Coucou tout le monde.
Cette semaine, c'est un nouveau chapitre de the Rift que je vous amène, ainsi qu'une bonne nouvelle : je vais passer à une publication par semaine. J'espère que ca vous fait plaisir.
Toute cette fic est dédicacée à ma Nalou chérie, mais j'ai écris ce chapitre là en pensant tout particulièrement à toi. Profites en bien !
J'ai pas grand chose d'autre à dire, à part merci pour vos adorables retours. Et comme j'avais laissé comme un espèce de cliffhanger il y a quinze jours, je ne vais pas vous laisser attendre plus longtemps avant de savoir comment va notre Charles adoré.
Bonne lecture.
Erik se détacha de son harnais lorsque Charles quitta la dérive et s'écroula. Il se précipita aux côté de son copilote afin de lui ôter son casque. Il pressa deux doigts contre son cou et poussa un soupir de soulagement quand il y sentit le pouls, lent et constant.
Hank de l'autre côté de sa radio était frénétique :
"Qu'est ce qui s'est passé ? Charles ? Tu m'entends ? Charles, s'il te plaît. Lehnsherr ?"
Erik pressa une main sur un des boutons à son poignet.
"Ça va, Charles est inconscient, mais nous ne sommes pas blessés. Je vais rester près de lui et rentrer Cerebro sans dérive."
"Qu'est-ce qui s'est passé ?"
"Il était encore lié à son esprit lorsque le Kaiju est mort. Je l'ai prévenu mais il n'a pas coupé la connexion assez vite. Je n'avais pas le choix. Il nous aurait tué."
Ça sonnait étrangement comme des excuses.
Et Erik Lehnsherr ne s'excusait plus depuis des années. Sans compter que même lui était capable d'entendre le début de panique dans sa voix. Et si Charles gardait des séquelles ? Il avait perdu connaissance, ce n'était pas bénin. Il était fort, un des esprits les plus puissants qu'Erik n'ai jamais rencontré, un des plus intéressants aussi, mais il avait des milliers d'autres cerveaux contre lui.
Hank reprit la parole :
"Il faut le ramener au plus vite à la base. Je vous envoie un hélicoptère."
Il était hors de question qu'il quitte Charles des yeux. Il fut surpris par l'intensité de ce sentiment, mais le cacha pendant encore quelques secondes :
"Pas la peine, je peux faire rentrer Cerebro sans lui. Je coupe la ligne, j'ai besoin de me concentrer."
Il rappuya sur le bouton et resta seul avec Charles.
Il l'allongea au sol et s'assit à côté de lui. Il se concentra ensuite pour ramener les milliers de tonne du robot vers le complexe. Avec la colère maintenant remplacée par l'inquiétude, sa maîtrise sur le métal était plus erratique. Pile au moment où il avait besoin d'être efficace.
Putain.
Heureusement, Charles ne réveilla de lui-même alors qu'ils traversaient le no-man's land qui entourait la base. Il s'assit en grognant et le soulagement qui envahit Erik lui fit perdre le peu de contrôle qu'il lui restait.
Il aida le télépathe à se relever et l'installa dans son harnais.
"Tout va bien ?"
"Juste mal au crane. Et je ne pense pas être capable d'entrer en dérive."
"Je m'occupe de faire rentrer ton Jaeger. Repose toi."
Le reste du trajet fut un peu plus aisé. Avoir Charles à ses côtés, conscient et capable de parler lui apporta la concentration dont il avait besoin.
Quand ils arrivèrent enfin au complexe, Raven, Hank et ce qui ressemblait à la moitié de la base attendaient devant la passerelle qui menait au cockpit. Ils furent immédiatement bombardés de questions : sur la santé de Charles, sur ce qu'il avait vu, sur la suite des événements.
L'excitation était palpable et même si Erik était conscient des enjeux de leur mission, Charles venait tout juste de reprendre connaissance.
Il repoussa sans ménagement les gens qui s'étaient agglutinés autour d'eux.
"On peut respirer ? Et prendre une douche ? Ou c'est trop demander ?"
Son ton était cassant mais il eut l'effet escompté. Un chemin s'ouvrit devant eux et il put entraîner son copilote vers les vestiaires. Il ferma à clef derrière eux et bloqua le métal de la cliche.
Erik se retourna ensuite vers Charles qui était déjà en train d'enlever sa tenue. Il observa avec envie la manière dont le tissu épousait le corps de son co-pilote. Il ignorait de quelle matière était fait leur combinaison mais l'enlever était toujours une expérience pénible.
Charles avait réussi à ôter son maillot et il le jeta sans cérémonie sur le banc à côté de lui, puis il fit face à Erik et ce dernier ne put s'empêcher de laisser ses yeux descendre, descendre, descendre. Son sang bouillonnait encore de l'adrénaline du combat et ça le rendait téméraire. Comme après chaque victoire son corps cherchait à éliminer le trop plein d'énergie. Il sentit son sexe essayer de se dilater dans son pantalon.
Heureusement pour lui, la matière était si serrée qu'elle réussit à contenir sa réaction. Le reste n'était qu'une question de volonté.
Et s'il y avait une chose qu'Erik avait en quantité, c'était de la volonté.
Rester à distance de Charles. Ne pas laisser son regard vagabonder. Garder son timbre de voix habituel. Empêcher son esprit d'imaginer ses lèvres rouges autour de sa queue. L'empêcher de penser à la manière dont ses propres dents laisseraient des marques sur sa peau blanche. Ne pas remarquer à quel point le bleu de ses yeux était vibrant alors qu'ils se posaient sur lui.
Il suivit Charles dans les douches sans vraiment s'en rendre compte, comme hypnotisé par l'étendue de peau qui s'offrait à son regard. Ce ne fut que lorsque ce dernier se retourna vers lui, un rire dans la voix qu'il sortit de sa pseudo-torpeur :
"Tu comptes te doucher avec ça."
Ça était sa tenue de pilote, qu'il avait oublié d'enlever. Il croisa le regard de Charles, où l'inquiétude avait remplacé l'amusement. Il fit un pas vers lui, la main tendue, comme pour le retenir en cas de chute.
'"Tout va bien Erik ?"
L'idée de tomber dans ses bras était bien trop tentante, ne serait-ce que pour pouvoir enfin toucher à cette peau qui ne faisait que le déconcentrer. L'adrénaline et l'excitation continuaient à parcourir ses veines. À inonder son esprit. Il s'avança vers sa proie. Dès qu'il fut à portée, ses mains se posèrent sur le ventre de Charles. Il vit les yeux de ce dernier s'écarquiller de surprise. Ses paumes montèrent le long des flancs. Il s'avança.
Charles recula d'un pas. Puis d'un autre.
Erik le suivit, ne brisant pas le contact une seule seconde. Il sentait l'agressivité suinter par toutes les pores de sa peau, le besoin de posséder, de marquer. Et sa future victime devait le sentir aussi, parce qu'un son étranglé sortit de sa gorge.
Il finit par le coincer dans une des cabines. Ses mains étaient sur les épaules de Charles, le plaquant contre le mur. Il s'approcha encore et, maintenant que son ami n'avait plus nulle part où aller, il se pencha vers lui.
Il ne reconnut que difficilement sa propre voix lorsqu'il parla :
"Dernière chance de sortir d'ici."
Et il le pensait. Malgré le brouillard créé par l'adrénaline, par leur victoire, par les nuits passées à rêver de cet instant, il suffirait d'un non et il reculerait. Mais Charles se contenta de le fixer, les pupilles complètement dilatées. Ce moment sembla durer une éternité. Puis une langue glissa sur une lèvre rouge vif.
Erik perdit le contrôle.
Ses dents s'accrochèrent immédiatement à l'endroit exact où la langue de Charles se trouvait quelques secondes auparavant. Le gémissement qui résonna dans la cabine lui fit perdre un peu plus la tête. Ses mains, toujours pressées sur les épaules de Charles quittèrent leur place et allèrent saisir les muscles fermes de ses cuisses. Il se servit ensuite de sa prise et le souleva. Il le un peu plus contre le mur. Enfin sa cible était à sa merci, sans aucun moyen de lui échapper.
Erik grogna lorsqu'il sentit une paire de jambes, fines mais musclées, s'enrouler autour de sa taille. La langue de Charles envahit immédiatement sa bouche pendant que des doigts agrippèrent les mèches courtes à l'arrière de son crane.
Il avait gagné. Il était plus grand, plus fort et indéniablement plus entraîné que sa victime du moment. Cette dernière n'avait aucune chance de s'enfuir maintenant.
Lorsque Charles tira sur ses cheveux, il se contenta de sourire. Puis son copilote se servit de son appui sur le mur afin de le forcer à reculer de deux pas. Erik le laissa faire, lui laissa croire qu'il avait la maîtrise de la situation. Il referma la porte de la cabine d'un coup de pied dès qu'elle fut assez proche. Un obstacle de plus entre sa proie et la liberté. Non pas que Charles donnait l'impression de vouloir partir.
Il l'embrassait avec passion, ses doigts toujours dans les cheveux d'Erik, tout son corps collé au sien. Brusquement une main quitta son crane et alla s'accrocher sur le dessus de la porte. Avec ce levier supplémentaire, Charles inversa leurs rôles. C'était désormais Erik qui était maintenu entre une cloison froide et un corps brûlant. Comme s'il allait le laisser faire. Comme s'il n'avait pas passé de longs moments à fantasmer sur ce qu'il ferait s'il avait la chance de poser ses mains et ses lèvres sur Charles.
D'un geste précis et rapide, il détacha le bras qui les ancrait tous deux de ce côté de la douche. Il étouffa le cri d'offense que le mouvement engendra avec sa langue et traversa la cabine en une seule enjambée.
L'impact contre le mur du fond fit gémir Charles. Erik utilisa la pression de ses hanches pour le bloquer entre son corps et le carrelage froid. Un jet d'eau glaciale tomba du plafond.
Erik détacha ses lèvres et gronda.
"Merde."
Ils avaient dû appuyer sur le bouton de la douche sans faire attention. Charles, qui n'avait pas d'autres vêtements que son boxer pour le protéger du froid, frissonna. Il se blottit dans les bras d'Erik avant de murmurer contre la peau de son cou.
"Tiens moi chaud le temps que la température augmente."
Le coup de dent qui accompagna la fin de sa phrase fit voir des étoiles à Erik. Il s'éloigna légèrement avant de repartir en sens inverse. Le dos de Charles heurta le mur, mais ce dernier n'abandonnait toujours pas. Il poussait et bougeait entre ses bras, non pas pour descendre mais afin de reprendre le contrôle. Contrôle qu'Erik refusait de perdre. Il pressa sa proie sur le carrelage jusqu'à ce qu'elle abandonne le combat.
Le sentiment d'euphorie qui envahit Erik à l'idée d'avoir encore gagné attisa son désir. Il profita de sa position pour attacher ses lèvres au cou de Charles. Il sentit contre sa langue le rythme rapide de son pouls et il prit un malin plaisir à laisser une marque que le télépathe aurait bien du mal à cacher.
Ce dernier frissonna à nouveau, mais cette fois le froid n'était pas responsable. L'eau était maintenant chaude et elle tombait en cascade sur les deux hommes. Elle glissait sur la peau nue de Charles et quelques gouttes étaient emprisonnées dans ses cils. Elles auraient pu faire ressortir le bleu de ses yeux si le désir n'avait pas dilaté ses pupilles au point qu'elles masquent presque totalement son iris.
Erik l'embrassa à nouveau. Il poussa sa langue entre les lèvres de Charles et envahit sa bouche. Il voulait - avait besoin serait plus juste - de garder le contrôle. Plusieurs fois, il mordit ou appuya un peu plus fort les cuisses qui étaient toujours attachées autour de sa taille. Il devait faire comprendre à l'homme qu'il avait maintenant presque totalement maîtrisé, la manière dont il voulait qu'il se comporte et qui tenait les rênes.
Il avait toujours était un amant passionné, à la limite du brutal, et ces dernières années n'avaient fait qu'empirer ce trait. Pourtant Charles n'avait pas du tout l'air de trouver ça problématique. La seule chose qui semblait le gêner était la tenue qui recouvrait encore le pilote de la tête aux pieds. Il avait déjà baissé la fermeture éclair dans son dos et il était en train de tirer sur les pans pour la détacher des épaules et des bras d'Erik. Le tissu avait tendance à coller, même sec, et cette caractéristiques s'était empirée avec l'eau.
Charles détacha leurs lèvres et haleta.
"Aide-moi à l'enlever. Je veux te toucher."
Sa voix avait baissé de volume et avait perdu son adorable accent, ne laissant que du désir et de la frustration dans son sillage.
Erik chassa ses lèvres, parlant contre sa bouche :
"Pas envie de te lâcher."
Il grogna de frustration lorsque sa langue ne rencontra plus que de l'air, humide et chaud. Charles s'était légèrement écarté et il continuait à tirer sur sa combinaison. Son manque de réussite commençait à l'agacer.
Mais Erik n'avait pas du tout l'intention de le laisser s'éloigner. Il avait complètement bloqué sa cible à l'endroit qu'il voulait et il ne pouvait pas prendre le risque de le libérer. Surtout que la manière dont le télépathe ondulait des hanches contre son érection lui faisait perdre le contrôle un peu plus à chaque seconde.
Ils trouveraient un moyen.
Erik libéra une de ses mains et aida tenta tant bien que mal d'enlever une manche de sa combinaison. La tâche n'était pas déjà simple, mais avec l'eau et le fait qu'il refusait de s'éloigner de plus de quelques centimètres, elle devint titanesque. Quand enfin Charles réussit à libérer son bras, son épaule et une partie de son torse, il s'attaqua immédiatement au second côté. Erik le sentait tirer, pousser, et il recueillait de ses lèvres chaque grognement de frustration ou de victoire.
Il aurait peut-être dû y mettre un peu plus du sien car lorsque le télépathe réussit enfin à libérer ses bras et son torse, le contact entre leurs deux peaux nues fut glorieux. Mais Charles ne semblait pas s'en satisfaire. Il continua à bouger et à n'y prêta aucune attention. Il était bien trop occupé à faire autant de marques que possible sur chaque centimètre de peau qu'il arrivait à atteindre. Son coéquipier ne pourrait pas croiser une seule personne dans les jours à venir sans qu'ils sachent qu'il appartenait à un autre.
Il se débrouillerait pour qu'ils apprennent que ce quelqu'un d'autre était lui. Il n'imaginait que trop bien les regards jaloux de tous ceux qui lorgnaient sur Charles. Charles qui était actuellement en train de bouger de la plus délicieuse des manières contre lui. Charles qui se pencha pour lui murmurer dans l'oreille :
"Laisse moi descendre et finir d'enlever cette saloperie de combinaison. J'ai envie de te sucer."
Erik ne savait pas si c'était le juron dans la bouche du professeur ou l'idée d'avoir bientôt sa queue dans cette même bouche, mais il le lâcha immédiatement.
Il posa ses deux paumes à plat sur le carrelage et il regarda, avec envie, Charles se mettre à genoux et détacher, centimètre par centimètre, le tissu de ses hanches, de son boxer, de ses cuisses et enfin, enfin enlever cette maudite combinaison et la jeter par dessus la cloison. Son caleçon suivit le même chemin, quelques secondes plus tard. Il essaya de ne pas bouger, de garder ses mains contre le mur, de laisser l'eau frapper ses épaules recourbées, mais à la seconde où il vit ces lèvres humides se refermer autour de sa verge, il perdit le contrôle.
Ses mains se placèrent de chaque côté du visage de Charles et ses hanches partirent en avant de leur propre volonté. Le télépathe leva les yeux vers lui mais ne sembla pas le moins du monde surpris ou gêné par ce brusque mouvement. Il paraissait même encore plus excité à l'idée d'être utilisé ainsi.
Le roulement de hanche suivant d'Erik fut un peu plus rapide, un peu plus profond. Celui d'après aussi. Et avant qu'il ne s'en rende compte, la tête de Charles était appuyée contre le mur. Il ne pouvait aller nulle part, coincée entre la cloison de la douche et les cuisses puissantes qui bougeaient rapidement. Il ne pouvait que rester là et supporter le rythme qu'Erik lui imposait. À en croire les grognements qui éclipsaient presque le bruit de l'eau et la vitesse à laquelle le bras de Charles bougeait pendant qu'il se masturbait, ça ne lui posait aucun problème à lui non plus.
C'était brutal. Frénétique. Sans une once de finesse. Ils ne cherchaient ni l'un ni l'autre à faire durer le plaisir.
Erik baissa le regard. La vision de sa queue entre les lèvres maintenant rouge vif de Charles fut la goutte de trop. Il rejeta la tête en arrière et jouit.
Il se vida tout au fond de la gorge de son amant, ne prêtant aucune pensée au fait qu'il puisse l'étouffer, l'esprit bien trop embrumé par le plaisir pour former une seule pensée cohérente. Il sentit le grognement de Charles autour de sa queue, la sensation à la limite du douloureux. Il chercha à reculer mais fut retenu par une main sur sa hanche.
Ne bouge pas.
Tout ce que ressentait le télépathe – désir, plaisir, satisfaction, impatience - accompagna cet ordre. Si Erik avait été plus jeune, rien que ce mélange d'émotion, leur puissance, aurait suffit à le faire repartir pour le second round. Malheureusement, il n'avait plus vingt ans.
Sa queue se trouvait toujours dans la bouche de Charles. Erik lâcha sa prise sur sa mâchoire et glissa ses doigts sur les lèvres qui enserraient son membre.
Charles ferma les yeux, se raidit et jouit à son tour.
Erik observa l'eau qui coulait sur son visage. Il observa les gouttes dans ses cheveux et sur ses cils. Il observa sa gorge qui vibrait au rythme de ses gémissements. Il observa Charles alors qu'il ouvrait les yeux, lâchait sa verge et lui souriait.
Il était magnifique.
Merde.
Charles qui était resté à genoux jusque là, se laissa tomber sur les fesses et s'appuya contre le mur derrière lui. Erik était, par il ne savait quel miracle, toujours debout. Il aimait pouvoir observer son coéquipier depuis cette hauteur.
Merde.
La respiration de Charles était laborieuse. Sa bouche était entrouverte et il avait à nouveau fermé les yeux. Erik avait envie d'embrasser ces lèvres, de sentir chaque halètement, chaque son qui en sortait.
Merde.
Mais plus que tout, il avait envie de relever son copilote, de l'arracher à cette douche et de l'emmener dans sa chambre, dans son lit.
Merde. Merde. Merde.
