Hello !
De retour après quelques siècles d'absence. Oui je sais :/
Je vous expliquerai pourquoi après ce chapitre.
Comme vous avez dû un peu oublier les personnages entre temps voici un petit mémo :
Maximilien de Villefort : le personnage principal, jeune fabricant de baguettes magiques, stratège, toujours une moralité et un humour douteux. Bref un type bien !
Olivier Leclere : Meilleur ami de Maximilien, un an plus jeune. Né de parents moldus et major de sa promotion pour le plus grand malheur des Sang-Pur
Clémence des Blancs-Manteaux : Meilleure amie de Maximilien. Elle appartient à un clan politique puissant. C'est aussi et surtout une brillante sorcière.
Hector Boisréal : Leader du groupe auquel appartient Maximilien. C'est un politicien dans l'âme.
Alexandre : Ami de Maximilien, futur auror et excellent duelliste
Antony de Monge : Appartient au clan Villefort parce que sa famille est vassale des Villefort. Il n'apprécie pas Maximilien
Le professeur Delorme : Professeur de défense contre les forces du mal de Beauxbâtons et responsable de la sécurité de l'académie.
Antigone Ombre : Leader du mouvement mangemort de Beauxbâtons. Elle mène la vie dure à tout le monde avec l'aide de ses deux acolytes Gonzague et d'Aigremont
Kaki : l'elfe de Maximilien qui devient son assisant pour la création des baguettes. Maximilien l'entrainent au combat en secret.
Ça devrait vous suffire pour tout comprendre ^^
Bonne lecture !
Fin du chapitre précédent [ Deuxième étage, aile nord
Maximilien prit le second couloir, celui qui menait à sa salle d'usinage. Il sentit soudain une sensation familière, une magie qu'il pratiquait de plus en plus désormais. L'étudiant se figea. Cette magie, c'était une illusion ! Et plus précisément un sortilège de désillusion !
Le jeune homme sortit sa baguette, dissimulée dans sa manche et leva le sortilège de dissimulation. Il n'eut que le temps d'apercevoir une ombre devant lui et deux à sa droite. Le jeune artisan se jeta au sol et lança un premier maléfice.]
Maximilien se jeta au sol et braqua sa baguette sur une armure. Celle-ci s'anima aussitôt, brandit sa lance et se rua sur son adversaire. Le jeune Villefort entendit un cri de terreur et une rafale de sorts. Quelques secondes de gagnées.
Maximilien essaya de se relever mais encaissa un sortilège de point d'acier dans le dos. Il rechuta douloureusement. Ils étaient donc plusieurs !
Toujours au sol, Villefort braqua sa baguette sur la seule source de lumière, les fenêtres. Tenebris, articula-t-il dans un souffle. La lumière rassurante de la lune disparue et plongea tout le monde dans le noir. Il enchaina sur un sortilège de sa propre conception Eruptio lux. Les agresseurs furent aveuglés par une violente lumière. Maximilien en profita pour déployer sa legilimencie. Il étendit sa perception mentale dans tout le couloir. Deux agresseurs derrière lui, quatre devant. Autrement dit aucune chance de s'en sortir vainqueur et encore moins de fuir.
Faisant volte-face, Maximilien utilisa un cofringo pour faire exploser un pan de mur afin de blesser les assaillants arrières. Il s'exposa donc aux quatre autres et ses boucliers ne purent encaisser la volée de sortilèges. Bien qu'atténués, un sort de fracturation et deux maléfices lacérations passèrent. Le jeune homme invoqua un essaim de fléchettes en argent pour riposter avec un effet de zone. Les cris de douleurs lui indiquèrent que certaines étaient atteint leurs cibles.
La douleur le rendit incapable de conjurer un nouveau bouclier et encore moins d'utiliser la legilimencie. Il se jeta contre le mur pour éviter ce qui ressemblait à un sortilège de hachoir. Maximilien lança un sortilège de feux d'artifices, très dangereux en espace confiné, mais ne put éviter une sorte de fouet enflammé et perdit connaissance.
Le professeur Delorme entra sans douceur dans les quartiers étudiants. Alarmée, la gardienne sortit de sa loge et se dirigea immédiatement vers le directeur-adjoint en haussant un sourcil interrogateur.
« Blanc-Manteaux et Leclere s'il vous plaît, dit-il les dents serrées.
— En salle d'études n°4, indiqua-t-elle. Qu'est-il arrivé ?
— Villefort ! Duel dans les couloirs. »
La gardienne parut atterrée et l'accompagna jusqu'à la salle. Delorme ouvrit la porte à la volée, faisant sursauter les étudiants. Il désigna silencieusement les deux élèves et leur intima de sortir d'un mouvement de la tête. Les deux amis de Maximilien obéirent sans discuter sous le regard inquiet d'Hector Boisréal. L'enseignant ferma la porte, lança deux sorts de confidentialité et se tourna vers les deux étudiants.
« Qu'est-ce que Villefort foutait en dehors des quartiers après le couvre-feu ? »
Olivier et Clémence échangèrent des regards alarmés.
« Il avait des baguettes à terminer » admit Olivier.
C'était un demi-mensonge, ce n'était pas faux mais pas entièrement vrai. Delorme ne fut pas dupe.
« Pourquoi nous le demander à nous ? Pourquoi pas directement à Maximilien ? demanda Clémence avec nervosité.
— Parce qu' en ce moment, il est endormi sur un lit à l'infirmerie, tailladé, brûlé et épuisé magiquement. »
Les deux étudiants pâlirent violemment.
« J'ai failli oublier des sortilèges de desquamation plus ou moins bien réussis.
— Est-ce qu'il va s'en remettre ? balbutia Clémence. A peu près ?
— Oh ça ne t'en fais pas trop. Ils ont été pris rapidement en charge. Avec la puissance des sorts employés, nous avons su tout de suite qu'il y avait une bataille au premier étage. Ils ont directement été emmenés à l'infirmerie.
— Les ? Comment ça les ? Qui sont les autres ? demanda la gardienne inquiète.
— Des étudiants qui suivent généralement Antigone Ombre. Ils y en a quatre qui sont sévèrement amochés. Deux qui souffrent de blessures et de fractures dues à des éclats de roches et les deux autres sont brûlés au troisième degré.
— Magiquement ? demanda aussitôt Olivier. Un feu ensorcelé ?
— Non heureusement pour tout le monde, il n'y a aucune blessure de ce genre. Mais les guérisons seront lentes et douloureuses. Il ne devrait pas y avoir trop de séquelles.
— Pouvons-nous aller le voir tout de suite ?
— Demain, contra Delorme agacé. Si le guérisseur vous laisse entrer bien entendu. Et une dernière chose. J'ai arraché la promesse à la directrice de punir tout étudiant impliqué dans un duel par une exclusion temporaire.
— Vous voulez dire, même si nous sommes attaqués ? demanda Olivier.
— Débrouillez-vous pour que ça n'arrive pas ! Commencez par respecter le couvre-feu. Vous devriez vous sentir plus concerné que quiconque dans cette école Leclere. Après tout, vous vous êtes aussi fait démolir à une heure qui soulève pas mal de questions. »
Les deux étudiants baissèrent les yeux et n'osèrent contester.
« Informez votre bande d'agitateurs de notre décision. »
Delorme les congédia et se dirigea vers la salle de l'étage supérieur. Certainement pour informer la bande d'Antigone de la même décision.
Clémence et Olivier retournèrent dans la salle d'études pour rejoindre Hector. Olivier prit soin de tisser une bulle de silence pour pouvoir discuter discrètement.
« Qu'est-ce qu'il voulait ? attaqua Hector sans attendre davantage.
— Maximilien s'est fait avoir par les autres.
— Avoir ? Comment ça avoir ?
— Il est vivant, à quoi pensais-tu ? s'agaça Clémence. Enfin il est salement amoché.
— C'est exactement ce que nous voulions éviter. Et merde !
— Delorme a quand même précisé qu'il n'a rien reçu de définitif, c'est déjà ça. Les autres non plus d'ailleurs.
— Quels autres ? demanda aussitôt Hector.
— Il a résisté assez violemment pour envoyer quatre de ses assaillants à l'infirmerie avec lui.
— Quatre ? s'exclama Hector. Je ne pensais pas qu'il avait ce niveau. Alexandre le peut certainement, toi aussi sans doute Clémence. Enfin bref. Quatre agresseurs à l'infirmerie c'est intéressant.
— Tu te fous de nous ? C'est de Maximilien dont on parle ! s'indigna Clémence.
— Mieux vaut lui qu'un Première Année né-moldu, objecta Hector.
— Mais…
— Maintenant il faut faire face aux conséquences. C'est Maximilien le premier qui te le dirait, n'est-ce pas ? »
Hector se tut en attendant des objections mais Olivier et Clémence restèrent silencieux.
« On peut supposer que l'attaque prévue par le clan a effectivement eu lieu. Ils sont tombés sur Maximilien pour éviter qu'on s'en serve. D'Aigremont rééquilibre la situation mais il ne faut pas le laisser en profiter.
— Et qu'est-ce qu'on va faire ?
— Avancer les plans de Maximilien… mais sans lui. »
Comme tous les matins, Antony de Monge s'apprêtait à descendre déjeuner avec sa petite amie. Mais cette fois-ci les amis de Maximilien en avaient décidé autrement. Clémence et Olivier l'avait alpagué et avait gentiment proposé à sa copine d'aller manger avec ses propres amies. Celle-ci avait rougie d'indignation, jusqu'à apprendre les événements de la nuit précédente.
Antony, Clémence et Olivier étaient descendus en avance. Ils parcoururent les couloirs très rapidement. Clémence se déplaçait, droite et fière, avec dignité et faisait honneur au clan des Blancs-Manteaux. Les deux autres étudiants, eux se déplaçaient avec paranoïa. Antony avait dissimulé sa baguette dans sa manche et sa main était posée dessus. Olivier avait une attitude faussement décontractée, les mains dans les poches. La baguette prête à être dégainée.
Finalement ils atteignirent le réfectoire sans encombre. Ils furent accueillis sombrement par le reste du groupe. Le petit déjeuner fut expédié en silence. Quand finalement, les enseignants firent leur apparition.
Sans se concerter Hector Boisréal, Alexandre de la Dent et Olivier Leclere se levèrent. Antony voulut les suivre mais il se ravisa en croisant le regard menaçant de Clémence. A cet instant, elle portait vraiment très mal son prénom. Hector s'avança pour prendre la parole, les deux autres restèrent en retrait.
« Madame la Directrice, professeurs. Bonjour.
— Jeunes gens, répondit Maxime en inclinant la tête.
— Nous avons besoin de parler d'un sujet important madame la Directrice.
— Nous pouvons convenir d'un rendez-vous si vous y tenez, proposa madame Maxime méfiante.
— Je crains que nous ayons suffisamment attendu. La sécurité est une question importante. Les récents événements ne nous permettent plus d'attendre » répliqua calmement Hector.
Maxime et Delorme se concertèrent du regard. Ils étaient dans le réfectoire, en public. Une réponse négative était impossible. Ils le savaient. Les étudiants aussi. Ce qui n'augurait rien de bon.
« Deux fois en deux mois, poursuivit Hector. C'est le nombre d'attaques qui a eu lieu contre mes amis, ici-même à Beauxbâtons. Des attaques brutales, méthodiques et cruelles. Je pense que vous êtes d'accord cela doit cesser. »
Tout le réfectoire était maintenant silencieux, attendant la suite.
« Nous sommes d'accord, répondit elle sèchement.
— Nous n'avons pas pu nous empêcher de constater une différence majeure entre les deux agressions.
— Et laquelle ? » s'impatienta Delorme.
Hector recula d'un pas et laissa la place à Olivier.
« L'attaque que j'ai subie m'a blessé si sérieusement qu'il m'a fallu près de deux mois pour me rétablir. Il semblerait que l'agression menée cette nuit contre Maximilien de Villefort soit grave mais nettement moins sérieuse. »
Des murmures traversèrent la salle. Villefort ? Agressé ?
Antigone Ombre se leva de sa table et s'approcha furieuse.
« Qu'est-ce que tu essaies de démontrer ? Hier soir, Villefort a envoyé quatre élèves à l'infirmerie. Heureusement qu'ils se sont défendus et l'ont assommé aussi, s'exclama-t-elle dégoulinante d'hypocrisie.
— Qu'est-ce que tes chiens de garde faisaient à l'extérieur de l'internat après le couvre-feu ? riposta Hector très intéressé.
— Et qu'est-ce que Villefort faisait ? Encore un mauvais coup ? cracha-t-elle un peu déstabilisée.
— La mission qui lui a été confiée. Il fabriquait des baguettes magiques afin que notre nation puisse continuer à s'en procurer, siffla Leclere.
— Où a-t-il été retrouvé ? demanda aussitôt Hector aux enseignants.
— Juste à côté de la salle où il usine ses baguettes, reconnut Delorme.
— Donc ça ressemble bien plus à une embuscade contre Villefort, n'est-ce pas ? conclut Hector avec délectation.
— C'est impossible qu'il ait pu envoyer quatre élèves à l'infirmerie tout seul, tenta Antigone avec nettement moins d'assurance.
— Avez-vous utilisé le Priora Incantatum professeur Delorme ? intervint Alexandre pour la première fois. En tant qu'ancien auror, vous suivez certainement la procédure.
— Effectivement, je l'ai fait, reconnut-il à contre-cœur. A l'exception des blessures infligées à Villefort, toutes les autres blessures proviennent de sa baguette.
— Nous pouvons donc en conclure que Maximilien s'est défendu seul contre au moins quatre agresseurs, coupa Alexandre.
— En fait, il en manque encore un. Plusieurs sortilèges n'ont pu être attribués à l'une des cinq baguettes confiquées.
— Donc Villefort n'était pas seul, trancha Antigone avec un regain d'assurance.
— Quatre contre deux ou cinq contre un, ça reste une embuscade Ombre, rétorqua Hector avec mépris. Heureusement Maximilien s'en sort plutôt bien. D'ici trois ou quatre jours, il devrait être sur pied. Une sacrée amélioration quand on se souvient de ta convalescence, n'est pas Olivier ?
— Exactement, se rappela brusquement l'intéressé.
— C'est d'ailleurs pour ça que nous voulons vous parler, enchaina Hector avant qu'Antigone n'ouvre sa bouche. La vraie différence entre Maximilien et Olivier, ce n'est pas la chance ou le talent. Maximilien est juste… plus entrainé à se défendre.
— Tu veux dire qu'il a appris un tas de maléfices pour taper sur tout ceux qui lui déplaise ? » minauda Antigone d'une voix nasillarde.
Les garçons se retinrent à grand peine de la gifler mais ça lui donnerait raison.
« Son clan est en guerre. Il doit apprendre à survivre, expliqua Alexandre. A vous survivre, se corrigea-t-il. Car dès qu'il sera dehors, il devra combattre. Apparemment son entrainement lui a déjà bien servi. Professeur ? Avez-vous remarqué les habits ensorcelés de Maximilien, les runes protectrices dessinées à même le corps ?
— Je dois reconnaitre que non, hésita Delorme.
— Peu importe, l'interrompit Hector. Le fait est, qu'il n'aura à subir qu'une convalescence courte. Qu'il aura certainement des chances de survivre à cette maudite guerre. »
Il se tut et dévisagea les enseignants, avant de se tourner vers les étudiants assis dans le réfectoire.
« Combien d'entre nous pourront survivre en cas d'attaques de mangemorts ? Même juste fuir pour aller chercher du renfort ? Appliquer les premier soins ? Peu je le crains.
— Où voulez-vous en venir ? demanda la directrice avec inquiétude.
— Nous avons besoin de nous entrainer à nous défendre, répondit simplement Hector.
— Vous avez déjà des cours de défense contre les arts obscurs, objecta-t-elle.
— Il semblerait que ce soit insuffisant, répondit Olivier. Les cours du professeur Delorme sont excellents. Je majore votre discipline en Sixième Année mais j'ai été incapable de me défendre correctement. Vos cours, professeur, sont encore trop théoriques. Nous avons besoin de… davantage de pratique.
— Nous avons besoin d'un club de défense » conclut Hector d'une voix ferme.
Un grand silence accueillit cette déclaration, puis des murmures et des exclamations fusèrent dans toute la salle. La directrice tenta sans succès de parler. Elle retenta une fois. Nouvel échec. Furieuse, elle se redressa de toute sa taille de demi-géante et rugit un magistral « Que tout le monde se taise ! » Ce qui fonctionna car le silence revint assez vite.
« Il y a déjà un club de duel à Beauxbâtons, assena Delorme.
— Exactement ! applaudit Antigone. J'en suis en plus la présidente. Venez tous vous entrainer ! Enfin pas vous trois. Vous avez été éjectés pour avoir volé des bijoux. L'enquête a été formelle, ricana-t-elle.
— Nous n'avons pas l'intention de contester tes affabulations et encore moins ton enquête bâclée. Toujours est-il que nous ne sommes pas les seuls dans ce cas. Depuis environ deux ans, il y a pas mal de personnes qui se font fait exclure pour un tas de motifs, tous plus originaux les uns que les autres.
— Sans compter ceux qui sont refusés à l'entrée.
— Bref, nous sommes beaucoup à ne pas avoir le droit d'apprendre le duel, conclut Hector. Qui es-tu donc pour nous refuser le droit d'apprendre à survivre contre les mangemorts ?
— De toute manière, ce n'est pas si important que ça madame la Directrice, reprit Alexandre. Le club de duel enseigne le duel sportif, c'est-à-dire pas grand-chose d'utile. Les saluts ridicules, le fléchissement du genou ne nous serviront pas. Voici pourquoi nous avons besoin d'un vrai club de défense.
— C'est n'importe quoi ! protesta Antigone. Nous sommes tout à fait capables de… »
Antigone s'interrompit en voyant Alexandre dégainer sa baguette magique. Il lui lança un sortilège informulé qui fit un bang sonore. Une lumière rouge, très brillante apparue au niveau du sternum de la jeune fille pour signaler l'impact.
« Tu attendais le signal de départ Ombre ? demanda-t-il calmement. Malheureusement tu es morte, comme n'importe quel duelliste sportif. »
Antigone, furibonde se tourna vers la directrice. Quand un deuxième bang sonore fit apparaitre une lumière sur son front.
« Il n'y a pas d'arbitre en combat réel Ombre ! »
La jeune fille, folle de rage, tenta de dégainer sa baguette. Alexandre ne lui en laissa pas le temps. Sans une parole, il provoqua une légère explosion près de l'oreille d'Antigone. Celle-ci, sonnée, ne parvint pas à esquiver le maléfice du croche-pied qui la déséquilibra. Le jeune homme finit par la désarmer, il attrapa la baguette au vol et se tourna vers les enseignants.
« Le duel sportif n'est d'aucune utilité. Tout juste spectaculaire. Voyez un peu le nombre de fois où Ombre aurait dû mourir. Nous avons besoin d'un vrai club de défense. Un club qui privilégie la pratique, idéalement qui soit le prolongement de vos cours, professeur Delorme. Un club qui forge les réflexes, destiné à nous offrir une chance. Une chance que Maximilien a eu et qu'Olivier n'a hélas pas eu. »
Visiblement les professeurs hésitaient à accepter. Ils échangeaient des regards anxieux. Même si l'argumentaire d'Hector était sans faille, même si la démonstration d'Alexandre était sans équivoque. Il y avait des risques, de gros risques.
« Madame la Directrice, Professeurs. Malgré tous ses beaux discours, Boisréal ne cherche qu'une chose. Il veut recruter et entrainer son armée. Peu importe qui se trouve sur son passage. Peu importe si les idéaux sont différents. Il ne veut qu'une chose, écraser ceux qui ne sont pas d'accord avec lui. Il peut dire ce qu'il veut du club de duel mais au moins les duels sont codifiés, encadrés et maîtrisés. Il n'y a pas d'incitation à la violence, ni de blessures. Vous pouvez être certains que ce ne sera pas le cas dans leur club d'extermination.
— Remarque pertinente. J'ai failli oublier, pour éviter les dérives et surtout pour apporter encore plus aux étudiants. Je voulais demander. Est-ce que des professeurs pourraient participer ? Je suis certain que votre expérience d'auror serait très utile professeur Delorme. »
Delorme se détendit. Il jeta un coup d'œil à la directrice. Elle aussi pensait que c'était déjà beaucoup plus raisonnable.
« De même, j'estime qu'il est indispensable de connaître les premiers soins. Nous demanderons à l'infirmier de bien vouloir nous faire pratiquer les premiers sorts d'urgence. Bandage et stase notamment. »
Tout le monde savait que le médicomage se plaindrait bruyamment du travail supplémentaire mais accepterait rapidement. Par les temps qui courent, c'est même nécessaire.
« La professeure de sortilège aura sans doute beaucoup à nous apprendre. Il faudra lui demander. Enfin la métamorphose. Professeur Segur ? Le sortilège qui permet de révéler un animagus n'est même pas au programme de métamorphose. Il y a probablement un tas de transformations et d'invocations utiles et d'autres à savoir délier.
— C'est bon Boisréal. Vous avez mon autorisation, grogna la directrice. Mais vous serez surveillés de près. Faites attention, à la moindre incartade…
— De la part de qui ? Si c'est un organisateur, déjà ça n'arrivera pas, mais si c'est un participant qui s'amuse à troubler le déroulement des séances ? »
Les enseignants comprirent aussitôt l'allusion au sabotage. Delorme jeta même un regard à Ombre.
« Si ce sont les exercices ou le programme, ce sont les organisateurs, l'un d'eux devra sauter. Si c'est un agitateur, il sera exclu. Ce sera tolérance zéro. Nous sommes clairs ?
— Limpide monsieur. Vous aurez notre charte d'ici ce midi. »
Hector allait les remercier et comptait se rasseoir quand Antigone prit la parole.
« Tout est prévu à l'avance, hein sale Sang-mêlé ?
— Nous y avons réfléchi une bonne partie de la nuit si c'est le sens de ta question.
— Oh la ferme, personne n'ira dans ton fichu club !
— Pourquoi mon club ? Ce serait une très mauvaise idée d'en prendre la tête, tu ne crois pas ? Après tout je quitte l'académie à la fin de l'année. Ce qui valable pour pas mal de mes amis.
— Ah ouais et quel imbécile veux-tu mettre pour diriger ton club d'assassins ?
— Voyons il nous faudrait quelqu'un qui ne cède pas facilement à l'intimidation, en cinquième ou sixième année, si possible bien déterminé, peu impliqué dans d'autres associations. En fait, je ne lui en ai pas encore parlé mais je pensais proposer cette fonction à Antony de Monge ?
— Q-quoi ? balbutia l'intéressé.
— Intéressé ?
— Mais pourquoi moi ?
— Il faut absolument quelqu'un qui soit déterminé à se défendre contre les mangemorts et qui ne se laissera pas intimider par les ceux qui les soutiennent. Tu sembles assez bien correspondre au profil. »
Les professeurs étaient alarmés. Antony s'était calmé depuis quelques temps mais il avait le sang chaud et répondait aux provocations. Antigone semblait réfléchir à plein régime. Un club de défense aux mains des Villefort pour trois ans mais qui serait tenu par quelqu'un qu'on pouvait faire craquer. Hector était anxieux, il fallait que de Monge accepte et vite, avant que d'Aigremont ne s'en mêle et ne sabote tous leurs efforts. Et bien sûr, tous les étudiants du réfectoire retenaient leur souffle. Qui allait gagner le bras de fer du jour ?
Antony de Monge se tenait raide, dansant sur ses pieds. L'offre était alléchante mais avait-il les capacités ? Serait-il capable de surmonter les provocations ? Accepter, c'était devenir une pièce importante de l'échiquier de Beauxbâtons. Chaque erreur serait grave. Comment réagirait sa copine ? Et pire, le clan ? Celui-ci avait explicitement ordonné de se tenir tranquille. Ne pas faire de vagues. Accepter, c'était leur désobéir. Mais le clan n'avait aucune idée du climat de Beauxbâtons. Il n'avait aucune idée de la pression exercée à l'intérieur de l'académie qui se voulait pourtant neutre. Refuser, c'était les laisser triompher. Accepter, c'était protéger. Protéger ses amis, sa copine, ainsi qu'Eva et Alice et même ce foutu Maximilien. Non personne ne devait se retrouver à l'infirmerie de la sorte. Il fallait accepter !
« Ça marche Boisréal, claironna Antony. Je prends la tête de ce club de défense. »
Le visage d'Hector s'illumina d'un grand sourire de joie et de soulagement.
« Excellent ! »
Clémence se leva aux côtés d'Antony et se mit à applaudir. Alexandre, Hector et Olivier l'accompagnèrent. De nombreux étudiants de la salle se levèrent à leur tour. Ce fut bientôt une ovation qui accompagna la fondation de ce nouveau club.
La porte du réfectoire s'ouvrir sur trois retardataires. Richard d'Aigremont et Arthur de Gonzague entrèrent avec des démarches d'ivrognes, soutenus par un Guillaume Fabre très satisfait. Quelques Septième Année identifièrent sans difficultés les symptômes. La démarche, l'attitude, le regard vide. Tout indiquait des sortilèges de confusion. La présence de Fabre à leurs côtés était aussi révélatrice. Après tout d'Aigremont et Gonzague détestait Fabre qui le leur rendait bien.
Antigone lança un regard noir à Hector. Elle comprenait mieux pourquoi d'Aigremont, son cher négociateur était absent. Il avait été sciemment écarté et retenu ailleurs.
C'est à ce moment que les hiboux firent leurs apparitions. Comme tous les matins ils délivraient le courrier et les journaux. Hector se précipita sur la chouette hulotte qui lui apportait le quotidien L'actualité magique. Il n'eut pas besoin de chercher loin. Les Villefort et les artisans étrangers étaient à la une : Les fabricants de baguettes magiques mettent l'Espagne à genoux !
Hector parcourut l'article en diagonale. Le ton de l'article mettait volontairement en avant le spectaculaire et la férocité des fabricants. Une excellente chose, pensa le jeune homme avec un sourire dur. Ils avaient gagné des alliés de poids. Les enlèvements coordonnés n'étaient pas sans rappeler les méthodes du Seigneur des Ténèbres mais contre lui cette fois-ci. Quel dommage de ne pas pouvoir vanter les capacités des artisans. Uniquement parce que Maximilien avait prouvé qu'ils étaient loin d'être infaillibles.
Du coin de l'œil, il vit Clémence qui parlait avec Eva de Villefort. Hector demanda à Antony de le suivre. Ils se dirigèrent tous les deux vers une table de Quatrième Année. Hector s'arrêta devant une petite rouquine.
« Est-ce que nous pouvons te parler en privé Alice ?
— Heu c'est à quel sujet ? demanda-t-elle un peu intimidée.
— A propos de ton clan… et de Maximilien.
— Maintenant ?
— Si possible oui. »
Alice Azan se leva en soupirant, saisit sac et trébucha sur sa chaise. Hector la rattrapa de justesse et la remit d'aplomb.
« Elles te tombent toutes dans les bras » ricana de Monge.
Ils sourirent en entendant le grognement mi-agacé, mi-menaçant de l'adolescente. Ils rejoignirent à l'extérieur Clémence qui tentait de raisonner Eva de Villefort.
« Ah vous voilà vous deux ? » s'exclama-t-elle avec colère.
Hector l'ignora et tenta d'ouvrir une salle de classe. La première était verrouillée. La suivante était ouverte. Il rentra sans hésiter, suivi par les quatre autres. Clémence tissa aussitôt des enchantements pour préserver la confidentialité de leur conversation. Hector s'installa en tailleur sur une table et creva l'abcès.
« Je t'écoute Eva.
— Depuis quand tu te sers des blessures de tes amis pour entretenir ta guerre et servir ton ambition ? En plus c'est mon cousin !
— Donc si ce n'était pas Maximilien, ça passerait mieux ? ricana Hector. Mais je vois ce que tu veux dire, c'est moralement pas très propre.
— Ça on peut le dire !
— C'est une idée de Maximilien à la base, expliqua Clémence avec désapprobation.
— Tu veux nous faire croire qu'il a accepté de se faire démolir pour justifier la création de votre armée ? demanda Antony incrédule.
— Pas exactement. Mais c'était son plan d'utiliser la prochaine agression violente pour appuyer la demande. Et mauvaise surprise, c'est tombé sur lui.
— Vous avez quand même maintenant cet ignoble plan ?
— Bien sûr ! Ce n'est pas comme si ça allait retarder sa guérison.
— Mais quand même ?
— Mais quoi ? Imagine la réaction de Maximilien si au réveil, il comprend qu'on a pas appliqué son plan juste parce que c'était lui ? Vous le connaissez encore mieux que moi. Vous pensez qu'il sera ravi ? Il n'a pas ce genre d'ego.
— Bon au moins, vous avez réussi. On a marqué des points contre les mangemorts avec votre idée de club.
— C'est justement pour ça que je voulais vous voir tous les trois. Vous devez vous sortir cette idée de la tête. Nous avons limité la casse, tout au plus, mais il n'y a pas eu de victoire aujourd'hui.
— Pourquoi ?
— Vous avez lu les nouvelles internationales aujourd'hui ?
— Hector leur montra l'opération des artisans.
— Votre clan a essayé de nous faire comprendre subtilement qu'il allait frapper un gros coup. Or nous n'avons pas été assez réactif.
— Parce que tu t'y attendais. Je… Vous saviez ? s'écria Eva.
— Ils nous ont prévenu quelques heures d'avance. Je suis navré. On s'est fait avoir. Antigone a été mieux informée avant nous. C'est pour ça qu'elle s'en ai pris à Maximilien. Pour nous empêcher de glorifier les fabricants. J'avoue que je comptais aussi sur la victoire de votre clan. Maintenant comment avoir l'air crédible sur ce sujet. Ils vont nous ressortir à chaque fois la façon dont Maximilien s'est fait écrasé.
— Du coup, une pâle victoire avec le club alors qu'on en espérait deux. La première avec les collègues de Max et la seconde avec le club, expliqua Clémence.
— Mais est-ce que c'est si grave ? Après tout Maximilien s'est bien battu. Tu as justement dit qu'il avait le niveau. Il en a envoyé quatre à l'infirmerie.
— Les deux Septième Année échangèrent un regard gêné.
— Nous ne nous sommes pas sûr de la raison pour laquelle Maximilien a réussi à les battre, expliqua Clémence.
— Là il faut avouer que je ne comprends plus rien, s'exclama Antony agacé.
— On pense, mais on ne peut pas le savoir, hein ? On pense que Maximilien les a battus et ne s'est pas trop fait blesser uniquement parce qu'il a riposté de façon disproportionnée.
— Ça ne correspond pas du tout au caractère de Max, objecta Eva.
— Il a dû comprendre tout de suite que c'était une embuscade et que le duel était complétement déséquilibré. Il aurait dû terminer comme Olivier Leclere.
— Et ?
— A sa place j'aurais utilisé de la magie très puissante. Plus pour faire sonner les alarmes du palais que pour vaincre les agresseurs. On pense qu'il a tout fait pour appeler au secours, surprendre ses adversaires et mettre fin au combat le plus tôt possible.
— C'est beaucoup plus crédible, précisa Clémence.
— Mais on ne peut pas savoir. Maximilien pourra nous le dire à son réveil, termina Hector.
— Donc vous avez menti aux professeurs ? Vous avez bien dit qu'il les a démontés parce qu'il avait de l'entrainement. Mais en faite vous les avez bernés ?
— Oui et non. Ils doivent se douter que c'est faux. Mais tout comme nous, ils ne peuvent rien prouver. Ils auraient certainement pu dire que nous n'en savions rien, que nous interprétions. Sauf qu'en fin de compte, ils n'allaient pas reconnaitre qu'ils en savent aussi peu que nous.
— Et où est le problème ?
— Nous avons fait croire que Maximilien est un excellent duelliste. L'existence et la crédibilité de ce club repose sur l'affirmation que Maximilien est suffisamment entrainé.
— Et ?
— Si d'ici trois jours, quatre maximum, Maximilien n'est pas debout, nous aurons perdu toute crédibilité. D'Aigremont s'en donnera à cœur joie et nous démolira. Personne n'aura vraiment confiance en ce club, en nous et nos capacités.
— Sans blague et vous ne pouviez pas faire mieux ? s'exclama Antony. Maximilien en a jeté quatre au sol !
— Tu connais d'Aigremont ?
— Ouaip !
— Bon alors ça répond à ta question. C'était prendre la main ou le laisser réinterpréter la situation.
— Et comment on peut être sûr qu'il sera debout dans trois jours ? Il a quoi exactement ?
— Blessures, brûlures, épuisement magique.
— La totale !
— Exact.
— Et on ne peut rien faire ?
— Non.
— Alors pourquoi nous faire venir ? demanda Alice. J'ai abandonné la moitié de mon petit-dej, s'indigna-t-elle.
— Parce que vous êtes tous les trois représentants du clan Villefort.
— Et alors ?
— Vous êtes des cibles. Il y a déjà suffisamment de problèmes comme ça. On ne peut pas se permettre que l'un d'entre vous se fasse attaquer. Vous allez chacun avoir une garde rapprochée en permanence.
— C'est une plaisanterie ? s'exclama Eva.
— J'ai l'air si comique que ça ?
— C'est non négociable. Votre clan fait de la résistance active. Maximilien c'est déjà dur à encaisser. Il sera le seul à se faire avoir.
— Mais je veux avoir la paix, commença Eva. Il n'est pas question de…
— J'accepte, trancha Antony. Eva et Alice doivent être protégées en priorité. Et si vous n'êtes pas contentes vous pourrez toujours envoyer des hiboux à vos familles respectives pour plaindre. »
Les deux adolescentes fusillèrent Antony du regard mais hochèrent la tête à contrecœur.
« Merci c'est déjà une bonne chose de faite, murmura Clémence.
— Eva peux-tu appeler l'elfe de Maximilien s'il te plait, demanda Hector. La magie elfique est liée à la famille de ses maîtres mais j'ai besoin de lui parler. Et je ne suis pas un Villefort.
— Kaki nous avons besoin de toi » appela Eva.
Le jeune elfe des Villefort apparut dans un claquement sec. Il dévisagea rapidement les cinq étudiants qui l'intimidait.
« Mademoiselle Eva, dit-il en s'inclinant. Jeunes gens.
— Kaki, je suis un ami de ton maître Maximilien. Sais-tu ce qui lui est arrivé ?
— La magie du jeune maître indique qu'il dort.
— Ton maître se repose parce qu'il a été blessé. »
Un éclat de colère passa dans les yeux de la créature. L'elfe se reprit bien vite.
« Quelles sont tes missions lorsque tu ne travailles pas avec Maximilien sur ses baguettes ? interrogea Hector.
— Kaki n'a pas le droit de révéler les secrets de son maître à un sorcier extérieur. Même si ce sorcier dit être ami avec son maître.
— Kaki, c'est moi qui te le demande, intervint Eva.
— Si mademoiselle Eva le demande. Kaki doit préparer les ingrédients et les outils. Si Kaki n'a plus rien à faire au palais, Kaki doit retourner aider les autres elfes au manoir familial.
— Donc si mademoiselle Eva te donne une nouvelle mission ici. Tu devras l'effectuer, n'est-ce pas ? »
L'elfe se tordit les mains. Apparemment c'était une zone un peu floue.
« Si je demande quelque chose Kaki. Le feras-tu ? Si cela n'est pas contraire aux ordres de Maximilien. »
L'elfe hocha la tête.
« Es-tu capable d'utiliser la magie familiale pour surveiller en permanence Eva et assurer sa sécurité ? »
Kaki hocha vigoureusement. Son regard s'éclaira. C'était une mission possible.
« Es-tu capable de surveiller aussi deux membres du clan Villefort ? Même s'ils n'en portent pas le nom ? Antony de Monge et Alice Azan ? »
L'elfe hésita. Il dansa d'un pied sur l'autre.
« C'est possible ? demanda Eva.
— C'est moins faisable, répondit la petite créature. La magie est plus… plus distante.
— Mais tu pourrais le faire en t'entrainant ?
— Kaki peut le faire, affirma-t-il fièrement.
— Bien si Eva, Alice ou Antony se fait attaquer, tu les emmènes dans le bureau du professeur Delorme. Est-ce que tu sais où c'est ? demanda Hector.
— Kaki ne reçoit d'ordre que des Villefort » murmura l'elfe.
Eva s'agenouilla auprès du petit elfe.
« C'est moi qui te le demande » indiqua-t-elle.
L'elfe se détendit et accepta.
« Et ce n'est qu'un détail mais tu te contentes de les emmener. Tu n'attaques les élèves qui menacent tes protégés. »
Un nouvel éclat passa dans le regard de l'elfe. Il comprit aussitôt. Le jeune homme savait que Maximilien l'entrainait au combat. L'elfe hocha la tête de façon imperceptible.
Kaki fut congédié par les étudiants et quitta la pièce en transplanant. Hector expliqua aux trois adolescents qu'ils allaient mettre en place une surveillance plus visible. Moins performante mais plus dissuasive avec d'autres étudiants. Une seconde garde qui fut acceptée à contre-cœur.
Rassurez-vous, pas d'odieux cliffanger pour cette fois-ci.
Je me suis fait rare sur cette fic car je me consacrais à un autre projet. Grâce au challenge d'écriture du NaNoWriMo j'ai écrit… un roman policier. Et je viens de commencer à le mettre en ligne.
Si vous aimez les personnages tordus en tout genre, vous serez servis ^^
Synopsis : La prestigieuse école privée de Rochefer connait une série d'agressions. Pour identifier le coupable et étouffer le scandale, la directrice fait appelle à un ancien élève devenu détective mais celui-ci est aussi peu coopératif que les suspects !
Comme c'est une histoire originale, elle est publiée sur fictionpress. Vous pouvez passer par mon profil pour y accéder.
