Commençons par le début : l'elfe Fëanor

Un jour, un petit elfing venu au monde.

En donnant la vie, un petit trésor

La belle Miriel mourut en une seconde.

Une seule et simple seconde a suffit pour créer

Sur cette terre sortie de la musique des Valars

Un immense bouleversement, un raz de marée

Une catastrophe sur pied, un drôle de gaillard.

Fëanor a si souvent souffert de l'absence

De sa mère. C'était une première pour les grands elfes

Nulle n'était morte en donnant la vie. L'étoffe

Du destin a percé cette femme de sa lance.

Fëanor ne va jamais connaitre Serindë

La brodeuse est morte, le fil est rompu

La mère guide son enfant, mais décédée

Fëanor grandit tout seul, abandonnée, perdu.

Seul, dans sa chambre, dans son lit, il pleure noyant

Sa peine, ainsi que sa rage avec des objets

Inanimés. Ce jeune elfe rêve. Il vit, fuyant

Son peuple, dans de fantastique, d'ambitieux projets.

Tant d'amour envers celle qu'il n'a pas pu connaître

Tant de haine envers Indris sa nouvelle mère

Tant de colère envers lui-même, de peine, de rage

Il les a mis dans ses projets malgré son jeune âge.

Ainsi, naquit les trois Silmarils. Les plus beaux

Et les plus convoités bijoux de toute la terre des Valars.

Tant de beauté dans le moindre de ces merveilles car

Ils sont les yeux de sa feu mère, à la couleur eau.