Chapitre 6
Gantelets
Hey! Voici la suite de l'histoire. J'espère qu'elle vous plaira, bonne lecture!
PS: Je ne possède aucun des personnages de MARVEL.
« Non, c'est bien biochimique. » affirma Simmons. Deux autres scientifiques se tenaient derrière elle. L'un pris des notes sur son calepin noir et l'autre tapa les touches d'un ordinateur pour remplir les cases de ce composé. Elles étaient toutes remplies, sauf deux. « Regardez : sinon la membrane aurait… »
Elle fut interrompue par l'entrée ahurissante de Fitz dans le laboratoire. Il l'interpella et se dirigea vers elle à pas pressés. Jemma sourit et inclina la tête.
-Qu'est-ce qui t'amène ici, Fitz ? lui sourit-elle.
-C'est bon ! J'ai, bégaya-t'il. J'ai réussi !
-C'est vrai ? dit Jemma avec des yeux ronds.
-Oui, j'ai enfin réussi ! Ca été long et complexe, mais tu me connaît… Je suis du genre acharné.
-Acharné, oui…sourit-elle. Elle fit signe aux autres scientifiques de les laisser un moment et continua d'un ton plus bas : Attend, tu parles des gantelets ou de ta partie de ce jeu morbide contre Mack ?
Le jeune homme leva la tête vers le plafond pour éviter le regard persistant de sa compagne. Les mains sur les hanches, toujours les yeux vers le ciel, il répondit :
-Et bien… Peut-être… Peut-être un peu des deux…Au final…
-Tu as fini les gants de Daisy ?!
-Oui, je viens de te le dire.
-Tu as dit peut-être.
-Et aucune réaction… ? J'ai GAGNE LA PARTIE !
Avant que Fitz ne puisse riposter, Jemma se leva du tabouret en inox, retira ses gants puis ses lunettes de protection. « Où sont-ils ?»demanda-t-elle. Fitz lui lança un regard interrogateur. Quand il comprit qu'elle parlait des gants, il acquiesça. « Dans le garage. Enfin, la salle de mécanique. Là où Mack et moi on bricol- bref tu m'as compris » dit-il en sortant du labo, suivit de Simmons.
- Ils sont sensés absorber 7.5 fois plus d'ondes qu'avant. Ca empêche les dommages sur ses os et en plus elle peut rediriger ces ondes sismiques dans la direction voulue. Bien sûr il y a une limite. Pour l'instant, je dois juste les calibrer selon Daisy…
-Elle va être vraiment contente… s'émerveilla Simmons devant l'œuvre de Fitz. Elle prit l'un des gants dans sa main pour tenter de le soulever. Après l'avoir reposé, elle se retourna et regarda Fitz avec étonnement. Comment tu as fait pour diminuer le poids ? Ceux-ci doivent peser… 1.5 kg chacun !
-Ouais, euh… Bah c'est pas Mack qui m'a aidé sur le coup. En fait j'ai réussi à compresser les amortisseurs en j'ai aussi trouvé un matériau plus résistant et plus léger que la version antérieure.
-Et ça, à quoi ça sert ? demanda-t-elle en pointant une petite partie transparente.
-C'est un voyant. Il s'allume bleu si les dommages sont critiques ou si la charge des ondes est trop puissante… Ce qui ne devrait pas arriver, bien sûr.
Fitz regardait Jemma qui fixait les gants et regardait chaque détail en souriant. Il était content qu'ils puissent se revoir pour travailler ensemble, comme autrefois. Récemment, ils n'avaient pas pu se voir souvent suite aux différentes petites missions que le Directeur leur attribuait.
Daisy ferma la porte de sa chambre et trafiqua le système de verrouillage. Une fois assurée que personne ne viendrai la surprendre, elle s'assit en douceur sur le lit ses côtes la faisait encore souffrir et sortit le PC de son sac. Elle l'alluma et commença les vraies recherches dans le flot d'informations qu'elle avait trouvé dans le disque dur de Coulson.
Pour l'instant, elle n'avait pas trouvé de piste concrète, et aucune information n'était ou ne paraissait exploitable. Ni même exploitée d'ailleurs : Coulson n'avait rien trouvé, n'avait omis ni hypothèse ni conclusion. Aucuns fichiers ne comportant de nom, que des documents, des images ou des vidéos surveillances troubles. Tous ces fichiers ressemblaient à un immense tas de pièces de puzzle n'appartenant pas à la même image.
Les seuls points concrets qui revenaient fréquemment étaient les organisations HYDRA et Watchdogs, avec qui Daisy avait eu des différents respectivement. Alors qu'elle passait en revue plusieurs documents, son regard se posa sur une adresse inscrite en bas d'une déclaration de vente d'armes. « Mais… Pourquoi Coulson ne l'a-t' il pas vu ? » S'étonna Daisy.
Elle rentra les données sur le système de recherche GPS du Shield. Avant même que les résultats ne s'affichent, un bruit sourd fit sursauter la jeune femme : on frappait à la porte.
-Entrez ! dit-elle avant de se rendre compte qu'elle avait verrouillé la porte.
-Daisy ? appela May. Tout va bien ?
-Oui, j'arrive… répondit-elle en accourant pour débloquer la porte. Celle-ci s'ouvrit, laissant apparaitre May.
-Il doit y avoir un problème avec cette porte… lança cette dernière en regardant l'objet en question de plus près. Daisy se pinçait les lèvres.
-Oui ! Je sais pas, l'équipe de fonctionnement de la base doit être en train de faire des tests de fiabilité… Improvisa-t-elle.
-Hm… Bref, coupa May en relevant la tête vers Daisy. Celle-ci plantait son regard dans le sien, comme pour se donner confiance. Je voulais juste savoir si allais bien. Mieux j'espère ?
-Bien sûr que oui ! souffla-t-elle, contente que May change ce sujet. D'ailleurs, si tu pouvais lui en toucher un mot… continua-t-elle en laissant la voie libre à May. L'agent entra dans la pièce blanche et fit quelques pas juste qu'au milieu de la pièce, jeta un rapide coup d'œil puis se retourna vers Daisy. Celle-ci semblait nerveuse. Tu sais bien qu'il ne veut que le bien de son équipe. S'il estime que tu n'es pas apte à aller en mission, alors je suis de son avis.
-Oui, je sais… Fit Daisy en souriant très légèrement. Elle fit mine de ranger les crayons éparpillés sur le bureau. En effet, elle était nerveuse suite à l'entrée de son O.S. dans la salle, car le PC n'était pas fermé et l'écran affichait les résultats de localisation. Il fallait qu'elle éloigne le regard de May de son ordinateur.
-Et tes blessures, elles soignent ? interrogea May.
-Heu, oui. Daisy ne se préoccupait pas trop de ses blessures, après qu'elle ait volé ces médicaments qui accéléraient le processus de réparation des os. Elle mettait ses attèles, même s'il elle n'en avait pas besoin. Un peu de bleus qui font mal, mais rien de grave, mentit-elle. Son épaule était quelque peu rétablie, mais ses côtes lui faisaient toujours un mal de chien, même avec les comprimés que Jemma lui avait prescrits.
-Tant mieux, alors. Et calmes cette idée de repartir en mission rapidement. Tu te rappelles comment ça c'est fini la dernière fois qu'on t'a envoyé sur le terrain alors que tu étais instable, dit-elle en sortant de la chambre.
-Daisy regarda la femme s'en aller. Bien sûr qu'elle s'en souvenait. C'était à l'époque où son père avait réuni des candidats de l'index pour atteindre Coulson et l'inciter à la rendre à cet homme fou à lier. Mais cette fois-ci, elle n'était pas instable !
Quand la porte se referma automatiquement, Daisy s'installa sur le lit. Les résultats affichaient une petite boutique dans une rue à Los Angeles. D'apparence, ce n'était qu'une simple boutique, mais elle devait surement servir de point de rendez-vous pour des ventes d'armes. Peut-être même qu'elle appartenait au Watchdogs. Daisy décida alors de faire des recherches sur le nom de la boutique. Elle tomba sur un site et cliqua sur le lien : l'écran afficha du noir et une suite de nombre. « Donc, c'est crypté… Et pas à la légère, à ce que je vois. » Selon ses estimations, il lui faudrait environ une heure pour réussir à craquer le pare-feu. « Je comprends pourquoi Coulson n'a pas réussi à trouver » se dit-elle.
Effectivement, le pare-feu était solide, et Coulson n'aurait pas risqué de demander de l'aide, sacrifiant ce secret précieux. Les seuls au courant devaient être elle, Coulson, et sûrement May. Quand c'était à propos de Coulson, May n'était jamais très loin. Les doigts de la jeune femme se mirent à pianoter frénétiquement sur le clavier.
