Bonsoooir !
Pour commencer je tiens à vous présenter mes plus plates excuses pour le retard et tout simplement parce que j'ai oublié de publier… D'ailleurs merci Hm pour ton petit mot qui m'a sortie la tête du c*l.
Merci à mes lecteurs, également !
Le dernier chapitre vous avez laissés dans un certain suspense, voyons ce que le nouveau va vous inspirer !
Bonne lecture !
Chapitre 4 : La vie après la mort ?
La première chose qu'elle fit ce fut de prendre une grande inspiration avant de cracher et vomir l'eau accumulée dans ses poumons. L'air lui brûla la gorge et lui donna l'impression d'être malade. Elle rampa pour s'extirper des vagues et des algues et se laissa tomber sur le sable détrempé, cherchant son souffle, profitant du rythme effréné de son cœur puisant dans sa poitrine et de la vue sur la voûte céleste. Bleu, incroyablement bleu. Magnifique. Le soleil brillait et réchauffait sa peau frissonnante et irrité par le sel tandis qu'une brise légère chargé d'odeur effleurait son visage.
Le soleil. Le ciel. L'air iodé.
La dernière fois qu'elle avait ressentie toutes ces choses elle était au milieu de la mer. Avec le Joker.
Elle porta sa main à sa gorge, un élan de panique lui retournant le cœur. Pas de sang.
Son regard se porta sur son poignet, elle fronça les sourcils lorsqu'elle ne vit pas de cicatrices. Aucune.
Pourtant elle savait que sur ce poignet il devait y avoir une brûlure, une marque. Propriété du Joker.
Mais rien.
Avec précipitation elle se mit sur ses genoux et remonta le t-shirt sale et mouillé qu'elle portait sur sa poitrine et un sanglot lui échappa lorsqu'elle vit son ventre vierge de toutes marques. Sa poitrine, ses bras, son visage, tout. C'était comme si tout cela n'avait été qu'un affreux cauchemar au lendemain d'une beuverie. Mais tant bien même les marques avaient disparues, le traumatisme, les souvenirs, les images semblaient gravés dans sa mémoire aussi sûrement que dans le plus dur des marbres.
Felicity jeta un regard autour d'elle. Elle était sur ce qui semblait être une décharge sauvage. Super. Elle se réveillait de l'horreur au milieu des poubelles. Les mouettes hurlaient au-dessus d'elle, plongeant sur les tas d'immondices, fouillant les ordures à la recherches de leur repas avant de repartir à tir d'ailes.
Elle avait l'impression que tout cela était… irréelle. Rien ne semblait logique ou juste. Son dernier souvenir était l'odeur de son sang et la sensation humide autour de sa nuque alors que le liquide vital se répandait sur ses vêtements sales. Elle avait l'impression d'être prisonnière d'un autre monde. Peut-être était-elle au paradis ?
Elle grimaça à l'idée. Si cet endroit était le paradis elle ne voulait même pas imaginer l'enfer.
Il s'agissait alors certainement du Purgatoire ? Le vrai s'entend, pas le surnom d'une île maudite en pleine mer chinoise. Ou une autre hallucination induite par les substances chimiques que le Joker aimait injecter dans son système. N'importe quoi. Mais pas la réalité.
Ses yeux se baissèrent à nouveau sur ses doigts tremblants. Pas de marques. Pas de cicatrices. Pas de peau brûlée. Rien. Ses mains semblaient exactement les mêmes qu'avant. Avant le Joker. Elle se mit alors à pleurer de manière incontrôlable, de violent sanglots secouant sa poitrine, ses ongles griffant salement ses mains, comme si elle cherchait à récupérer ses cicatrices et se réveiller de ce cauchemar autrement plus effrayant que son quotidien avec le monstre au sourire. Felicity recherchait la douleur, elle était devenue sa meilleure alliée, sa seule amie et elle saurait la sortir de ce nouvel enfer.
Le sifflement aiguë et violent d'un chat attira son attention un peu plus loin. Des félins semblaient se disputer un vieux morceau de viande à coup de griffes et de crocs.
Felicity fronça les sourcils, septique. Les chats étaient loin. Au moins une centaine de mètres et pourtant elle les voyaient comme si elle se tenait devant eux, pourtant sa myopie l'empêchait de distinguer autres choses que des couleurs et des formes à plus de dix mètres.
Soudain les chats se figèrent et sa nouvelle capacité visuelle devint le cadet de ses soucis lorsque les bestioles s'approchèrent d'elle à petits pas, leur querelle complètement oubliée, la queue droite et les oreilles dressés.
Inquiète qu'ils aient fleurés l'odeur du sang, Felicity se dressa sur ses jambes et recula dans l'eau. Les chats pouvaient être de vrais monstres de méchanceté et elle ne voulait pas qu'ils l'attaquent, il ne manquerait que ça.
Ils s'installèrent sur le sable, la fixant de leurs grands yeux verts en amandes, sans bouger, ne semblant même pas perturbés par le va et viens des vagues.
– Allez ! Oust ! Du vent, du balais !
Elle recula un peu plus quand son pied s'enfonça dans le sol et la fit chuter dans l'eau, lui arrachant un petit cris de surprise. C'est à cet instant qu'elle se rendit compte de la situation.
Elle était debout. Dressée sur ses jambes. Elle était debout sur ses jambes. Elle avait marché et elle n'avait pas eu mal. Elle était debout. Sans sa puce.
Elle ne s'était pas tenue droite sur ses jambes depuis… depuis tellement, tellement longtemps. Le Joker avait fait griller son implant très rapidement. En vérité elle n'était même pas certaine qu'il sache ce qu'il faisait lorsqu'il s'était amusé à l'électrocuter.
Ce n'était pas logique, pas normale. Elle n'était pas censée marcher. Elle jeta un œil sur ses jambes et se mordit la langue pour ne pas fondre en larmes à nouveau. Puis elle aperçue ses mains. Couvertes de sang mais dénuée de la moindre traces de griffures, pourtant elle était certaine qu'il y avait eu des marques. Elle avait planté ses ongles suffisamment loin dans sa peau pour s'en assurer.
Petit à petit les bruits devinrent trop bruyant, trop nombreux, la lumière était trop vive et les odeurs trop fortes. Il fallait qu'elle parte d'ici. Vite.
Après tout, qu'il s'agisse d'une hallucination, du Purgatoire ou quoi que ce soit d'autre, elle était libre.
Du moins pour l'instant.
Oliver était étendu sur son canapé les nouvelles défilant en sourdine, une bouteille d'alcool à la main. Il ne savait même pas ce qu'il buvait. À ce stade il s'en fichait. Il recherchait cette engourdissement qui atténuait ses émotions et les éteignaient. Qui lui permettait d'oublier, le temps d'une bouteille que Felicity était…
Il se détestait.
Tout était de sa faute.
Oliver porta l'alcool à sa bouche. Il ne voulait pas y penser. Il ne voulait plus penser. Il voulait juste disparaître. Il allait commencer par se noyer dans l'alcool, ensuite il verrait.
Ou pas.
L'alcool était une bonne alternative à ses yeux. Pas la seule mais la meilleure pour l'instant.
Il entendit frapper mais choisi de l'ignorer, il devait s'agir de Thea ou Laurel. Elles ne cessaient de le harceler depuis l'arrêt des recherches. Elles voulaient savoir s'il allait bien.
Il détestait cette question. Il avait ruiné sa vie, avait provoquer la disparition, la torture et la mort de la seule femme qui n'avait jamais vraiment compté à ses yeux mais ouais, il se portait comme un putain de charme. Il avait perdu son boulot, il ne verrait jamais son fils qui finirait par le prendre pour un sous-homme et sa Felicity…
Les coups contre le battant en bois redoublèrent de vigueur et le ramenèrent à la réalité.
Il s'agissait peut-être de John.
Il ricana. Il avait plus de chance d'épouser Felicity plutôt que Diggle vienne prendre de ses nouvelles. Pour lui aussi tout était de sa faute.
Son visiteur inopportun chercha à enclencher la poignée et il décida que s'en était assez. Il n'allait pas se laisser emmerder chez lui. Furieux, il se jeta sur la porte qu'il ouvrit à toute volée en criant :
– Bordel, tire-toi Thea !
Sauf que ce n'était pas sa sœur.
Alooors ? Des avis ? Des idées ? Des suggestions ? En tout cas merci et bonne journée !
