Tous les visages de l'assemblée se tournèrent vers elle lorsque Lady Soloren entra dans la salle du conseil.
L'archevêque Snoke était assis en bout de table, présidant les débats. À sa droite, le Seigneur Kylopold. À sa gauche, le ministre Huxley. En bout de table, loin de l'épicentre des conversations et près de la porte, était assise la Reine-Mère Organa, autrefois régente ; l'ascension de son fils au pouvoir l'avait reléguée au rang le plus bas dans la hiérarchie.
Personne ne bougea. L'assemblée retint son souffle.
C'est alors que le Seigneur, vêtu de brocart noir comme à son habitude, se leva. Après une hésitation, les ministres en firent autant. Seul resta assis, sur son fauteuil aux allures de trône, l'archevêque à la mitre d'or.
- Que nous vaut cette interruption, Milady, fit l'archevêque. Êtes vous à court de fil à broder?
- Mes Seigneurs, Madame, répondit la jeune fille, ce conseil a pour objet d'établir un plan d'exploitation des mines de métaux des territoires de Niima, Mos Eisley et Mos Espa. Or je ne vois que des notables du Premier Ordre autour de cette table. Les ambassadeurs de la Fédération auraient-ils été retardés?
L'archevêque fit une grimace agacée, accompagnée d'un geste de la main ordonnant à ses ministres de reprendre leurs sièges. Tous s'assirent.
- Les représentants de la Fédération ont reçu l'ordre du jour et n'ont pas manifesté le désir de prendre part aux débats. Ils font confiance aux nouveaux administrateurs des territoires des Sables pour gérer au mieux les ressources.
- Je suis la seule représentante des intérêts de la Fédération ici, insista Lady Rey, et je regrette de n'avoir pas reçu de convocation. Le messager se serait-il égaré sur le chemin de mes appartements?
Huxley, un courtisan aux cheveux oranges et à la mine dédaigneuse, marmonna quelque chose qui fit rire les hommes assis autour de lui.
Rey leva le menton :
- Partagez, Monsieur, que nous riions avec vous.
- Soit! Fit le ministre des armées, en se levant de nouveau. Je disais que le messager a certainement fait demi-tour en attendant les cris et soupirs indécents émanant de votre chambre, Madame. Peut-être a-t-il cru qu'elle était occupée par une catin de bas étage et non par une Princesse de rang, et sera reparti bredouille!
Kylopold réagit si vite qu'Huxley n'eut pas le temps de voir le coup venir. L'insulte n'était pas encore terminée qu'il avait bondi en travers de la table et saisi le ministre par sa fraise, faisant craquer les coutures et les dentelles.
- Je vous planterai ma dague dans la gorge si vous avez de nouveau l'audace d'insulter mon épouse, -votre souveraine!-, Huxley. J'ai aussi le pouvoir de vous renvoyer dans les écuries d'où vous avez été tiré!
Huxley, prisonnier de la poigne du Seigneur, ne chercha pas à se dégager. Il eut un sourire mauvais :
- Nous avons tous contemplé son joli petit con bien serré, Monseigneur. Personne ne vous blâmera de vouloir la foutre à longueur de journée. Mais faites attention à ce que votre faiblesse pour elle ne vous détourne pas de votre mission.
Kylopold tira son épée, mais la crosse de l'archevêque lui frappa le haut de la main, comme un instituteur aurait mis un coup de règle à un polisson.
- Allons, Messieurs, fit l'Archevêque de sa voix traînante. Gardez vos passions et votre hargne pour Le champs de bataille. Les armées de Nar Shaada menacent les frontières de la Fédération… Notre territoire désormais. Vous aurez d'autres occasions de débattre de l'honneur de la dame.
Rey, la tête droite, était rouge de colère. Le rituel de depucelage n'avait pas seulement servi à sceller leur union, contrairement à ce qu'elle avait naïvement cru jusqu'à… cet instant. C'était… une humiliation publique, pour couper court à ses ambitions, et à sa dignité ; pour enfermer les épouses dans un rôle de soumission, continuellement sur le fil du déshonneur. Elle sentit ses paupières brûler et lutta pour ne pas céder aux larmes. Pas devant ce conseil! Ça sonnerait le glas de ses ambitions politiques.
- Alors c'est entendu, dit-elle sans laisser à l'archevêque le temps de reprendre la parole. Qu'on m'apporte un siège.
Kylopold se leva, et secoua le dossier du ministre bedonnant assis à sa droite :
- Vous avez entendu votre souveraine. Trouvez-vous un autre siège.
Le ministre, scandalisé, se leva avec toute la dignité dont il se sentait capable, et fit signe à un serviteur de lui apporter un autre fauteuil.
On se serra, on déplaça les chaises, on joua des coudes, mais il trouva une autre place, les joues rouges et la bouche pincée. Kylopold tira la chaise libre et fit signe à son épouse de le rejoindre. Lady Rey traversa la pièce et prit place à sa droite. Elle avait gagné : le Premier Ordre ne démantèlerait pas la Fédération sans qu'elle, leur ambassadrice, une souris des sables, n'ait son mot à dire.
Sous la table, elle sentit la main de son époux, tendre et chaleureuse, se poser sur sa cuisse. Elle avança sa propre main et leurs doigts s'entremêlèrent, dans une danse secrète à l'insu de tous. Cette caresse, toute chaste et pudique qu'elle soit, éveilla quelque chose dans son ventre, et elle serra les cuisses. Son mari semblait avoir cet effet sur elle. C'était nouveau, troublant, mais pas désagréable… et ça annonçait le meilleur pour leur troisième nuit.
Rey prit place dans son lit, coiffée et parfumée, impatiente qu'il la rejoigne. Son époux avait enchaîné les conseils, les réunions et les audiences, et elle n'avait aucune idée de l'heure à laquelle il la rejoindrait.
Elle songeait, rougissant comme une adolescente, à la caresse de sa main sous la table.
Il avait fait déjà bien plus ; il l'avait pénétrée de force, il l'avait touchée nue, il l'avait faite crier de sa bouche. Mais cette main…
Une main immense, chaude et sèche, dont le pouce n'avait cessé de la caresser durant le conseil stratégique. Ce pouce suivait la courbe de ses doigts, les lignes dans sa paume, et cette caresse si délicate lui en évoqua d'autres… sur ses hanches, sur ses seins… des caresses secrètes, inédites, qui avaient allumé un feu au fond de son ventre. Le pouce sur le bourgeon de ses tétons, lui arrachant des soupirs. Elle ignorait, alors, que sa peau fut si sensible.
Le pouce sur le bourgeon de son sexe, une subtilité de son anatomie dont elle ne connaissait pas le nom, une sensation nouvelle qui lui avait donné des vertiges ; elle avait cru s'évanouir. Une décharge violente, inexplicable, qui l'avait laissée pantelante et troublée. Elle n'avait rien ressenti de tel le premier soir, pourtant Kylo avait touché les mêmes parties de son corps, à la différence qu'il avait enfoncé son pénis dans sa chair… un souvenir douloureux, et humiliant. Il avait dit qu'il ne recommencerait que lorsqu'elle le supplierait de le faire. Ça lui paraissait improbable. Elle concevait de le supplier de la toucher à nouveau, avec sa langue, comme la veille. Elle se demandait si ce sursaut était habituel, s'il saurait le refaire.
Mais la pénétrer à nouveau? Elle espérait qu'il n'y tenait pas trop, parce que c'était compromis.
Au souvenir de la bouche de son époux sur son sexe, enfoui sous sa toison bouclée, à lécher son corps avec passion - une chose qu'elle n'avait jamais imaginée possible - Elle sentit son sexe réagir.
Son vagin se tendit, se contracta. Quelque chose en coulait, elle eut soudain chaud et conscience de la présence du bouton sensible, en haut de ses plis. Elle avait ignoré l'existence de cette chose pendant dix-sept années, et soudain, elle ne sentait qu'elle. C'était impossible de l'ignorer, et serrer les cuisses n'aidait nullement : ça ne faisait qu'augmenter la pression.
N'y tenant plus, elle mit sa main, et soupira de soulagement. C'était ce que réclamait son corps : qu'on la touche. N'était-ce pas interdit, par l'Etat ou l'Eglise, d'être touchée par un autre que son mari?
Elle se recroquevilla sur le lit, les genoux serrés, les mains entre les cuisses. Le désir lui brûlait la peau. Pourvu qu'il arrive vite!
Dans cette position, luttant contre l'appel de sa propre chair, Rey s'endormit.
Au cœur de la nuit, elle sentit le matelas ployer et un corps chaud se blottir contre elle.
Kylopold n'essaya pas de la réveiller, ni de la toucher.
Respectant son sommeil, il s'allongea contre son dos et lui embrassa l'épaule.
Elle sentit son bras, lourd et chaud, l'attirer contre lui.
Rey sourit.
- Bonsoir, Monseigneur, dit-elle d'une voix endormie. Enfin débarrassé de vos ministres?
- Chhhhhh, dormez, Madame. Je ne voulais pas vous réveiller.
- Je vous attendais. Vous avez été si long…
Il embrassa ses cheveux, et déplaça la main sur son sein, par dessus sa robe légère. Elle tressaillit.
- Je rêvais de vous… Souffla Rey. Touchez, c'est encore chaud.
Kylopold se demanda s'il avait mal entendu. Il ouvrit la bouche pour répondre, mais Rey saisit sa main et l'attira vers elle, entre ses cuisses. Il sentit sa toison contre le voile de coton, mais le tissu l'empêchait d'explorer plus profondément. Dans ses bras, Rey se retourna pour lui faire face, et posa ses lèvres sur les siennes.
Il en fut surpris. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle prenne l'initiative, mais ça n'était pas pour lui déplaire! Elle tenait sa main, écarta les cuisses et fit pression, délicatement, pour qu'il la touche.
Il suivit le mouvement, avec douceur, et glissa la pointe de sa langue contre les lèvres de son épouse. Entrouvertes pour lui, terriblement sensuelles. Il retroussa le voile de sa robe, passa sa main en dessous, et remonta le long de ses cuisses. Rey avait le souffle court. Elle sentait sa vulve pulser doucement. Elle voulait qu'il la touche, qu'il mette de nouveau sa bouche, elle voulait lui rendre la pareille. Instinctivement, elle passa sa robe de nuit par dessus sa tête, s'exposant nue, et se serra contre lui. Il était torse nu, et elle frotta la pointe sensible de ses seins contre sa peau, alors que ses jambes faisaient une place à la main qui cherchait un passage en bas de son ventre. Soudain la main fut sur elle, sur sa vulve, et un doigt trouva un accès dans la fente, entre les lèvres. C'était glissant, trempé. Kylo laissa son doigt aller et venir, de haut en bas, et Rey reconnut la sensation, celle qui l'avait faite crier, la veille. Son bassin se mit à onduler contre cette main, une envie irrésistible d'accompagner le mouvement. Elle s'accrocha à ses épaules et approfondit leur baiser, savourant la saveur de la bouche de Kylo. Il sentait l'alcool et la pâte d'amande.
Puis soudain, il mit fin à leur baiser et descendit sa bouche sur le cou de Rey, sur ses clavicules, sur ses seins. Il saisit le bouton de son téton entre ses lèvres et le fit rouler sous la langue, savourant les gémissements de son épouse. Elle était trempée, chaude et offerte, contre sa main.
Et chose inattendue, Rey aventura sa petite main dans ses chausses et saisissant son pénis dans son poing, elle entreprit de le masturber, délicatement, comme il le lui avait enseigné la veille.
- Oh Rey, gémit-il doutant de pouvoir tenir longtemps si elle le caressait ainsi.
- Déshabillez vous, chuchota-t-elle, je veux vous voir.
Il s'exécuta, et Rey se redressa sur les coudes pour le voir. Il portait une culotte bouffante de brocart noir, serrée sous les genoux avec un cordon et à la taille par des boutons d'argent. Il défit les boutons et repoussa le tissu sur ses chevilles, puis le fit tomber au sol. Il était complètement nu, pour la première fois devant son épouse, et Rey ouvrit de grands yeux, incapable de réprimer la rougeur qui envahit ses joues.
C'était la première fois qu'elle voyait un homme nu, et à fortiori son époux. Il était magnifique. Elle n'avait pas aimé son visage, la toute première fois ; ses oreilles, son nez, ses grains de beauté… Mais elle avait aimé son regard, sa façon de se mouvoir. Et puis elle l'avait observé, depuis deux jours, elle aimait la musique profonde de sa voix, l'ampleur de ses épaules, et sa démarche si particulière, comme si son corps était trop grand pour lui. Elle tendit les doigts, timide d'abord, pour caresser son torse et son ventre. On devinait les muscles sous sa peau. Elle sentait son cœur battre, vite et fort, contre sa main. Et en bas, il avait une toison bouclée, comme elle. celle de Kylo était plus drue et plus foncée. Mais surtout, en plein milieu se dressait son pénis en érection, rose et large, avec son extrémité ronde qui suintait un peu. Rey y apposa les mains. Elle le caressa, lentement, de haut en bas, cherchant à apprivoiser la chose, partagée entre le souvenir des souffrances que ce sexe lui avaient fait subir et une attraction irrésistible de tout son être. Dessous, il y avait des bourses de peau, lourdes et chaudes, et elle les caressa du bout des doigts. Elle aimait observer les réactions de Kylo lorsqu'elle le touchait. Instinctivement, elle lubrifia sa paume sur la perle de liquide au sommet du pénis et reprit son mouvement, expérimentant différentes vitesses, et pressions du poing. Kylo sourit et posa doucement sa main sur la sienne, puis il guida son geste. Rey se laissa faire, le laissa l'entraîner. Il s'allongea lentement sur le lit et elle demeura assise à côté de lui, à contempler son extase. Il ferma les yeux, la bouche entrouverte, et elle sentit la verge durcir encore davantage entre ses mains, frémir, le mouvement de Kylo perdre de sa régularité. Obéissant à une intuition, elle se pencha en avant et sans réfléchir, le prit dans sa bouche. Kylo ouvrit grand les yeux, perdant toute coordination, la voix et le souffle, et balbutia quelque chose d'inintelligible alors que Rey refermait les lèvres sur son gland et y faisait glisser sa langue.
Elle ne bougea plus, ignorant la démarche à suivre. Comment s'y était-il pris, la veille, pour lui faire tant de bien? Ressentait-il la même chose en ce moment? Elle avança un peu plus profondément puis remonta, comme pour reproduire le geste qu'il faisait avec sa main. Elle le vit s'agripper aux draps jusqu'à blanchir ses phalanges. Il luttait visiblement contre son propre corps ; ses hanches tremblaient presque. Soudain il effectua un grand mouvement du bassin et sa verge s'enfonça dans la bouche de Rey, qui recula d'un bond et le recracha aussitôt.
- Pardon! Pardon, balbutia-t-il, le souffle court et les joues rouges. Je… Il ne faut pas me prendre ainsi dans votre bouche !
- Pourquoi? Interrogea-t-elle, en reposant ses lèvres sur sa verge.
- Je pourrais… Je ne pourrai pas tenir, je vais vous faire mal! Fit-il encore.
Mais Rey appuya une main sur son ventre et le contraignit à s'allonger de nouveau. Alors il aimait ça. Elle allait recommencer.
Elle serra le poing à la base de son pénis, et reprit la partie haute entre ses lèvres, explorant son anatomie. Elle suçait, léchait, observait les réactions de son mari, totalement à sa merci. Elle sentit s'accroître le mouvement de ses hanches alors qu'il commençait à bouger contre elle, lentement, à faible amplitude, et elle ne recula pas, cette fois. Elle adapta son mouvement, pour l'accompagner. Il gémissait dans les draps, et elle sentit l'appel de sa propre chair la consumer. Sa vulve était gluante, son bouton tout gonflé. Lorsqu'elle y appuya son index, elle tressaillit et manqua de mordre le sexe qu'elle avait sur la langue. Elle trouva alors le rythme, accompagnant les hanches de Kylo de sa bouche, et sa propre bouche de ses doigts. On n'entendit plus dans la pièce que des bruits de respiration et de peau à peau.
Kylo se redressa soudain, les yeux ouverts, et prenant le visage de Rey dans sa main, l'obligea à le lâcher et à lui faire face.
- Madame, je… Laissez moi vous prendre.
Rey pâlit. Elle n'était pas certaine de vouloir en arriver là.
- Laissez moi essayer, supplia Kylopold, qui faisait monter et descendre son poing sur son sexe tout en lui parlant. Je ne vous ferai pas de mal. Je ne vous forcerai pas. Que ressentez-vous?
Elle fit un mouvement de la tête ; elle ne comprenait pas la question. Alors il posa sa main contre sa vulve et reprit :
- Que ressentez-vous ici?
Rey détourna les yeux, rougissante. Elle murmura :
- C'est chaud, mon ventre se contracte, et j'ai envie que vous me touchiez.
- Je vais vous aider, dit-il. Laissez moi vous soulager.
Alors elle hocha la tête, et l'embrassa. Elle lui faisait confiance ; il n'allait pas lui faire mal.
Kylo la saisit immédiatement par la taille, la fit basculer sur le lit et lui remontant les genoux, enfouit son visage dans le haut de ses cuisses.
Rey cria alors qu'il la léchait, de nouveau, passionnément, violemment, mais elle n'eut pas mal ; son clitoris frémit sous les coups de langue, et Rey, qui avait attendu ce moment toute la journée sans vouloir l'admettre, saisit les cheveux de Kylo par poignées pour guider son mouvement. Il mit les mains sous ses fesses et lécha, avidement, à coups de langue rapide, si bien que Rey, cambrée sur le lit, sentait son ventre convulser.
Mon Dieu, c'était forcément interdit par l'Eglise. Elle en aurait pleuré de délice.
Elle sentit sa main bouger et avant de comprendre ce qu'il faisait, il inséra une phalange en elle. En bas, à cet endroit bouillant qu'elle peinait à comprendre. Douleur, plaisir? Elle avait eu tellement mal l'autre nuit, pourquoi brûlait-elle d'être touchée, à présent? C'est un râle qui franchit ses lèvres alors que du bout du doigt, Kylo préparait l'entrée de son vagin. Elle sentait son sexe suinter contre lui, un filet incandescent monter le long de son ventre, à l'intérieur, réclamer qu'il entre, et il le sentit ; il enfonça son doigt dans sa chair chaude, tout en augmentant la pression de sa langue sur le clitoris.
Rey poussa un soupir rauque, un feulement de chatte, et écarta les genoux, les poings crispés dans la chevelure de son amant, totalement dépassée par l'ardeur de ses sensations. Elle en voulait encore, et elle se mit à bouger les hanches autour de ce doigt, expérimentant le contact, la caresse à l'intérieur, perdant toute maîtrise, et soudain, elle supplia :
- Encore! Mon Dieu, Kylo! Je vais -
Elle ne finit pas sa phrase. Il avait glissé un second doigt en elle et elle s'était crispée contre lui, frottant son clitoris contre sa bouche, frottant son sexe contre sa main, savourant l'intrusion à l'intérieur de son corps, et l'orgasme la secoua des pieds à la tête. Elle se tendit comme un arc, griffa les draps de ses ongles, ouvrit la bouche dans un long cri silencieux alors que son ventre convulsait de plaisir.
Kylo s'avança au dessus d'elle, les genoux bloquant ses jambes ouvertes, et tout en refermant sa bouche sur la sienne, il pressa son gland contre l'entrée de son vagin. Rey écarquilla les yeux et s'accrocha à ses épaules, une expression d'épouvante sur le visage.
- Respirez, Madame, dit-il. Voyez comme je vous fais du bien.
Il avait raison. Il la faisait jouir, une sensation nouvelle dont elle sentait qu'elle ne pourrait plus se passer désormais. Il n'allait pas lui faire de mal. Il lui ferait du bien. Alors elle hocha la tête et se mordit la lèvre :
- Faites moi crier de plaisir alors, Monsieur. Qu'Huxley nous entende depuis ses appartements!
- Comptez sur moi, sourit Kylo, et avec délicatesse, il pénétra sa femme.
Juste le gland, d'abord. Ça glissait tout seul, contrairement à leur première nuit. Ce serait facile de la pénétrer d'un coup, mais ça risquerait de la bloquer. Rey n'eut pas mal. C'était moelleux, glissant, et ça étirait délicieusement son sexe. Elle ignorait qu'on puisse trouver si bon d'insérer… quoi que ce soit, à cet endroit. C'était meilleur que les doigts. Elle remonta instinctivement les genoux pour faciliter la pénétration.
- Encore, dit-elle.
Il continua, soulevant ses reins de la main gauche pour se guider en elle. Mon Dieu qu'elle était étroite, glissante et chaude. Il sentait frémir son pénis, retenait l'impulsion de se décharger ici et maintenant. Il respira profondément. S'il ne retrouvait pas immédiatement son sang froid, il se ridiculiserait sur place. Les mains de Rey descendirent sur son dos, ses fesses, et l'attirèrent contre elle ; un geste sensuel, une demande de sa part. Elle voulait qu'il la prenne, entièrement. C'était l'acte le plus érotique auquel elle s'était livrée depuis le début de leurs ébats. Plus érotique que les masturbations, plus érotique que la fellation. Rey l'attirant au fond d'elle, les cuisses ouvertes et les seins dressés, dans une attitude de détermination absolue. Resserrant la main contre sa hanche, il donna un dernier coup de rein pour achever la pénétration.
Rey poussa un gémissement, et ferma les yeux.
- Est-ce que ça va? Souffla Kylo, soudain inquiet.
Elle fit oui de la tête, mais il crut voir une larme perler sur ses cils.
- Restez, dit-elle. Laissez moi… un moment.
Il obéit, ne bougeant plus. Il sentait son vagin pulser doucement autour de lui. Elle était si douce, si accueillante, la sensation était divine. Lorsqu'il vit la poitrine de son épouse retrouver un rythme de respiration apaisé, il entreprit de reculer, pour débuter un lent va-et-vient.
Elle était glissante, étroite, et chaude autour de sa verge. Il donna un nouveau coup de rein, puis adopta un rythme régulier, faisant tressauter la poitrine de Rey à chaque mouvement du bassin. Elle avait les yeux clos, la bouche ouverte. Elle ne pleurait plus. Ses joues étaient rouges.
Le flux et le reflux, entre ses reins, la vague léchant la plage. La sensation était si différente de la première nuit, songea Rey. Elle n'avait pas mal. Elle se sentait écartelée, étrangement possédée, pleine de lui, mais ce n'était pas douloureux. C'était doux, au contraire. Il n'y avait ni frottement, ni irritation, simplement un balancier huilé qui glissait en elle comme si c'était la chose la plus naturelle au monde ; et par tous les Dieux, c'était probablement la chose la plus naturelle du monde. Leurs corps étaient faits pour s'emboîter ainsi, l'un dans l'autre, peau à peau, bouche à bouche. Encore sensible de son orgasme, elle soupirait à chaque mouvement de son mari, calant sa respiration sur le rythme de ses hanches. Alors c'était ça, le sexe. La fornication. Cette chose contre laquelle on mettait en garde les jeunes filles. C'était doux, et bon, et brûlant, et elle ne voulait surtout pas qu'il arrête. Elle reconnaissait la sensation, le plaisir au fond de son ventre, celui qui montait comme une soupe au lait lorsqu'il mettait sa langue sur son sexe. C'était plus lent, ici. Ça ne montait pas avec la même violence. Elle n'était pas certaine que ça la fasse jouir aussi fort, mais l'expérience était douce et apaisante. Elle pouvait le lécher, l'embrasser ; il ne se gênait pas non plus, et mordillait ses seins en poussant des grognements de plaisir. Elle aimait qu'il se laisse aller, dans son ventre, qu'il ne maîtrise pas tout. Elle aimait ses yeux mi-clos, ses pommettes chaudes, ses soupirs tremblants et le sang qui affluait sous ses paupières.
- Kylopold Benoit Soloren, chuchota-t-elle,
- Madame?
- Vous m'aimez?
Il interrompit son mouvement pour la contempler, et elle lui donna un baiser :
- Continuez, dit-elle. Et répondez moi.
Il reprit, un peu plus fort, et elle rejeta la tête en arrière.
- Je vous aime, Irène des Sables de Jakku. Je vous aime comme un damné. Dit-il, le souffle court, contre son cou.
- Pourquoi m'aimez-vous?
- Je vous aime… J'aime votre dignité, face à ces ministres infâmes. J'aime votre rage, l'épée à la main. Je…
Sa voix se brisa, tant il peinait à aligner deux pensées cohérentes. Le mouvement de ses hanches se fit erratique. Il continua pourtant :
- J'aime votre audace. J'aime votre sourire. J'aime… la saveur de votre peau.
Il la lécha, sous l'oreille, et elle frémit de plaisir. Il la tenait fermement par les hanches, lui portant de grands coups de bassin, et elle aimait sentir qu'il perdait le contrôle.
- Encore, souffla-t-elle.
- J'aime… le goût de votre sexe sur ma langue. J'aime… vos cris de plaisir quand vous vous pâmez. Et je… Mon Dieu Irène, je ne vais plus tenir!
Et comme il venait de prononcer ces mots, il poussa un long râle, les yeux fermés, le visage rouge et les doigts crispés, et Rey sentit son corps trembler contre le sien, tandis que son ventre s'emplissait de quelque chose de chaud qui la fit frémir de plaisir.
Il retomba sur elle, l'écrasant sous son poids, et elle lui caressa doucement le dos, sereine.
Il tourna son visage contre elle, l'embrassa voluptueusement, lui mordant presque les lèvres.
- Et vous Rey, m'aimez vous un peu?
Elle lui rendit son baiser, prenant son visage à deux mains. Un baiser profond, mêlant leurs salives et leurs larmes.
- Je pourrais apprendre à vous aimer, Kylo Soloren... dit-elle alors, contre sa bouche.
