Bonne année tout le monde ! Bonne santé, et pleins d'inspiration !
Je vous retrouve pour le second chapitre d'ATD. Le premier n'a pas déclenché les passions mais je remercie tout de même mes lectrices.
Bonne lecture.
Chapitre 2 : Rampe et crève.
Ploc. Ploc. Ploc. Ploc.
Ploc. Ploc. Ploc. Ploc.
Ploc. Ploc. Ploc.
La porte de la cellule de la jeune femme s'ouvrit à la volée, détournant son attention des gouttes qui coulait le long du mur. Elle n'eut aucune réelle réaction. Elle se contenta seulement de se rouler en boule sur elle-même. Elle avait froid. Elle avait faim. Et elle avait mal. Elle avait tout le temps mal. Elle ne savait même plus où.
- Allez ma Jolie. Monsieur J. veux discuter un peu avec toi.
Felicity se laissa faire. Elle avait cessée de lutter. Elle avait plus mal sinon.
Le gars l'attrapa par les cheveux et tira. Il ne cherchait pas à la mettre sur ses jambes. Voilà longtemps que la puce avait grillé.
Au moins elle ne sentait plus ses jambes.
Diggle sorti de la morgue de Gotham City dans un état second. Il avait dû identifier pas moins de cinq corps. Cinq jeune femme qui pourrait correspondre à la description de Felicity. Dont l'une d'entre elle beaucoup trop décomposée pour être reconnue, elle avait séjourné plusieurs jours dans l'eau et ce qui restait de la pauvre fille était bouffie et bleuie.
Tout ce qui lui avait assuré qu'il ne s'agissait pas de Felicity était l'absence de lésion ante-mortem à la colonne.
Donc Felicity n'était pas là.
Ce n'était pas non plus un soulagement, c'est pour cela que Dig ne se sentait pas mieux. Elle était donc ailleurs. N'importe où. Le Joker avait pu en faire n'importe quoi.
Son cœur se serra à l'idée de ce qu'elle avait pu vivre. Il se sentait tellement coupable, il était furieux après lui, après Thea, Laurel et Oliver.
Non.
Il haïssait Oliver Queen.
Pour lui il était directement responsable de tout ce qu'elle avait pu vivre. Il lui avait brisé le cœur avant de traîner son nom dans la boue. Il l'avait poussé à quitter la ville et ne l'avait même pas réellement chercher ensuite.
Il détestait Oliver. D'ailleurs il ne savait même pas ce qu'il faisait. Il avait choisi de chercher Felicity seul. Il lui devait bien ça.
Il s'était écoulé une semaine depuis Waller et sa vidéo macabre, il était parti immédiatement après le départ de la directrice de l'A.R.G.U.S. sans faire attention aux sanglots de Laurel ou à l'explosion de rage d'Oliver.
Il était juste parti.
Depuis, il faisait le tour des morgues, sollicitait tout ses contacts et priait. Il ne savait pas pour quoi il priait. Pour sa survie ou bien pour sa mort.
- Mauvaise réponse.
Avant que le gars ne le voit venir, Oliver lui planta sa flèche dans le cou assez fort pour qu'elle ressorte de l'autre côté dans un bruit répugnant de gargouillis.
Il lâcha le type et tourna les talons sans plus de cérémonie. Il s'agissait du douzième gars qu'il interrogeait, sans succès. Ils les avaient donc tués. Tous. Il savait que toutes ces petites frappes étaient à la solde du Joker. Des messagers, des dealers, ce genre de merdeux. Alors il s'était dit que les butés, en plus d'avoir une chance de lui filer une piste, enverrait un message très clair à ce fils de pute.
Arrow le cherchait et il n'était pas d'humeur à causer. Il en avait finit de jouer les gentils héros animé de bonnes attentions. Il ne croyait pas qu'un monde comme celui dans lequel il vivait pouvait être sauvé. Pas quand on pendait avec un fil barbelé une femme comme Felicity Smoak.
Et lui, plus que les autres, était encore plus affreux, plus monstrueux et indigne de confiance, parce qu'il était celui qui avait conduit à ce massacre.
Par bien des aspects, il était pire que le Joker. Bas les masques. Fini les cas de conscience, il arrêtait de jouer les modèles. Tommy avait raison, il était un assassin, alors autant que cela serve à Felicity histoire qu'une fois dans sa vie il soit utile.
Laurel se passa la main dans les cheveux pour les dégager de son visage. Quelque chose clochait dans toute cette histoire. Tout était trop bien orchestré, Felicity avait disparue trop facilement, trop parfaitement.
Elle s'était faite rare après la débâcle avec Oliver mais elle ne comprenait pas comment le Joker avait pu lui mettre la main dessus… son amie était prudente et méfiante. S'il s'était contenté de lui envoyer une invitation elle aurait déménagé le plus loin possible afin de se mettre hors d'atteinte.
L'avocate fronça les sourcils et relue pour la dix-millième fois peut-être le foutu rapport d'enquête de l'A.R.G.U.S.. Il était clair. Aucun signe d'effraction relevé, pas d'autres empreintes digitales, ni de traces ADN, rien. Donc le Joker ni aucun de ses hommes de mains n'étaient venus chez elle. Ils auraient très bien pu l'enlever dans la rue. Lui tendre une embuscade.
Et pourquoi diable le Joker aurait besoin de son amie ? Elle savait de source sûre qu'il avait déjà ses propres hacker à disposition.
Peut-être que le Clown de Gotham avait un compte à régler avec Arrow ? Elle avait d'ailleurs posé la question à l'Archer et il avait manqué de la tuer.
De toute façon elle était seule sur cette enquête. Diggle écumait les morgues et autres endroits morbides du genre, persuadé qu'il y trouverait le cadavre de Felicity tandis qu'Oliver, lui, les semaient. À croire qu'ils en avaient oubliés le Joker et ce qu'il pourrait faire avec les capacités de l'ITgirl. Laurel ne doutait pas qu'elle ait finie par céder. Elle était forte et courageuse mais face à ce genre de torture ?!
Honnêtement, le Black Canary espérait de tout son être qu'elle est cédée.
Felicity ouvrit les yeux d'un coup, réveillée en sursaut par la gifle que venait de lui mettre son hôte :
- Ça fait deux fois que je vous appel, cracha-t-il en découvrant ses dents dans un large rictus menaçant .
La jeune femme gémit. Elle venait d'être ramenée en cellule après qu'il lui ait asséné une cinquantaine de coup de fouet. Son dos était en lambeaux. Elle était fatiguée. Elle souhaitait juste un peu de répit. Une courte pause.
- Je m'ennui, déclara-t-il simplement. Et je me suis dis, qu'il était triste que ce beau visage ne sourit pas plus souvent. C'est vrai quoi, à défaut de parler vous pourriez sourire !
Felicity détourna le regard, elle se doutait qu'il préparait encore une torture quelconque alors elle choisie de penser à autre chose. N'importe quoi.
Elle se mit alors à penser à ce que serait sa vie si Oliver Queen n'en avait jamais fait parti.
Elle serait restée au service informatique. Son boulot lui plaisait après tout. Elle serait sortie avec Jason. Le gars de la compta. Un mec normal. Gentil, intelligent, un brin pépère qui adorait passer ses soirées devant la télé.
Une vie normale, loin de toute aventures, de tout danger, de tout-
- AAAAH ! AAAH ! STOP, STOP, PITIÉ !
- Si vous parlez je vais louper, la prévint-il en immobilisant son visage afin que ses yeux croisent les siens.
Les larmes de la jeune femme se mêlèrent au sang qui maculait sa joue droite, sortait en bouillon de sa bouche, elle tenta de cracher, mais il y avait trop de sang. Et la douleur… la douleur était intenable, lancinante alors qu'il enfonçait la lame de son scalpel de la commissure de ses lèvres jusqu'à sa pommette.
- HA ! HA ! HA ! Mais regardez-moi ce beau sourire !
Alors ? Alors ? Je vous préviens, la situation est encore loin de s'arranger. Merci pour votre lecture. Si vous me laissez un petit mot je vous poste la suite ce soir ou demain matin.
Bonne journée.
