'une occasion de me transformer en magma cellulaire frit.

- Je comprend pas ce qui te dérange. On se posera sur la terrasse de mes parents près de la piscine, tu auras un parasol et un chapeau rien que pour toi.

- Et un cancer de la peau, rien que pour moi aussi… On ne pourrait pas y aller quand le soleil sera moins fort ? Vers minuit ?

- C'est à dire que profiter de la piscine vers minuit…

- Au clair de lune, en regardant les étoiles…

Olivier leva les yeux au ciel. Il allait entamé ses dernières cartouches.

- Martha sera là.

Aussi étonnant que ça aurait paru au début de l'hiver, il vit le drap commencer enfin à bouger.

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Martha et Sigridur avaient établi une relation solide.

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Dans les premiers temps, elles s'étaient regardées en chien de faïence. Sigridur s'était étonnée que Martha sache démarrer la télé, Martha avait eu du mal à croire que Sigridur savait utiliser une fourchette.

L'interet mutuel était venu d'une bicyclette trouvée dans une poubelle et que Sigridur et Martha avaient réparée ensemble.

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Depuis lors, Martha expliquait patiemment à Sigridur les notions de base que se doit de connaître tout enfant moldu, surtout dans le domaine des jeux video, et Sigridur était une élève plus qu'assidue.

Les autres nièces contribuaient chacune dans ses moyens à la molduisation de Sigridur.

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- Puis on pourra demander à mes parents si tu peux prendre leur sac de couchage pour la campagne de cet hiver. Le tien a vécu.

Sigridur avait enfin consenti à s'habiller, de ses vêtements les plus couvrants, pour laisser le moins de chance au soleil de transformer sa peau trop peu mélaminée en peau mélanomée.

- Ce n'est pas vraiment la peine.

Olivier la regarda étonné

- Tu préfères en racheter un ?

- Non, ce n'est pas la peine parce que cette année, je n'irai pas faire la campagne de test.

Olivier arrêta brusquement au milieu de son enfilage de t-shirt. Ils avaient parlé de cette éventualité. Il espérait juste qu'il avait compris correctement.

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Il regarda Sigridur, espérant avoir des indices supplémentaires, mais elle examinait ses baskets, désespérée.

- Il fait trop chaud pour porter des chaussures…

- Met des tongues.

- Sans orteil, ça peut etre un spectacle étonnant. Je préfère pas donner de cauchemards à Martha, Ada, Emma, et les autres.

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- Qu'est ce que tu voulais dire par ne pas faire la campagne de test ?

Olivier avait essayé d'adopter un ton décontracté, mais il se sentait de plus en plus fébrile.

- Oh, oui. Il fallait que je te demande. Est-ce que tu as des maladies héréditaires dans ta famille ? Avec un peu de chance, ce bébé échappera à mon teint de cachet d'aspiri… Pourquoi tu pleures ?

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Olivier souriait bêtement et essuyait ses larmes, Il serra Sigridur dans ses bras.

- C'est encore un truc de miévrerie ? Sigridur paraissait inquiète à l'idée de rater quelque chose. Je suis sensée pleurer aussi ?

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- Par contre, c'est toi qui en parle à Olaf.