Un mois avant la date prévue de l'accouchement, c'était une Connie contrariée qui s'observait dans le miroir de leur chambre…

- Je suis tellement énorme que je ne vois plus mes pieds…

Mike pouffa de rire et vint se placer derrière sa femme, l'encerclant de ses bras alors que ses mains se posaient sur son ventre imposant.

- Tu es magnifique !

- Si ton fils tient de toi, ce n'est pas étonnant que je sois si grosse…

- Tu en es à 8 mois Connie ! Mike déposait toute une série de baisers dans son cou, poursuivait jusqu'à ses épaules, sentant des frissons de plaisir envahir sa femme. J'adore tous les changements que ton corps offre : tes cheveux sont magnifiques, ton ventre rond est irrésistible et ta poitrine… Huuum ta poitrine…

- Mike, tu es impossible ! Elle se retourna dans ses bras et voulut l'embrasser mais son ventre la gêna.

Mike éclata de nouveau de rire devant la mine déconfite de sa femme et se décala légèrement pour l'embrasser.

- Encore quelques semaines et il sera là…

Ils continuèrent à s'embrasser pendant de longues minutes avant que Connie ne les ramène à la réalité.

- On devrait y aller si on ne veut pas arriver en retard chez ta mère…

- Tu es sûre que ça va aller avec le trajet ? Tu n'es pas trop fatiguée ?

Depuis l'invitation à dîner du mois passé, Mike n'avait pas revu son père même s'ils avaient eu l'occasion d'échanger quelques messages. Aujourd'hui était pour lui une nouvelle épreuve à affronter, sa mère ayant décidé de les réunir chez elle, alors il cherchait un prétexte afin de pouvoir y échapper. Mais sa brillante femme n'était pas dupe.

- Oh non, Mike, on ne se défilera pas ! Je suis en pleine forme et je peux certainement supporter 1h30 de trajet.

La mère de Mike, Susan, était vraiment ravie de réunir autour d'elle père et fils dans une ambiance qu'elle espérait apaisée et s'émerveillait de voir Connie si proche du terme de sa grossesse. Elle en profita pour se renseigner sur les modalités de la garde de leur fils une fois que Connie aurait repris le travail, si elle allait choisir l'allaitement maternel ou le biberon ou bien encore pour quel mode d'accouchement elle allait opter. Il n'y avait guère que la question de l'allaitement qui faisait encore l'objet d'une réflexion chez Connie.

Après le repas, tous les quatre sortirent se promener, profitant ainsi de la belle journée ensoleillée qui s'offrait à eux. Alors que Susan et Bill marchaient quelques mètres devant, Mike et Connie suivaient, main dans la main. Pour la deuxième fois de la journée, Mike s'enquit de l'état de forme de sa femme et pour la deuxième fois, Connie lui assura qu'elle allait plus que bien. Mike s'excusa pour son attitude trop protectrice, excuses que sa femme balaya en l'embrassant sur la joue.

- J'aime aussi ce côté de toi, ne t'inquiète pas.

- Tant mieux parce qu'il n'est pas près de disparaître avec la venue de notre fils.

Mike s'arrêta pour embrasser langoureusement sa femme.

- Mike, tes parents !

- Quoi mes parents ? Nous sommes mariés Connie et tu es enceinte alors je suppose qu'ils se doutent déjà que nous avons fait bien pire que nous embrasser.

De loin, Susan et Bill les observaient, un sourire nostalgique illuminant leurs visages. Ils ne pouvaient s'empêcher de penser à leur propre jeunesse, lorsqu'eux-mêmes attendaient Mike. Bill en profita pour saisir la main de son ex-femme et la serrer tendrement.