Voilà le deuxième chapitre, j'espère que l'attente n'aura pas était trop longue.
Les personnages de Diabolik Lovers ne m'appartienne pas.
Réponses aux reviews:
Gyne G : merci, ça fait vraiment plaisir!
Bonbon ptillant: effectivement, le titre laisse facilement prévoir la suite des événements (manque d'inspi... gomen)
Guest: ta reviews m'a fait chaut au cœur, merci beaucoup !
Tout était paisible, absolument calme. Pas un seul bruit, le silence régnait en maître dans le manoir. Jusqu'à ce qu'un petit gémissement se fasse entendre à l'extérieur. Personne ne l'entendit cependant, tellement ce son était faible. Un peu de temps s'écoula. Un autre gémissement brisa le silence, plus fort celui-là. Mais toujours trop faible pour que quelqu'un l'entende.
La petite créature qui faisait ce bruit regardait curieusement la grande porte de bois devant laquelle elle était couchée. Elle tendit sa petite main potelée pour la toucher. En vain. A ses côtés, une autre petite chose poussa un gémissement semblable aux premiers. Ces faibles créatures ne comprenaient pas. Pourquoi étaient-elles seule ? La peur commença à naître en elles. Les gémissements devinrent des pleurs. Des petites larmes silencieuses pour commençait, puis de véritable sanglots qui secouaient leurs tous petits corps.
La porte s'ouvrit. Les pleurs s'arrêtèrent aussitôt. Les prunelles écarlates de Reiji s'agrandirent à la vue des quatre petits paquets alignés devant l'entrée du manoir. Les deux bébés qui avaient cessé de pleurer le regardaient avec curiosité. Les deux autres continuaient à dormir paisiblement. Le vampire secoua la tête, sortant de l'état de choc qu'avait provoqué cette découverte.
Remontant ses lunettes, Reiji s'avança jusqu'au bébé le plus proche. Il se pencha lentement pour finalement se retrouvé à genoux devant se petit être qui tendit sa petite main potelée pour le toucher. Reiji resta impassible. Un détail attira alors son attention : un morceau de papier. Non, une lettre. L'enveloppe était vierge de toute écriture. Un bruit de gouttelette tombant sur le sol lui fit relever la tête. Il n'avait pas remarqué les sombres nuages qui s'étaient amassé. Prenant l'enfant dans ses bras, il se releva pour le porter à l'intérieur, revenant ensuite chercher les trois bébés restant. Reiji pouvait se montrer très cruel, mais là, ce n'était que des nourrissons. Même lui avait des limites.
Le vampire regarda les quatre petites choses qu'il avait soigneusement déposées sur le plus grand canapé du salon. Déchirant le haut de l'enveloppe, il sorti et déplia la lettre qui accompagnait les enfants. Il commença à en lire le contenu. Fronçant d'abord les sourcils, il arrêta soudain sa lecture. Sa mâchoire se décrocha, pendant que ses yeux s'écarquillèrent. Jamais il n'aurait imaginé une telle chose de toute sa vie. Il se laissa tomber sur le canapé, juste à côté du premier bébé qu'il avait ramené à l'intérieur. Le vampire continua à lire la lettre, sans remarquer l'enfant qui avait rampé hors de la petite couverture dans laquelle il était emballé.
_Bien…
Ce fut tout ce que le vampire aux cheveux d'ébène trouva à dire quand il eut terminé de lire. Il allait se levait, quand il senti une légère pression sur sa jambe. Le bébé avait rampé à quatre pattes jusqu'à lui et commençai à grimper sur ses genoux.
_Arrête.
Bien évidemment, l'enfant ne comprenait pas ce qu'on lui disait. Il continua son ascension pour finalement se retrouver allongé sur le ventre sur Reiji, qui ne savait absolument pas quoi faire. Lui, Reiji Sakamaki, le plus strict de ses frères, lui qui faisait régner l'ordre dans ce manoir, était totalement impuissant face à un nouveau-né !
Car en effet, même si lui-même n'était qu'un jeune enfant à l'époque, il se souvenait de ses plus jeunes frères lorsqu'ils étaient encore bébé. Surtout Subaru, puisqu'il était le plus jeune. Quand on parle du loup, l'argenté apparu dans l'encadrement de la porte.
_Oi, c'est quoi cette od… ?!
Il s'arrêta net, totalement médusé par le spectacle qui s'offrait à lui. C'est alors que se produisit quelque chose qui n'était encore jamais arrivé, quelque chose qui allait blesser à jamais l'orgueil de Reiji.
_Subaru, aide-moi s'il te plaît.
L'argenté se pinça le bras pour s'assurer qu'il ne rêvait pas. Non, s'était bien réel. Il s'avança avec des gestes lents, comme s'il craignait d'effrayer l'enfant qui le regardait approcher. Subaru le souleva délicatement des genoux de son frère.
_Tu peux m'expliquer..?
_Pas tout de suite. Je dois d'abord allait réveiller quelqu'un.
Après la surprise, la colère avait repris possessions de la voix de Reiji. Subaru regarda son frère quitter la pièce, avant de regarder le nourrisson qui jouait avec la clé suspendu au collier du vampire.
_Bon sang, mais c'est quoi ce délire !
Dans sa chambre, confortablement installé dans son lit, un certain vampire aux cheveux roux dormait paisiblement.
_LAITOOOOOOOO !
La voix tonitruante de Reiji fit bondir le roux hors de son lit. Se prenant les pieds dans la couverture dans laquelle il s'était enroulé dans son sommeil, il trébucha en voulant se relever et tomba sur le sol, à plat ventre devant un Reiji qui faisait de son mieux pour retenir ses pulsions meurtrières. La scène était on ne peut plus comique, comme l'indiquait les rires étouffés de Kanato et Ayato qui avaient accouru pour voir ce qui se passait.
_Dans le salon. Tout de suite. Et pas un seul mot.
Les rires s'arrêtèrent. En temps normal, énervé Reiji n'était pas une très bonne idée, mais là… le moindre faux pas était vivement déconseillé.
Tout le monde descendit à la suite de Reiji dans un silence de mort. Arrivé dans l'escalier, ils croisèrent une Yui encore en chemise de nuit -les vampires eux même était encore en pyjama- et quelque peu déboussolée par tout ce tapage. Elle n'avait jamais vue Reiji aussi furieux.
_Toi, lui dit-il. Vient.
Les yeux de la blonde s'emplirent de terreur. Si elle avait pu, elle se serait volontiers réfugier dans les bras d'Ayato. Voir même dans ceux de n'importe lequel des autres frères.
_Ne fait pas cet air de condamné à mort et suis nous. Tu pourrais nous être utile pour une fois.
Elle acquiesça sans rien dire. Elle se doutait que ce n'était pas le moment de poser des questions. Elle se colla à Ayato comme les trois autres la dépassaient. Il voulut la repousser, mais n'en fit finalement rien. Reiji s'arrêta devant les doubles portes du salon.
_Toi, dit-il à Yui, rentre là-dedans.
Tremblant des pieds à la tête, l'humaine entra dans la pièce.
_Et toi, repris l'ébène en collant la lettre sous le nez de Laito, lis.
Le roux pris le papier. Et se figea en reconnaissent l'écriture de la gérante du bordel :
Laito-sama,
Suite à une demande du propriétaire de notre établissement, nous sommes dans l'obligation de quitter les lieux. Vous nous manquerez, autant en tant que client que comme amant. Toutes les filles ont pleuré à l'idée de ne plus vous voir. Cependant, vos quatre grandes amies -qui n'étaient malheureusement pas présent le soir de votre dernière visite- vous laissent chacune un souvenir. Elles ne peuvent malheureusement pas les garder avec elles, aussi ont-elles décidé de vous les confier. Elles sont sûres que vous pourrez en prendre soin. D'autant plus qu'ils sont de votre sang, nous l'avons vérifié. Nous ne vous oublierons pas,
Adieu.
Laito laissa le papier glisser entre ses doigts. Il était si pâle que Kanato et Ayato vinrent le soutenir,croyant qu'il allait s'effondrait.
_Maintenant, siffla Reiji entre ses dents, admire ton œuvre !
Il ouvrit grand les portes. Yui était assise dans un des fauteuils, berçant quelque chose contre sa poitrine en fredonnent. Subaru était debout à côté d'elle, tenant lui aussi quelque chose dans ses bras. Il y avait aussi Shū, allongé comme à son habitude avec ses écouteurs bien enfoncé dans ses oreilles.
Laito s'avança sans dire un mot, suivit de ses deux frères triplet. Ils s'arrêtèrent à côté du fauteuil de Yui, à l'opposé de Subaru. Sur les genoux de la jeune fille, trois bébés dormaient à point fermé. Levant les yeux, Laito regarda le quatrième bébé -son bébé- jouer avec le collier de Subaru qui le tenaient contre lui.
_Félicitation, papa.
Cette simple phrase -prononcé par Shū qui n'avait pas bougé d'un pouce- suffit à faire tomber le roux à genoux.
