Si ma fidèle servante me suit, c'est que l'histoire, malgré ses nombreuses horribles fautes, est géniale. (J'ai tendance à me jeter des fleurs, je sais !)

Merci pour les encouragement, les reviews, les followers et les favoris !


Enchaînée

Chapitre Deux


C'est sans aucun doute à Laketown qu'il l'avait mise enceinte (bien que le grand d'Erebor resta dans l'ignorance la plus totale, durant de longues années).

Cela aurait pu être chez Beorn, car seul Yavanna sait combien de fois, Bilbo avait écarté les cuisses durant la nuit pour un amour partagé. Mais, si cela avait été le cas, les symptômes de la grossesse se seraient manifestés avant, peut-être dans le palais de Thranduil, ou à leur arrivée à la ville sur le Lac. Or, ces dits symptômes n'étaient apparus, qu'une fois Smaug tué. Et pour la hobbit, pour cette future mère, il n'y avait pas de toute. Elle était tombée enceinte à Laketown. Point.

Il n'y avait pas d'autre possibilité.

Déjà, parce que le nombre de rapport sexuels avaient, sans aucune honte, triplé lors de leur séjour dans cette ville paisible, bien que pauvre. Et puis, elle sortait de sa période mensuelle. Alors, il n'y avait qu'à Laketown que ce miracle avait pu survenir.

Car le roi déchut et son amante se retrouvait le soir, l'un rejoignait la chambre de l'autre. Aucun des deux ne dormait la nuit, trop occupés à profiter de la présence chaude de l'autre. Durant cette période, un goût de dernière fois planait. Alors, apeurés d'une probable séparation, ils s'enivraient chacun de l'odeur de l'autre. Ils goûtaient le corps de l'autre, dans les moindres recoins, dans les moindres parcelles. Ils voulaient faire partie de l'autre, ne faire qu'un à tout jamais.

Thorïn n'avait que faire de savoir qu'il n'était pas marié ! Il était roi. Soit. Mais sa couronne n'était pas là. Son trône lui avait été volé il a bien des années ! Qu'était-il donc, en ces moments de bonheur pur ? Qu'un simple nain, apte à la forge et au combat. Peut-être né pour diriger un royaume, mais pour le moment, il ne dirigeait qu'une poignée de nains pour lesquels il vouait une confiance aveugle et sans nom.

- Tu as l'air pensif… murmura-t-elle, enroulant la couverture de soi autour d'elle, avant de se lever pour le rejoindre

- Je ne peux croire à ce qui m'arrive.

Se colla a lui, elle tourna le regard vers les nuages rosés. Le soleil, bien que paresseux comme chaque matin, commençait à se lever, perçant le ciel de ses multiples rayons.

Loin à l'horizon, se dressait le pic de la Montagne Solitaire. Bilbo ne l'aimait pas, car elle l'avait trop idéalisée, vu plus grande, plus majestueuse qu'une simple montagne, au loin, surplombant une vallée déserte et détruite. Peut-être était-ce parce que Smaug le Terrible y logeait. Peut-être était-elle trop éloignée.

- Depuis son attaque nous voulions reprendre ce qui était nôtre. Je ne réalise pas encore … Que nous y sommes presque. Et ce, grâce à toi.

Bilbo eut un petit crispé. Oui, il pouvait le dire, car c'était vrai ! Elle avait aidé au bon fonctionnement de cette quête si improbable.

- Je n'ai pas fait grand-chose.

- Il y a plusieurs fois où nous serions morts, sans tes actions.

La jeune femme rit un peu, collant son nez dans les boucles noires de son amant. Oui, elle les avait tous remis à leur place, par des manières plus ou moins étrange pour une hobbit, mais elle l'avait fait. Avec une certaine fierté !

- Mon frère espérait ce jour, plus que mes parents.

- Ton frère ?

- Oui, Frerín. Mon cadet et l'aîné de Dís. Il est décédé, le même jour que notre grand-père, devant les portes de la Moria.

Un silence doux intervient. La situation se trouvait être gênante. Pour autant, elle fut calme et légère. Mais la main du nain serrant la frêle épaule de la fille. Il tremblait, un peu.

Son deuil, il l'avait effectué il y a bien des années. Le Roi avait laissé partir plus facilement son grand-père, que son frère. Une situation normale. Même pour un nain et leur longévité de plus de quelques décennies. Thrór était un vieillard sénile, devenu fou. Frerín n'était qu'un nain rêvant de grandes batailles comme tout jeune guerrier qui se respect ! Il avait peut-être reçut un entraînement digne d'un futur roi ! L'expérience ne s'apprend pas. Elle s'acquiert.

- À quoi ressemblait-il, ton frère ? murmura Bilbo sur le ton de la confidence

- Il ne ressemblait à personne de notre lignée. Frerín était … différent. Pour le bien de nous tous. Ce devait être le seul roux de notre famille, avec des yeux bleus d'elfes. Il était maladroit, bon à rien, flâneur et joueur. Un parfait idiot, sans sang froid, sans sang chaud. Aux heures des doléances, il était introuvable il n'en n'avait que faire des pleurnicheries des bourgeois. Il volait librement dans nos salles aux trésors, pour aller dans les bas-fonds de la ville.

- Même à Erebor … ?

- Oui. Même à Erebor, les bas-fonds existaient. C'était souvent des mineurs blessés gravement durant leur travail. Moi-même j'ignorais leur existence, jusqu'à ce que je suive Frerín. Il donnait au pauvre ce que nous avions en abondance. Je crois qu'il s'était rendu compte ... qu'il avait en partie deviné, de quoi l'avenir serrait fait.

- Mais rien n'aurait empêché l'arrivée de Smaug … Si c'est de cela que tu veux parler.

Thorïn secoua sa tête. Sa chevelure brilla sous les premiers rayons de soleil et chatouillèrent le visage de sa dulcinée. Celle-ci eut un petit sourire, mais elle cacha son rire.

L'atmosphère pouvait être douce, les conditions n'étaient en rien réunies pour rire.

- Pour lui, il y avait une solution. Aujourd'hui encore, je ne cesse de me demander s'il avait raison.

- Qu'était-elle ?

- Tuer Thrór.

Bilbo resta interdite.

Thorïn plaisantait. Ce ne pouvait-être que la seule solution plausible ! N'est-ce pas ?

- Il était devenu comme … fou. Personne n'existait plus, il disait que seul l'or était son ami, son confident, et qu'il partageait un amour plus fort que le lien qui unissait Yavanna et Aüle. Nous ne le connaissions plus. Il était devenu, étrange … L'amassement de cet or fit venir Smaug.

Les doigts anguleux de Thorïn se posèrent dans la chevelure de son hobbit. Les crins miel avaient poussé depuis leur départ de la Compté. Son cambrioleur devenait de plus en plus féminine, bien qu'elle garde son caractère têtu et rebelle.

Par ses années de pratique, il commença à les tresser. Il allait vite, avec une certaine dose de douceur. Il complexait la tresse pour en donner sa signification au reste du peuple nain. Bientôt, il n'y aurait plus que la Compagnie qui serait au courant. Bientôt, les sept royaumes nains auraient connaissance que cette fabuleuse femme, serait sa future épouse, la future Reine à siéger à ses côtés sur le Trône d'Erebor.

Le nain savait qu'il ne se tromper pas de choix. Tout comme il savait que Bilbo ne refuserait pas sa demande. Dans le cas contraire, il la laissera partir, retournait dans son paisible Bag-End. Parce que Thorïn l'aimait, d'un amour si pur, qu'il serait incapable de la retenir et de lui faire du mal.

- Encore une ? gloussa-t-elle contre ses lèvres

- Tu n'as pas finit d'en avoir, azyungâl … susurra-t-il en réponse

L'entrainant vers le lit une dernière fois, il clapi les dernières mèches de cheveux, d'une petite pince d'argent, sculpté avec grand soin, dont les inscriptions représentaient et promettaient un amour sans faille et sans borne.

Alors que tous deux finir par rire en tomba maladroitement sur le sol (et non sur ce fichu matelas puant l'huile de poisson !), Thorïn, fils de Thràin, fils de Thrór, futur Roi sous la Montagne, ne s'imaginer en rien, que sa promesse d'un amour sincère, immortel, sais faille, toucherait prochainement, à sa fin.


Il n'y avait pas de bruit dans cette somptueuse chambre. Pas même le souffle d'une brise se dérobant par les fenêtres.

Rien.

Juste un calme plat.

Cette salle était richement décorée par de longue draperie miraculeusement intacte il avait juste fallut les dépoussiérer durant de longues heures. Mais ni le feu de Smaug, ni le temps, ni les mites ne s'étaient attaquée à ses broderies chargées de légendes et d'Histoire. Les fils d'or et d'argent se mêlaient les un aux autres, s'accoutument aux autres couleurs froides et chaudes.

Des armoires de bois de chênes trônaient avec fierté contre les murs. Sur les portes, les armoiries de la famille royale, sculptés, poncé et vernis. A l'intérieur, les étagères avaient faillit, juste un petit coup de marteau pour les remettre droite. Les anciens vêtement, vestiges de l'ancienne époque, avaient été jetés, envoyés dans les feux des mines comme combustibles. L'humidité des âges les avait rendu moisie et puant. Mais c'est sans une once de regret, que l'acte avait été proféré.

Près des deux grandes fenêtres, un bureau, fait lui aussi, dans du bois de chêne. Il était bancal, un vieux morceau de bois le retenait. Pour le moment, il était suffisant pour rédiger les lettres pour les caravanes des Montagnes Bleues. Il avait souffert, brûlé par endroit, mais c'était bien le seul que les gardes et les soldats avaient déniché. Enfin, si. Il y en avait d'autres ! C'est le seul qui tenait encore debout… Dessus, c'était impossible de compter le nombre de parchemin, entassé ici et là, en manque de signature et de sceau. Sur certaine copie, quelques tâches d'une encre noire. Et puis, il y avait cette merveilleuse plume d'aile, brune, parsemée de tâche sombre, qui se tenait debout dans un encrier, qu'un érudit avait surement oublié de fermer.

Et puis, il y avait se grand lit à baldaquin. Sans aucun doute, il faisait la moitié de la largeur de la pièce. Drap de satin, rideau de soie, tous dans les même ton de couleur ils étaient d'un rouge vermeil, et part endroit, des écailles du dragon mort il y a peu. Ses griffes servaient de fermoirs pour maintenir les draperies aux côtés du lit. Chacune neuves, faites à-la-va-vite pour plaire au roi, pour le satisfaire, pour être sûr que sa vie ne soit plus en danger par une quelconque infection dans les tentes précaire des infirmeries sur le champ des batailles. Les princes bénéficiaient des mêmes privilèges, bien qu'il n'ait jamais vraiment vécu dans la noblesse ils avaient un titre, mais pas l'or et les droits qui allaient avec. Au pied du lit, assis sur le matelas, un nain se trouvait là. En silence. Ne faisant rien d'autre que regarder quelques mèches tressées dans ses mains.

Sa longue chevelure noire lui tombait sur les épaules et son dos. Quelques glissaient le long de son torse dénudé, couvert des derniers bandages. Ses yeux bleus fixés ses paumes, et ce, depuis des heures, comme tous les matins depuis que ses oreilles avaient eu le malheur d'entendre la révélation qu'il aurait finalement préféré ne pas connaître.

Elle est morte mon Oncle. Des gardes ont retrouvé sa ponette à moitié dévoré par un warg. Il y avait du sang, trop pour qu'elle ait survécue. Il y avait ceci, éparpillé un peu partout … Nous pensions que … vous auriez aimé les récupérer.

Elle est morte.

Morte.

Morte.

Morte.

Ce mot raisonnait à n'en plus finir dans sa tête.

Thorïn se sentait devenir fou. Fou de chagrin d'un amour qu'il avait balayé dans une fureur aveugle, à peine conscient de ses propres actes, de son propre esprit. Toute la Compagni lui voulait c'était remarquable dans leurs regards, leurs actes et leurs mots. Pourtant, aucun d'entre eux ne lui fit la moindre remarque.

Le Roi s'en voulait suffisamment. Ses remords faisaient saigner toujours un peu plus chaque jour son cœur depuis son réveil. Dès qu'il était seul, le suzerain devenait une coquille vide, fixant sans ses paumes et les tresses qu'il sortait toujours. Il les fixait, encore, encore et encore ! Un sourd espoir de ne vor qu'une plaisanterie macabre se jouer de lui par simple vengeance. Il espérait la voir passer la porte, les mains sur les hanches l'incendiant de tous les noms de son vocabulaire recherché avant qu'elle ne se mette à la frapper.

Et rien ne se produisait.

De l'humidité coulait sur ses joues. Peut-être y avait-il une fuite dans le plafond ? Oui, une fuite. Thorïn la signalerait. Plus tard, lorsqu'il en sentirait le besoin et qu'il aurait la force de le faire. Les petites tresses brunes étaient tellement plus intéressantes, tellement chargées de souvenirs frais heureux, joyeux, emplis d'une paix folle.

Il l'avait tué. Thorïn n'avait pas porté de coup. Mais c'était de sa faute si elle était m… si elle était partie rejoindre un monde meilleur.

- Mon Oncle ? Nous venons de recevoir une lettre de Mère ! Elle vous est adressée !

- Mon Oncle ? reprit Kíli avant d'interroger son frère du regard

Aucune réponse ne leur parvient. Alors, dans un accord mutuel et silencieux, ils entrèrent dans la pièce, refermant soigneusement la porte derrière eux. Leurs pas lourd les amenèrent aux pieds du lit, et tous deux s'assirent de part et d'autre de leur oncle. L'aîné et le cadet posèrent leur tête sur les épaules de leur parent, passant un bras dans le bas du dos. Ils le serrèrent fort pour montrer leur compréhension et leur sourient moral et physique pour ce deuil qui n'était pas prêt d'être fait.

- Elle est partie… murmura la voix rauque de Thorïn

- Père est avec elle ! assura Fíli, Ils veillent sur nous, et Billa … Billa ne doit pas vous quittez du regard !

- Elle doit bien crier au Mandos de vous voir dans cet état !

- Je n'ai pas eut le temps. Comment pourrais-je me pardonner un jour ? Je suis le traître dans l'histoire.

Les deux frères ne répondirent pas. Que pouvait-il dire ? Non, ce n'est pas de votre faute ! alors qu'au contraire, Thorïn était le responsable, trop faible pour ne pas avoir su contrecarrer l'Arkenstone ! Cette pierre deux fois maudite venait d'être replacer quelque part dans la montagne, lancée par le grand roi des elfes lui-même. Un tel joyau n'avait pas sa place au-dessus d'un trône, mais au sein de la Nature, là où elle est née, là où elle se constitua.

Les enfants de Dis, revenant sur terre, prirent chacun un nombre égal des anciennes tresses de leur cambrioleur.

- Qu'est-ce que vous faites ?!

- Nous faisons en sorte que vous soyez réunis !

Dans les mèches noires lèches, les princesses retissèrent les mèches de leur oncle, utilisant la même place, les mêmes fermoirs. Cependant, ils y placèrent quelques chose d'inhabituelle, quelque chose qu'aucun nain n'avait accepté de faire jusqu'à présent ils y incrustèrent avec douceur et beauté, les mèches soyeuses et brillantes, toujours tissées entre-elles, dans celles du nain.

- Elle ne vous en a jamais voulu.

- Elle vous aime trop pour ça.

- À nous aussi, elle nous manque.

Ô oui ! Cette fuite devait être signalée sous peu. Eux aussi, percevaient une soudaine humidité sur leurs joues.

Un nain ne pleure pas. Surtout pas un nain de Durin !

À moins que ce ne soit dans l'intimité de la famille, serrée et collée, pour que les larmes se mêlent à celles des autres, et pour que les sanglots disparaissent dans les murmures muets du réconfort.


13 mois plus tard

Daín rentra furieusement dans une pièce. La première décoration qui passa à côté de lui, finit sur le sol de marbre blanc, brisait en mille-et-un morceaux. Le roi des Monts de Fer continua sans ciller, passant ses nerfs susceptibles de meurtres sur le mobilier innocent. Il poussa des exclamations bestiales de rage, se fichant bien qu'un de ses misérables sujets l'entendent. Sa cours entière était habituée à ses sauts d'humeur de plus en plus fréquents, et à ses mauvais traitements envers son peuple, qu'il méprisait aussi, de plus en plus chaque jour, finissant par annuler et interdire les sessions de doléance.

Tous pensaient que c'était dû au stress, leur tendre reine, enceinte, se trouvait être fatiguée de pire en pire. Les médecins de la cours royale ont eut la malchance d'annoncer qu'elle et le futur nouveau-né royal ne survivraient pas. Le lendemain, ils ont tous étaient pendus, sans exceptions, sans pitié, et ce, malgré les faibles supplices de la souveraine.

Durant des jours, on supposa que c'était dû à une tentative de complots de la part des médecins de la cours royal, dans l'optique d'assassiner proprement le nouvel être qui viendrait sous-peu à la vie. Mais il n'en était rien de tout cela. Le peuple était loin, tellement loin de la vérité ! Mais les guérisseurs eux, en avaient été tous extrêmement proche. Ils avaient touché cette vérité, l'avaient tenu dans leurs mains, c'en étaient servit contre le roi.

Eux, ils avaient tout comprit ! L'enfant à naître n'était pas de Daín, mais d'un roi bien plus puissant, siégeant, aujourd'hui, le trône de la Montagne Solitaire ! Ils savaient donc, que l'union qui l'unissait avec leur reine n'avait jamais était consentie par cette dernière. Et quand ils voulurent soulever les foules et prévenir les Roi sous la Montagne, ils ont été arrêté, et sans jugement, ils ont reçut la sentence à mort dans la journée, ils furent tous pendus.

Pour Daín tout était finit, plus rien ne l'enlèverai de son rêve ! Il y avait bien son fils stupide qui lui posait des questions délicates, mais il n'en avait que faire. Son héritier ne serait plus son descendant à la naissance de son seconde … pouvait-il appeler l'enfant de Belladona fils ? Oui, rien ne le relierait à son cousin, il y veillera au grain. Sauf le nom qui posait problème.

À cette pensée, il attrapa un petit pilier décoratif, qu'il jeta par la fenêtre, brisant la vitre au passage. C'est lui qui devait choisir le nom ! Pas sa femme ! Elle aurait eut son mot à dire si … si …

- Vous voilà bien énervé mon ami, que vous arrive-t-il ?

- Que m'arrive-t-il ? répéta le roi détachant chaque syllabe dans une froideur extrême, Comment pouvez-vous me poser cette question !

Il se tourna vers son visiteur, sans pour autant, le voir entièrement.

- Vous m'aviez assuré qu'elle ne se souviendrait de rien ! Excepté que lorsque je lui aurais donné cet antidote, soit, lorsque je serais sur le trône d'Erebor !

- La naissance de ce bâtard ne vous enchante-t-elle pas plus que cela ?

- Avec le nom que cette faible petite créature lui a donné, n'importe qui pourra faire le rapprochement avec Oakenshield !

Un autre vase se brisa et une tapisserie, ayant surement coûté de nombreuses pièces d'or et des journées entières de travail, finie en lambeau.

- Elle s'est souvenue de mon plan, elle me l'a dit.

- Vous restait-il de la potion ?

- Heureusement, qu'il m'en restait un flacon en réserve ! Mais vos belles paroles ne sont que des illusions ! Elle se souviendra tôt où de qui elle est réellement ! C'est elle qui soulèvera le peuple ! C'est elle qui conduira mon royaume à sa perte ! Tout cela à cause de vous et de vos idées déplacées !

L'interlocuteur eut un petit rire sardonique, il se détourna, et fit encore quelques pas dans l'ombre, regardant les ouvrages miraculeusement intact de cette salle.

- Oakenshield est détruit. Il n'y a aucun corps pour prouver qu'elle est bien morte. Savoir, tôt ou tard qu'elle est mariée à vous, et qu'elle lui a caché son rejeton, vous accordera une chute magistrale !

- N'essayez pas de me séduire une nouvelle fois …

- Allons, allons Daín ! N'oubliez pas tout ce que j'ai fait pour vous. J'ai orchestré la mort de votre femme et empoisonner l'essence même de l'Arkenstone pour rendre fou une partie de votre lignée. J'ai séduit votre nouvelle femme à votre place pour qu'elle soit moins apeurée par la perte de ses souvenirs, vous la rendant douce et docile. Et je vous ai donné cet anneau.

Le roi regard son doigt ornait d'un anneau forgé par un orfèvre d'exception (disait-on !), sculpté à-même dans une émeraude, entouré d'or et de diamant, parsemé de saphir et de rubis. Une bague merveilleuse, dépassant la beauté de toutes les autres babioles qu'il aurait pu voir. Un bijou retiré à Thràin il y a longtemps, avant qu'il ne disparaisse.

-Quand Frerín sera en âge de la porter, donner-la lui ! Il deviendra un vigoureux guerrier, sage et obéissant, qui n'aura aucun scrupule à tuer son père ou à malmener sa mère …

- Il est hors de question de je lui donne cette merveille ! Et comment connaissez-vous son nom ?

- Le Maître a ses secrets et il a ses ordres ! Si vous voulez rester en vie, nain, mieux vaux que vous lui obéissiez ! La raison du réveil du hobbit n'est pas due à ma potion, mais à la puissance d'Yavanna ! Thorïn est son seul, l'enfant qu'elle vient tout juste de mettre au monde est le sien, pas le vôtre. Si l'enfant avait été vôtre, rien ne se serait passé. Alors, si vous voulez qu'elle ne se souvienne pas de son passé heureux, tenez-la loin de son fils, laissa le voir à quelques rares occasions. Laissez votre propre héritier s'occuper de lui. Agissez comme le maître le veut.

Daín resta les bras ballants, la respiration courte. Le Maître était le seul à pouvoir lui faire aussi peur !

- Père ! Père ! hurla Thorïn IIIe, Gandalf le Gris vous demande une audience !

- Renvois-le fils, je suis occupé.

- Non mon Seigneur, Gandalf est un bon ami à moi ! dit l'étranger, Laissez-moi aller lui porter le message, allez plutôt avec votre fils, fêter la naissance de votre nouveau né. Les naissances sont tellement rares chez les nains, vous devez en profiter.

L'héritier de Monts de Fer attendit l'accord de son père pour s'incliner et partir rejoindre sa belle-mère. Son corps tremblait. Il ne saurait dire ce qu'il venait d'entendre ! Il ne voulait y croire ! Mais tout concordait, absolument tout !

Son père sur les talons, il n'eut la chance de s'éclipser rejoindre le magicien gris pour le prévenir.

Thorïn n'arriverait jamais à garder tout cela pour lui !


- Saroumane ? Que faites-vous ici ?

- Surement la même chose que vous… mon ami !

Les deux Istaris s'inclinèrent par respect. Le blanc rejoint le gris, le conduisant vers la sortie.

- J'ignorais que la disparition d'une jeune hobbit, concubine de Thorïn Oakenshield vous inquièterez.

- Elle est morte Gandalf, je puis vous en assurez. Un être ne peux vivre avec tant de sang perdue, et si elle ne le peut, pas longtemps.

Le gris poussa un maigre soupir. Le bruit de leurs pas et de leurs bâtons furent les seuls sons audibles, avant qu'il ne poursuive.

- Quelques elfes de Mirkwood ont réussit à faire chanter des orcs et des gobelins. J'ignore comment ils s'y sont prit, mais ses créatures ont répondu. Le sang retrouvait venait bien du cheval et d'un être humain. Et il y a bien longtemps qu'ils ne coupent plus les cheveux de leur victime, ils préfèrent garder leur tête comme trophée, depuis qu'Azog le profanateur les gouvernait.

- Ces créatures mentent Gandalf.

- Je ne puis que vous croire. Et je me suis résolue à la mort de mon amie. Je prie pour sa nouvelle vie auprès des valars et pour le repos de son âme. Pourtant, le Seigneur Elrond et Dame Galadriel … ont vu qu'elle était en vie, retenue ici contre sa volonté. Et il est vrai, que le mariage du Seigneur Daín coïncide avec la disparition de Belladona.

- Ils ont eut une vision faussée, mon ami. La femme du roi ressemble beaucoup à une hobbit, mais elle ne l'est pas. Elle est heureuse désormais, douce et bienveillante envers son peuple qui l'a adopté. Elle vient d'avoir un fils, Frerín. C'est pour cette raison que Daín vous renvoi, il fête cet événement avec grande joie. Si votre cambrioleur est toujours en vie Gandalf, elle n'est pas ici. J'ai fouillait se royaume de fond en comble, rien indique sa trace.

Le magicien Gris baissa la tête vaincue et à court d'argument.

Son instinct lui disait tout autre ! Mais pour aujourd'hui, il devait renoncer à aller plus loin. Pour l'instant, il avait besoin de preuves !


- To Be Continued -


Ce chapitre m'a tué ! J'avais trop d'idée pour l'écrire !

J'espère en tout cas, que ça vous a bien intrigué et donné envie de lire la suite !

Pour informations : Frerín est mort à la bataille d'Azanulbizar. Daín a un fils qui se nomme Thorïn IIIe du nom et dans la version longue du Hobbit An Unexpected Journey, Gandalf mentionne un des sept anneaux que Sauron confia au nain et l'un d'eux fut offert à Thràin, qui aurait disparu et ne serait toujours pas retrouvé.

J'ai donc fait ma propre version des faits !

J'espère que ça vous a plus !

À la prochain !