Amegakure
Gaara ne se souvenait plus à quelle occasion il avait pu se rendre aux abords du village d'Ame, ou plutôt, il ne voulait plus se souvenir. S'il y avait bien une terre qui lui semblait aussi abandonnée des dieux que celle de Suna, c'était bien celle d'Ame. Ce n'était qu'un village à moitié en ruine, et dépeuplé.
L'eau règne sur la vie.
À Suna, la terre en est privée, et d'un même mouvement, privée de vie.
À Ame, c'est tout l'inverse. L'eau gorge la terre jusqu'à la tuer, jusqu'à la rendre infertile, une boue dépourvue de toute capacité d'accueillir la vie.
Si Suna était un désert de sable, Ame était aussi un désert, un désert de pluie.
Aux yeux de Gaara, les deux villes si dissemblables partageaient un même mystère : comment des hommes avaient pu se réunir en un village dans des terres aussi inhospitalières ?
Suna était à la fois l'air étouffant chauffé par le sable et le soleil, et le vent glacé de la nuit. Ame était la pluie, ces gouttes d'eau qui semblaient vouloir détremper les êtres jusqu'à en pénétrer les os. Ame était cette chaleur froide de la pluie qui venait faire pourrir quelque chose dans l'âme humaine.
À SUIVRE.
Nombre de mots : 200
Ce texte est une participation aux défis de la Gazette des bonbons aux citrons :
- Personnage Gaara pour la Compétition des Drabbles.
- Thème [19] Chaleur froide pour un petit jeu.
