Hey! Donc une ptite note pour vous dire quelques petites choses. Pour commencer, comme vous l'aurez déjà remarqué avec le surnom de Daisy, Tremors, (je trouve ce nom plus adéquat car " Séismo" c'est assez laid on ne pas se mentir) je préfère garder les noms de la VO, voilà pourquoi si je mentionne l'entité inhumaine vivant sur Maveth, je ne parlerais non pas d' Alveus, qui est en soi un nom assez ridicule je l'admets, mais Hive (ruche en anglais, on comprend mieux le rapport nom-nature du personnage voalaaaa). J'ai déjà écrit environ 10 chapitres mais que j'ai bien en tête l'idée finale. Ne vous inquiétez pas si vous pensez que le titre n'a rien avoir avec l'histoire pour le moment, car la partie avant le départ de Daisy prend un petit moment quand même. Sinon, notez que je suis une fan de l'amitié entre tous les membres de l'équipe et que j'essaierais d'incruster des petits moments sympa (voire drôles!) dans l'histoire. Bonne lecture!

Chapitre 4 :

Rétablissement

Il se passa trois jours avant que Daisy fut capable de se lever et de bouger sans qu'elle n'en crie de douleur. Elle portait encore ses attèles aux bras mais ses côtes ne lui écrasait plus autant les poumons quand elle respirait, bien que très douloureuses. Puis il se passa une semaine avant qu'elle n'accepte de sortir de sa nouvelle chambre. Ces amis ne la voyait presque plus, et il était déchirant pour eux de voir comment leurs coéquipière vivait le deuil. Même si elle ne pouvait pas aller en mission, elle restait à la base la plupart du temps, n'ayant pas de vrais autres endroit où aller.

Le sentiment de vide était toujours présent, mais elle savait comment le combler. Elle gardait cette idée au fond d'elle, ne sachant pas vraiment comment l'extérioriser. Elle repensait à Lincoln, à l'Outre-monde, ce lieu où les inhumains se cachaient de la société mais où ils pouvaient vivre en paix. C'était ce qu'elle voulait faire : aider les inhumains comme Lincoln l'avait aidé, les aidant à trouver leur chemin, sans devenir une arme du Shield. Yo-Yo, Joey, ils n'avaient pas vraiment eu le choix. On les avait arrachés à leurs existences et habillés d'une veste décorée d'un aigle. Malheureusement, lors de sa dernière tentative, tout ne s'était pas passé comme elle l'aurait souhaité. C'est pourquoi elle voulait aider ces personnes exclues de la société personnellement, sans S.H.I.E.L.D., sans ATCU, juste elle, un par un. Elle était consciente que Coulson ne la laisserait jamais entreprendre une telle croisade. Et il aurait raison : tous les inhumains n'étaient pas forcément aussi compréhensifs que Joey ou Elena. Certains étaient même pourchassés par de nombreuses organisations secrètes (ne serait-ce que les Watchdogs...). Le problème, c'est qu'elle n'avait aucune piste sur un quelconque inhumain. C'est pourquoi elle devait creuser de son côté.

Elle voyait de moins en moins ses amis, du moins c'est ce dont elle avait l'impression. Puisqu'elle ne partait plus en mission, elle s'ennuyait, et avait l'impression qu'un mur les séparait. Les personnes qu'elle voyait le plus souvent étaient Coulson et Jemma, bien que le directeur fût plus occupé. Jemma venait toujours trouver un sujet de conversation intéressant, et sans que Daisy ne le sache elle-même, ça lui faisait du bien. D'avoir une amie, de l'écouter lui parler d'anecdotes du collège, de films qu'elle avait vus, de choses qu'elle aimerait faire. Mais Jemma aussi avait un travail, et la plupart du temps, elle se trouvait dans un laboratoire avec une blouse blanche et des lunettes de protection. Ce qui lui fit penser qu'elle avait aussi un travail, avant. Enfin, Rising Tide n'était pas un vrai travail, mais quelque chose avant le S.H.I.E.L.D. . Malheureusement, elle ne pouvait pas s'y exercer avec ces attèles qui la serraient horriblement. Si elle voulait trouver des informations sur de récents inhumains, elle devait simplement regarder la télévision et espérer que l'Etat laisse les médias en parler, ce qui, selon elle, serait aussi impossible que les Koenig ayant une sœur.

Daisy passait donc ses journées à se balader dans les couloirs ou à passer du temps dans le laboratoire à écouter Fitz parler de ses nouveaux prototypes. Lorsque son regard rencontrait malencontreusement celui d'autres agents passant par la, elle baissait les yeux, et commençait à construire un mur invisible entre elle et les autres. Elle voyait bien les petits regards lancés de l'autre coté du couloir. Daisy pouvait presque les entendre chuchoter "elle a mauvaise mine", "elle a l'air si faible" ou encore "pourquoi Coulson la garde-t'il en tant qu'agent? Elle en nous est d'aucune utilité" "on devrait la renvoyer à sa petite vie minable". Elle avait vraiment l'impression que ces gens commençaient à avoir raison. Sinon pourquoi Coulson ne la solliciterait pas un peu plus? Oui, elle savait bien qu'elle avait des attèles partout, et qu'on pouvait voir de légers creux au niveaux de ses joues, et qu'elle faisait pitié à regarder. Alors elle ne faisait rien. Elle n'oserait pas redevenir souriante et parler aux autres comme si de rien était. Par après ce qu'elle avait fait.


Elle commençait à mémoriser chaque porte, chaque angle de couloir ou placard à balai et à compter le nombre de pas entre le bureau du Directeur jusqu'au labo, ou à la cuisine.

Un jour où elle passa devant le bureau de Coulson, elle vit la porte en verre opaque ouverte. Elle y jeta un discret coup d'œil, et elle vit Coulson en train de lire des données sur un support holographique. Il était assis sur son bureau. Il l'aperçut et l'invita à entrer.

- Ça va, vous ne vous ennuyez pas trop ?

- M'ennuyer ? C'est un très faible mot par rapport à mon état actuel, dit-elle sur un ton légèrement amusé, en s'appuyant sur le bureau comme le faisait Coulson.

- Je suis désolé, mais vous ne pouvez pas partir en mission pour le moment. Vous n'êtes pas apte physiquement à…

- Et émotionnellement, vous avez oublié de le mentionner.

Coulson la regarda, incrédule. Elle le regarda à son tour.

- J'ai juste entendu votre conversation avec May, hier. Je vous jure, je n'ai pas mis de micro ! Je ne hacke plus le S.H.I.E.L.D. vous savez…

- Je vous crois. Mais c'est vrai, vous devez prendre du repos, et pas seulement à cause de vos blessures…

- Mais j'en ai pris du repos ! Tout ce dont j'ai besoin, c'est de retourner sur le terrain, de me battre, de sauver des vies ! Hive était un danger, et il a été éliminé, mais le monde n'est pas sauf pour autant. Tous ces inhumains, qui disparaissent avant qu'on mette la main dessus, éliminé par les Watchdogs ! Les équipes ne suffisent pas, il vous faut un inhumain sur le terrain, et pour l'instant, je ne vois ni Yo-yo, ni Joey dans les parages !

- Hé, baissez d'un ton ! Coulson s'arrêta avant de continuer, craignant la réaction de Daisy aprs qu'il ait haussé la voix. Elle le regardait, la bouche entrouverte, comme un enfant qui s'en veut, et il s'en voulu de l'avoir peut-être vexée. Il continua sur un ton plus posé: Avec les évènements de Hive, les médias ont entendu parler de l'enlèvement du Dr. Radcliffe, et l'État est toujours en train de couvrir ça. On ne peut pas vraiment camoufler le crash d'un vaisseau alien ni un vol d'ogive appartenant à l'État. Si un seul logo du Shield est aperçu, les médias exploseront et ce sera la fin. On ne peut pas prendre ce risque, Daisy.

- Bien, dit-elle sèchement avant de tourner le dos à Coulson et de sortir du bureau. Pour ça, vous devriez penser à retirer toutes les étiquettes de vos bouteilles en plastique. Coulson la regarda s'en aller sans vraiment savoir que faire.


Révoltée, elle marcha dans les couloirs au moins un quart d'heure avant de trouver un plan.

Elle se dirigea tout droit vers le quartier médical. Là, elle dit devoir faire un contrôle de ses blessures. Un agent lui retira ses attèles et examina ses bras. Il lui dit qu'elle devait encore prendre du repos pour une semaine, mais que ses côtes ne lui permettaient pas de retourner sur le terrain avant deux semaines encore. Puis, il lui remit ses attèles et s'en alla du labo, laissant Daisy seule. Elle attendit que l'homme soit assez loin pour ne pas la voir et alla dans la réserve de médicaments, dans l'arrière salle du labo.

D'apparence, la porte faisait penser à l'entrée d'un simple cagibi, mais à l'intérieur se trouvait des rangées et des rangées de médicaments, produits chimiques et d'équipement médical. Elle poussa la porte lentement pour voir si aucun agent ne faisait l'inventaire à cette heure-ci de la journée. Une fois sûre que personne ne viendrai, elle commença sa recherche.

Elle commença par scruter l'inventaire plastifié collé au mur pour voir sur quelle étagère et à quelle rangée ce dont elle avait besoin se trouvait. Les murs de la salle était entièrement blancs, le sol en béton gris et les étagères étaient blanches elle aussi. Il faisait frais, on se serait cru dans la réserve d'un restaurant. Seules les boîtes de médicaments avaient parfois une touche de couleur. Une fois qu'elle sut où chercher, elle se mit en marche vers l'endroit. Elle tourna dans la bonne allée et piocha dans l'une des boites nécessaires. Soudain, elle entendit du bruit : la porte du local qui s'ouvrait. Deux agents entrèrent en discutant. C'était un homme et une femme.

Daisy se cacha derrière étagères et se faufila sans se faire voir. Quand elle sortit de la réserve, elle laissa involontairement la porte claquer bruyamment derrière elle. Elle entendit la voix de la femme : « Il y a quelqu'un ? ». Daisy se précipita dans les couloirs. Elle marchait vite, tout en essayant de ne pas avoir l'air suspecte, même si personne ne savait ce qu'elle avait fait. La jeune femme entra dans sa cellule et s'assit sur son lit, la boite orange toujours dans la main. Elle l'ouvrit et pris quelques comprimés dans sa paume. Elle les avala avec de l'eau et reposa la bouteille. Elle vérifia sa montre : c'était l'heure ou Jemma venait là voir.

Daisy ne savait pas si elle s'était fixé l'objectif de venir à une heure précise chaque jour, ou si son amie était juste comme ça : très ponctuelle. Mais ce qui était cool, c'est qu'elle ramenait toujours un truc à boire bien que ne contenant jamais d'alcool.


Comme prévu, Jemma toqua à la porte quelques minutes plus tard.

- Hey ! lança-t-elle gentiment.

- Salut, répondit Daisy en souriant. Tu es arrivée un peu en retard aujourd'hui, dit-elle pour plaisanter.

- Jemma jeta un œil sur sa montre. Elle regarda Daisy en penchant la tête, amusée.

- Désolée, Daisy. J'étais surbooké aujourd'hui. Mais j'ai ramené ça ! dit-elle en levant une bouteille d'Ice-Tea. Et toi, tu as fait quoi… ? demanda-t-elle en s'asseyant à ses côtés.

- Tu veux dire ce que j'ai fait pour ne pas laisser place à l'ennui ? Et bien… Pas grand-chose, dit-elle en soupirant et en tendant son verre vide. En voyant le regard triste de Jemma qui y versait de la boisson, elle s'avança et croisa les jambes, assise en tailleur en se penchant légèrement vers l'avant. Elle regarda son amie avec insistance. Alors, raconte-moi ! Sur quel projet farfelu tu travailles en ce moment ? demanda-t-elle en sirotant bruyamment.

Pendant les trente minutes suivantes, Daisy écoutait Jemma citer formules après formules, sans trop rien comprendre, mais ça faisait du bien de parler avec quelqu'un, surtout avec une amie. Elle partit quelques minutes plus tard, laissant Daisy seule dans la salle blanche.

Une fois sûre que personne ne viendrait l'embêter, elle regarda ses bras entourés d'atèle avec assurance. Elle inspira un grand coup avant d'enlever scratch après scratch, jusqu'à sentir sa peau entrer en contact avec l'air. Elle ferma les yeux et enleva ces prisons de mousse et de tissu. Contrairement à ce qu'elle craignait, la douleur avait disparu. Elle fit quelques mouvements avec ses bras et se teint les avant-bras en forçant un peu. Les médicaments avaient fait leurs effets : ses os se réparaient un peu plus vite. Daisy allait pouvoir mettre son plan en route : sauver les inhumains. Mais d'abord, elle allait s'endormir en regardant l'un des films de Coulson.


J'espère que ce chapitre vous a plus!

PS:Je m'engage à publier fréquemment (je sais à quel point c'est frustrant d'attendre, rien qu'à penser à Noël...)