Marinette trépignait d'impatience. Elle avait passé toute la journée sur les nerfs, à surveiller la pendule. Elle n'en pouvait plus après deux semaines d'absence.

Quelques mois plus tôt, Chat Noir était arrivé sur son balcon, dans un sale état. Déprimé. Au bord des larmes. Son premier réflexe avait été de paniquer, croyant qu'il l'avait démasqué. Puis, elle avait noté son état et l'avait consolé. Après avoir hésité un bref instant, elle l'avait enlacé et il s'était niché dans ses bras.

Elle n'avait pas osé le déloger et elle l'avait gardé contre elle toute la nuit, sur son balcon. Elle n'avait pas eu froid, la chaleur de Chat Noir lui suffisait. Il s'était endormi tout contre elle, et quand il avait ouvert les yeux, à l'aube, il avait rougi. Elle l'avait retenu le temps de lui offrir des viennoiseries pour le petit déjeuner et lui avait arraché la promesse qu'il reviendrait.

Et là, il était parti en vacances, pour quinze jours. Et sa présence lui manquait terriblement. Elle avait hâte de leurs retrouvailles. Chat Noir était devenu indispensable à sa vie, et elle ne cherchait même plus à se justifier. Son sourire retrouvé était tout ce dont elle avait besoin…