- Où est Madame? Demanda Le Seigneur Soloren aux servantes qui secouaient les draps dans la chambre.
Elles cessèrent leur mouvement et s'inclinèrent respectueusement.
- Dans la cour, monseigneur, répondit Rose en baissant les yeux. Avec le maître d'armes.
- Avec le…?
Kylopold ne termina pas sa phrase, tourna les talons, et descendit d'un pas vif l'escalier en colimaçon qui menait de la tour à la petite cour d'apparat.
Il s'arrêta en bas de l'escalier, fasciné.
Irène -Rey- portait une tenue d'homme, culottes et chemise de lin. Elle avait noué par dessus une longue écharpe, certainement pour que le drapé ne gêne pas les mouvements de l'épée à deux mains qu'elle brandissait fièrement. Ses cheveux étaient remontés en trois chignons épais noués sur l'arrière de sa tête au moyen de rubans de velours.
Le Maître d'armes, un vieillard barbu, - l'oncle de Kylopold- effectuait une démonstration de combat ; et chose surprenante, Rey paraissait avoir le dessus.
Kylopold referma la bouche.
C'était contraire à toutes les traditions du Premier Ordre, mais Rey était une princesse des Sables… et elle avait visiblement été instruite aux armes en plus du reste. A la réflexion, un royaume au territoire aussi hostile ne pouvait probablement pas se permettre de se passer de la moitié de sa population lorsqu'il fallait prendre les armes. Les femmes étaient visiblement des soldats comme les autres.
Rey se battait vigoureusement, le souffle court, les joues rouges. Des perles de transpiration luisaient sur ses tempes.
Kylo sentit le désir monter au creux de ses reins. Combien de temps tiendrait-elle face à un soldat comme lui? Avait-elle de la force dans les bras? Son oncle, le Maître d'Armes, retenait-il ses coups?
Il s'avança dans la cour, dénouant la cape qui couvrait son épaule droite et la laissant tomber derrière lui. Arrivé à hauteur du vieillard, il fit un geste et ce dernier lui remit son épée.
Rey, à la vue de son époux, recula respectueusement et s'inclina dans une petite révérence.
- Redressez vous, Madame, ordonna le jeune Seigneur. Et montrez moi vos talents à l'escrime.
- Monsieur, j'ai peur que…
Kylo s'avança, un sourire narquois sur les lèvres :
- Peur, Madame? D'abîmer vos jolies mains?
Rey redressa la tête, le regard dur :
- De vous blesser, Monsieur.
Il eut un rire soudain, soufflé de son audace :
- Me blesser?! Je surmonterai les caresses de votre lame, je vous l'assure.
- Je n'en doute pas. Mais votre orgueil s'en remettra-t-il? Vos sujets pourraient rire d'un souverain vaincu par son épouse.
Elle se moquait de lui. La princesse vulnérable et effrayée de la veille, prisonnière du protocole, avait laissé place à une amazone pleine de fougue et d'insolence. Il sentit son sexe durcir. Il avait hâte de la dominer… en public comme en privé.
- Nous verrons. Répondit-il en levant son arme.
Autour d'eux, les serfs, palefreniers, serviteurs et servantes, ouvrières et artisans divers avaient cessé de respirer. Tous les regards étaient tournés vers le nouveau souverain qui s'apprêtait à affronter en duel sa nouvelle épousée, grimée en homme. C'était un spectacle inhabituel.
Rey chargea, et Kylo fut surpris de sa vitesse et de sa vivacité. Il para facilement le coup, faisant pivoter son arme d'un mouvement souple du poignet. Mais elle revint aussitôt à la charge et leurs lames s'entrechoquèrent. Rey était aussi vive et vigoureuse que Kylo était puissant et précis. Ses gestes se voulaient techniques, maîtrisés. A l'inverse, Rey semblait se battre à l'instinct.
Leur combat ressemblait à une danse.
Elle para un coup et les gardes de leurs armes se bloquèrent. Rey serra les dents pour résister à la force brute de son adversaire, qui pressait contre sa lame de toute sa puissance.
Pas mal pour une souris des sables, dit-il. Vous pourriez devenir une vraie combattante si je vous enseignais.
- Je… suis déjà…. une vraie combattante, souffla Rey, résistant avec difficulté à ce bras de fer.
Il sourit, et obéissant à une impulsion, posa sa bouche sur celle de sa femme, par dessus leurs lames tremblantes. Elle avait un goût salé et il sentit son sexe réagir. Il avait envie d'elle.
Avait-elle envie de lui? Elle ne lui rendait pas son baiser.
Soudain, elle se détacha de lui, lâchant son épée, et Kylo, surpris, perdit l'équilibre. Il bascula en avant alors que Rey pivotait hors de sa portée et d'un grand coup de pied, le projetait au sol.
Il percuta la dalle, étourdi par le choc et Rey s'empara de l'arme qu'il venait de lâcher ; le dominant de toute sa hauteur, elle en plaça la pointe entre ses omoplates.
Il grimaça, n'osant plus bouger. Son sourcil saignait abondamment, un filet rouge et poisseux inondait son œil droit et sa joue.
- Alors, puissant Seigneur, siffla Rey. Souhaitez vous que je vous donne des leçons?
- Vous paierez pour ça, cracha Kylo, repoussant l'épée pour se relever.
Rey le laissa faire, reprit son arme, recula d'un pas, et effectua une révérence. Elle avait retrouvé son attitude de modeste épouse.
Kylo, s'il n'avait pas eu le cœur battant d'avoir subi une telle humiliation, aurait été abasourdi par la métamorphose : celle qui était timide et farouche dans l'intimité devenait redoutable et impitoyable sur les champs de bataille.
Mais sa préoccupation immédiate était autre. Il referma le poing sur son épée.
- Dans vos appartements. Immédiatement! Ordonna-t-il. Et changez vous, cet accoutrement est… inacceptable.
Il tourna les talons et entra à grands pas à l'intérieur de la tour. On l'entendit crier après ses serfs, réclamant de l'eau et des linges pour sa blessure.
Rey était assise sur sa banquette, les cheveux dénoués et vêtue seulement de la longue chemise de voile qu'elle portait sous ses robes, lorsque son mari fit une entrée fracassante dans sa chambre, claquant les portes contre le chambranle.
Rose, qui était occupée à lui laver le visage avec une éponge douce, sursauta si fort qu'elle en lâcha son baquet d'eau savonneuse. Le parquet fut inondé.
Rey se leva, redressant le menton d'un air de défi.
- Sortez! Ordonna Kylopold à la servante, qui balbutia des excuses, fit une révérence maladroite, et s'échappa en courant de la pièce.
Kylo s'arrêta devant son épouse, et prit le temps de la toiser de la tête aux pieds, vulnérable et charmante dans sa chemise transparente.
Puis soudain, il lança la main et lui infligea une superbe gifle. Rey manqua de perdre l'équilibre, la bouche ouverte de surprise, et d'un geste vif, tendit la gifle à son mari.
Elle avait frappé si fort que sa main lui fit mal.
Kylo se toucha la joue, incrédule.
- Vous… vous m'avez frappée! Balbutia-t-il, sentant sa peau cuire sous ses doigts.
- Levez de nouveau la main sur moi et je vous le ferai payer, rétorqua Rey, les lèvres frémissantes.
- Je suis votre mari! Votre seigneur et Maître! Vous me devez respect et obéissance!
- Et moi je suis La Princesse Rey de la Fédération des Sables, et vous baisserez les yeux en vous adressant à moi, Benoît Soloren!
Ses yeux dorés lançaient des éclairs. Kylo saisit d'un seul regard l'appel de son corps : ses joues rouges, de colère ou de douleur ; sa poitrine aux tétons pointant sous la chemise, s'élevant et s'abaissant au rythme saccadé de sa respiration ; ses poings serrés, aux jointures blanchies de colère ; l'ombre de sa toison pubienne, qu'il devinait sous le voile.
Le sang afflua dans son bas ventre, une sensation violente noua ses intestins. Il avait épousé une déesse. Soit il la tuait, soit il la possédait, ici et maintenant.
Rey sursauta lorsqu'il franchit l'espace qui les séparait, saisit son visage à deux mains et écrasa sa bouche sur la sienne.
Elle demeura figée, ne sachant pas comment réagir. Son corps tremblait encore de peur, et de colère. Il l'avait frappée, parce qu'elle l'avait humilié au combat devant leurs serfs. Que signifiait ce baiser? La dispute était-elle terminée?
La langue de Kylo forçait pour entrer dans sa bouche. Il avait le souffle court et quelque chose de dur, à hauteur du nombril de Rey, qui frottait contre son ventre.
Elle entrouvrit les lèvres et l'invita en elle, hésitant sur la méthode pour lui rendre son baiser. Puis elle osa tendre la langue à son tour, pour le caresser dans sa bouche, et la sensation déclencha quelque chose de nouveau en elle. Un filet incandescent descendit dans son ventre, remua sous son nombril, éveilla son pubis et soudain elle sentit dans sa vulve une tension inconnue. Presque une gêne. Elle serra les cuisses.
Timidement, elle leva les mains pour les poser sur le torse de son mari, du bout des doigts, n'osant pas le toucher.
Il retira les mains qui tenaient son visage en coupe, et sans la quitter des yeux, glissa alors un bras dans son dos, un sous ses genoux, et la souleva dans ses bras aussi facilement qu'il l'aurait fait d'une poupée. Rey s'accrocha à sa nuque pour ne pas tomber et ne le relâcha que lorsqu'il la déposa, délicatement, sur le lit.
Le regard de Kylo était brûlant ; celui de Rey était craintif. Elle était de nouveau en situation de faiblesse.
Elle détourna les yeux lorsqu'il retira son pourpoint, puis sa chemise, lui exposant ses épaules et la ligne musclée de son ventre. Un fil de poils bruns, drus, partait de son nombril et s'élargissait jusqu'à la ceinture de ses chausses.
- Allez vous me violer? Murmura Rey, sentant des larmes monter dans sa gorge.
Kylo se figea, soudain dégrisé :
- Je ne vous prendrai jamais, jamais vous m'entendez, contre votre gré. Je veux au contraire que vous me suppliez de vous faire l'amour. Pour cette fois, et pour toutes les prochaines.
Il aurait espéré la rassurer, mais elle se tordit les mains :
- Est-ce que ça va de nouveau me faire mal?
Il s'avança alors, caressa son visage. Elle eut un mouvement de recul lorsqu'il avança sa main, comme si elle craignait de prendre un nouveau coup. Très lentement, il déposa sur ses lèvres un nouveau baiser.
- Je suis désolé pour hier soir. Je n'avais pas le choix. J'aurais aimé que notre première fois se déroule autrement. Nous avons tout notre temps désormais. Vous n'aurez plus mal, j'en fais le serment.
Rey se détendit un peu, mais elle peinait à croire à ces belles paroles. L'expérience de la veille avait été cuisante. Elle n'imaginait pas que ça puisse ne pas lui faire mal et encore moins, le supplier de recommencer.
- Déshabillez vous, dit-il doucement, et elle leva vers lui des yeux craintifs.
- Je ne vais pas vous faire mal, dit-il. Si vous voulez que j'arrête, dites le moi. Je promets de respecter votre décision.
Elle acquiesça, les lèvres pincées, et entreprit de retirer sa longue chemise. Kylo saisit l'ourlet et l'aida à la passer par dessus sa tête.
Lorsqu'elle fut nue, assise au bord du lit, elle se couvrit la poitrine des deux bras, rougissante. C'était la première fois qu'elle se montrait à un homme.
À gestes doux, Kylo lui écarta les poignets, pour lui permettre de l'admirer. Elle avait des taches dorées sur les épaules, sur la naissance de ses seins, et de petits tétons roses qui pointaient dans sa direction. Il eut envie de les lécher, mais c'était trop tôt. Il lui faudrait attendre.
- Madame, dit-il, Aphrodite elle-même ne possède pas votre beauté.
Il s'assit sur le lit, adossé au mur, torse nu mais portant toujours ses culottes de toile, et lui fit signe de le rejoindre.
- Venez près de moi. Je promets de ne pas vous blesser.
Rey obéit, nue et intimidée. Elle s'agenouilla face à lui.
Tendant la main, il l'attira dans ses bras. Elle trouva une place entre ses genoux, adossée à son torse. Ainsi installée, sa gorge, sa poitrine, son ventre et son sexe étaient exposés.
Kylo posa doucement les mains sur ses hanches.
Elle sursauta.
Il murmura dans son oreille :
- Fermez les yeux, respirez profondément, et dites moi ce que vous ressentez.
Elle ferma les yeux. Il embrassait des cheveux, Le lobe de son oreilles, ses lèvres chaudes, et humides, descendaient contre sa nuque, et elle frissonna. Les mains de son mari, immenses, caressaient délicatement la courbe de ses hanches, le plat de son nombril, remontaient sur ses côtes. Elle frémit lorsqu'il toucha ses seins, et elle ouvrit les yeux, surprise.
- Chhhhhhhh, souffla-t-il. Détendez vous. Que ressentez vous? Décrivez le moi.
Rey hésita. Comment trouver les mots? Que voulait-il savoir?
- Votre bouche dans mon cou me… me donne des frissons, commença-t-elle. Vos mains sont chaudes, elles laissent une empreinte sur ma peau, et elles -oh!
Il venait de saisir ses tétons entre ses doigts, sans les pincer, sans violence, mais elle avait sursauté.
- Continuez, fit-il contre son oreille.
- Je ne sais pas, balbutia Rey. Je n'ai pas les mots. Vous me touchez en haut et j'ai chaud…en bas.
- Votre sexe chauffe?
- Ou...oui, hésita Rey. Je… je crois que j'ai fait pipi.
Il sourit contre sa nuque.
- Non, ne vous inquiétez pas. Vous avez senti couler quelque chose? Quand je fais ça?
Joignant le geste à la parole, il fit rouler les tétons entre ses doigts, et Rey se cambra contre lui.
- Oui!
- C'est bien, fit simplement Kylo. Alors n'ayez pas peur, je vais mettre ma main. Je ne vais pas vous faire mal.
Abandonnant le sein qu'il avait caressé avec tant de volupté, il descendit le plat de sa main contre les côtes de son épouse, sur son nombril, puis mêla ses doigts à la douce toison bouclée qui couvrait son pubis et les replis de son sexe. Elle était chaude, et humide, une expérience différente de la veille. Il sentit sa poitrine monter et descendre au rythme apaisé de sa respiration.
Il tenait Rey entre ses doigts comme un musicien caresse un violoncelle. Le souffle de la jeune fille était une musique à ses oreilles.
Elle poussa un cri et se tortilla pour chasser sa main lorsqu'il toucha la peau sensible qui couvrait son clitoris. Kylo retira sa main, lécha son majeur, et redescendit entre ses cuisses.
- Laissez moi faire, dit-il. Si ça vous fait mal, j'arrête.
Rey rejeta sa tête en arrière, n'osant pas ouvrir les genoux. C'était trop transgressif pour elle. Mais Kylo appuya doucement sur sa cuisse du plat de la main, l'encourageant à se laisser aller. Il embrassait la peau tendre de son cou, mordillait le lobe de son oreille. Elle frémit de délice.
La main de son mari trouva sa fente, s'y glissa doucement. La respiration de Rey accéléra, alors qu'elle se faisait violence pour ne pas resserrer les jambes et le chasser. Il allait tout doucement, caressant avec douceur le bourgeon dissimulé sous les replis. Elle en eut le souffle coupé et se redressa, ne sachant comment réagir à cette sensation nouvelle.
- Oh Kylo! S'exclama-t-elle,
- Vous voulez que j'arrête?
- Non! Non, continuez!
Elle ne le vit pas sourire. Elle avait les yeux fermés et la bouche ouverte, se concentrant sur une partie de son anatomie qu'elle découvrait pour la première fois. Il continua le mouvement de son doigt, lentement, avec douceur, tout en caressant son sein de la main gauche. Elle était cambrée contre lui et il avait le nez rempli de son parfum, la langue inondée de sa saveur. Rey était détendue, à présent. Ses jambes s'étaient ouvertes naturellement, laissant plus de place pour sa main. Le majeur de Kylo vint appuyer sous le clitoris, et Rey gémit à ce contact, puis descendit plus bas encore, sur l'ouverture de son vagin. Elle était humide, trempée de ses caresses, et il déposa lentement son doigt sur l'entrée, sans s'enfoncer, juste pour lui signifier sa présence. Elle tressaillit et il la sentit se contracter. Elle était réceptive, et il continua sa stimulation, en petits cercles, sans chercher à la pénétrer. Contre sa main, les hanches de Rey se mirent à bouger, timidement. Une ondulation spontanée, qui changea la pression et la surface en contact avec son doigt et lui arracha de nouveaux soupirs.
Kylo avait une envie démente, un besoin viscéral, de la pénétrer, de lui faire l'amour à nouveau. Elle était détendue et trempée. Ça glisserait tout seul. L'expérience serait bien différente de la veille et agréable pour tous les deux, il en était convaincu. Mais il ne voulait pas l'effrayer... Vouloir aller trop vite pourrait ruiner la confiance qu'il était en train d'établir avec elle.
Son pénis en érection, prisonnier de ses vêtements, frottait douloureusement contre la toile de ses chausses. Il fallait qu'il se soulage, c'était insoutenable. Chaque ondulation de Rey frottait contre sa verge et empirait son désir pour elle. Allait-il souiller son vêtement comme un adolescent, incapable de résister à la vision, d'un érotisme dément, de cette femme nue se pâmant dans ses bras?
Il libéra alors le sein de Rey, qu'il avait caressé et titillé avec soin depuis l'instant où elle avait pris place dans ses bras, et déplaça son bassin pour saisir sa verge dans son poing, sans se déshabiller.
Ses mains échangèrent leurs places. La gauche se glissa contre la vulve, chaude et humide, de sa femme ; la droite à l'intérieur de son pantalon, où il commença à se masturber lentement.
Rey sentit le changement de rythme, de mouvement, et se déplaça sur le côté pour voir ce qu'il faisait. Elle rougit violemment en devinant la forme de sa verge contre le tissu.
Ça aussi, c'était nouveau pour elle. Elle tourna la tête et initia un nouveau baiser, cherchant les lèvres de Kylo avec sa langue. Elle dégusta sa bouche, appréciant le contact de leurs langues, de cette main sur le secret de son corps, et prise d'une audace nouvelle, elle déposa sa propre main sur celle de Kylo, qui montait et descendait sous son pantalon.
Kylo laissa échapper un son, dans sa bouche. La main de Rey sur la sienne, accompagnant son mouvement, était la démarche la plus érotique qu'elle ait entreprise à ce jour. Avec lenteur, pour lui laisser le temps de changer d'avis, il prit la main de Rey dans la sienne et la déposa sur sa verge brûlante, l'encourageant à le caresser. Rey baissa les yeux pour le voir. C'était donc ça, qui lui avait ouvert le ventre, la veille. Pas étonnant qu'elle ait eu si mal, c'était gros comme le pommeau de son épée! Mais vu d'ici, au chaud dans les bras de son mari, ce n'était ni laid, ni menaçant. Elle trouva amusante la forme de champignon du sommet, lisse et moelleuse, avec le fil de liquide visqueux et transparent qui s'en échappait. Kylo l'incita à refermer sa main et la guida, de haut en bas, en faisant glisser sa peau. Rey se sentir réagir à ce contact. Sa vulve se contracta. Le mouvement de sa main sur le sexe de Kylo faisait écho à celui de Kylo sur son propre sexe.
Kylo la fit doucement pivoter dans ses bras, jusqu'à se trouver face à elle plutôt que dans son dos, elle tenait son pénis à deux mains, en découvrait les détails et les nuances, tandis que lui pouvait l'embrasser à pleine bouche tout en continuant de la masturber avec tendresse. La tentation était grande d'enfoncer son doigt, mais il avait peur de lui faire mal.
- Madame, dit-il, laissez moi vous lécher.
Rey rit, comme s'il venait de faire une blague.
- Me quoi?
- Remplacer ma main par ma bouche.
- Vous plaisantez! S'exclama Rey. Vous ne comptez pas mettre votre bouche… là?
- J'arrêterai à l'instant où vous me le direz, répondit Kylo, qui l'aida à s'allonger sur le dos et fit glisser sa bouche sur sa peau.
Rey cria lorsqu'il referma les lèvres sur son sein, pinçant le téton. Kylo se figea, attendant qu'elle l'autorise à continuer.
- Oh! Soupira-t-elle… encore!
Il reprit. Il embrassa, lécha et suça longuement, sentant de sa main son vagin réagir aux stimulations. Elle était au bord de la rupture, mais elle ne le savait pas.
Alors il descendit, la contraignant à relâcher son pénis, et écarta ses cuisses pour y passer la tête.
Les poils bouclés de son de sexe étaient luisants de ses sucs, et ouvrant la bouche, il glissa une langue gourmande sur toute la hauteur de sa fente, de bas en haut.
- Mon Dieu! S'écria Rey, en se redressant sur les coudes, refermant les cuisses sur la tête de Kylo.
Il les repoussa des deux mains et reprit sa dégustation, léchant ses plis avec délice. Il glissa la pointe de sa langue à l'entrée de son vagin, s'attardant sur cet anneau si étroit, si sensible, traumatisé de la veille. Comme pour l'apprivoiser, l'habituer à lui. Rey était retombée sur le lit et ondulait contre sa bouche, en respirant fort. Ses doigts se crispaient dans les draps. Kylo savait que son plaisir montait. Il le sentait aux contractions de son sexe, au jus qui inondait sa bouche, à la rougeur de sa vulve et au renflement du clitoris, désormais bien visible. Il aurait vendu son âme pour la pénétrer et jouir en elle, mais il se retint. Il avait toute la vie pour ça. Ce soir, ce n'était pas de lui dont il était question.
- Kylo, Kylo, arrêtez, c'est trop! C'est trop! Souffla Rey, et il releva le visage :
- Qu'est-ce qui est trop?
- La sensation…Ça. Quelque chose monte, je crois que ça va me faire mal. Ça… ça dévore mon ventre.
- Ça ne va pas vous faire mal, ma chérie. Mais si vous devez crier, ne cherchez pas à vous retenir.
- Je… si ça monte encore, mon corps va rompre, souffla Rey, qui ne savait pas comment décrire son inquiétude.
- Laissez moi continuer. S'il vous plaît. Voir ce qu'il se passe si on laisse monter?
Il avait bien une idée, mais il voulait lui laisser découvrir par elle même.
Elle écarta encore les jambes, relevant naturellement les genoux, et Kylo plaça les mains sous ses fesses. Ainsi positionné, il aspira son clitoris entre ses lèvres.
Rey poussa un long feulement rauque, la tête en arrière, visiblement au bord de la syncope. Son corps convulsait. Kylo continua au même rythme, léchant vite, et fort, le bouton du clitoris de la pointe de sa langue.
- Oh Mon Dieu, je… mon dieu, je monte! Kylo, oh mon Dieu Kylo -
Elle ne parvint pas à articuler une phrase. Son corps s'arquebouta et elle poussa un long cri, aigu, la gorge offerte et les yeux clos, alors que le premier orgasme de son histoire secouait son corps. C'était orange. Un éclat éblouissant derrière ses paupières, la pièce devint blanche et elle eut peur de perdre connaissance.
La sensation était inconnue, et d'une intensité peu commune. Elle se mit à trembler et se recroquevilla, frémissante, encore secouée et dans l'incompréhension absolue de ce qui venait de lui arriver.
Kylo remonta contre elle et la serra dans ses bras.
Il embrassa ses cheveux et l'aida à retrouver son calme.
- Je suis là. Tout va bien. Tout va bien. Vous êtes merveilleuse, Rey. Vous avez été parfaite.
- Qu'est-ce que… que m'avez vous fait?
- Vous avez aimé?
- Je… oui je crois. Mais… je me sens enflée, et… je ne sais pas.
« Vous avez envie de faire l'amour » songea Kylo, mais il garda cette réflexion pour lui.
Il tira le drap sur sa femme. Sa poitrine montait et s'abaissait lentement.
Lorsqu'il fut certain qu'elle dormait, il libéra enfin son érection et entreprit de se masturber, avec violence. Il avait besoin de jouir, de se soulager. Le goût de son orgasme sur sa langue le rendait fou. Allongé sur le dos, il se donna du plaisir, vigoureusement, en songeant à la sensation que ça serait de la pénétrer enfin. Quand elle le supplierait de le faire. Il la pénétrait comme pour la vénérer et ce serait glorieux. Elle crierait de plaisir, elle s'accrocherait à ses hanches, elle accompagnerait le mouvement et lui crierait de marteler plus vite, plus fort.
Alors il placerait le pouce sur son clitoris et la ferait jouir autour de son sexe, ce qui l'emporterait à son tour…
Il poussa un râle, donnant quelques coups erratiques du bassin dans son propre poing alors que l'idée de Rey jouissant sur sa verge déclenchait son propre orgasme. Son éjaculation lui souilla la main, et le ventre.
Il s'essuya avec l'éponge qui avait lavé le visage de sa princesse, un peu plus tôt.
Enfin soulagé, il se glissa contre elle et lui embrassa les cheveux.
- Je vous aime, Lady Rey Soloren du Premier Ordre, chuchota-t-il. Et je gagnerai votre amour, dussé-je y laisser ma vie, ma fortune et mon honneur.
Dans ses bras, Irène endormie poussa un soupir d'aise.
