Chapitre 9 :

Opération

Hey! Voici la suite de l'histoire!Merci de la suivre, ça fait plaisir! J'espère qu'elle vous plait autant je me plait à l'écrire, et que vous me pardonnerez pour l'attente!(moi qui m'était dit toutes les deux semaines...) Enfin, voici le prochain chapitre, n'hésitez pas a me dire ce que vous en pensez dans les commentaires! Houlà, je commence à parler comme un youtubeur... Je vous laisse avec l'histoire les copains!

PS: Je ne possède aucun des personnages de MARVEL(...oublié de le dire dans le chapitre précédent...)


May termina ses explications accompagnées d'un regard grave et déterminé d'un signe de la main. Les quatre agents hochèrent rapidement la tête, même Fitz qui avait les yeux fixés sur l'écran et qui se courbait le dos pour que son sac ne se cogne pas au plafond du véhicule dans lequel ils étaient.

À sa grande surprise, Jemma ne se sentait pas si nerveuse que ça « pour une scientifique » comme elle se disait. « Ça doit être l'habitude », pensa-t-elle en se rendant compte qu'elle et Fitz se rendait de plus en plus sur le terrain avec les années.

Elle avait tout compris du plan de May : entrer cinq minutes avant dans le café où aurait lieu l'échange de la mallette, aller dans les toilettes, attendre le signal via l'oreillette, prendre la mallette -sans toucher la poignée- quand May occupe l'homme qui attend le prochain détenteur de la marchandise, la remettre à Fitz qui sera caché quelque part dans le café, le laisser faire son job et enfin remettre la mallette à sa place. Aussi simple que de la tarte !


May avait une confiance absolue envers ses coéquipiers. Fitzsimmons assuraient lorsqu'ils étaient sur le terrain, tant qu'ils restaient dans leurs domaines et ensemble, rien ne pouvait déraper. Et de toute façon, au cas où, deux agents de niveau 6 et 7 seraient placés dans le café. Elle regarda sa montre et fit signe aux autres que c'était le moment.

Elle ouvrit la porte du van et descendit la première. Suivie des quatre agents, elle marcha sur le trottoir pour passer la porte du café-restaurant. Il n'y avait pas beaucoup de monde : un inconvénient puisque les foules dissimulent plus facilement une mission sous-couverture. Malgré les quelques clients (un homme au bar, un groupe d'ados assis à une table et un couple assis devant la fenêtre) May tourna la tête à gauche et chacun alla se positionner.

May se posa au bar, ou un miroir permettait de voir l'entrée même de dos. Quelques minutes d'attente plus tard, un homme habillé d'une simple veste en jean et d'un pantalon beige entra dans le restaurant. Voyant qu'aucun des agents ne réagissaient due aux vêtements normaux de l'espion, elle porta sa main à son oreille : "Agents, voici la cible. La veste en jean. Il tient la mallette." Elle attendit confirmation des agents et se leva de son tabouret avec deux verres et se dirigea vers l'homme.

-« Salut, dit-elle en souriant. Elle posa les deux verres de bière sur la table. Un verre, ça te dis ?

-C'est-à-dire que… L'homme commença à annoncer d'une voix grave en regardant partout autour de lui comme s'il cherchait à éviter son regard.

-Alors, ne fais pas ton timide ! C'est moi qui offre, fit May avec un sourire forcé mais très réaliste. Je m'appelle Kim. Et toi ?

-Jerry, je m'appelle Jerry, répondit l'espion d'un air plus sérieux.

-Alors Jerry, ça te dis un verre ? » répéta May en faisant de rentre-dedans.

Jemma se retenu de dire à l'oreillette que son nom n'était surement pas Jerry puisque c'était un espion, car elle savait que tout le monde était au courant. Elle n'avait plus qu'à attendre son signal pour y aller. Quelques minutes plus tard, elle vit May accompagnée de Jerry se levant pour aller s'installer au bar. May lui lança un regard discret. "C'est mon signal !" Se dit la biochimiste. D'une manière la plus naturelle possible, elle sortit des toilettes et passa près du bar, non-loin de la cible.

-« Bonjour, monsieur, dit-elle à l'intention du barman. Un thé glacé s'il vous plait.

-Tout de suite, m'dame », répondit l'homme de grande taille avant de disparaitre dans l'arrière cuisine.

Jemma regarda des deux côtés et s'avança derrière May et « Jerry ».Sans qu'elle ne lui dise, elle savait que May l'avait vu et cette dernière se pencha vers Jerry pour lui parler avec un regard de braise. Surprise, la jeune femme attrapa la mallette qui était au pied du haut tabouret.

Une fois l'objet en main, et retourna dans le couloir qui séparait les toilettes des hommes de celles de femme : là où Fitz était caché.

-Je l'ai ! chuchota-t-elle au jeune ingénieur.

-Super, passe la moi que je configure l'ouverture automatique, répondit-il sur un ton enthousiaste.

-Voilà… Je retourne à ma place, pour ne pas sembler suspecte. Bonne chance Leo !

Sur ce, Jemma retourna s'asseoir juste à temps pour que le serveur lui amène son thé glacé. Tout en sirotant sa boisson préférée, elle vit un deuxième homme, plus petit mais plus costaud, passer la porte d'entrée. Discrètement, elle le suivit du regard. L'homme avait un air sérieux et balaya la salle du regard. Lorsque celui-ci croisa son acolyte, il fronça les sourcils puis fit mine de n'avoir rien vu. "Il doit penser que c'est pour garantir sa couverture..." pensa Jemma. Elle posa son verre vide sur le comptoir, et déposa quelques pièces à côté pour se rendre compte avec horreur que l'homme se dirigeait vers les toilettes. N'étant qu'a quelques pas de la cachette de Fitz, contrairement à l'espion, elle se dépêcha de se lever et d'aller rejoindre son coéquipier.

-Ah, Jemma, te voilà ! chuchota Fitz avec enthousiasme. J'ai fi…

-Fitz ! Il y a un deuxième espion !

-Quoi ? Mais…

-Il arrive vers nous, dit-elle en prenant la mallette.

Les pas du petit homme se firent entendre dans le couloir. Paniquée, Jemma regarda partout autour d'elle avant de croiser le regard perdu de son conjoint. Lorsque l'espion passa devant eux, elle serra la mallette contre son abdomen et se colla à Fitz en l'embrassant passionnément. Fitz, surpris, ne bougeait plus, et se pris au jeu. Il vit L'homme passer devant eux en détournant le regard. Une fois ce dernier ayant poussé la porte des toilettes, Jemma, recula et regarda la porte se refermer. Elle redirigea son attention vers Fitz, qui affichait toujours un air surpris. Avant qu'il ne pose de question, elle lui dit :

-C'est une technique que Bobbi m'avait donné. Les relations conjugales publiques font détourner le regard.

-Ah, d'accord, dit-il en hochant la tête. Mais sinon, j'ai fini. J'ai récupéré ce qui était dans la mallette et je l'ai refermée. Tu dois aller la reposer avant que May me fasse vomir avec ses mots doux… Dit-il en pâlissant.

-Oui, avant que Jerry ne s'en rende compte, dit-elle en accentuant le ton sur le prénom.

Comme cinq minutes auparavant, May tenait toujours son regard de braise sur le pauvre homme. Jemma reposa la mallette délicatement avant de sortir du café. « Mission réussie, dit-elle à l'oreillette. On a remplacé la mallette. »

Elle attendit quelques secondes avant que le reste de l'équipe, sauf May, la rejoignirent dehors. Fitz faillit manquer la ruelle où Jemma s'était cachée.

-Où est l'agent May ? demanda-t-il.

En voyant les regards de ses coéquipiers, il mit une main sur son front. Deux minutes plus tard, May arrivait en marchant rapidement.

-On ferait mieux de se dépêcher avant qu'il ne se rende compte que le numéro que je lui ai refilé était un faux.

Personne ne répondit et tous partirent au trot vers le SUV garé non-loin. Durant le trajet, Fitz tenta de savoir comment May connaissait autant de moyens de faire du rentre-dedans, en vain. Jemma ne s'étonnait même plus quant aux nombreuses facettes de la mystérieuse femme. Elle fut forcée de mettre la radio à fond quand les babillages de Fitz lui montèrent à la tête.


À la base de l'agence, Coulson marchait dans les couloirs pour se rendre aux quartiers de Daisy. Il savait qu'elle n'était pas contente qu'il ait assigné ses amis à une mission et pas elle. Il voulait simplement aller lui parler pendant son temps libre. Même s'il ne voulait pas l'admettre, il savait que son amie était en train de vivre une dépression, et il s'en tenait quelque peu responsable. Néanmoins, il n'en était que plus admiratif de la jeune femme, qui avait vécu tant de choses au cours de sa vie… Jamais il n'aurait réussi à surmonter ça. Il était seulement désolé pour elle.

Il avait dans les mains une petite boite verte entourée d'un ruban jaune et rose. C'était une petite boite de sucreries, de cochonneries comme dirait Mack, que Daisy avait l'habitude d'aller chiper dans les tiroirs de son bureau. Il en avait acheté juste pour elle, pour qu'il arrête de trouver ses papiers par terre quand elle s'en allait avec précipitation. Mais il voulait aussi lui remonter le moral, c'était à ça que servait les amis. Alors qu'il s'apprêtait à toquer avant d'entrer, la porte s'ouvrit brusquement, et Daisy manqua d'écraser le Directeur sans sa précipitation. Elle s'arrêta net en voyant qui était posté devant elle, et recula d'un pas.

-Coulson !... Qu'est-ce que vous faites là ? dit-elle avec un air étrangement nerveux.

-Daisy… Eh bien je voulais simplement venir passer le bonjour et prendre de vos nouvelles…

-Ah… Merci, je vais bien, et vous ? demanda-t-elle, toujours le visage tendu par l'angoisse. Elle regardait Coulson droit dans les yeux pour se donner confiance en elle, et malgré le faux sourire qu'elle lui adressait, il voyait bien que quelque chose clochait.

-Je vais bien, mais ce qui m'importe en ce moment, c'est votre état. Je vous vois de moins en moins.

-Je suis simplement occupée à faire… Avec… Quelques petites choses, par-ci, par-là. J'ai enfin trouvé un moyen de combattre l'ennui ! répondit-elle en essayant de donner une touche d'humour à sa phrase.

Elle avait levé un poing vers le haut, comme quand on gage pierre-feuille-ciseaux. Pourtant, Coulson ne souriait pas, il paraissait contrarié que Daisy ne veuille pas lui parler franchement. Après tout ce qu'ils avaient vécu…

-Vous savez, s'il se passe quoique ce soit, vous pouvez m'en parler, Daisy.

-Oui, c'est bon, je vais bien ! dit-elle sur un ton plus défensif, comme si elle voulait se débarrasser de Coulson. Avant que celui-ci ne puisse répondre, elle le contourna sans lui adresser un regard et s'en alla dans les couloirs.

Surpris, Coulson resta planté là, sans trop savoir ce qui venait juste de se passer. Est-ce-que Daisy venait juste de lui tourner le dos ? Consterné, il lança un coup d'œil à travers la porte toujours ouverte de la salle blanche. Tout à coup lui vint une idée. Et s'il pouvait passer un rapide coup d'œil dans la chambre ? Ne pas fouiller, bien sûr, mais vérifier si tout allait bien chez la jeune femme. Avec hésitation, il fit un pas dans la chambre avant que la porte ne se referme automatiquement.

On pouvait facilement remarquer que la jeune femme avait pris ses aises. Elle avait échangé les draps blancs avec des draps gris décorés de petits nuages et d'étoiles, et la table de nuit était recouverte d'un amont d'objets et de documents que Coulson se promit de ne pas toucher. Le fameux PC de Daisy (ou de Skye à l'époque) était posé et fermé sur la table basse, en face du canapé. Il continua son petit tour dans la chambre sans vraiment trouver quelque chose qui attirait son attention.

Tout paraissait normal, en fait.

Coulson fut parcouru d'une sueur froide quand il entendit un bruit soudain, puis se rendit compte qu'il avait seulement marché sur un papier de bonbon. Ce n'est que quelques secondes plus tard qu'il découvrit la veste dans laquelle elle avait caché le paquet coloré. En détournant le regard pour se retenir d'en piquer un, il aperçut alors un petit point orange ensevelit sous les plis du drap de l'oreiller. Il plissa les yeux d'abord, puis s'approcha lentement. À ce moment-là, la porte coulissa et Daisy entra dans la pièce en marmonnant. Elle ne parut pas remarquer Coulson avant qu'elle n'eut attrapé son Ordinateur Portable et ait relevé la tête. Elle sursauta en le voyant.

-Alors comme ça, vous venez fourrer le nez dans mes affaires ? dit-elle en arquant un sourcil, un sourire en coin. Si vous n'étiez pas le Directeur, je vous en flanquerais une franco.

-Non, je… Coulson, bien que honteux, ne put se retenir de sourire face au commentaire de son amie. J'étais venu pour vous offrir cela, à la base, dit-il en indiquant l'objet qu'il tenait toujours dans sa main gauche.

-Ah… Désolé, j'étais tellement pressée tout à l'heure que j'en ai oublié… Mon… Coulson la regarda se perdre dans ses pensées. C'était comme si le temps d'une seconde, elle n'était plus là. Mon… Mon PC… elle lui sourit. Merci pour ça!

-Il n'y a pas de quoi, répondit l'homme en lui rendant son sourire. Bien, je vais continuer à régler quelques petites affaires… Bon après-midi, Daisy.

-Merci, Monsieur. Elle le regarda passer la porte et tourner à gauche.

Sa curiosité l'emporta jusqu'à la petite boite, qu'elle ouvrit prudemment d'abord. En apercevant les nombreuses boules colorées, tout son corps fut secoué par l'excitation d'une enfant de sept ans. Elle courut jusqu'à sa porte et cria à Coulson avant qu'il ne disparaisse à l'angle d'un couloir.

« Comment vous saviez que c'étaient mes préférés ?! »

Coulson ne dit rien mais sortit un papier rose de sa poche avant. Daisy reconnu les emballages de bonbons qu'elle laissait malgré elle sur son passage. Elle rougit en se rendant compte que le Directeur savait sûrement qu'elle lui en « empruntait » de temps en temps. Coulson disparut et elle se reconcentra sur son plan.

Elle s'accrocha à son PC et tourna à droite dans l'un des couloirs qui se ressemblaient tous.