Me revoilà ! Désolé, toujours en vacances. J'essaie d'avancer mes chapitres comme je peux mais j'ai moins de temps donc pour les prochains, ça risque de ne plus être tout à fait un par semaine vu que je n'ai plus vraiment de chapitres finis d'avance.
Sinon, voilà le 21, j'espère qu'il vous plaira ;)
Chapitre 21 : Mais qu'est-ce que... ?
La lumière de la baguette de Sabriana éclaira faiblement la pièce et elles purent distinguer plus clairement la silhouette du visiteur.
- Daphnée ? S'exclama Sabriana surprise
- J'y suis presque...
- Oh j'y crois pas, elle est somnambule ? S'étonna Sevina
- Il faut la ramener dans son lit. Déclara Sabriana à voix basse
- Attend, je vais lui balancer un sort avant, pour nous avoir réveiller ! Pesta Sevina
- Non surtout pas ! L'arrêta son amie
- Pourquoi pas ? Parce que, ça m'arrache la langue de le dire, mais je suis d'accord avec Sevina. Intervint Pansy la voix encore endormie
- Ouh, prévenez la Gazette du Sorcier, un événement historique vient de se produire ! Railla Sevina
- Oh ça va ! Mais je déteste qu'on me réveille. Grommela Pansy son masque de nuit relevé sur son front.
- Il ne faut jamais réveiller quelqu'un en pleine crise de somnambulisme. Il faut la recoucher tout simplement. Expliqua Sabriana en se levant
- Oh d'accord si tu y tiens mais dépêche-toi. Finit par lâcher Pansy en enfouissant sa tête sous son oreiller.
- J'y suis presque… Continua de marmonner Daphnée
- Oui, tu y es presque. Regarde, ton lit est juste là. La conduisis Sab.
Sabriana parvint à la recoucher et elle se calma aussitôt. Elle cessa de marmonner et continua paisiblement sa nuit. Sabriana retourna à son tour dans son lit et elles purent toutes finir leur nuit. Il était dans les environs de 3h du matin, elles allaient avoir de sales têtes le lendemain. Excepté Millicent qui dormait toujours comme un loir et Lily et Tracey qui étaient protégées par leur rideau.
XXX
Le lendemain matin, tout le monde dormait encore paisiblement. C'était samedi et ils n'avaient aucune raison de se lever tôt. D'autant plus que les filles de Serpentards avaient été réveillée en pleine nuit par la crise de somnambulisme de Daphnée. Cependant, Sevina se trouvait bien loin de son lit à une heure plutôt matinale. Enfin matinale, 7h, ça allait non ? Ses amis n'étaient pas tous de son avis mais comme elle se levait seule sans réveiller personne, ça leur était bien égale.
Depuis que ses retenues étaient finies, elle avait repris ses excursions matinales du château. Il lui arrivait encore trop souvent à son goût de se perdre. En même temps, on lui avait signalé que certaines pièces bougeaient ce qui ne l'avait pas du tout rassurée. Comment étaient-ils censés s'y retrouver si tout changeait constamment ? En plus, on lui avait appris qu'il n'y avait pas moins de 142 escaliers de toutes les tailles, de toutes les formes et qui aimaient, eux aussi, bouger à leur guise. Mais elle aimait bien ses petits moments de tranquillité. En effet, à cette heure-ci, les couloirs étaient déserts hormis les fantômes qui traversaient une porte, se promenaient, lui passaient au travers laissant une sensation de froid chez leur victime avant de disparaître dans un mur. Elle entendit également Peeves dans un couloir voisin qui criait des monstruosités à tue-tête avant d'en faire une chanson d'une voix vraiment agaçante. Comme il était hors de question de se retrouver nez à nez avec l'esprit frappeur, elle décida d'aller dans la direction opposée.
Après un certain temps, Sevina avait traversé un nombre incalculable de couloirs et était tombé sur des pièces plus bizarre les unes que les autres. Une pièce toute ronde avec un vase posé en son centre et rien d'autre, une autre entièrement remplie de miroir, une autre encore où des armures étaient en train de se battre. Elle avait aussi trouvé des placards, des salles de classes vides et autres. Désormais, elle se trouvait… elle se trouvait… elle se trouvait quelque part dans le château ! Elle n'était pas réellement perdue, elle savait retrouver son chemin seulement, elle avait dû emprunter un tel nombre de couloir petits, larges, tordus et d'escalier, étroits, en colimaçons, mouvants, qu'elle avait du mal à se localiser dans le château. Elle était parfaitement incapable de dire dans quelle aile et à quel étage elle se trouvait. Mais elle avait parcouru un long chemin pour arriver là. Elle avait même failli finir écrabouiller 3 étages plus bas dû à une marche escamotable qu'elle avait aperçut à la dernière minute. Ce qui la rendait encore plus de mauvaise humeur. Ha oui, j'ai oublié de vous dire. Au moment où nous parlons, Sevina était en train de marcher dans des longs couloirs perdus au milieu de nulle part au centre du château, d'un pas décidé, rapide et au visage légèrement contrarié. Car ce couloir, elle l'avait emprunté à peine quelques instants plus tôt. Elle s'était retrouvée devant une unique porte qu'elle s'était empressé d'essayer d'ouvrir. Elle était si curieuse de voir ce qui se cachait dans un endroit pareil. Mais vous ne devinerez jamais ce qu'il s'était passé ! La porte avait tout simplement refusé de s'ouvrir car il était beaucoup trop tôt pour elle et que Sevina ne lui avait pas demander gentiment ! Une porte ! Une simple porte ! Elle s'était fait engueuler par une stupide porte ! Oui, le fait que ce soit une porte l'avait marqué. Elle savait que certaines étaient fermées ou bien disparaissaient. Mais pas qu'elles vous fassent de remarque ! Elle rebroussait donc chemin en direction de sa salle commune. Tout ça pour rien ! Enfin, les armures l'avaient invité à leur prochain tournoi le week-end suivant, c'était déjà ça.
XXX
- Hey les filles, vous en tirez une sale tête ! S'exclama Draco tandis que trois des Serpentardes descendaient de leur dortoir.
Pansy, Sabriana et Sevina (qui les avait attendu devant la cheminée) leur lancèrent un regard noir. Mais cependant, celui de Sevina n'était pas tout à fait pour les événements de la nuit. Elle était toujours contrariée de son exploration qui ne s'était pas déroulée comme prévu. En même temps, c'était à prévoir étant donné que le château semblait être pourvu d'une volonté propre. Il pouvait être donc un peu de mauvais humeur comme tout le monde ! Sevina fixa le vide quelque secondes en réfléchissant à ce qu'elle venait de penser. Le château habité par une volonté qui lui était propre ? Bah pourquoi pas, vraiment plus rien ne l'étonnait. Elle sortit de ses pensées tandis que Sabriana et Pansy étaient en train de raconter ce qui s'était passé cette nuit. Avec son aventure matinale, Sevina en avait oublié la crise de Daphnée. Et comment avait-elle pu ? Elle se souvint parfaitement de ce qu'elle avait ressenti. Bien sûr, elle n'avait rien montré mais au fond d'elle, lorsqu'elle avait vu la silhouette et entendu ses murmures, son sang s'était glacé. Elle avait senti la peur l'envahir immédiatement et s'était retenue de peu de lancer un sort de défense. Mais heureusement, elle avait attendu et lorsqu'elles avaient découvert qu'il s'agissait simplement de Daphnée (qui allait passer une très mauvaise journée, Pansy et Sevina allait en prendre soin), toutes ses craintes et la pression s'envolèrent. Elle avait été tellement soulagée en voyant que se n'était pas les démons de son passé qui revenait pour elle. Car peu importe où elle allait, ce qu'elle faisait, ils revenaient toujours. Bref, ce fût quelques minutes de grosse frayeur pour qu'au final Daphnée gagne le droit de subir la colère de ses camarades de dortoir. Excepté Millicent qui suivit la conversation sans rien n'y comprendre.
- M'enfin, personne n'est venu dans notre dortoir ! On l'aurait vu !
- Mais Millie, justement on l'a vu ! C'était Daphnée. Lui répondit, agacée, Sabriana le plus calmement qu'elle pouvait.
- Cette conversation est vraiment très perturbante pour moi. Déclara simplement Millicent qui était perdue
- Le petit déjeuner est perturbant pour toi. Remarqua Pansy
- Parfois c'est sucré et parfois c'est salé. Par exemple, si j'ai des œufs pour le diner ? Qu'est-ce que c'est ?
Ils soupirèrent. Les filles, parce qu'elles n'avaient ni le courage ni la patience ce matin-là pour avoir une conversation qui n'avait ni queue ni tête avec Millicent, et les garçons parce qu'elle distrayait les filles et qu'ils voulaient savoir ce qui s'était passé avec Daphnée.
- Ben je vous l'ai dit. Il ne s'est rien passé d'extraordinaire. On la simplement recouché. Leur répondit Sabriana exaspéré
- Mais elle n'a rien fait ou dit de… comment dire… compromettant ?
- Non Blaise. Soupira Sabriana
Les garçons se regardèrent avec un vilain sourire de coin qu'ils avaient quand ils prévoyaient quelque chose. Pansy et Sevina captèrent leur échange et, aussi exceptionnel que ce fût, la même idée leur vint à l'esprit.
- Bon on va manger ? J'ai faim. Demanda Sabriana qui n'avait pas vu ce qui venait de se passer.
- Oui bien sûr, allons-y. Répondit Théo.
Et il sortit à sa suite de la salle commune, dans laquelle ils s'étaient retrouvés, accompagné de Millicent tandis que Blaise, Draco, Pansy et Sevina les suivirent mais en retrait tout en discutant à voix basse.
- Non mais je rêve ou vous êtes d'accord toute les deux et voulez faire quelque chose ensemble ? S'étonna Blaise qui fût surpris de voir Pansy et Sevina prendre part à la même conversation sans s'arracher la tête.
- Ne dis pas n'importe quoi ! S'empressa de répondre Pansy. Il se trouve juste qu'on veut la même chose. Et puis, si elle a eu la même idée que moi, c'est sûrement parce qu'elle a enfin remarqué que je suis meilleure qu'elle et qu'elle s'inspire de moi !
Sevina leva les yeux au ciel. Pansy était irrécupérable.
- Bref, profitons de ce moment de… euh d'entente cordiale, repris Draco ne sachant pas réellement comment qualifier ce qui se passait en ce moment entre les deux sorcières rivales, pour mettre notre plan en marche. Tout le monde à bien compris ?
- Oui. Répondirent les trois autres tandis qu'ils rentraient dans la Grande Salle.
Sabriana, Théo et Millicent, qui les avaient devancés de quelques minutes, étaient en train de s'assoir avec Daphnée qui était descendue avant eux et qui leur avait gardé des places.
- Salut Daphnée ! Lança joyeusement Blaise qui était arrivé à son tour et qui s'installa ainsi que Draco, Pansy et Sevina.
- Salut. Se contenta de répondre lentement Daphnée tandis qu'elle remarqua quelque chose d'inhabituelle.
En effet, Blaise et Draco abordaient tout les deux un immense sourire satisfait tandis que Pansy et Sevina avaient l'air d'avoir passé une longue nuit. Daphnée fronça les sourcils. Mais que se passait-il avec ses quatre-là ?
- Euh, j'ai loupé quelque chose entre vous quatre ? Demanda-t-elle en les regardant un par un, l'air suspicieuse.
Surpris par l'insinuation de Daphnée, ils se regardèrent avant de s'exclamer tous les quatre :
- Quoi?
Certains d'un air choqué, d'autre dégouté.
- Non mais tu es folle ! S'étonna Draco. Quoiqu'après cette nuit…
- Hein ? Lâcha Daphnée sous les regards interrogateurs de Pansy et de Sevina
- Ah oui ça pour une surprise ! C'était une surprise ! Je ne savais pas que tu étais capable de ça, Daphnée. Compléta Blaise en lui lançant un clin d'œil
Daphnée questionna ses deux amies du regard qui haussèrent les épaules. Mais de quoi leur parlaient-ils ?
- Ne me dis pas que tu ne t'en souviens pas ! Demanda Draco
- Mais me souvenir de quoi ?
- Oh pauvre ! En tout cas, je chérirais ces souvenirs jusqu'à la fin de ma vie !
- C'est gravé dans nos mémoires. Déclara Blaise
- Mais vous allez me dire de quoi vous parlez ? S'énerva Daphnée
- Ben en plein milieu de la nuit, tu t'es pointée dans notre dortoir et tu as commencé une danse pas désagréable à regarder ! Expliqua Draco
- C'était très sexy même ! Je ne savais pas que tu avais ça en toi. Lui dit Blaise
- Qu… Quoi ? Bégaya Daphnée horrifiée
Elle se tourna aussitôt vers ses camarades de chambres. Cela ne pouvait pas être vrai !
- C'était ça ! Murmura Sevina pour elle-même mais tous l'entendirent.
- Quoi qui quoi ? Demanda Daphnée la voix tremblante.
- Ben tu t'es levée cette nuit. Tu marmonnais dans le noir puis tu es sortie du dortoir. Tu es revenue un peu plus tard. Je pensais que tu étais allé dans la salle commune mais visiblement tu as été t'amuser ailleurs. Répondit Sevina
- Mais… mais… Je ne me suis pas levée !
- Oh que si ! Tu nous as réveillées et crois moi, tu as de la chance que Sabriana nous ai interdit de te balancer tous les sorts qui nous passaient par la tête. Répondit Pansy de très mauvaise humeur.
Daphnée était au bord de la panique. Ça ne pouvait pas être vrai ! Jamais elle ne se serait livrée à un tel spectacle ! Elle regarda alors Sabriana qui mangeait rageusement son porridge, les yeux fatigués, signe qu'elle avait passé une mauvaise nuit. De plus, elle n'avait pas adressé la moindre parole ni regard à Daphnée depuis qu'elle était arrivée. Ce fut cette observation qui finit de convaincre Daphnée. Là, elle commença à paniquer. Ses amis la virent changer de couleur aussi vite que le ciel anglais. Son visage passa du rouge vif au blanc si pâle qu'on aurait pu la confondre avec un fantôme. Quelle honte ! Elle n'y croyait pas ! Qu'allait dire ses parents ? Elle ne pouvait pas se rabaisser au point d'Astoria qui n'avait aucune tenue ! Elle n'était pas du genre coincé contrairement à ce qu'on pouvait croire mais il y avait seulement certaines choses qu'elle aimait garder privé et partager seulement avec certaines personnes. Elle semblait sur le point de fondre en larmes de honte, de panique et de déception d'elle-même quand Théo se décida à intervenir.
- Daphnée ?
Mais celle-ci resta silencieuse
- Daphnée, il te raconte n'importe quoi, tu n'es jamais venue dans notre dortoir. Déclara Théo
Lentement, Daphnée tourna la tête vers Théo.
- Je n'ai pas… ? Bredouilla-t-elle à voix basse
- Non. Ils t'ont juste fait une blague. La rassura Théo avec un sourire
Daphnée se retourna vers ses quatre « amis ». Draco et Blaise lui adressèrent un sourire timide qui était mi- moqueur mi- soucieux de ce qui allait leur arriver. Tandis que Pansy et Sevina les fixaient le regard noir.
- On t'a bien eu non ? Ria Blaise
- Aller, c'était pour rire. Ajouta Draco
Mais tout les deux froncèrent les sourcils en voyant les regards noirs que leur adressaient Pansy et Sevina.
- Vous avez raison. S'exclama Daphnée joyeusement. C'était une bonne blague, je vous ai vraiment cru ! Ria Daphnée
- Oui, d'ailleurs Blaise aurait bien voulu que ce soit vrai ! Se moqua Draco
- Hey ! Il n'y a pas de mal à ça non ? Répliqua Blaise en lança un clin d'œil coquin à Daphnée qui leva les yeux au ciel.
- C'était une bonne blague. Continua Daphnée. Mais cependant, il manque une toute petite chose.
- Quoi ? Demanda Draco
- Ça !
Et le contenue de plat de porridge se répandit sur Draco et Blaise sans qu'ils n'aient le temps de comprendre quelque chose.
- Voilà, maintenant, c'est hilarant. Ria Daphnée qui fût vite suivit de Pansy et de Sevina.
- Bien fait. Leur adressa Pansy
- Bien joué Daphnée ! Je n'aurais vraiment pas apprécié non plus s'ils m'avaient fait le coup ! Dit Sevina
Draco et Blaise hésitait entre rire et admirer Daphnée qu'ils appréciaient toujours énormément ou bien fulminer contre Pansy et Sevina qui c'était joués d'eux pour obtenir leur vengeance tout en s'arrangeant pour faire croire qu'elles ne faisaient pas parties du complot.
- Depuis quand vous deux êtes amies ? S'étonna Daphnée
- On ne l'est pas ! S'empressèrent de répondre les deux concernées.
- Disons que parfois solidarité féminine et intérêt passent devant. Se contenta de répondre Pansy
- Hunh hunh. Dit Daphnée pas vraiment convaincue avant de voir que en effet, les deux se lançaient toujours des regards noirs. La trêve n'avait semblé durer que le temps de la blague des deux serpents.
Mais lorsqu'elle réfléchit à tout ce qu'ils lui avaient dit, elle se demanda brusquement si les deux rivales ne méritaient pas également un peu de porridge dans la tronche…
- Mais dis-moi Sevi, comment m'as-tu vu me promener si je ne suis jamais allé voir les garçons ? Demanda-t-elle sournoisement.
- Parce que tu t'es vraiment promené. Ça, ça n'était pas une blague.
- C'est vrai. Intervint Sabriana ouvrant enfin la bouche.
Elles lui résumèrent les événements de la nuit. Daphnée était de plus en plus perplexe. Et en plus de cela, elle ne savait plus que croire. Est-ce que cela faisait-il toujours partie de la blague ? Puis Théo vint éclairer son esprit en confirmant les dires de Sabriana.
- Comment tu peux le savoir ? Tu étais dans notre dortoir ? Demanda Daphnée avec de grands yeux effarés
- Mais non. Dit-il précipitamment un peu gêné. Elles nous ont tous raconté avant de venir ici.
Daphnée le crut immédiatement. Théo n'était pas genre à prendre part à ce genre de blague. Il lui raconta également les sourires mauvais de Blaise et Draco signe qu'ils avaient décidés de profiter de la situation. Les deux concernés furent anormalement silencieux en mangeant leur petit déjeuné tandis que Daphnée leur jeta un regard noir. Puis elle revint à ce qui la perturbait depuis quelques minutes.
- Mais je ne comprends toujours pas ! C'est bizarre, ça ne m'arrive jamais d'être somnambule !
- C'est vrai, ça fait 4 ans qu'on est dans le même dortoir et c'est la première fois. Confirma Sabriana
- Tu rêvais de quoi ? La questionna Théo
- Je sais plus.
- Peut-être quelque chose qui t'a contrarié ou quoi. Suggéra Sabriana
Daphnée ne comprenait vraiment pas.
- Vous ne me faite pas une blague hein ?
Mais un simple regard de Théodore Nott lui rappela que non. Puis elle se souvint d'un détail qui l'avait perturbé ce matin-là au réveil et qu'elle avait oublié. Peut être y avait-il un lien ?
- Dis Sevi, je me suis juste promenée cette nuit ? La questionna Daphnée
- Oui en marmonnant. Un moment j'ai cru que c'était simplement Millie.
- En marmonnant ?
- Oui, on comprenait rien à part à la fin où tu disais clairement j'y suis presque.
- Mais c'est pas possible ! J'étais possédé ou quoi ?
- Ha c'est une explication qu'on n'avait pas envisagée. Déclara Sabriana.
- C'est ralant je ne me souviens vraiment pas de quoi je rêvais.
- Mais je me demande quand même comment tu ne t'es pas réveillée. Se questionna Sevina
- Pourquoi ? Qu'est ce que vous avez fait ? Demanda Daphnée exaspérée
- Ben nous rien. A part allumer après que tu te sois cognée et…
- Après m'être cognée ? La coupa Daphnée
- Oui tu as dû te prendre une malle je crois. Lui répondît simplement Sevina
- C'était donc bien ça. Dit Daphnée dans un murmure.
- Laisse-moi deviner, tu as mal au pied ?
- Atroce. Se contenta de répondre Daphnée avec une grimace.
Sevina et Sabriana rièrent doucement avant de continuer leur petit déjeuné. Pansy et Millie discutaient ensemble, Blaise et Draco s'entretenaient à voix basse et semblaient préparer on ne sait quel coup, Théo toujours silencieux, lisait son livre d'arithmencie. Sabriana et Sevina parlait de leur traduction de runes qu'elles comptaient faire dans l'après-midi et Daphnée était toujours perdue dans ses pensées. Jamais il ne lui était arrivée un truc pareil. Une sensation nouvelle s'insinua en elle. Une sensation de non contrôle qu'elle n'aimait pas du tout et qu'elle avait combattu à tout prix toute sa vie.
XXX
Severus Rogue apparut dans la Grande Salle seulement au déjeuné. Et au grand malheur des élèves, il n'avait plus le ballon voletant légèrement au dessus de sa tête. Le matin, il ne s'était pas rendu au petit déjeuné car il était toujours présent suivant chacun de ses gestes. Mais il avait disparu dans le courant de la matinée, fort heureusement. Une fois assis, il lança un regard noir aux élèves qui furent déçus de ne plus apercevoir le ballon avant de se servir de bacon et de toasts. A peine son déjeuné entamé, qu'une chouette vient se poser devant lui, un morceau de parchemin accroché à sa patte portant le nom de Severus Rogue. Suite à sa mésaventure de la veille, il réfléchit longtemps avant de prendre le parchemin. Il lança par précaution un sortilège destiné à détecter un quelconque sort puis un hululement indigné de la chouette lui indiqua qu'elle n'appréciait pas du tout qu'on la fasse attendre et qu'en plus on se méfie de sa livraison.
- Ça va, ça va. S'empressa de grogner le professeur Rogue
Le chouette lui lança un regard noir que Rogue lui rendit sans attendre.
- Fiche-moi le camp, j'ai rien pour toi ! La renvoya sèchement Rogue.
Le volatile s'envola non sans lancer un cri strident. Les yeux du maître des potions se posa sur le petit bout de parchemin qui se trouvait toujours dans sa main. Le visage toujours neutre, il l'ouvrit et lu l'unique phrase qui y était écrit.
« J'espère que mon cadeau d'anniversaire t'a plût ;) »
En effet, le maitre de potions n'avait même pas fait le lien (stupide qu'il était) mais il avait reçu le ballon le jour de son anniversaire…
Il froissa le parchemin qu'il bourra dans sa poche avant de continuer son déjeuné sans rien montrer.
XXX
Severus Rogue était dans son bureau. Il comptait passer une partie de son après midi à corriger des copies. Mais il avait trop de choses en tête et commença à faire les 100 pas. Chose qui ne lui était plus arrivé depuis l'époque du Seigneur des Ténèbres, soit 13 ans auparavant.
Il ne parvenait pas à se concentrer. Sevina occupait ses pensées de plus en plus souvent malgré ses efforts pour l'en expulser. Il réfléchissait donc à sa frangine et a son comportement et leur relation. Il était complétement perdu. Elle l'énervait toujours autant, la tension était toujours présente mais ne parvenait plus à lui crier dessus. Et ça, il ne le comprenait pas.
Elle faisait tout pour le rendre dingue. Avec ses petits sourires niais, son ton faussement enjoué, ses remarques insolentes. Lui qui avait toujours réussi à terroriser ses élèves, ne le parvenait pas avec Sevina. Il semblait sans effet sur elle.
Il l'avait bien sous-estimé. Une fois de plus, il s'interrogea sur son passée. Elle avait un caractère fort et son esprit semblait imperméable à toutes remarques. Elle est bien plus forte qu'il ne le pensait. Il avait bien entendu compris qu'elle s'était moquée de lui pendant ses retenues, qu'elle ne le craignait pas du tout. Ce qui eut comme résultat qu'il aille beaucoup trop loin et qu'il reproduise son propre vécu sur elle.
Aussi exceptionnel que ce fût et surtout extrêmement dur, Severus Rogue admit qu'il s'était royalement planté avec sa frangine.
Il n'aimait pas penser à son enfance et pourtant il y était forcé car sans le vouloir, il avait reproduit sur Sevina le comportement qu'avec eut son père avec lui.
Il avait honte, il se dégoutait. Il haïssait ce monstre ! Et il n'était pas mieux. Il ne savait pas ce qu'avait enduré Sevina. Il était vite parti de la maison familiale. Il ne l'avait pas vu grandir. Pourtant sa haine contre elle avait, elle, grandie d'année en année. Il était en colère et ne lui avait jamais pardonné ce qu'elle avait fait.
Mais désormais, il était perdu ! Il ne savait plus quoi penser de Sevina ! Oui il lui en voulait toujours. Mais au point de se comporter de la sorte ?
- Non.
La réponse lui était venue naturellement. Non, elle n'avait pas mérité cela.
Il était tiraillé entre une multitude de sentiments, chose qui ne lui arrivait jamais. Sa haine envers son père, la solitude et chagrin de son enfance, sa haine envers Sevina, sa haine envers lui-même, du remords sur son comportement, son exaspération envers Sevina qui le provoquait sans cesse, et enfin, un sentiment qu'il ne parvenait pas à qualifier…
XXX
Des arbres ! Elle courait parmi eux, ravie de les avoir atteints. Après un petit temps, elle en aperçut un facile à escalader. Elle se issa sans problème dans ses hautes branches et continua sa course en altitude passant d'arbre en arbre. Les cris résonnaient toujours derrière elle mais semblaient s'estomper. Elle était plus rapide. Elle s'arrêta un instant pour voir si on distinguait toujours ses poursuivants. Il lui semblait que non mais les entendait toujours. Puis un rugissement leur parvint. Un long et fort rugissement. Si fort que Sevina du se plaquer les mains sur les oreilles, se privant alors d'un atout dans son équilibre précaire. Le rugissement continua et fût suivit d'un immense fracas comme si un arbre venait d'être déraciné et de tomber faisant trembler la terre. Sevina qui ne se tenait plus avec ses mains vacilla dangereusement en haut de son arbre. Vraiment dangereusement.
Elle ouvrit les yeux. Il faisait noir. Autour d'elle, il y avait de long rideaux vert bouteille. Sevina était dans son lit à Poudlard. Elle prit une profonde respiration et se rendormie.
XXX
C'était officiel. Le dimanche faisait partie d'un des jours les plus polaire de l'année. Les élèves étaient tous cloîtrés à l'intérieur bien au chaud dans leur salle commune ou salle d'étude et bibliothèque pour s'occuper ou bien travailler car semaine de rentrée ou pas, les professeurs ne s'étaient pas privés de leur donner une tonne de travail à faire. Et les quelques élèves qui se promenaient dans les couloirs étaient rudement emmitouflés dans leur grosse cape d'hiver et d'épaisse écharpe en laine.
Cependant dans un couloir du deuxième étage, les jumeaux Fred et George Weasley jubilaient d'impatience.
- Ça va être énorme ! S'exclama Fred
- Hâte de voir sa tête.
- C'est bien maintenant qu'ils lui ont donné rendez-vous, tu es sur ?
- Oui t'inquiète pas, j'en suis sur. Confirma George
- Oh ça va être épique.
- Vite j'entends du bruit, allons-nous cacher. Il y a une alcôve derrière cette tapisserie. Si on remonte jusqu'à nous, on est mort.
- On remontera d'office jusqu'à nous. On est les seuls à oser faire ça... Fit remarquer George
- Allez viens vite. Voilà. Attention... Annonça Fred
XXX
Sevina marchait dans les couloirs d'un pas rapide et décidé.
Maudissant Flitwick d'avoir eu cette idée saugrenue. Elle fit dégager des 2èmes années de Poufsouffle qui étaient sur son chemin. Ils servaient vraiment à rien ceux-là...
Même les Gryffondors savaient se rendre utile en étant leurs cibles préférées pour leurs blagues. Elle arriva à l'entrée du couloir où se trouvaient les escaliers qui menait au couloir de la salle de sortilège et sa mauvaise humeur monta d'un cran... Puis en réfléchissant bien, cela pouvait justement l'aider à se changer les idées... Décidée, elle apostropha l'élève qui se trouvait plus loin dans le couloir.
- Hey Londubat !
Le rouge et or se retourna et trembla légèrement.
- Qu'est ce que tu veux ?
- La seule question à poser, c'est s'avoir si c'est ton jour de chance. Alors, fumier, c'est ton jour de chance aujourd'hui ?
- Qu'est ce que tu me veux ? Répéta le lion tremblotant.
- Te dire que c'est ton jour de chance. Tu me fais tellement pitié que ça ne vaut même pas la peine que je perde mon temps avec toi.
Le rouge et or resta immobile, stupéfait et surpris.
- Allez avance ! Tu bloques le passage.
XXX
- Allez. Viens vite. Voilà. Attention... Annonça Fred
Ils sortirent discrètement la tête de leur cachette pour observer la scène. Ils virent un élève descendre les escaliers mais à peine arrivé à la 3eme marche, il se transforma en toboggan géant. Tandis qu'il dévala la pente, de la glue et pour finir des plumes tombèrent du ciel pour le recouvrir. Il arriva enfin en bas et fut accueillis par un immense jet d'eau ainsi qu'une voix sortie de nulle part.
- Oh la belle poule mouillée
Tremblotant, il se leva tandis qu'un rire se fit entendre. Les jumeaux Weasley essayèrent de l'étouffer quand ils remarquèrent que ce n'était pas le leur qu'on entendait. Ils ressortirent leur tête de leur cachette et virent Sevina entourée d'une bulle protectrice descendre à son tour le toboggan qu'elle avait nettoyé.
- Mais... Commença George
- Mais... fit également Fred
- Qui est ce qui... Bredouilla George surpris
- Oh merci pour ça. J'ai adoré sa tête et les vôtres aussi. Ria Sevina.
- Mais qui... s'étonna Fred
- Oh Neville ! S'écria George en reconnaissant l'ami de son frère.
- On est désolé !
- Moi pas. Ria Sevina
Londubat était au bord des larmes et tremblait de tout son corps.
- Oh ne pleure pas boulette ! Pleurer n'a jamais fait maigrir tu sais ? Lui balança Sevina
- On est désolé, Neville. Ce n'était pas pour toi. Lui dit Fred
- Ma chance m'a abandonné aujourd'hui... bredouilla Neville
- La seule chose qui ne t'abandonnera jamais, c'est ta graisse. Marmonna Sevina pour elle même.
- Toi, t'es qu'une sale Serpentarde. S'écria Fred.
- Oh merci ! S'exclama-t-elle joyeusement. Mais tu sais il y a aussi quelque chose de merveilleux dans tes yeux ! Déclara soudainement Sevina en fixant Fred
- Hey c'est moi le plus beau ! Rétorqua George qui fut ignoré
- Ha mais c'est mon reflet ! Termina Sevina d'un air de satisfaction
- T'es vraiment… Commenca Fred
- Qu'une Serpentarde. Finit George pour qui c'était la pire insulte.
- Et vous des Gryffondors, je ne m'en vanterais pas si j'étais vous. Vous attaquez ceux de votre propre maison, vraiment ce n'est pas très gentil ça. Dit-elle avec un ton faussement réprobateur.
- Tu n'oserais pas retourner nos blagues contre nous ! S'écria Fred
- On est meilleur que toi à ce jeu là ! Affirma George
- Trop tard, je l'ai déjà fait. Et la différence entre vous et moi, c'est que moi, j'ai la classe. Les acheva-t-elle en reprenant son chemin.
Elle devait bien l'avouer, les jumeaux Weasley étaient de bons farceurs. Et ils lui avaient permis d'être un peu moins de mauvaise humeur. Enfin bref, tout ça, l'avait mise en retard pour son rendez-vous avec Flitwick et McGo... Pff en quoi ça les regardait si son animagus avait un lien avec la maîtrise des éléments ? C'était stupide. Le feu était l'élément qu'elle maîtrisait le moins bien... C'était assez éloquent pour elle. Et tout ça pour quoi ? Pour savoir, si c'était légale qu'elle l'utilise pendant le tournoi ! Si on ne pouvait même plus se servir de ses atouts pour sortir de là indemne, où allait le monde franchement...
Et voilà !
Le prochain chapitre arrive je ne sais pas quand. Je repars et je rentre le 23 mais je ne sais pas si le prochain chapitre sera prêt. Désolé d'avance.
