Salut ! Je profite de cette note d'auteur déjà pour vous remercier de vos retours une fois encore, mais également pour vous informer que le prochain chapitre ne sera pas pour tout de suite. Je ne serai pas chez moi durant les vacances de Noël et je n'aurai pas mon ordi sous la main, et en plus de ça, mes partiels tombent à la rentrée (super idée tiens...). Je pense donc qu'il faudra attendre un petit mois pour la suite, j'en suis désolée :/
Clarke (chuchotant) : - Salut, nous sommes le mercredi 10 octobre 2018, il est 2h34 et comme vous pouvez le constater, nous ne sommes pas chez Lexa, ni dans ma chambre.
[Clarke tourne la caméra pour montrer Lexa, à genoux devant une porte, en train d'essayer une par une les clés d'un trousseau.]
Lexa (chuchotant, partez du principe qu'elles chuchoteront tout le temps) : - Clarke qu'est-ce que tu fous ? Pourquoi t'as amené la caméra ?
Clarke : - C'est la première fois que je rentre par effraction chez quelqu'un, je voulais immortaliser le moment.
Lexa : - Tu n'auras rien à immortaliser si je n'arrive pas à ouvrir cette porte.
Clarke : - Mais ce n'est pas dur pourtant, on a la clé, ça doit être l'intrusion par effraction la plus facile de l'histoire des intrusions par effraction.
Lexa : - Regarde la gueule de ce trousseau, il y a au moins 1000 clés dessus ! Sérieusement, il était gobelin à la banque de Gringotts à mi-temps lui ?!
Clarke : - Bon, pendant que Lexa galère avec la porte, laissez-moi vous expliquer pourquoi on est sur le point de commettre une infraction à plus de 2 heures du matin. Je pense que vous vous souvenez tous de Logan, qui a trouvé la mort lorsque son crâne est entré en collision avec un rouleau à pâtisserie. Hier matin, alors que Lexa attaquait son foie, on a réalisé que, bien qu'elle soit très relativement compétente, la disparition soudaine de Logan risquait d'attirer l'attention de la police, d'autant plus qu'il n'avait, officiellement, rien à voir avec les affaires de son frère. Comme nous n'avons aucune envie que les flics viennent mettre leur nez là-dedans, on a décidé de s'introduire dans la maison de Logan pour y "dissimuler" quelques preuves de son implication dans le trafic d'être humain de Paul - Paul son frère, pas Paul mon oncle pour ceux qui ne suivraient plus - ainsi que quelques indices laissant croire à sa fuite vers le Mexique. Lorsque quelqu'un signalera la disparition de Logan, les flics trouveront ici moult informations quant à sa culpabilité et son départ précipité. Et comme pour nous faciliter la tâche, Logan avait son trousseau de clés dans la poche.
Lexa : - Mais putain, qu'est-ce qu'il en a fait de la clé de sa baraque ce con ?!
Clarke : - Reste calme, on peut peut-être forcer la porte non ?
Lexa : - Je crains que ça ne laisse des traces...
Clarke : - Est-ce qu'on pourrait éventuellement aller à l'arrière de la maison pour réfléchir à la suite ? On est littéralement face à la route, une voiture passe et on est foutues !
Lexa : - Bonne suggestion.
[Clarke et Lexa, tout de noir vêtues, escaladent la clôture pour se retrouver dans le jardin.]
Clarke : - On fait quoi maintenant ?
Lexa : - Je crois avoir une idée...
[Lexa désigne une fenêtre entrouverte au premier étage.]
Clarke : - Génial... Je te fais la courte échelle ?
[Clarke pose la caméra au sol, aide Lexa à se hisser au niveau de la fenêtre, lui donne la caméra et grimpe à son tour.]
Lexa : - Allez, on descend dans la salle à manger.
[Les deux jeunes femmes descendent discrètement les marches. Une fois dans la salle, Lexa commence à disposer stratégiquement les documents compromettants. Clarke, elle, observe un peu plus en détail la pièce.]
Clarke : - Lex' ?
Lexa : - Oui ?
Clarke : - C'est quand même étrange qu'un mec comme lui ait une maison aussi propre et spacieuse. Quand il s'est pointé chez toi, ses fringues étaient dans un état lamentable et il empestait l'alcool et la cigarette... Mais regarde cet endroit, un écran plat sur le mur, les fruits dans le saladier, la plaque de cuisson impeccable, et dieu sait à quel point c'est compliqué de n'avoir aucune trace sur une plaque de cuisson !, le petit plaid sur le canapé, la photo de famille... sur laquelle il y a un couple et deux enfants que je n'ai jamais vu de ma vie...
Lexa : - Et... des jouets pour bébé dans le coin... Pourquoi il y a des jouets pour nourrisson ?
Clarke : - On est bien au 167 Nelson Avenue pourtant ?
Lexa : - Oui c'est ça, 176 Nelson Avenue...
Clarke : - Attends, 176 ou 167 ?
Lexa : - 176, c'est bien l'adresse que tu m'as donné tout à l'heure non ?
Clarke : - Non, je t'ai dit 167, 1 -6 -7. Pas 176 1-7-6...
Lexa : - Ah... Voilà qui est fâcheux.
Clarke : - On s'est introduit par effraction dans la mauvaise maison...
Lexa : - Maison dans laquelle vit une gentille famille, avec potentiellement un gentil père de famille qui va nous plomber avec un fusil s'il se réveille et nous voit dans sa maison... Je comprends mieux pourquoi aucune des clés ne rentraient dans la serrure.
Clarke : - Ne serait-il pas temps de paniquer ?
Lexa : - Affirmatif.
[Lexa récupère en panique les documents et les fourre dans son sac avant de suivre Clarke dans les escaliers, essayant de rester la plus silencieuse possible. Les deux délinquantes sautent quasiment dans le jardin depuis le premier étage et se font la malle en courant. Arrivée devant le 167 1-6-7 Nelson Avenue, elles s'autorisent à s'arrêter pour souffler.]
Clarke : - Seconde tentative ?
Lexa : - En espérant que ce soit la dernière !
Clarke : - Attends, je range juste la caméra dans ton sac.
Lexa : - Je croyais que tu voulais immortaliser le moment ?
Clarke : - Bizarrement, je n'y tiens plus trop maintenant...
[Clarke coupe la caméra.]
Clarke : - Salut, c'est moi à nouveau, nous sommes toujours le 10 octobre, et il est 22h34.
[Clarke étouffe un bâillement des plus disgracieux.]
Clarke : - Désolée, avec l'entrée par effraction ratée plus l'entrée par effraction réussie - oui on s'en est beaucoup mieux tirées la deuxième fois -, je n'ai pas beaucoup dormi cette nuit.
J'étais supposée avoir cours jusqu'à 17h30 aujourd'hui, mais, loué soit-il, Kane n'était pas là pour assurer les deux heures d'histoire, je suis donc sortie plus tôt. J'avais prévu de rentrer et de dormir jusqu'à demain matin mais, pendant que je reconduisais O chez elle en voiture, elle m'a rappelé - appris à vrai dire parce que je n'en ai aucun souvenir - que nous avions un devoir d'espagnol demain à la première heure. Je suis une tanche en espagnol, j'ai réussi à maintenir une moyenne correcte les années précédentes en pompant sur Raven qui parle couramment la langue, cliché pour une latina. Je suis vraiment mal barrée pour cette année, je ne peux compter sur l'aide de personne... Aucun de mes parents ne parlent espagnol, Lexa parle couramment 4 langues - anglais, français, allemand et russe - et a quelques notions en japonais - oui cette femme est parfaite - mais ne comprend pas un seul mot d'espagnol, et tous mes amis du lycée à part Octavia, qui est encore moins bonne que moi dans cette matière, n'ont pas pris espagnol. Certes Raven peut me filer un coup de main pour les devoirs maisons, mais pour les devoirs sur table, elle ne va pas me sauver la mise...
La seule chance que j'ai de grappiller quelques points est de maitriser totalement le vocabulaire du cours et d'autres éléments que je peux bêtement apprendre par cœur. Sauf que pour cela, encore faut-il l'avoir, le cours. Et devinez quel est le seul et unique cahier que j'ai laissé chez moi ? Et oui, mon cahier d'espagnol ! Me voilà donc obligée de faire un ENORME détour, Octavia n'habite qu'à quelques minutes de la maison de Lexa mais bien plus loin de chez moi, pour aller chercher mon bien.
Comme vous vous en doutez, je n'avais aucune envie de croiser le néant intellectuel du KKK, la vulgarité de l'oncle Paul ou encore la platitude et l'inintérêt de la tante Callie alors que leur départ est dans moins de 48 heures, donc j'ai fait ce que tout bon ado fait quand il ne veut pas se faire repérer quand il sort de chez soi : je suis passée par la fenêtre. Aux deux petites exceptions près que mon objectif était de rentrer et que je ne pouvais donc pas ouvrir la fenêtre de l'extérieur, et que ma chambre est en sous-sol. C'est là qu'intervient le génie. Si on prend en compte l'emplacement de ma caméra dans ma chambre, vous n'avez pas pu le remarquer, mais juste au-dessus de mon bureau, il y a une lucarne dans laquelle on peut se faufiler en se contorsionnant bien, qui donne sur la cave. Et j'ai découvert en emménagement que l'ancien propriétaire devait lui aussi avoir besoin de rentrer dans sa chambre en douce, puis que juste à côté, on peut retirer une brique pour passer son bras et accéder au verrou à l'intérieur. Et maintenant que j'y pense, cette pièce n'était pas du tout une chambre avant que papa ne la transforme... L'ancien proprio avait donc besoin de rentrer dans sa propre maison en douce par la cave, rassurant... Ou alors j'ai juste du bol et cette brique a un défaut. Passons.
Pour accéder à la cave, il faut passer par deux portes sur le côté de la maison et descendre les escaliers. Je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire, mais c'est ce genre de cave avec deux portes inclinées sur le sol, vous savez dans les films d'horreur les ados qui descendent se font toujours enfermés par le tueur dans ce genre de trucs. Les portes sont verrouillées par un cadenas dont je n'avais évidemment pas la clé, mais mes récentes activités m'ont permis de me renseigner et d'acquérir de nouveaux talents, tels que crocheter un cadenas... Bon ok c'est faux, je n'en avais aucune idée, donc je suis retournée dans ma voiture que j'avais préalablement garé très loin et j'ai regardé des tutos sur youtube. Et ça avait l'air plutôt simple, tout ce qu'il me fallait, c'était des épingles à cheveux ou des trombones et un pince pour les plier. Comme je n'avais rien de tout ça, je suis passée acheter mon matériel à la supérette du coin.
Après une demi-heure passée à tout plier dans tous les sens, je suis revenue chez moi, me suis à nouveau garée très loin et me suis retrouvée devant le cadenas. Franchement, ce n'est pas si compliqué ça, suffit de bidouiller un peu et ça se fait tout seul ! Me voilà donc dans la cave avec pour seul lumière la lampe torche de mon portable. Une fois la lucarne trouvée, je n'avais plus qu'à pousser un peu sur toutes les briques alentour pour voir laquelle allait bouger. Ce fut rapide, j'ai posé mon téléphone un peu plus loin pour y voir suffisamment clair et j'ai passé ma main puis mon bras dans l'ouverture. Et le drame se produisit.
En réalité, la lucarne n'en est pas vraiment une, si vous voulez c'est une sorte de trappe, enfin une vitre, qui se coulisse vers le haut. Une fois déverrouillée, je n'avais plus qu'à la faire coulisser à l'aide de mon autre main. Et moi, stupide mammifère que je suis, au lieu de simplement retirer mon bras et ouvrir ensuite la fenêtre, j'ai eu l'idée brillante de laisser ma main sur le rebord. Résultat, j'ai mal bloqué la vitre et à l'instant où je l'ai lâché, elle est retombée violemment. Sur ma main. A cause d'un réflexe débile, j'ai voulu retirer mon bras d'un coup, mais comme il était toujours le mur, je n'ai réussi qu'à me cogner la tête contre les briques. J'ai été sonnée, pas très longtemps je pense, à peine quelques minutes. Mais ça a duré suffisamment longtemps pour que ma main enfle à cause du choc... et ne passe plus dans l'ouverture du mur. Évidemment, mon portable était hors de portée, et personne ne m'a entendue appeler au secours depuis la cave. Mon cauchemar a atteint son apogée lorsque Kelly est entrée dans ma chambre, a pris peur en voyant un bras passer à travers le mur et a hurlé. Paul est arrivé sur la champ, armé d'une pelle - allez savoir ce qu'il foutait avec une pelle - et il m'a fracassé la main en me donnant un coup avec, avant qu'il ne comprenne que c'était moi en m'entendant hurler.
Je sais ce que vous pensez. Croyez-moi, je le sais pertinemment. Vous êtes en train de vous foutre de ma gueule, mais avant de continuer à rire, essayez de compatir à mon malheur. Parce que ce que je viens de vous raconter, c'était la partie sympathique de l'histoire. Imaginez maintenant à quel point ce fut compliqué d'expliquer à mon oncle, ma tante, mes cousins et mes parents comment je m'étais retrouvée bloquée dans un mur. Et aux médecins pourquoi mon oncle m'avait explosé la main avec une pelle. J'ai eu de la chance, papa était à la maison et il a admirablement géré la situation en commençant par foutre tout le monde dehors, puis en agrandissant l'ouverture avant de m'emmener aux urgences. Maman venait de sortir d'une opération, donc on a pu l'appeler pour qu'elle vienne me voir et, j'avais tellement mal que je n'en n'ai pas honte, profite de son amitié avec l'ortho pour accélérer tout ça et me faire rapidement passer une radio. C'est en sortant de la radio que l'oncle Paul a débarqué à l'hôpital en criant à qui voulait l'entendre que c'était un accident, qu'il pensait que j'étais un cambrioleur et qu'il avait agi dans le feu de l'action. Lexa, qui avait été prévenue entre temps, est arrivée complètement affolée à son tour et a menacé Paul de lui arracher "accidentellement" la langue s'il continuait à hurler. Le temps de l'attente des résultats a été incroyablement long, entre ma mère qui mettait la pression au radiologue pour qu'il aille plus vite, le menaçant de le faire virer s'il ne se bougeait pas - rassurez-vous elle ne peut pas faire ça -, papa qui retenait Paul d'un côté pour l'empêcher de m'approcher - je sais qu'au fond de lui Paul se sentait coupable et que ce n'était pas cool de l'éloigner de la sorte, mais il était absolument certain qu'il allait être maladroit dans ses excuses et que Lexa allait finir par lui sauter à la gorge - et moi qui empêchait ma petite-amie de bondir sur mon oncle.
Le verdict a fini par tomber : fractures des deuxièmes phalanges de l'index, du majeur et de l'annulaire. J'ai eu de la chance, si tout se passe bien, j'évite l'opération et je dois porter une attelle pendant 1 mois, plus quelques séances de rééducation par la suite. Et surtout, je ne l'ai pas précisé avant, mais c'est ma main droite qui a pris, et je suis gauchère. Heureusement, sinon j'aurais dû dire au revoir au dessin pendant un moment.
Nous venons à peine de sortir des urgences, Lexa m'a ramenée chez elle et est partie à la pharmacie de garde chercher mes antidouleurs et autres médicaments. Et vous savez le plus drôle dans tout ça ? J'ai oublié de prendre mon cahier d'espagnol, donc je vais me taper une sale note à ce devoir...
[Clarke coupe la caméra.]
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- The 100 Sauve-moi si tu peux par Margo Jules. Résumé : "Lexa Woods, à seulement 25 ans, est déjà un vrai génie de la chirurgie. On lui confie le cas de la pétillante et cultivée Clarke Griffin, dont le futur est aussi imprévisible que sa tumeur. Malgré son indubitable talent, Lexa a des antécédents compliqués avec les cas désespérés. Arrivera-t-elle à sauver sa nouvelle patiente ?"
- The 100 Maybe it's time par CRahl. Résumé : "Fanfiction clexa: Histoire d'une jeune femme marchant volontairement sur la corde raide entre vie et mort. Si elle devait chuter, qui serait là pour la rattraper? Maybe life is about more than just surviving..."
- Pitch Perfect Aca-awkward par isn't-it-pretty-to-think-so. Résumé : "Chloe gets caught sexting in class by a lecturer who also happens to be the unsuspecting father of her girlfriend. Bechloe."
Kisses - DW.
