Bonsoir ! Pour commencer merci pour vos messages, ils me font chaud au cœur. Hm, Olicity-Love et tout les autres !
Merci également pour les messages sur UJE.
Bonne lecture !
Chapitre 3 : C'est la mort...
Elle ferma les yeux et pria. Il ne lui restait plus que ça maintenant. Elle ne savait même plus ce qu'ils voulaient, pourquoi elle était là et pourquoi ils lui faisaient tous si mal ! Elle baissa les yeux sur sa nouvelle cicatrice. Sur son poignet.
Propriété du Joker.
Elle n'était que cela au final. Un objet, marquée au fer blanc.
Ses doigts passèrent sur la marque à vif. Encore et encore. La douleur ne la faisait même plus sursauter, même plus trembler. Elle avait mal en permanence tant et si bien qu'elle ne pouvait même pas définir d'endroit en particulier.
Son ventre se serra, son estomac gronda en se resserrant sur lui-même. Elle avait tellement faim. Elle n'avait plus manger depuis…
Un ricanement lui échappa. Elle n'en savait rien, elle ne savait pas quand est-ce qu'elle avait mangé pour la dernière fois puisqu'elle n'avait aucune notion du temps. Pourtant elle savait, inconsciemment que cela faisait plusieurs jours que personnes n'était venu la chercher.
Tant mieux.
Mourir de faim et de soif était plutôt une bonne chose, non ? C'était la mort.
Waller fronça les sourcils face au rapport que Laurel Lance venait de lui remettre. Ils n'avaient rien trouvés concernant le Joker. Ils ne connaissaient aucun de ses plans, n'avaient pas la moindre idée d'où il se cachait, rien.
Pourtant elle pensait que l'implication de Felicity Smoak les auraient motivés. Son expression devait parler d'elle-même puisque l'assistante du procureur se justifia :
- J'étais seule sur l'enquête. Diggle et Oliver… ils sont trop abattu pour faire quoi que ce soit de rationnel. Dig écume les morgues et Oliver parcourt les rues flèches et arc à la main en butant tout ce qui bouge. Et quand ils sont ensemble en même temps dans la même pièce je suis obligée d'intervenir pour ne pas qu'ils s'entretuent.
Waller fronça les sourcils :
- Et alors ? Cela justifie votre incapacité à mener une enquête ?
Laurel, mal à l'aise, repoussa ses cheveux derrière ses oreilles avant de reserrer contre elle les pans de sa veste :
- Amanda, nous sommes en deuil, nous venons de perdre l'une de nos meilleure amie, Oliver sa fiancée alors-
- Ex-fiancée, si je ne m'abuse Miss Smoak venait de rompre après une énième trahison de la part de Queen. De toute façon cela ne rimes à rien. Je suppose qu'il ne me reste plus qu'à surveiller le deep web et les moindres mouvements du Joker.
- Peut-être qu'elle n'a pas cédée, souffla Laurel, peut-être qu'elle n'a pas fait ce qu'il attendait d'elle.
Le regard d'Amanda se fit sombre lorsqu'elle expliqua à Laurel :
- Il ne faut pas être naïf Miss Lance. Le Joker sait se montrer persuasif.
Diggle ferma les yeux une seconde avant de frapper à la porte de Donna Smoak. La mère de leur amie savait qu'elle avait disparue, mais comme chaque maman, elle espérait que son bébé lui serait rendu.
John venait aujourd'hui la détromper. Il venait lui briser le cœur et serait pour toujours le messager de la pire journée de sa vie, mais il ne pouvait plus la laisser espérer.
Il n'avait pas trouvé son corps mais elle avait disparue depuis près d'un an maintenant. Il n'était plus temps de se faire de faux espoir ni de se bercer de douces illusions.
Felicity serait officiellement déclarée morte demain. Il ne voulait pas que Donna l'apprenne dans la presse.
Diggle sentait son cœur se briser alors qu'il se dressait devant la porte de la mère de son amie. Il n'avait même pas de corps à lui ramener. Il ferma les yeux, se pinça l'arrête du nez et prit une profonde inspiration. Il entendait la femme derrière la porte s'agiter en criant des « j'arrive ».
Les larmes lui montrèrent aux yeux et ses mains se mirent à trembler. Il s'en voulait tellement.
La porte s' ouvrit finalement à la volée avant que Donna ne se figent.
- Monsieur Diggle, le salua-t-elle d'une voix fluette en s'agrippant au montant de la porte.
- Madame Smoak. Donna…
Il n'eût jamais l'occasion de terminer sa phrase. Donna s'effondra à genoux en hurlant, ses mains tirant sur ses cheveux de façon frénétique alors qu'elle suppliait une quelconque entité de lui ramener sa petite fille.
Oliver vida son verre d'un trait. La vodka il n'y a que ça de vrai pour faire passer le chagrin. La colère aussi. La rage. La culpabilité.
En faite l'avantage de la vodka c'était son effet anesthésiant. D'ici deux trois verres il ne sentirait plus rien. Encore un peu de patience.
Le regard d'Oliver se perdit sur l'écran plat face à lui. Les informations parlait de la mort de Felicity. Elle avait été déclarée morte ce matin.
Elle était morte. Du moins aux yeux de la loi. Ils cessaient les recherches. Waller les considéraient comme vaine.
Alors elle était morte.
L'ironie de la situation le fit rire. Lui aussi avait été considéré comme mort.
Maintenant il l'était.
La photo de Felicity le fixait depuis sa table basse. Elle souriait. Avant elle souriait. Et maintenant… il l'avait tué. Elle était morte à cause de lui parce qu'il lui avait menti, trahi. Il l'avait déshonoré et humilié.
Parfois il se demandait ce que serait sa vie aujourd'hui s'il lui avait fait confiance.
Ils seraient mariés. Heureux. Il serait peut-être enfin parvenu à lui apprendre à cuisiner. À cet instant elle serait pelotonner contre lui, elle babillerait à propos des nouvelles en sirotant son verre de vin.
En tout cas, il ne serait pas là, dans le noir, à picoler comme un ivrogne pour tenter d'apaiser la douleur qui le tuait à petit feux.
Elle cligna lentement des yeux avant de les refermer aussi tôt, éblouie par une lumière vive.
La lumière du soleil.
Elle se mit à pleurer de manière incontrôlable. Elle n'avait pas vue un rayon de soleil depuis tellement, tellement longtemps. Inconsciemment elle leva son visage en direction de l'astre diurne à la recherche de plus de lumière, plus de chaleur. Elle se sentait se réchauffer, et, pour la première fois depuis ce qui lui semblait être une vie elle eut chaud.
Ensuite, discrètement, légèrement, comme si elle ne voulait pas déranger cet instant privilégié, une légère brise vint caresser son visage, secouer ses cheveux. L'air était pure. Frais et charger d'odeur.
S'était un pur délice. La meilleure chose qu'elle n'ai jamais ressentie. Elle frissonnait. Elle ressentait et en même temps, elle ne ressentait plus. Elle n'avait plus mal. Ou tout du moins elle arrivait à oublier.
Un sourire vint étirer un coin de ses lèvres. L'autre ne bougeait plus depuis que le Joker y avait imprimer sa marque.
D'un coup elle se figea.
Pourquoi… comment ?
Elle se tortilla et grimaça en se rendant compte qu'elle était ligotée, allongée à même le sol. Un sol qui tanguait d'ailleurs. Elle entendait des voix dans le lointain. Juste derrière elle.
Le Joker et ses hommes.
Il devait certainement la changer de lieu. Ce n'était pas la première fois.
- Cette garce n'a été qu'une perte de temps, grognait le Clown en la fusillant du regard.
- La pute d'Arrow est tenace, confirma un de ses gars.
Le silence répondit à son affirmation et elle ferma les yeux plus fort. Elle ne savait pas encore comment mais elle savait qu'elle aurait bientôt mal.
Elle était fière d'elle. Elle n'avait pas cédé et elle savait qu'elle ne le ferait pas. Elle avait déjà trop endurée pour lâcher prise maintenant et lui donner ce qu'il voulait. De toute façon, si elle faisait ce qu'il voulait des milliers de personnes y perdrait la vie. Elle préférait y laisser la sienne. Qu'importe la souffrance.
Une paire d'yeux sombre apparurent alors dans sa mémoire. Oliver. Il serait fier d'elle. Elle avait été forte, comme lui. Elle n'avait pas abandonnée.
Elle avait cessé depuis longtemps de tenter d'imaginer une vie sans lui. Sans les souffrances qu'elle avait supporter pour lui, pour sa quête, pour ses opinions. Mais elle y revenait à chaque fois. Il était l'homme de sa vie. Ce qui était triste puisque lui ne semblait pas partager ce genre de sentiments pour elle. Elle était juste la femme qui lui avait permis d'atteindre un but.
- On est assez loin, déclara finalement le Joker avec impatience.
Immédiatement elle se rendit compte que le sol cessa de tanguer, et, la seconde d'après, le Joker l'attrapait par les cheveux, lui tirant un cris de surprise plus que de douleur. Il l'a mit à genoux et ses yeux se focalisèrent sur l'immensité bleue qui les entouraient. Si le sol tanguait c'était simplement parce qu'ils étaient sur un bateau.
Instinctivement elle sut.
Son regard plongea dans celui, furieux et haineux, du Joker. Elle l'affronterait une dernière fois, après tout elle avait gagner ce droit. Elle lui avait résisté.
Il semblait d'accord avec elle.
- Tu mériterais ta propre légende, lui avoua-t-il.
Elle esquissa un sourire tordu et déformé, elle n'était plus capable de parler depuis bien longtemps.
- C'est pour cela que tu ne souffrira pas, déclara-t-il avant de lui trancher la gorge dans un geste net et précis.
Son sang l'éclaboussa mais il ne dit rien. Il se contenta de la fixer, encore et encore, d'observer la vie quitter cette femme qui lui avait tenue tête. Elle avait été courageuse. Rien ne l'avait fait céder. Il en était presque… admiratif.
Même là, alors que la mort s'emparait d'elle, elle ne le lâcha pas des yeux.
Il rit alors à gorge déployée. Elle avait été une sacrée épine dans son pied. Il avait pensé que l'informaticienne n'aurait pas été difficile à convaincre. Elle était encore plus folle que lui.
Ses yeux bleus devinrent terne tandis que son sang recouvrait tout et rendait le pont glissant. Elle avait été distrayante jusqu'au bout.
Il balança son corps dans la mer sans plus de cérémonie.
- Nettoyez-moi ce bordel et trouvez-moi un autre geek.
Alors ? Qu'en pensez-vous ? Mon Joker est assez… Joker ? Et, à votre avis, que va-t-il se passer dans la suite ?
