Chapitre 3 : révélations et confrontations.
Le lendemain matin, la Grande Salle était pleine et bruyante comme à son habitude. Les élèves bavardaient de tous les côtés et le sujet principal du jour était le Tournoi des 3 Sorciers. Cependant, le sujet changea bien vite lorsque notre inconnue fit son entrée. Elle alla s'assoir en bout de table, près des professeurs, endroit encore libre et sans trop de monde pour l'oppresser. Tandis qu'elle progressait dans l'allée, elle sentit les regards se tourner vers elle ainsi que les murmures s'élever. Elle s'en fichait mais royalement ! S'ils avaient que ça à faire, et bien tant mieux pour eux ! Elle alla s'assoir et commença à manger tout en observant les élèves. Elle lança un regard d'esquimaux à tous ceux qui la regardaient. Bien vite, elle eut la paix et pu observer à loisir.
Les élèves de Serpentards n'accueillir pas très bien leur nouvelle camarade. Ils lui lançaient des regards moqueurs, dédaigneux, haineux et méprisants. Et apparemment, il y avait une sorte de tradition chez les serpents. Les nouveaux étaient bizutés. Le matin même, elle avait à peine mis un pied en dehors de son dortoir, qu'elle se rendit compte qu'elle avait oublié son livre d'histoire de la magie. Elle fit donc demi-tour et à peine arrivée à son lit qu'elle entendit un bruit métallique fracassant. Elle avait évité de justesse un seau rempli d'une substance gluante et verdâtre qui était à présent répandue dans le couloir. Certaines de ses camarades de chambre remuèrent dans leur lit. C'était un miracle que aucune ne se soit réveillées en sursaut avec le boucan que cela avait fait. Parkinson ronchonna légèrement en se retournant côté salle de bain, Daphnée se renfonça un peu plus sous ses couettes et Tracey marmonna quelque chose du style remix avec son de cloche de vache. Enfin bref, elle nettoya vite le couloir d'un coup de baguette et descendit. Elle se demanda tout de même à qui était destiné cette farce. Mais vu le bruit, elle craignait que cela ne se retourne contre elle.
Plus tard, dans les couloirs menant à la Grande Salle, Pansy Parkinson n'avait pas perdu de temps pour lui montrer tout son mépris tandis qu'elle explorait le château avant le petit déjeuner comme elle l'avait fait la veille avant de se rendre dans la Grande Salle. Elle ne s'était pas du tout perdue comme l'avait suggéré le directeur mais c'était la première fois qu'elle se retrouvait dans un endroit aussi impressionnant et fascinant. Elle avait donc profité du temps du banquet pour se balader et admirer à son aise. Et aussi, déjà repérer les éventuels chemins qui pourrait lui être utile étant donné qu'elle ne connaissait absolument pas le château. La taille du lieu l'avait impressionné mais c'était surtout son atmosphère qui l'avait le plus émerveillée. Tout semblait irréel. Des fantômes se promenaient tranquillement, les portraits se déplaçaient de cadres en cadres pour aller discuter avec leurs voisins et les armures bougeait toute seules. Elle avait aussi bien entendu trouvé les grands escaliers avec ses escaliers qui bougeaient comme ils le voulaient ! Il y avait un tel nombre de portes, de couloirs, de salles de cours et d'escaliers qu'elle sut qu'il lui faudrait un certain temps avant d'en connaitre un minimum et de savoir s'y retrouver. Elle s'était dès lors décidée d'en explorer une partie chaque matin avant le petit déjeuner. Se lever tôt ne lui avait jamais fait peur.
Ce fut donc lors de la fin d'une de ses explorations matinales, lorsqu'elle se rendait vers la Grande Salle pour son petit déjeuner, qu'elle tomba sur Pansy Parkinson.
- Hey la nouvelle ! Hey oh ! l'apostropha la Serpentarde mais le silence lui répondit.
L'inconnue aux longs cheveux noirs continuait son chemin tranquillement essayant de faire abstraction de sa camarade de chambre qui beuglait au milieu du couloir. Mais à sa grande déception elle la rattrapa, l'agrippa à l'épaule, la retourna et la força à la regarder.
- Hey, t'es sourde ou quoi ? lui fit Parkinson avec tout son dédain.
- Non, je n'avais juste pas envie de perdre mon temps, lui répondit-elle simplement mais sèchement.
- Tu es dans mon dortoir mais sache que c'est moi la reine des Serpentards et tu as intérêt à faire profil bas. Il est hors de question que tu attires les problèmes chez nous, c'est clair ? continua Pansy
- Heu ok… Je te fais si peur que ça, pour que tu viennes défendre ton « titre » alors que je ne t'ai jamais adressé la parole ? répliqua l'inconnue avec un rictus moqueur.
- Fais gaffe à ce que tu dis. Et il va aussi falloir que tu apprennes à respecter le sommeil des gens ! Je ne sais pas ce qu'il t'a pris ce matin de faire un boucan pareil !
Et voilà, comme elle l'avait redouté cela lui retombait dessus…
- Je ne sais pas qui tu es mais une chose est sûre, c'est que tu n'as pas l'air d'avoir l'éducation requise pour être des nôtres, repris Parkinson. Tu n'as ni la classe, ni la fierté des Serpentards. À se demander comment tu as atterri chez nous, continua-t-elle la voix basse pour ne pas attirer l'attention du professeur Rogue plus loin dans le couloir.
- Écoute, tu m'as l'air d'une intelligence rare donc je suppose que tu as surement d'autre chose de plus important à faire, non ? répondit sarcastiquement l'inconnue.
L'agacement commençait à pointer le bout de son nez. Mais qu'est-ce qu'elle lui voulait à la fin ? La nouvelle arrivante n'en savait fichtrement rien.
- Tes parents étaient sans doute des gens insignifiants. Qu'est-ce qu'ils font dans la vie ? repris Parkinson, ignorant royalement la dernière remarque de sa camarade.
- Je ne vois pas pourquoi ça t'intéresserait, répondit froidement la nouvelle.
- J'en étais sûr. Ton père est sûrement un incompétent et ta mère... ne devait sûrement pas être une sorcière. Tu n'as pas l'allure d'une sang-pure, déclara Pansy d'un air dédaigneux tout en la détaillant de haut en bas. Tes parents sont...
- Miss Parkinson ! l'interrompit le maitre des potions qui avait fait demi-tour dès qu'il eut entendu la suite de la conversation.
- Professeur Rogue, répondit-elle poliment avec un faux sourire
- Que je ne vous reprenne plus à insulter la famille de vos camarades, dit sèchement Rogue
- On faisait juste connaissance, professeur, expliqua Pansy
- En ce début d'année, je serai indulgent, vous vous en sortez avec seulement un avertissement. Ne trainez plus dans les couloirs. Filez à la Grande Salle.
- Bien, professeur, répondit Pansy avant de s'en aller tout en lançant un regard noir à l'inconnue.
- Et vous, Miss ! s'exclama-t-il soudainement en se tournant vers cette dernière. Ne trainez plus non plus dans les couloirs si vous voulez éviter de vous attirer les plus gros ennuis de la Terre, lâcha-t-il froidement avant de partir en direction de la Grande Salle.
Notre inconnue avala le reste de son quartier de pomme en se remémorant la scène du matin. Pansy Parkinson n'avait pas l'air très futée. Elle devrait bien savoir qu'on ne cherche pas quelqu'un de la maison de Serpentard. Même elle le savait. Mais à la vue du spécimen, ça ne devrait pas être trop dérangeant, ça pourrait même être amusant. Se dit-elle bien qu'elle n'ait pas franchement l'intention d'y faire attention. Elle avait d'autre chose en tête. Elle prit une grappe de raisins et continua son observation de ses camarades de maisons.
Elle aperçut d'abord les 1ieres années. Et ça n'était pas difficile, on ne pouvait pas les louper ! L'un d'entre eux avait la peau violette, un autre avait les cheveux bleus, un 3ème avait des bulles qui lui sortaient des oreilles, un autre encore avait le museau et les oreilles d'un âne. Bref, tous les 1ières années des serpents sans exception semblaient avoir été victimes d'une farce. Ou plutôt devrait-elle dire tous les nouveaux arrivants. Car elle-même y avait eu droit. Elle avait simplement eu de la chance ! Et à la vue des plus jeunes, elle ne put s'empêcher de se demander avec qu'elle tête elle aurait fini… Mais cela ne pouvait pas être une coïncidence et donc devait surement être une sorte de rite de passage pour souhaiter la bienvenue façon Serpentard.
Étant donné qu'elle s'en était sortie indemne, certains sixième ou septième années (elle ne savait pas trop) avait l'air soit surpris soit furieux de la voir prendre son petit déjeuné normalement. Quant aux autres années de sa maison, parfois elle rencontra un soupçon de curiosité mais chez une minorité de ses camarades. Elle poursuivit son observation calmement. Certains étaient surexcités et braillaient dans tous les sens, d'autres étaient au contraire parfaitement endormis et leur tête semblaient sur le point de tombés dans leur bol de porridge. On pouvait en voir aussi qui était réellement intéressé par l'histoire de leur ami, d'autre qui s'en fichait complètement… Pendant son observation, elle sentit un regard sur elle. Exaspérée, elle s'apprêta à lancer un regard noir quand elle vit que c'était Sabriana Avery qui l'observait. Elles étaient curieuses toutes les deux. L'une car il n'y avait pas la moindre trace de méchanceté dans ce regard, l'autre car cette inconnue était tout simplement mystérieuse et elle voulait la connaitre davantage.
Les préfets commencèrent à distribuer les horaires lorsqu'un groupe de Gryffondor de 4ème année rentra en courant et complètement débraillé dans la Grande salle. Notre inconnue vit une jeune fille aux cheveux monstrueux lever les yeux au ciel lorsque ses deux amis s'assirent avec toute la grâce d'un scroutt à pétard. Elle reçut son horaire et eut un sourire narquois. Parfait comme début de semaine… Au même moment, tout le monde put très clairement entendre un rouquin (NDA : je vous laisse deviner lequel :p) crier un « QUOIII ? » et un bigleux défiguré se cogner la tête sur la table. « Double de cours de potions ? Mais pourquoi chaque année, on commence par un double cours de potion le lundi ? Les auteurs nous en veulent vraiment ! » (NDA : niark niark niark).
Notre inconnue les regarda en haussant les sourcils. En effet, tout le groupe avait l'air complètement dépité. Tandis que les Serpentards abordaient un sourire moqueur, tout comme leur maitre de potions qui avait bien entendu vu toute la scène. En même temps, ils n'étaient pas les rois de la discrétion.
Vu que le cours de potions n'allait pas tarder à commencer, les quatrièmes années de Gryffondor et de Serpentards commencèrent à se lever et à se diriger vers les cachots. Notre cher maitre des potions décida de faire de même mais fronça les sourcils en voyant que la nouvelle arrivante ne bronchait pas et continuait son petit déjeuner dans le calme tout à fait sereinement. Il sut dès lors que son cours allait rencontrer des obstacles à son bon déroulement mais il connaissait toutes les techniques pour les contourner et il n'y avait pas de raisons pour que ça ne marche pas cette fois-ci.
La salle des potions était calme, certains élèves bavardaient à gauche à droite. Mais cela fût de courte durée. En effet, le maitre des potions fit son arrivée fracassante habituelle. Immédiatement, le silence retentit. Le professeur Rogue avait toujours su gérer cette bande de cornichons empotés. Mais cette fois-ci, les élèves surent directement que leur professeur était d'une humeur particulièrement massacrante.
« Il a dû me voir, c'est pour ça » écrivit Harry à Ron
« Il est toujours comme ça le premier jour, non ? » lui répondit Ron
« Non, c'est sans doute à cause de la nouvelle élève. Elle était toujours dans le Grande Salle quand on est partis et elle n'est pas là » leur écrivit Hermione à son tour.
Ils remarquèrent, en effet, que celle-ci était absente.
Le maitre des potions observa sa classe de son regard noir et froid, puis prit la parole :
- Bien. Nous nous retrouvons avec des larmes de joie et un bonheur fou pour cette nouvelle année.
Le ton ironique n'échappa à personne et le ton glacial fit froid dans le dos à certains.
- J'ose espérer que cette année se passera mieux que les années précédentes, mais j'en doute. Je n'irai pas jusqu'à croire que tout se passera sans encombre. Il nous faudra 105 Merlins pour qu'on ait une infime chance que cela se produise.
En disant ces dernières phrases, son regard tomba notamment sur Neville Londubat qui pâlit à vue d'œil et déglutit bruyamment.
- Prenez votre livre p.56. Nous allons commencer par une potion très simple.
- La potion de célérité ? Hermione, tu ne nous en as pas parlée dans le train ? Elle n'est pas hyper délicate à faire ?
- Monsieur Weasley ! Veuillez garder vos commentaires pour vous. Cette potion n'est pas particulièrement délicate. Mais en revanche, si elle est ratée, vous risquez d'avoir l'effet inverse. À savoir, marcher à l'allure d'un escargot vieux de 1000 ans. Donc ne m'interrompez plus ou sinon je vous utilise comme cobaye pour chaque potion de cette classe à commencer par la vôtre.
Ron déglutit et Rogue fut satisfait. Tandis Que Draco Malfoy échangeant un rictus moqueur avec Blaise Zabini.
- 10 points en moins pour Gryffondor. Maintenant, veuillez recopiez les instructions de la potion qui apparaissent au tableau. Dans le silence !
Cette dernière instruction était habituellement inutile. Habituellement…
Un léger gloussement se fit entendre du fond de la classe. Tout le monde, prof y compris, se raidit et se tourna vers le bruit. Le professeur Rogue, furieux, se retourna avec l'intention de demander qui et de le décimer et s'arrêta net. Son regard tomba immédiatement sur le coupable ou plutôt la coupable. En effet, la mystérieuse inconnue était là, toute calme, livre, plumes, parchemins installés comme si elle était là depuis le début. Elle abordait sur son visage, un sourire radieux, l'air toute contente d'être là et ayant hâte d'assister au cours pour apprendre plein de nouvelles choses passionnantes. Mais il n'y a rien de plus trompeur qu'un sourire. Surtout que jusqu'à présent, elle s'était montrée froide et cinglante.
« Mais depuis quand est-elle là ? Quand est-elle rentrée ? Et Diable pourquoi n'ai-je rien vu ni entendu ? »
Ces questions trottaient dans l'esprit du maitre des potions. Elles étaient dans l'esprit de chacun. Echapper à la vigilance du maitre des potions était rare.
Et son grand sourire béat et niais. Jamais personne ne souriait dans sa classe, tous étaient trop terrorisés ! Elle ne savait décidément pas à qui elle avait à faire. Ce grand et stupide sourire était de la pure provocation et cela mettait notre cher maitre des potions un poil plus en colère qu'il ne l'était déjà.
- Vous êtes en retard, Miss. Et on ne vous a jamais appris à frapper avant d'entrer ?
Et là son regard se refroidit. « Oh elle ose ? »
En effet, un rictus moqueur flottait désormais sur les lèvres de l'inconnue. Ce qui eut le don de faire bondir le professeur si respecté et craint. Celui s'approcha d'elle.
Evidemment qu'elle osait. Et évidemment que non, on ne lui avait jamais appris à frapper aux portes.
- Étant nouvelle élève, je serai indulgent mais croyez-moi, c'est la dernière fois. Maintenant veuillez suivre le cours et tâchez de vous rendre discrète ! Que je ne vous entende plus !
Et il retourna à son bureau.
- Même avec moi, il n'a jamais été aussi froid et dur !
- Cela peut s'arranger Potter, si vous y tenez tant.
- Non merci, Monsieur.
- Bien. Poursuivons.
La suite du cours se passa sans trop d'encombres. Après l'histoire, les ingrédients, le but et les explications de la potion, venait la partie pratique. Moment que redoutait certains élèves, d'autres l'attendaient avec joie.
Le professeur Rogue passait dans les rangées et fit quelques commentaires à gauche à droite. La nouvelle élève étant un peu en avance sur sa potion et devant attendre qu'elle bouille durant 20 minutes, eu tout le temps d'observer son cher professeur toujours avec un grand sourire un peu stupide sur les lèvres.
- L'asphodèle en poudre, pas juste hacher, Nott.
- Plus fines les lamelles de racines de mandragore, Zabini.
- Parfait, Drago.
Il passa à côté de deux gorilles dont les potions avaient un aspect calamiteux mais ne dit rien. Ils étaient tous les deux à Serpentard. Pour l'instant, ce qu'avait entendu notre inconnue se confirmait. Le directeur de Serpentard favorisait sa maison. Puis, il arriva du côté des Gryffondors. Il passa que vaguement chez Finnegan et Thomas. Il alla ensuite chez un petit garçon un peu joufflu et à l'air empoté qui tremblait de plus en plus à l'arrivée de son professeur.
- Dites donc Londubat ! Vous comptiez arrêter la révolution de la Terre avec cette potion ?
Londubat baissa la tête, tout rouge et tremblait comme jamais.
- Ne mettez plus d'œil de salamandres. Car si vous faites exploser ce chaudron, toute la classe va risquer d'être ralentie et vous vous débrouillerez comme ça ! Et bien sûr, vous vous arrangerez avec vos camarades.
Sans attendre une réponse, il passa à la suite. Il arriva au chaudron de la fille aux cheveux monstrueux. Sa potion était de bonne couleur, assez avancé. Pourtant, Rogue ne dit rien. Il alla devant Potter et Weasley, installés non loin de notre inconnue.
- Et bien Potter, ce n'est pas une surprise. Potion ratée. Mais je ne vais pas vider votre chaudron cette fois. Vous allez essayer de la rattraper. Sinon retenue. Et vous Monsieur Weasley, si vous l'empirer, donc si elle passe de l'orange au bleu nuit, retenue également.
Et il continua son tour tout en pensant à un jour et à une heure de retenue, car oui, il le savait. Impossible pour ces deux-là de ne pas empirer leurs potions. Et ils le savaient aussi. Cela se voyait à leur visage furieux et à leurs gestes rageurs. Gestes rageurs qui coûteront beaucoup à Potter. En effet, en nettoyant sa planche, il fit un geste trop brusque et cogna son chaudron qui fit un vol plané et qui se dirigea vers l'inconnue.
Le temps que le professeur Rogue se retourne, alerté par le bruit, le contenu du chaudron était déjà presque sur sa victime. En un mouvement éclair, cette dernière se saisit de sa baguette et un halo vert se dressa entre elle et la potion.
Tout le monde resta figé. Certains car ils attendaient le coup de colère du maitre des potions, d'autres car ils étaient stupéfaits de la rapidité et la précision de leur nouvelle camarade. Cette dernière lança un récurvite sur le reste de la potion et s'écria :
- MAIS QU'EST-CE QU'IL TE PREND ? Ça t'arrive souvent de balancer tes ordures sur les gens ?
- Il n'y a que moi qui crie dans ma salle de cours ! l'interrompit Rogue.
- Oh pardon, je n'avais pas encore cerné à quel point vous êtes bizarre ici. Je te remercie pour ta tentative de meurtre. Vraiment, j'en suis très honorée, reprit-elle d'un ton beaucoup plus posé, calme et ironique.
- Retenue. Tous les deux.
- Pour Potter, je comprends. Mais pourquoi j'en ai une aussi ? Pour avoir évité que la potion ne m'atteigne ? Oui, ça doit être ça… Ça vous aurait tellement fait plai….
- SEVINA !
- Oh tu te souviens de mon prénom ? Étonnant.
La classe entière était complètement perdue. Comment Rogue connaissait-il son prénom ? Elle ne s'était jamais présentée. Même le directeur ne l'avait pas fait la veille lors de son arrivée. Et aussi, pourquoi le tutoyais-t-elle en une fois ?
