Et voici ENFIN la suite. Pour ma défense, ma correctrice et moi avons eu du boulot par-dessus la tête, d'ou le retard.

Allé, bonne lecture !


Le lendemain, Yui alla en cour pendant que Laito et Shū s'occupaient des enfants. Comme tout s'était bien passé la veille, Reiji avait "insisté" pour que l'humaine retourne à l'école. La blonde ne s'inquiétait pas pour Laito. Pour quelqu'un qui se retrouvait à être père comme ça du jour au lendemain, il se débrouillait très bien. Ses enfants semblaient bien l'aimer et lui se montrait étonnement sérieux et attentionné à leurs égards. Le roux avait même dormi avec eux pour s'assurer que tout se passe bien.

La cloche sonna la fin de la deuxième heure de cours, ainsi que le début de la pause déjeuné. Voulant prendre un peu d'air frais, Yui alla sur le toit du bâtiment. C'était l'endroit le plus calme de l'école en dehors de la salle de musique. Yui commença à manger en lisant le livre qu'elle s'était acheté la veille. C'était un recueil de contes et de légendes des mythologies grec et nordique. Elle aimait bien ses histoires. Surtout celle de Perséphone, qui racontait comment l'amour entre une fille et sa mère faisait changer les saisons selon les croyances de la Grèce antique. Elle était en train de lire l'histoire d'Orphée, quand elle entendit des pas se rapprochaient. Pensant que s'était sans doute Ayato qui voulait lui prendre -encore- du sang, elle leva les yeux de sa lecture.

_Je vous avais bien dit qu'elle serait là.

A sa grande surprise, ce n'était pas Ayato. Ni même aucun des autres vampires. Non, c'était des filles de l'école que Yui reconnu comme étant de plusieurs classes de l'école. Elles étaient cinq, et n'avaient pas l'air très amical vis-à-vis de la blonde.

_C'est bien toi qui vit avec les Sakamaki ?

Yui déglutie. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle avait le sentiment d'être menacée. Après tout, les frères n'étaient pas spécialement apprécier des autres élèves. Et si personne n'avait le courage de les provoquer, elle en revanche était une cible de choix.

_Heu… Oui, c'est bien moi… pourquoi ?

Les filles échangèrent un sourire entendu.

_Dans ce cas, c'est bien toi qu'on a vue hier avec l'autre albinos ?

Yui était choquée de ses paroles. Est-ce qu'elles parlaient de Subaru ? L'appeler comme ça… c'était cruel.

_N'essaie pas de trouver une excuse, on t'as vue. Vous étiez à la supérette du coin.

Yui resta silencieuse. Elle ne savait pas quoi leurs répondre.

_C'est que… Laito-kun était malade. Alors, on est allé chercher de quoi le soigner…

C'était de loin la meilleure excuse improvisé qu'elle est trouvée. Seulement voilà, les sourires malsains de ses interlocutrices ne disparurent pas pour autant.

_Ok, alors dis-nous, Laito, il porte encore des couches ?

La blonde en resta bouche bée.

_On vous a vue à travers la vitrine. Vous étiez dans le rayon pour les bébés.

_Aller avoue, t'es enceinte ?

_Qu… quoi ?! Mais non !

Yui était totalement désarçonnée. Elle ne pouvait pas leurs dires la vérité, c'était hors de question. Elle était comme un lapin encerclé par des renards. Sans issues.

_Ouai, ouai. Dis-nous plutôt qui est l'père.

Elle sentit ses joues brûlées.

_Quoi ? Tu sais même pas ?

_Pff… Si ça s'trouve elle se les ait tous fait, hein p'tite traînée ?

Yui baissa les yeux, incapable de dire quoi que ce soit. Les regards au-dessus d'elle s'étaient chargés de mépris.

_Comment ces gars-là ont bien pu la vouloir ? Ils sont trop bien pour elle !

_Bah, elle les a fait chanter si tu veux mon avis.

_Bref, une leçon s'impose.

Une main se saisi de Yui en la soulevant par le col de sa veste. Naturellement, elle ne se laissa pas faire. Elle se débattit de toutes ses forces. Elle réussit à se dégager en donnant un coup de pied à la fille qui la tenait. Mais elle n'eut pas l'occasion d'en profiter pour fuir : les quatre autres lui tombèrent aussitôt dessus, la martelant de coups. Yui pleurait, recroquevillée en position fœtal, ses bras enroulés autour de sa tête dans un réflexe de protection. Elle était tellement choquée qu'elle n'entendit pas le hurlement de rage et de colère qui fit fuir ses agresseurs. Ni les pas précipités tout autour d'elle.

Une dizaine de minutes passa avant que Yui n'ose rouvrir les yeux. Hoquetant de douleur en se redressent, elle vit une paire de botte blanche à côté d'elle. Elle leva les yeux. Subaru. Il n'était pas seul. Tous les vampires -excepté Laito et Shū qui gardaient les enfants au manoir- étaient là, comme pour former un cercle protecteur autour d'elle.

_Ceci est intolérable.

Les grondements furibonds d'Ayato et Subaru répondirent en cœur à la déclaration de Reiji. Le rouge s'était déplacé dans le dos de Yui, la soutenant pour l'aidait à se relever.

_Nous ne pouvons pas laisser passer ça. Je me charge personnellement de régler ce problème. Vous, emmenez-la à l'infirmerie.

Reiji disparut presque aussitôt. Essuyant ses larmes, Yui voulu suivre les vampires qui commençaient à s'en aller. Mais ce fut pour chanceler dès le premier pas qu'elle tenta de faire. Sans Ayato pour la soutenir par derrière, elle serait sûrement tombée. Subaru -qui s'était précipité en la voyant vaciller- lui pris le bras pour l'aidait à avancer. Touchée par ces gestes attentionnés auquel elle était si peu habituée, l'humaine laissa échapper quelques larmes. Les deux vampires durent croire que les larmes étaient dues à la douleur des coups qu'elle avait reçue, car ils firent une pause le temps qu'elle se calme un peu. Arrivant devant les marches, Ayato la pris dans ses bras.

_On ira plus vite comme ça. En plus tu boîtes.

Elle ne s'en était même pas aperçue. Tout son corps lui faisait mal, impossible de se rendre compte où elle était vraiment atteinte. Comme ils descendaient les marches, les bruits à l'intérieur du bâtiment leurs parvinrent de plus en plus fort. Évidemment, la nouvelle s'était déjà propagée dans tout le lycée. Sentant la blonde trembler contre lui, Ayato s'arrêta à quelques marches de la porte.

_Subaru, tu veux bien t'occuper des curieux ?

L'argenté ne se le fit pas dire deux fois. Encore furieux contre celles qui avait fait souffrir Yui -et furieux contre lui-même de ne pas avoir pu la protéger- il passa devant son frère, ouvrit la porte d'un seul coup de pied, et se mit à hurler sur la foule de curieux qui avait eu vent de la bagarre. En quelques instants, le bouquant et les hurlements laissèrent place au silence.

_La voix est libre, déclara Subaru en tenant la porte pour laissait passer son frère.

_Sacrée gueulante. Encore mieux que Reiji !

_Pff… ça va être comme ça à chaque couloirs tu sais.

Le rouge allait répondre, quand la main encore tremblante de Yui se serra sur le haut de sa chemise. Il baissa les yeux sur elle. Remarquant ce qui se passait, Subaru s'était rapproché d'eux. Elle ouvrit la bouche pour parler, mais seul des sanglots en sortirent.

_Oi, Chichinashi. Respire.

Il était rare qu'Ayato lui parle aussi doucement. Presque gentiment.

_J… Je…

Autre série de sanglots incontrôlables.

_Je veux rentrer au manoir.

On aurait dit des pleurs de petite fille. Et c'est que qu'elle était en ce moment. Fragile, apeurée, sans défense, totalement vulnérable. Jamais les deux vampires ne l'avaient vue aussi faible. Les deux frères se concertèrent du regard.

_Inutile de lui faire subir ça, dit Subaru en désignent le couloir d'un geste vague.

Ayato poussa un soupir. Que son frère se soit attachait à l'humaine, d'accord. Mais de là à vouloir la protéger de tout à tout prix… le rouge ne comprenait pas. C'est vrai qu'il était furieux de ce qui venait de se passer, mais pour lui Yui restait une réserve de nourriture. Un animal domestique au mieux.

_Très bien, appelle la limousine et téléphone au manoir pour les prévenir. Moi je retourne en classe. Ah, et c'est toi aussi qui explique ça à Reiji.

L'argenté prit Yui des bras d'Ayato. Ils prirent ensuite des chemins différent. Subaru prit soins d'éviter les zones où il y avait encore des élèves. Une fois au rez-de-chaussée, il alla au secrétariat pour utiliser le téléphone. Des six vampires, seul Shū avait un portable. Celui-ci décrocha à la première tonalité. Subaru lui expliqua la situation et lui demanda d'envoyer la limousine.

_Tu ne peux pas la ramener toi-même ? demanda le blond à l'autre bout du fils.

_Non. J'ai une interro, Ayato et Kanato aussi. Et ce n'est pas la peine de demander à Reiji, tu sais qu'il se fiche de savoir si elle se sent bien ou non.

_Très bien, je m'en occupe.

Il raccrocha. On pouvait dire ce que l'on voulait sur la légendaire paresse de Shū, en situation de crise comme celle-là on pouvait lui faire confiance. En attendant la voiture, Subaru resta avec Yui. Il la réconforta de son mieux, la berçant dans ses bras, lui murmurant des paroles rassurantes. Quand le véhicule arriva, Laito en descendit, expliquant que Shū avait insisté pour que la blonde ne soit pas seule pour rentrer.


Yui regardait le paysage défiler par la fenêtre sans vraiment le voir. Assis à côté d'elle, Laito l'observait d'un air soucieux. Elle était dans un piteux état : les cheveux emmêlés, son uniforme froissé… les larmes avaient laissé des traces sur ses joues et une ecchymose s'était formée sur sa tempe gauche. Il y avait fort à parier qu'elle en portait d'autre.

_Bitch-chan…

Aucune réaction. Laito la secoua doucement par les épaules. Il n'aimait pas la voir comme ça. Pas quand il n'en était pas responsable. Et encore, jamais il n'aurait levé la main sur elle. La tourmenter, oui. Boire son sang en s'amusant de sa douleur, oui. Mais la frapper… Non. Jamais.

Elle sursauta à son contacte, lui lançant un regard remplit de crainte. Ses yeux habituellement roses étaient rougis d'avoir trop pleurée.

_Chut… vient ici…

Le vampire l'attira contre lui. Elle ne résista pas, se contentant de se recroqueviller sur elle-même en tremblant. Laito ne la reconnaissait plus. Elle n'était plus qu'une petite chose faible et impuissante. Elle était brisée. Les vampires n'avaient eu presque aucune pitié quand ils la mordaient, mais elle avait tenu bon. Et s'était d'autres filles comme elle qui avaient réussi à la briser.

Laito la berça doucement, comme il le faisait plus tôt avec ses enfants. Lui et Shū était en train de leur donner le biberon quand Subaru avait téléphoné pour demander à l'aîné d'envoyer la voiture chercher Yui. Ils avaient tout de suite compris que quelque chose de grave s'était produit. La limousine s'immobilisa enfin.

_Bitch-chan, on est arrivé.

Elle ne dit rien. Au moins elle ne trembler plus depuis qu'il avait commencé à la bercer. Comprenant qu'il était inutile d'insister, Laito passa ses bras autour d'elle pour la porter jusque dans sa chambre. Il la plaça doucement sur le lit, la recouvrit de sa couverture rose et la laissa seule.


Shū surveillait les trois enfants qui jouaient entre eux sur l'épaisse couverture de jeu. Il avait l'une des filles -celle qui portait du violet- assise sur ses genoux. Plus craintive que ses frères et sœurs, elle pleurait dès qu'elle n'était plus dans les bras de quelqu'un. Le blond se tourna en entendant la porte s'ouvrir.

_Où est-elle ?

Laito s'avança dans la pièce. Dès qu'ils le virent, les enfants se mirent à trottiner vers lui à quatre pattes. Visiblement, ils avaient compris qui était leur père.

_Dans sa chambre, elle récupère. Je ne sais pas ce qui lui est arrivé mais elle est complètement abattue.

_D'après Subaru elle a eu une altercation avec cinq autres filles de l'école. Tu ne lui as pas demandée ?

La mine du roux s'assombri. Que lui et ses frères la tourmente passe encore -même elle s'y était finalement habituée- mais que quelqu'un d'autre ose la toucher…

_Elle n'a pas dit un seul mot. Elle est comme… traumatisée.

Le blond hocha la tête. Il y aurait sûrement une discussion avec ses frères dès qu'ils rentreraient. Mais pour l'heure, il voulait se rendre compte par lui-même.

_Tu la reprends, je vais aller la voir.

Laito prit la petite, qui se mit à rire en tendant ses petits bras pour attraper le chapeau du roux. Shū marcha tranquillement dans les couloirs sombres. Il était silencieux comme une ombre. Même ses pas ne faisaient pas le moindre bruit. Quiconque -en dehors des habitants du manoir- l'aurai vu à cet instant l'aurait pris pour un fantôme. Il ouvrit doucement la porte de la chambre. Yui était allongée de côté, mais elle ne dormait pas.

Le vampire la regarda sans un mot. Il vient s'allonger à côté d'elle. Yui sursauta en laissant échapper un gémissement affolé lorsqu'elle sentie le matelas s'affaisser sous le poids du blond.

_Du calme. Tu fais vraiment trop de bruit.

L'humaine se détendit en reconnaissant Shū. Elle savait qu'elle ne risquait pas grand-chose avec lui. Moins qu'avec les autre frères en tout cas. Sauf avec Subaru. Oui, ces deux-là ne lui avaient jamais fait du mal pour le plaisir. Yui resta assise sur ses genoux, la tête base et le regard dans le vide. Les prunelles saphir remarquèrent alors l'ecchymose éclairée par le clair de lune. Il se redressa en fronçant les sourcilles. Laito ne lui avait pas dit qu'elle était aussi marquée physiquement. Sans un mot, il prit la blonde dans ses bras et l'emmena dans la salle de bain la plus proche. En temps normal, la blonde se serait inquiétée de cette situation. Elle aurait posé un tas de questions ennuyeuses comme "Où allons-nous ? Pourquoi tu m'emmènes ?''. Mais là, rien. Elle se contentait de s'accrocher au pull du vampire.

Une fois dans la salle de bain, il l'assit sur une chaise. La marque sur son visage semblait plus sérieuse, maintenant qu'elle était bien éclairée. Yui fixa l'aîné des vampires d'un air quelque peu inquiet. Shū eu un sourire. C'était bon signe : elle revenait à elle.

_Sh… Shū-san…

Oui, elle sortait peu à peu de sa léthargie. Le choc commençait à passer. Shū esquissa un geste pour déboutonner le chemisier de la jeune fille, quand la porte s'ouvrit.

_Que fait-vous ? Je croyais qu'elle était trop choquée pour faire quoi que ce soit.

Reiji s'avança vers eux avec son éternel regard désapprobateur. Pour toute réponse, Shū passa sa main sous le menton de Yui pour lui faire tourner la tête, exposant ainsi la marque aux yeux de Reiji.

_Elle en a sûrement d'autre. C'est pour ça que je l'ai amenée ici. Tu peux me dire pourquoi elle est dans cet état ?

_Plus tard. Il faut voir si elle n'est pas plus blessée. Tu as eu la bonne réaction, pour une fois.

Pendant les dix minutes qui suivirent, Shū retient Yui par les épaules pendant que Reiji la déshabiller. La pauvre crut mourir d'embarras. Mais elle ne protesta pas longtemps. Son corps était en effet couvert d'ecchymoses plus grandes que celle de sa tempe. Et sa jambe gauche avait reçue tant de coup qu'une partie de sa cuisse en était presque bleutée par endroit.

_Tu as vue si elle boitait ? demanda Reiji.

_Non, je l'ai portée. Laito aussi je crois, quand il l'a ramenée dans sa chambre.

_Encore une fois, vous avez bien fait.

_Elle devrait peut-être se laver avant que tu la soignes, non ?

Yui ne demandait pas mieux. Reiji donna son accord et sorti pour aller préparer une pommade et des bandages. Shū lui resta pour aider la blonde.

_Je n'en profiterait pas. Promis.


_Et voilà, c'est terminé ! Roucoula Laito.

Il déposa la petite habillée en vert sur le tapis de jeu. Laito et Ayato venaient de faire prendre un bain aux quatre bébés et terminaient tout juste de les habiller pour la nuit.

_Sinon tu leur as trouvé des noms ? demanda Ayato.

_Toujours pas. Pour être franc je n'ai aucune idée de noms qui pourraient convenir…

_Yui-san pourrait t'aider, dit Kanato.

Le vampire aux cheveux lilas jouait avec les enfants qui manifestement aimaient beaucoup leur oncle. Au début, Laito n'était pas très rassuré -connaissent les brusques changements d'humeurs de Kanato, il y avait de quoi être inquiet- mais tout avait l'air de bien se passer. Tant que les petits ne s'approchaient pas de Teddy, il n'y aurait aucun problème.

_A ce propos où est-elle ?

_Elle se lave, répondit Reiji en entrant dans la chambre. Shū est resté avec elle pour l'aider. Elle est plus amochée que je ne le croyais. Je pense qu'elle n'ira pas en cours avant une semaine au moins.

_On sait pourquoi ces sales garces se sont déchaînées sur elle ?

Ayato était encore en colère. Sans Reiji pour le retenir lorsqu'ils étaient arrivés sur le toit de l'école, il aurait fait un massacre.

_Nous en parlerons quand les enfants seront endormi. Et quand Subaru et Shū nous aurons rejoint.

Reiji reparti peu de temps après. Yui devait avoir terminée maintenant. Elle était effectivement en train de se sécher, le visage rouge à cause de la présence de Shū. Il ne la regardait pas pourtant, fidèle à sa promesse de ne pas profiter de la situation. Reiji lui laissa le temps d'enfiler des sous-vêtements avant d'appliquer la pommade sur les ecchymoses. Les bandages n'étant finalement d'aucune utilité, il s'arrêta là. Une fois la blonde en pyjama, Shū la reporta dans sa chambre. Dans le couloir menant à la chambre de l'humaine, ils croisèrent Subaru. Il s'était un peu inquiété pour elle. Il fut soulager de voir qu'elle allait un peu mieux.

_Où en est Laito avec ses enfants ? questionna Shū.

_L'une des filles se met à pleurer à chaque fois qu'il veut la déposer dans son berceau. Du coup les trois autres ne peuvent pas dormir.

Shū allait répondre quelque chose, quand il sentit qu'on tirait doucement sur son pull. C'était Yui. D'une voix un peu timide, elle demanda au blond de l'emmener voir les enfants. Il accepta. Si elle pouvait aider à coucher les petits, cela permettrait aux frères de parler entre eux. Et puis, la jeune fille avait besoin de se changer les idées.