Merci personne anonyme, je suis toujours contente de faire rire et oui, en effet Elizabeth ne se privera pas de faire des remarques :)

Merci également aux trois personnes qui suivent cette histoire, Lyry, lulubooks et anne-chasouslik :)

Cette histoire est une traduction d'une histoire en anglais que j'ai écrite en Août-Novembre 2017. Je n'ai presque rien changé par rapport à l'histoire en anglais. S'il y a des incohérences, des tournures de phrases étranges, ou des erreurs de français, merci de me corriger :) Je ne sais pas pourquoi il y a des coupures dans le texte (des lignes qui restent vides), je n'arrive pas à corriger cette erreur de format.


L'arrivée

Lady Catherine de Bourgh avait l'air très imposante, drapée dans une tenue luxueuse, se tenant dans le hall d'entrée parmi des piles de bagages, et avec son personnel qui tremblait derrière elle.
Elle hocha la tête en direction des Darcy: « Mr. Darcy, Miss Darcy, Miss Benn–, pardonnez mon erreur. »
Mr. Darcy prit une profonde inspiration pour se calmer. À peine trois secondes dans leur maison, et elle avait déjà jeté une raillerie en direction d'Elizabeth.
L'anxiété d'Elizabeth disparut dans son amusement. Que lady Catherine fasse semblant d'oublier la chose précise qui l'avait autant énervée était une cause d'hilarité pour elle. Elle se mordit la lèvre pour s'empêcher de sourire et salua en retour: « Lady Catherine, quel plaisir de vous revoir bien sûr. »
Lady Catherine se détourna superbement et cria à l'un de ses serviteurs:

— Qu'est-ce que tu attends? Apporte mes bagages dans ma chambre, ou as-tu oublié où elle se trouve, espèce d'écervelé–
— Euh, interrompit Mr. Darcy avec une expression légèrement inquiète, je crains, ma tante, que cette année nous vous ayons préparé une autre chambre d'invités.
Lady Catherine se tourna très lentement vers son neveu.

— Qu'avez-vous fait de ma chambre?
— La chambre que vous connaissez bien, corrigea Darcy, est en train d'être refaite à neuf.
— Mais nous vous avons préparé une autre chambre très confortable, s'empressa de dire Georgiana mais lady Catherine ignora sa nièce. Elle lança un regard furieux à Mr. Darcy puis tourna les yeux vers Elizabeth. Il était clair qu'elle pensait que Mrs. Darcy avait rusé d'une manière ou d'une autre pour que Mr. Darcy lui donne une chambre moins confortable.
— Il n'y avait pas besoin de refaire ma chambre. C'était une chambre grandiose.
— C'était une chambre très imposante et élégante, en effet, mais nous pensions que la décoration ne conviendrait pas à un petit enfant, expliqua Elizabeth.
« Quoi ? » aboya lady Catherine. Son visage devint pourpre de colère: « Attendez-vous un événement ? »
— Pas encore, répondit Elizabeth, mais nous aimerions former une famille.
Lady Catherine renifla de façon peu élégante. Il était évident qu'elle avait un commentaire dénigrant à faire, mais elle se retint devant son neveu.
Georgiana parla, bien qu'à voix basse, pour essayer d'atténuer la tension :

— Tante Catherine, aimeriez-vous voir le nouveau piano?
Et ainsi Georgiana éloigna doucement lady Catherine alors que celle-ci parlait bruyamment de son appréciation de la musique.
Mr. Darcy et Mrs. Darcy soupirèrent en même temps, puis se tournèrent pour se faire face.
— Eh bien, cela aurait pu être pire, déclara Elizabeth.
— Êtes-vous sûre? demanda William. Elle vous traite abominablement mal.


Tante et nièce

« Ma chère nièce » dit lady Catherine, alors que Georgiana était occupée à arranger les partitions, « je dois dire que votre frère a pris une très mauvaise décision. Vous avez sûrement dû remarquer, vivant avec elle, qu'elle n'est pas digne d'être maîtresse de Pemberley, ni d'être la femme de votre frère. Et votre frère est à blâmer pour le fait que vous devez maintenant supporter cette belle-sœur. »
— J'aime beaucoup Elizabeth, répondit Georgiana.
— Georgiana, ma chère, vous êtes très jeune et vous avez besoin d'une sœur aînée digne et respectable pour servir de tutrice et vous aider à entrer dans la haute société avec grâce. Vous avez besoin de quelqu'un dont vous pouvez imiter les manières, quelqu'un qui vous aidera à établir des liens avec les personnes dignes d'estime de la société.
— J'ai besoin de quelqu'un à qui je peux me confier et dont j'apprécie la compagnie, protesta poliment Georgiana.
Lady Catherine ignora la réponse de sa nièce et poursuivit :

— Miss Bennet est trop jeune, trop mal informée, et elle donne son avis avec beaucoup trop d'assurance pour une personne aussi jeune et mal informée. De naissance obscure, sans rang, sans fortune, sans relations. Elle est vraiment d'un monde différent, elle évolue dans différents milieux de la société. Elle n'a pas les mêmes priorités. Vous l'avez entendue plus tôt, elle a hâte de battre le record de sa mère à la procréation. L'héritier de Pemberley doit-il être élevé par une telle mère?
— Si je me souviens bien, vous n'avez pas beaucoup participé à l'éducation d'Anne. J'aurais plutôt dit qu'Anne n'avait pas vraiment un père ou une mère, juste une gouvernante.
Cela arrêta lady Catherine net dans son discours.
— Je vois que son impolitesse et ses mauvaises manières vous ont déjà contaminé. Georgiana, je suis très déçue de vous. Bientôt, je ne serai même pas surprise d'apprendre que vous vous seriez enfuie avec un bon à rien d'officier, comme l'a fait la sœur de Miss Bennet – Mrs. Wickham ». Lady Catherine cracha le nom avec dédain.
Georgiana était devenue très pâle et lady Catherine était ravie car elle pensait que sa leçon de morale portait enfin ses fruits. Elle n'était pas au courant que Georgiana avait jadis prévu de s'enfuir avec Wickham pour l'épouser.

Georgiana se ressaisit plus rapidement que par le passé.
— C'est le genre d'erreur que commettent certains jeunes gens, quelle que soit leur classe sociale. Et d'ailleurs, je dirais même que l'âge n'est pas un facteur important. De nombreuses personnes âgées démontrent également leur capacité à prendre de mauvaises décisions, notamment à aliéner leur famille par vanité et fierté mal placée.
Et sur ces mots, elle quitta la pièce.