Le lendemain ;

« Pov Normal »

Jesse et Walter se sont réveillé aux aurore pour pouvoir fabriquer de la meth. Ils n'ont jamais autant produit en si peu de temps. C'était juste incroyable. À eux deux la fine équipe ils arrivent à faire des merveilles. Il y avait une telle complicité entre eux. L'un comme pour l'autre c'était juste incroyable. Au bout de 5 heurs de boulot acharné, Walter décida qu'il était tant de faire une pause bien méritée. Jesse ne voyait pas d'inconvénient à cela.

« Pov Jesse »

Moi et monsieur White nous étions posé sur les transats. Affalé comme des merdes en faisant bronzette au soleil.

- Je vais prendre une bière, vous en voulez une ?

- Avec grand plaisir Jesse merci.

« Pov Walter »

À peine il s'était retourné vers le camping car je dirige mon regard vers son corps et plus particulièrement ses fesses bien charnue à souhait. C'est fou comme il m'excite. J'aimerais tellement lui faire l'amour la maintenant tout de suite !

Quand il revint il me donne ma bière, j'en profite pour faire un contact furtif en lui caressant le doigt avec mon index*.

Il se retourne et s'assit en face de moi. En s'écroulant sur le transat. Sur le moment je me sens un peu con, je ne sais réellement comment engager la conversation.
J'ai vraiment de la chance de l'avoir près de moi. Je me demande qui est cette fille avec qui il avait prévue d'aller à l'exposition de chez plus quoi.

- Au fait ! C 'était qui cette fille dont tu m'as parlé avec qui tu devais aller à l'exposition ?

« Pov Jesse »

Sur le moment sa question m'étonne, je savais qu'il allait commencer par engager la conversation. Mais je ne m'attendais pas à ça !

- C'est Jane, la fille de mon proprio.

- Ha et vous êtes ensemble ?

De plus en plus mal à l'aise je réponds !

- Oui, enfin non, c'est…. C'est plus compliquer que ça en réalité.

- Et tu n'as jamais aimé rien d'autre que les filles ? Tu n'as jamais eu en tête d'avoir une aventure avec un garçon ?

La j'ai failli m'étouffer avec ma bière.

- La blague, vous posez la question comme un père homophobe qui s'inquiète pour son fils.

- Je ne suis pas homophobe Jesse !

Je relève la tête vers lui.

- Ha bon ?

- Exact, et peu importe ce que tu es ! Jamais je ne me permettrais de te juger sur tes préférences. Tu es adulte après tous. Et peu importe que tu sois avec un homme ou une femme tant que tu es heureux c'est le plus important pour moi. Alors vas-tu te décider de répondre à ma question sombre crétin ?

Sa dernière remarque me fit sourire. Ce type est tellement paradoxal quand il s'exprime.

- En réalité je suis bisexuel. C'est d'ailleurs en grande partie à cause de ça que mes parents m'ont rejeté. Pourquoi ?

- Juste comme ça. Je me posais la question.

Sidéré, je restais figé deux minutes avant de trouver la force de répondre.

- Quoi c'est tous ? Un long discours sur la tolérance seulement pour satisfaire votre curiosité mal placée ?

- Oui !

Je ne sais pourquoi mais sur le moment je ne peux m'empêcher de me sentir insulté, comme s'il se jouait de moi.

- Je vais retourner bosser.

- Attend Jesse !

« Pov Walt »

Et voilà ce qui devait arriver arriva, je gâche toujours tous. J'espère ne pas avoir réduit mes espoirs à néant !

J'attends 5 minutes avant d'aller le rejoindre dans le camping car.

- Jesse ! S'il-te-plais je te pris de bien vouloir m'excuser !

Il lève les yeux vers moi, voit mes yeux remplit de regret et dit de manière seine.

- C'est bon on est cool ! C'est pas grave, je suis plus fâché.

Je reprends ma combinaison, et repose une question.
- Dis-moi Jesse ! Si ça ne t'ennuie pas, j'aurais une question à te poser.

- Encore pour satisfaire votre curiosité mal placée je parie…

Je baisse la tête gênais par cette remarque. Je m'apprête à reprendre mais il est plus rapide que moi et me dit.

- Non mais ça va je déconne, allez-y posez-moi votre question.

- Tu as eu beaucoup d'aventure avec des hommes ?

« Pov Jesse »

Je me demande pourquoi il insiste autant sur ce sujet.

- Oui, enfin c'est arrivé quelques fois.

- Et c'était des relations sérieuses ou des plans culs ?

Je me pince les lèvres en le regardant. Puis-je réellement lui faire confiance ?

- Je n'ai eu qu'une seule relation sérieuse, et c'était quand j'étais au lycée.

- Ha ? Je n'ai jamais été mis au courant de ça.

- Personne ne l'était à l'époque, et personne ne connaît cette histoire aujourd'hui à par moi.

J'hésite, dois-je continuer sur ma lancée ?

- Tu veux bien me la raconter ? Me demanda-t-il d'un aire sérieux, vu mon regard triste je pense qu'il a deviné que ce n'était pas un sujet à prendre à la légère.

- Si vous voulez monsieur White. Je ferme les yeux et prends une grande inspiration avant de commencer.
Je ne sais pas si vous vous souvenez de cet élève qui s'asseyait toujours à côté de moi, un rouquin qui était bon en chimie.

- Tu parles de Derek York ?

- Oui, et bien un jour il m'a invité chez lui. C'était assez cool, on se racontait nos vies, on jouait aux jeux vidéos en mode tranquille. Parfois on fumait des joints.
Hey bien un jour comme ça sans prévenir il m'a embrassé. Je n'avais jamais embrassé de mec avant lui. Ça ne m'avait jamais réellement traversé l'esprit de faire ça à un mec. Ça m'avait plu alors on a recommencé. Sachant que mes parents étaient homophobes, je lui ai demandé qu'on garde ça secret. Il m'a dit ; Okey pas de soucis. Et on a continué à se voir en dehors des cours. Cela a durée un mois comme ça avant qu'il me propose de passer aux choses sérieuses….

- Donc au sexe…. Me coupe-t-il

- Exact ! Ce jour là on avait rencard chez moi cette fois. Mes parents étaient pas là on en a donc profité. J'avais acheté tous ce qui fallait, préservatif, lubrifiant… Tout pour que notre première fois se passe bien. Mais lui n'avait pas prévue les choses sous cet angle.

Je sens que je commence à trembler, ma respiration se fait saccader. J'aimerais m'arrêter là, j'ai peur de revivre ça.

- Comment ça ? Que veux-tu dire par ; « Il n'avait pas prévue les choses sous cet angle ? »

- Il s'en foutait Derek de mon bien-être. Tous ce qu'il voulait c'était réalisé ces fantasmes.

Je me stoppe et regarde le visage de Monsieur White, dans ces yeux je peux voir qu'il est dans l'incompréhension la plus totale.

- A peine on est arrivé dans la chambre, il m'a poussé brusquement sur le lit et m'a enfoncé deux doigts violemment dans…. La ou vous savez. Il a continué son affaire sans prendre de préservatif, ni lubrifiant..

J'en peux plus de ce douloureux souvenir je commence déjà à pleurer.
Monsieur White me regarde d'un aire qui veut dire « tes pas forcé de te souvenir plus ». Mais je sens que je dois lui dire.

- Je…. Je lui avais demandé d'arrêter…

- Jesse…

- Je lui avais demandé…

- Jesse…

- Mais… Les sanglots s'entendent dans ma voix, mes larmes coules, je renifle on dirait vraiment un gamin, j'ai honte de me montrer comme ça devant lui… Mais il a continué… Je m'effondre par terre, ma tête cachée dans mes bras devant monsieur White. Il s'approche de moi, s'agenouille par terre et me prend dans ses bras.

« Pov Walter »

Je n'en reviens pas que Jesse ce soit confié à moi comme ça. Ce Derek, si j'avais su ce qu'il avait fait à Jesse à l'époque, je lui aurais cassé la gueule. D'ailleurs si je le croise encore une fois dans la rue, je commets un meurtre.

- Il…. il m'insultait, me frappait, il était violent avec moi…. Il essayait de continuer son histoire mais il pleurait trop, j'ai donc passé une main dans ses cheveux. Un geste tendre qui veut dire, tout va bien, je suis là, tu peux me faire confiance, tu n'es plus seul.

- Puis… Snnirf… Il …. a attendu que mes parents rentre avant de me lâcher une bonne fois pour toute. Quand ils ont passé la porte du salon, il a crié fort en étouffant mes cris de sa main, du coup en rentrant dans ma chambre, mais parents n'ont pas vue un viole, ils ont juste vue deux jeunes hommes qui passaient du bon temps. Mon père a crié sur Derek et lui a dit de ne plus jamais revenir.

Derek a répondu ; Pas de problème, je n'ai plus de raison de revenir maintenant que je me suis occupé de votre petite salope. Au fait… Disait-il en me regardant… Je te dois combien ? En sortant un billet de 100 Dollars.

Mes parents ont pété un câble et l'ont jeté dehors, mon père est revenu dans ma chambre et m'a frappé avec la sangle d'une ceinture qui traînait dans sa chambre.
Une fois qu'il a terminé, il m'a dit.

- Je refuse de garder un gosse jouant les putes sous mon toit ! À partir de demain tu vivras chez ta tante, je ne veux pas que ton petit frère subisse ton influence.

- Mais papa je..

- Ya pas de mais !

Puis il est parti sans me laissée le temps de finir.

J'écoutais attentivement l'histoire de Jesse. Je ne sais pas quoi pensé, ce qu'il a vécue c'était injuste.

- Deux jours plus tard, reprend Jesse... je suis parti vivre chez ma tante et je n'ai plus jamais revu Derek. Apparemment sa famille et lui comptait déménager le soir même ou il m'a fait ça. Il avait bien calculé son coup le salopard. Pour lui je n'étais vraiment qu'un chien, qu'un objet, qu'une putain de bas étage.
Quand je suis retourné au lycée, mes potes m'ont demandé pourquoi je n'étais pas venue en cours la veille, je leur ai menti en leurs disant que c'était à cause du fait que je fumais des joints que mon père m'avait viré.

- A aucun moment tu n'as pu leurs dire ce qui c'était réellement passé ?

- Non, à leurs yeux je suis quelqu'un de déchu. Je n'irais pas au paradis, et mon avenir n'est que chimère.

Je reste silencieux en regardant Jesse toujours niché dans mes bras. Je passe un doigt sur sa joue pour dégager une larme qui caressait son visage.

Après ce geste, Jesse et moi on se regardait dans les yeux. On se perdait dans le regard de l'un et l'autre. Au bout de quelque minutes toujours silencieux je lui demande d'un ton rassurant.

- Cela ta fait du bien de parler ?

Il m'adresse un sourire et me dit.

- Oui.

Il se relève me tend la main pour m'aider à me relever et me dit.

- Merci beaucoup ! Walter !

Surpris par le fait qu'il m'ait appelé comme ça, j'étais sur le point de lui demander de répéter mais il a été plus rapide.

- Bon on se remet au travail ?

Je le vois souriant et motivé comme jamais. Je me sens léger bizarrement, je suis heureux qu'il se soit confié à moi, et heureux qu'il m'ait appelé Walter !
Ai-je réussi à remplir ce fossé qui se trouve entre nous ?