Bonsoir et dix milles pardons pour le temps considérable que ce chapitre m'a pris !
Comme vous le savez peut-être, je suis partie d'Asie où je vivais depuis déjà quelques années pour revenir vivre en métropole. Outre le stress du travail et du déménagement, j'ai eu également à faire face à toute une phase choc culturel, déprime (passagère), réadaptation à la France et son superbe lot de paperasse ! Tout ça a contribué à que l'écriture de ce cinquième chapitre prenne autant de temps !
Avant de vous laisser à votre lecture, je tiens à vous remercier pour les commentaires et l'engouement que suscite MSLC.
Vronik : mille pardons pour le retard. J'espère que ce nouveau chapitre te fera également sauter de joie (et que tu ne me trouveras pas trop sadique ;-))
Lilou 007 : Trop de suspens ! Ou pas assez ;-). J'espère que tes attentes seront récompensées ! Tu me diras ce que tu penses de ce nouveau chapitre :)
Nadallia : Merci pour ton commentaire. Ça me fait super plaisir de voir à quel point cela te fait plaisir ! Néanmoins pour la frustration, je ne vais malheureusement pas pouvoir t'aider. Je ne peux qu'être encore plus frustrante !
Onmywave
: merci de prendre le temps de lire ce Reylo. J'espère que ce chapitre tout fluffy te donnera autant de plaisir ! Et oui, j'essaye autant que possible de faire un parallèle entre le contexte et les sentiments des personnages. Je trouve que cela permet d'ajouter plus de dimensions au récit. Le chapitre d'aujourd'hui et d'ailleurs principalement descriptif (peut-être un peu trop même ? Tu me donneras ton avis !)
Hela Stark : Du grand art en matière de Sadisme... Peut-être bien oui ! Mais si je n'ajoutais pas un peu de piment, un peu de suspens alors l'histoire n'aurait peut-être pas grand intérêt ;-). J'espère que tu ne vas pas me détester plus à la fin de ce chapitre ;-)
Aly : Bienvenue et merci de passer lire ! J'espère que ce nouveau chapitre te plaira tout autant et te donnera envie (et la patience) d'attendre la suite :D
Sur ce bonne lecture et on se retrouve à la fin du chapitre ~
Chapitre n 5 : Mar-A
Pas de plantes.
Mais vraiment aucune.
Quelle tristesse ! Une maison sans plantes, c'était tout simplement un foyer sans vie, un habitat sans âme !
La pièce dans laquelle se trouvait Rey était pourtant spacieuse et meublée avec goût. La partie cuisine ouverte était vivement éclairée par une grande baie vitrée; aux rideaux blanc crème. Des placards en bois beige clair étaient surmontés par des plans de travail anthracite qui allaient de paire avec un îlot central fonctionnel aux beaux tabourets de bar en métal et en bois. Dans la partie salon, il y avait un grand canapé bleu (vraisemblablement convertible) qui avait l'air confortable à souhait. Tout près se tenait une jolie table basse rectangulaire en bois sur un grand tapis en poil de Tauntaun blanc crème sur lequel Rey adorerait promener ses petits orteils nus. Le parquet était beige clair et le mur face au canapé, sur lequel était accroché un grand écran plat, était composé d'alliages en Durasteel et de panneaux de lambris gris, donnait tout son caractère à cette pièce à vivre. Tous les autres murs étaient peints en blanc et dépourvus de photos et de décorations.
Pour résumer, la pièce était belle et moderne et il ne manquait vraiment que des plantes pour en faire un salon parfait, songea Rey en se balançant d'un pied à l'autre.
Elle était arrivée dans cette pièce qu'il n'y a quelques minutes et s'était tout de suite perdue dans sa contemplation. Il faut dire qu'elle ne s'attendait pas à atterrir chez le Lieutenant Ren, à l'improviste qui plus est !
La soirée était passée à une allure folle et, en toute honnêteté, Rey n'avait pas vraiment compris ce qui lui était arrivé. Lorsqu'elle avait découvert le corps sans vie mais encore tiède de Mar-A, gisant dans une mare de sang couleur carbone, Rey n'avait pu retenir un cri d'effroi ce qui avait rapidement mené le Lieutenant à la rejoindre à l'étage. Il l'avait rapidement prise en charge, refermant la porte de la chambre à clé avant de recouvrir sa bouche de sa grande main et de lui intimer le silence par des gestes doux. D'un pas pressant, il l'avait alors tiré par la main dans les escaliers puis jusqu'à son speeder avant de démarrer le moteur et de sortir du campus en silence et dans le calme. Seule une minute ou deux passèrent avant qu'ils ne finissent par stationner à quelques encablures de là, sur le parking quasiment plein d'un fastfood. Sa main gauche avait appuyé à la hâte sur quelques boutons et ils se retrouvèrent rapidement en liaison directe avec le poste de police. Quelques minutes plus tard, certainement moins d'une quinzaine, la chef de police, Maz Kanata, les avait rejoint avec le reste de l'équipe. Elle attrapa les clés lancées par le Lieutenant Ren à la volée avant de ne prononcer que deux petits mots.
"Code Scorpio", avait-elle murmuré à demi-voix, comme si le simple fait de dire ces mots à haute voix étaient synonyme de la plus haute trahison. Mais ces deux mots avaient suffit à ce que le Lieutenant redémarre le speeder et parte en trombe.
Et c'est ainsi, qu'après ce qui parurent comme d'interminables minutes de silence absolu, de dédales de rues et de slalom entre les autres speeders, Rey s'était finalement retrouvée, toute penaude et intimidée, dans un lieu qu'elle ne connaissait pas mais qui sentait indéniablement le propre : chez le Lieutenant Kylo Ren.
Ce dernier s'était tout d'abord assuré qu'ils n'avaient pas été suivis avant de partir à grand pas dans un petit couloir, la laissant seule dans le salon.
L'attente fut néanmoins brève. Quelques cinq minutes plus tard, le jeune trentenaire était revenu vers elle, portant dans ses bras un bas de survêtement de sport et un tee-shirt blanc. Il lui offrit un sourire gêné. "Pardon, je n'ai rien à ta taille mais au moins ces vêtements sont propres !".
Après lui avoir tendu les vêtements de rechange, il partit vers la cuisine et s'affaira autour du plan de travail.
De sa voix calme et suave, il continua néanmoins de converser. "La salle de bain est au fond du couloir. Les serviettes de bain sont sur le deuxième rayon dans le placard".
Mais Rey resta plantée au beau milieu du salon, interdite.
Elle ne savait pas vraiment quoi faire et se contenta de contempler son dos et ses larges épaules tandis qu'il sortait des ustensiles de cuisine des placards et des ingrédients du garde-manger.
Lorsqu'il se retourna enfin vers elle, il fut visiblement surpris de la trouver à la même place, ses deux bras fins enserrant de toutes leurs forces les vêtements contre sa poitrine. Lavant rapidement ses mains, il la rejoignit rapidement, lui accordant son éternel sourire tendre. Il ne faisait pas particulièrement froid dans le salon mais Rey sentit des frissons parcourir ses bras et son échine.
Les deux larges mains du beau ténébreux glissèrent contre les siennes avec douceur avant de remonter lentement jusqu'à ses épaules.
Qu'est-ce qu'elles étaient chaleureuses, ses mains~...
"Tu as froid ? Est-ce que tu veux que je te fasse couler un bain ?", lui proposa-t-il dans un murmure, ses sourcils légèrement froncés d'inquiétude.
Mais Rey le regardait toujours complètement perdue. Elle ouvrit la bouche mais aucun son ne sortit et ses lèvres se scellèrent à nouveau.
Mais enfin, qu'est-ce qu'il se passait ?
Et puis d'abord, pourquoi se retrouvait-elle chez le beau jeune homme ?
Pas que cela ne la gênait particulièrement... Mais elle cherchait simplement à comprendre.
Rey tenta de nouveau, bredouillant vaguement, cherchant désespérément à créer une phrase censée malgré la confusion qui régnait dans son esprit. "Je... Que... Pourquoi..."
À son grand regret, les mains du jeune homme quittèrent ses épaules. Ses yeux chocolats implorants se gravèrent dans son esprit tandis qu'il lui répondit. "Je sais que tout cela semble fou mais je te demande de me faire confiance".
Son bras droit s'enroula autour de ses épaules et il l'accompagna galamment jusqu'au bout du couloir, ouvrant la porte du fond. La lumière jaillit automatiquement, révélant une salle de bain gris clair, faite de granite et de panneaux en acier. La première chose qu'elle repéra fut la douche massive au fond de la pièce, munie de vitres légèrement fumées. A l'opposé se trouvait une baignoire ovale qui semblait bien trop petite pour un homme de cette corpulence et un long meuble en lambris avec un unique lavabo. Et... Toujours pas de plantes...
Pourtant, il y avait tant de variétés qui se plairaient dans cette jolie pièce humide et sans fenêtres. Et Rey se surprit à se demander si c'était le cas de toutes les pièces de cette petite maison.
Vraiment, une maison sans plantes, c'était regrettable...
Le lieutenant la poussa dans la salle sans trop de ménagement. Il lui offrit un dernier sourire avant que sa voix calme et grave ne retentisse à nouveau dans un murmure langoureux. "Je te promets de tout t'expliquer bientôt mais pour l'instant, j'aimerais que tu te détendes." . Il allait refermer la porte lorsqu'il ajouta subitement un rapide "Et fais comme chez toi! ".
Alors Rey se retrouva de nouveau seule, dans une pièce qu'elle ne connaissait pas, dans une maison qu'elle ne connaissait pas. Elle posa les vêtements sur le rebord du meuble avant de se déshabiller lentement et de filer sous la douche. A son entrée, le jet d'eau se déclencha subitement en une fine pluie tiède, recouvrant de buée les vitres et le miroir au dessus de l'évier.
La douche était vraiment immense, se dit la jeune femme, bien au delà de la petite douche des chambres universitaires, bien plus encore que le misérable baquet qu'elle avait été contrainte d'utiliser chez Plutt... Mais en y réfléchissant bien, il fallait bien tout ça pour un homme de cette taille, et peut-être même pourraient-ils tenir à deux sous le jet...
Non! Il ne fallait pas qu'elle pense à cela~
Rey sentit ses joues et ses oreilles rosir, soulagée d'être seule dans la pièce.
Elle se tenta de se concentrer sur l'objectif de sa douche, à savoir être propre.
Il ne valait mieux pas qu'elle imagine le grand et large torse du jeune homme, ruisselant de gouttelettes d'eau.
Ni même ses beaux cheveux ébènes humides collés contre son front et sa nuque tandis que son visage se pencherait vers le sien...
Rey sentit sa respiration se reten-
Non...
Non.
En fait, le jet d'eau était peut-être un peu trop chaud.
C'était forcément ça !
Rey n'avait pas vraiment eu le luxe de toujours disposer d'eau chaude.
Elle avait pris l'habitude de l'eau froide et de la toilette rapide, aussi bien lorsqu'elle se baignait dans le cours d'eau près de la maisonnette de son grand-père Obi, que chez Plutt qui la forçait à se laver le soir, lorsque le soleil avait disparu et que la cuve d'eau avait refroidi.
Et puis les dortoirs universitaires étaient réputés pour leurs fréquentes coupures d'eau chaude après tout.
Rey sentit sa tête tourner.
Oui... Cela ne pouvait être que l'eau chaude!
Elle n'avait pas l'habitude de l'eau chaude. C'était donc forcément l'eau chaude qui chatouillait et faisait rougir sa peau, manquer d'air à ses poumons et envoyer valser son esprit. Il ne fallait pas réfléchir plus loin... Et certainement pas à un certain beau trentenaire lui concoctant un bon dîner à quelques pas de là.
Elle attrapa le premier flacon qu'elle trouva au sol, déchiffrant rapidement l'intitulé à travers les gouttes d'eau avant d'en presser une petite pompe dans sa main et de passer frénétiquement ses doigts dans ses cheveux. Le produit était légèrement ambré et bon sang ce que ça sentait l'homme !
Rey retrouva immédiatement cette odeur caractéristique de musc et de pins dont elle s'était éprise au premier flair lorsque le Lieutenant Ren l'avait accompagné dans la salle de repos de la station de police.
Son cœur se mit brusquement à battre plus vite.
C'était comme si l'odeur l'avait fracassé telle une vague, affaiblissant ses flancs, assiégeant ses sens... (Bien qu'elle se sache pas vraiment ce que cela faisait d'aller à la mer, elle pouvait seulement imaginer). Et Rey s'imaginait très bien se perdre dans cette odeur...
C'est d'ailleurs ce qu'elle décida de faire.
Il y avait pourtant d'autres flacons alignés sur le sol mais aucun ne pourrait lui donner cette sensation de réconfort comme le faisait si bien l'odeur de ce shampoing.
Et Rey avait cruellement besoin de réconfort.
Elle se sentait en sécurité (après tout elle était avec le Lieutenant Ren).
Mais cela ne suffisait pas.
Cela ne lui suffirait pas à oublier le corps de Mar-A, les grandes giclées sombres contre les murs et ce regard voilé qui semblait la regarder sans pour autant la voir.
Effroyable.
Glaçant.
Rey rouvrit les yeux.
C'était toujours mieux que de les laisser fermer.
Si elle fermait les yeux, son esprit vaquait, les souvenirs de Kaithlyn, le corps de Mar-A, l'odeur métallique du sang,... inondaient son esprit sans pour autant s'évacuer par la suite.
Mais quand elle gardait les yeux ouverts, son esprit restait ancré dans le présent.
Rey finit rapidement sa douche, se sécha avec douceur et prit le temps de pousser une profonde inspiration avant d'ouvrir la porte de la salle de bain. À pas de loup, elle longea le petit couloir pour se retrouver dans le salon.
La lumière tamisée qui se dégageait des lampes conférait presque une atmosphère romantique à la pièce à vivre. Le lieutenant Ren lui faisait toujours dos, ses larges épaules musclées roulaient tandis qu'il faisait rissoler des racines topimarron et des petits légumes dans un grand wok. Il se tourna vers l'îlot central pour attraper des assiettes et lui accorda un sourire discret en la découvrant, toute penaude et intimidée au beau milieu de la pièce. "Viens t'asseoir, c'est bientôt prêt", susurra-t-il avec douceur.
Elle s'avança en silence tandis qu'il ouvrit le réfrigérateur et en sortit plusieurs bouteilles, qu'il disposa au centre de l'îlot. "Qu'est-ce que tu veux boire ? J'ai de l'eau, du jus de Goya et des bières Chandrilannes''.
Mais Rey ne répondît pas tout de suite.
Sans vraiment attendre de réponse de sa part, il s'en retourna vers leur repas. Après encore une petite minute ou deux, il posa la grande poêle au centre de la tablée avant de servir son invitée dans une assiette plate de forme carrée. Timidement et ne sachant pas trop comment rompre le silence, elle tendit sa main et attrapa la bouteille de jus de Goya et s'en servit un verre. Le lieutenant lui offrit un sourire en coin timide avant de murmurer de sa voix de velours un bref "Bon appétit" et d'attaquer son assiette avec des gestes précis et presque méthodiques.
Les bouchées du jeune homme étaient ni trop remplies ni trop vides, ce qui laissa l'impression à Rey de manger en face d'un membre parlementaire ou d'un membre d'une famille bourgeoise. Non, chez elle c'était plutôt à grands coups de cuillère qu'elle mangeait et elle eut presque peur de passer pour une sauvageonne.
Kaithlyn ne l'avait jamais repris sur ses manières.
Il fallait dire aussi que Kaithlyn avait souvent le nez plongé dans un bouquin tandis qu'elle avalait un maigre sandwich entre deux révisions. Ou bien un rapport à rendre ou encore une étude de résultats. Et c'était plutôt Rey qui forçait la défunte jeune femme à se nourrir plus...
Après quelques secondes à observer manger le Lieutenant, Rey osa tout de même un "Euh... Bon appétit, Lieutenant", les joues toujours légèrement rosies d'embarras de se retrouver chez le jeune homme. Le Lieutenant leva ses yeux ambrés vers elle, avalant poliment sa bouchée avant de daigner lui adresser un mot :
"Je ne suis plus en service, tu peux m'appeler Ben", se contenta-t-il de répondre avec un doux sourire tandis que sa fourchette cherchait aléatoirement dans son assiette.
...Ben ?
Elle le regarda stupéfaite, hagarde, la bouchée entrouverte en un petit "o". "Vous... Vous ne vous appelez pas vraiment Kylo Ren ?".
Il la dévisagea rapidement, un air amusé face à cette réaction déconcertée. "Non, nous sommes tenus d'utiliser des pseudonymes pour le travail afin de tenir nos vies privées, nos familles à l'écart et hors de danger. Mais tu vas rester avec moi quelques temps donc ça ne me gêne pas que tu m'appelles par mon vrai nom"
Une autre chose interpella Rey qui s'enquit précipitamment, visiblement troublée. Elle n'était après tout au courant de rien et la plupart des événements qui s'étaient produits ce soir la dépassaient. Elle ne savait pas pourquoi ils avaient quitté sa chambre étudiante avec autant de précipitation, ni même ce que la chef Maz avait voulu signifier et encore moins pourquoi elle se retrouvait chez le Lieutenant à partager un dîner fait maison.
"Quelques temps ?!"
Sa voix lui parut si forte et aiguë que Rey ne la reconnut pas. Elle n'était plus maîtresse de ses émotions. Cela faisait déjà plus d'une semaine qu'elle n'avait plus le contrôle sur rien, pour être honnête. Rey se contenant d'attendre la réponse du jeune Lieutenant, de Ben, en le regardant interdite.
Il essuya doucement les commissures de sa bouche avant d'entrer dans de plus amples explications, reposant sa serviette près de son assiette. Sa voix voluptueuse et grave, demeura calme. "Scorpio, c'est un nom de code pour notre programme de protection des témoins et des victimes. C'est un programme qui vise à assurer la sécurité des témoins ou de certaines victimes et à écarter les dangers potentiels tout au long d'une enquête. Ce qu'il s'est passé ce soir...". Il hésita, sembla songeur un instant, avant de reprendre ses explications. "Ce n'est pas courant, deux meurtres sur un même campus."
Puis il se tut abruptement, attrapant une grande quantité de petits légumes et l'enfournant dans sa bouche. Rey eut l'impression qu'il lui cachait quelque chose. Mais la journée l'avait éreinté et elle n'avait ni l'envie ni la force de le questionner plus. Elle se contenta simplement de remuer les petits légumes et les topimarons dans son assiette sans pour autant les porter à sa bouche.
Voyant qu'elle ne manifestait aucune réaction, le lieutenant tenta de l'inciter. "Je ne te forcerais pas à manger, mais tu as besoin de garder tes forces.".Le ton implorant qui se trahissait dans sa voix eut raison de Rey. Chaque bouchée fut dure mais Rey se força à manger, ne serait-ce que pour rassurer le Lieutenant. Après tout, il avait excessivement bien pris soin d'elle et elle n'avait pas le droit de l'inquiéter plus. Au contraire, il avait même pris le temps de cuisiner pour eux deux et, même si elle m'avait pas le moindre appétit, Rey eut à cœur de faire honneur à la cuisine du beau lieutenant.
Après un bon repas dans un silence presque religieux, Le Lieutenant Kylo... Enfin, Ben alluma son grand écran plat et les news du jour apparurent sur le mur en alliage Durasteel et en lambris. Les deux jeunes adultes glissèrent leurs plats dans le lave-vaisselle avant de s'installer sur le canapé. Rey fut d'ailleurs tirée dans le salon par le jeune homme.
"Installe-toi, je reviens".
Il partit en trombe vers le couloir avant de revenir avec une couverture toute douce qu'il déposa sur les épaules de la jeune femme. Puis il s'assit à ses côtés, ni trop près ni trop loin, respectant la bulle personnelle de la jeune femme.
Une naissance rarissime de Porgs Bruns à tête blanche sur Ahch-To, les débats opposants le syndicat du commerce Hutt et le Sénat, des giboulées de neige inattendues sur Yavin-4 : les news de la soirée ne firent aucunement allusion aux terribles événements qui s'étaient répétés sur le campus de NAU.
« Pour l'instant il est préférable que la police filtre ce que la presse doit ou ne doit pas savoir », commenta le lieutenant en décrochant les yeux de l'écran un instant mais sans pour autant renchérir et lui en avouer plus.
Instinctivement Rey resserra l'étoffe autour de ses épaules.
Ce nouveau meurtre la mettait très mal à l'aise, un peu comme une vertigineuse sensation de déjà-vu qui lui glaçait le sang. Il y avait indéniablement quelque chose que le lieutenant ne lui disait pas et, dans le fond, Rey ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter. Qu'allait-il advenir d'elle ? Et de ses recherches ? Le lieutenant avait fait mention d'un programme de protection après tout mais qu'est-ce que ça sous-entendait vraiment ?...
Perdue dans le labyrinthe de ses pensées, elle ne sentit pas tout de suite les mains du beau lieutenant, de Ben, contre ses épaules. Ce n'est qu'après quelques secondes, lorsqu'elle sentit son corps être tiré en arrière qu'elle sortit brusquement de sa léthargie. Ses yeux noisette épuisés rencontrèrent ceux chaleureux du jeune trentenaire. Voyant qu'elle ne résistait pas à son étreinte, le lieutenant prit le parti de l'attirer plus contre lui et la serra dans ses bras dans une accolade réconfortante. « Je te promets qu'il ne t'arrivera rien. Tu es en sécurité Rey ».
Rey laissa enfin échapper une expiration qu'elle ne pensait pas avoir retenu et se calma. Sans pour autant bouger, elle ferma doucement ses paupières, tentant de grappiller, de profiter un peu de ses miettes de sérénité pendant qu'elle le pouvait. Elle ne se sentit pas son esprit s'engourdir, ni son corps sombrer dans un léger sommeil.
La soirée se passa étonnamment dans le calme, songea Ben tandis qu'il laissait couler le flot de gouttelettes sur son visage et son torse pendant un bon moment. L'eau était chaude à souhait, idéale pour détendre ses muscles après cette longue et lugubre journée. Il aurait pourtant cru que la jeune femme serait plus « à vif », craignant presque la crise de nerfs ou la crise de larmes. Il ne lui en aurait pas tenu rigueur, c'est juste que Ben n'était pas très à l'aise ni même très doué pour réconforter les êtres humains. On lui avait souvent reproché de manquer d'empathie.
A son grand étonnement, Rey s'était très rapidement assoupie contre son torse, sagement blottie dans ses bras, en sécurité. Qu'est-ce qu'elle était impressionnante cette jeune femme !
Il avait pensé qu'elle flancherait, mais la force de ce petit brin de femme semblait au contraire se révéler dans la souffrance et les coups durs. Et, en même temps, endormie contre lui, elle lui paraissait si frêle !
Certainement que la vie ne l'avait pas épargné...
Ben malaxa prestement son cuir chevelu avec son shampooing, lava son corps avec ses mains avant de rincer le tout avec abondance, de sortir de sa douche et d'attraper une serviette.
Les cheveux de Rey, bien qu'ils aient eu le temps de sécher durant le repas, avait conservé l'odeur caractéristique du shampoing qu'il utilisait, repensa-y-il subitement.
Elle était imprégnée de son odeur.
Elle sentait comme lui et c'était loin d'être désagréable.
Alors qu'il l'avait tenu contre lui durant cette petite demi-heure avant d'aller se doucher, il avait de nouveau eut tout à loisir de détailler son visage. Sa main droite s'était rapidement retrouvée dans ses cheveux châtains et les avait caressé dans un geste lent et répétitif. Et Ben avait ressentit toutes les respirations lentes et profondes de la jeune fille, sa poitrine se gonfler contre son torse, sa petite main gauche serrant périodiquement un bout de son tee-shirt, son souffle chaud effleurant sa jugulaire et la douceur de son visage dans le creux de son épaule tandis qu'elle dormait du sommeil du juste.
C'était la sensation la plus extraordinaire qu'il lui ait été donné de vivre. Dans toute sa vulnérabilité, la jolie Rey avait fait le choix de lui accorder sa confiance et de se reposer contre lui.
C'était inoubliable.
Gravé à jamais dans sa mémoire à long terme.
Et Ben en était convaincu ; il ne serait plus jamais le même homme.
Les minutes avaient filé durant sa contemplation alors qu'il tentait de profiter au maximum de cet instant éphémère car il n'y en aurait malheureusement pas d'autres. Après cette petite demie heure d'émerveillement, Ben avait délogé la jeune femme en douceur, reposant sa tête contre un coussin du canapé avant de partir prendre sa douche.
S'étant séché, il prit une rapide minute pour peigner ses cheveux et enduire son visage de crème (on peut être Lieutenant de police et prendre soin de son corps) avant d'enfiler un nouveau tee-shirt et un short et de sortir sur la pointe des pieds de la pièce. Avec un peu de chance, la jeune femme dormirait toujours à poings fermés et il n'aurait qu'à la soulever et la conduire dans sa chambre pour clore cette journée.
Mais Rey ne dormait plus lorsqu'il pénétra dans le salon.
Il la retrouva assise devant l'écran, ses deux mains serrant étroitement la couverture autour de son corps. Elle semblait comme hypnotisée et ne se rendit pas immédiatement compte de sa présence.
« Tu ne dors plus ? », tenta t-il.
Rey sursauta légèrement. Puis elle enfouit son menton dans la couverture duveteuse avant de murmurer. « Je n'y arrivais plus ».
Sa voix était devenue fébrile, brisée. Pourtant elle ne pleurait pas mais ses yeux lui parurent tombants. Son front était par ailleurs légèrement perlé de sueur. Peut-être avait-elle fait un cauchemar ?
Il s'approcha de cette petite silhouette emmitouflée et lui tendit la main, l'invitant à se lever, ce qu'elle fit. Ben ne savait pas vraiment comment réconforter les autres humains mais avec Rey tout lui semblait à présent évident.
Toujours avec des gestes doux et lents afin de ne pas l'effrayer, il la tira de nouveau contre lui, entourant sa fine taille de ses bras musclés et posant son menton contre son petit front. Ses mains frictionnèrent son dos amicalement tandis qu'il lui répétait inlassablement. "Ne crains rien. Tu es en sécurité". Elle avait passé ses petites mains dans son dos et le serra plus fort encore, cachant son visage contre son torse.
Cet instant aurait pu perdurer mais Ben trouva plus avisé de rompre l'étreinte. Il était déjà tard et il fallait qu'ils se reposent tous deux. "Je vais rester avec toi le temps que tu t'endormes mais d'abord laisse moi vérifier le périmètre autour de la maison."
Elle attrapa sa main et il la mena jusqu'à sa chambre à coucher. La pièce s'éclaira dès leur entrée, dévoilant un grand lit aux couvertures uniformes gris anthracite. Le robot de la maison ayant changé les draps le matin même, il ne lui restait donc qu'à attraper une paire de draps propres dans le placard et à déplier le canapé convertible du salon pour dormir. "Installe toi, j'arrive. Je vais juste faire le tour de la maison et m'assurer que toutes les issues sont fermées et sécurisées".
Elle lui répondit par un hochement de tête avant de tirer la couverture et de se glisser dans le lit.
Il ne fallait pas qu'il traine. Sortant rapidement par le garage, il inspecta toutes les fenêtres ainsi que les deux portes donnant sur l'extérieur avant d'enclencher le système de verrouillage de la maison. Toutes les issues furent rapidement barricadées par d'épaisses cloisons. Le bip de l'alarme anti-intrusion retentit deux fois, signifiant que la protection de son habitat était à présent opérationnelle et complète.
Passant par le salon pour rejoindre la chambre, il appuya sur la commande du canapé et ce dernier se déplia en un lit d'appoint deux places. Le matelas n'était pas aussi épais et confortable que son propre lit mais c'était très convenable et surtout très utile lorsque ses parents lui rendaient visite et qu'il leur donnait sa chambre. D'un rapide clappement de mains, les lumières s'éteignirent et il pressa le pas pour rejoindre sa belle invitée.
Rey l'attendait sagement installée dans le lit, assise sur la moitié droite. Elle semblait nerveuse mais Ben ne savait pas si c'était lui ou le fait de dormir qui la mettait dans cet état. « Allonge-toi, je vais te couvrir. ».
Sans un mot, elle lui obéit et se coucha dans le lit. Ben remonta les couvertures jusqu'à ses épaules et allait s'installer dans le petit fauteuil lorsque la petite main de Rey attrapa son poignet. Les joues rosissantes et les yeux paniqués, elle bredouilla d'une voix aiguë et plaintive un rapide. "Je-... je ne veux pas dormir.".
La lumière de la pièce s'était tamisée automatiquement lorsque Rey avait grimpé dans le lit, accentuant ainsi les expressions de son visage. Il comprit tout de suite qu'elle allait céder à la panique et caressa rapidement son visage, balayant une mèche de cheveux de son front. "Je ne m'en vais pas, je reste près de toi ». Il désigna le fauteuil près de la fenêtre mais elle resserra son emprise sur son poignet et sa respiration se saccada.
Sur une impulsion, Ben rapprocha son visage de celui de la jeune femme et lui embrassa le front. C'était indéniablement une très mauvaise idée mais il fallait qu'il la rassure. À voix basse, il lui chuchota, calme. "Je vais faire le tour du lit et je vais m'installer près de toi, sur la couverture jusqu'à ce que tu t'endormes, ça te va ?"
Les petits doigts fins lâchèrent doucement leur prise et elle s'enfonça plus profondément sous la couverture, gênée. Comme promis Ben fit le tour du lit et vint s'asseoir contre le dossier. Il attrapa son datapad sur la table de nuit et commença un peu de lecture.
Les minutes filèrent au rythme des pages. La respiration de Rey s'approfondit peu à peu. Il avait lu un petit chapitre lorsque la jeune femme se tourna sur le côté gauche et enroula son bras autour de sa taille. Elle dormait de nouveau d'un sommeil profond et inconsciemment elle venait chercher un peu de réconfort.
Ben hésita longuement. Devait-il s'extirper du lit et prendre le risque qu'elle se réveille ? Ou devait-il simplement poser son pad et éteindre la lumière ? La deuxième option était la plus tentante mais également la plus risquée. Même si leur corps étaient séparés par la couverture, il avait le sentiment d'enfreindre son espace personnel. Et puis c'était sans compter sur ses sentiments pour la jeune femme qui l'empêchaient d'être objectif et pourraient toujours contrevenir au bien de l'enquête.
Le choix ne fut rapidement plus sien.
Dans son sommeil, la jeune femme posa sa tête contre le flanc du jeune homme et son bras se resserra un peu plus au travers de son buste.
La jeune femme le prenait clairement pour un Ewok en peluche !
Le regard débordant d'affection, Ben posa son datapad sur la table de chevet avant de caresser les cheveux soyeux de la jeune femme. Il éteignit sa lampe et avec autant de délicatesse qu'il put, il s'enfonça un peu plus profondément dans le matelas.
Lorsque Ben se réveilla le lendemain, la chambre était encore plongée dans la pénombre. La température s'était un peu rafraîchie et quelques frissons parcouraient ses jambes nues. Contre lui, Rey semblait toujours dormir comme une souche, en témoignaient ses lentes et profondes respirations. Leurs positions n'avaient que très peu changé compte tenu du fait que Ben dormait sur la couverture et Rey dessous. Rey lui faisait à présent dos. Dans son sommeil, le jeune homme avait passé son bras autour de la jeune femme et la maintenait contre lui. Rey avait croisé ses bras autour du sien et le serrait fort contre sa poitrine, pile entre ses deux seins ce qui fit rosir les joues du jeune homme.
Depuis combien d'années n'avait-il pas tenu de jeune femme dans ses bras ?
Des sensations qu'il pensait avoir oubliées retirent surface. C'était tiède et puis duveteux aussi... Et vraisemblablement de taille tout à fait correcte. Le sang lui monta d'abord à la tête avant de descendre plein Sud ; la situation était tout ce qu'il y a de plus embarrassante.
Et encore, heureusement que la couette les séparait sinon la jeune femme aurait une... surprise de taille au réveil !
Et en même temps, il était rare que le Lieutenant dorme aussi bien. Même si son sang bouillait dans ses veines, son corps, lui, était complètement détendu. Ben ne se souvenait pas s'être réveillé dans un tel état de plénitude.
Pourtant il n'avait pas le droit.
Avec douceur et délicatesse, il tenta de retirer son bras sans réveiller la jeune femme mais les bras de Rey se resserrèrent perceptiblement à mesure qu'il tentait d'ôter son bras de l'étreinte.
La deuxième tentative fut tout aussi peu fructueuse. La jolie brune se mit à gigoter et à gémir. Elle tourna la tête à moitié endormie vers lui puis bascula son corps à 180 degrés pour venir se blottir contre lui.
"Encore cinq minutes~", grogna t-elle endormie en enfouissant sa tête dans son épaule et serrant son bras gauche autour du torse du jeune lieutenant.
Ben contînt un gloussement avant de chuchoter, sa voix rauque du petit matin. "Il va falloir qu'on se lève"
La jeune femme se redressa soudainement. L'air frais le frappa de plein fouet et il regretta presque d'avoir parlé.
Le visage de Rey s'empourpra et elle bredouilla confuse. "P-Pardon! De-.. de vous avoir... agrippé comme ça"
"Il n'y a pas de mal", se contenta Ben de répondre, un petit sourire graciant ses lèvres charnues alors que Rey lui tournait de nouveau le dos et bailla longuement.
Bien sûr qu'elle n'avait pas eu l'intention de l'étreindre dans son sommeil, comme si ça vie en dépendait. Non, elle avait juste répondu à un instinct et à un besoin brûlant de se sentir en sécurité.
Après un rapide coup d'œil à son Datapad, Ben se leva du lit et s'étira un instant. « Je vais préparer le petit-déjeuner. Des œufs brouillés, du lard et des fruits frais ça te va ? »
« C'est parfait, merci ». Lui répondît-elle en souriant avant de se lever à son tour du lit et d'imiter ses étirements.
Comme promis, Ben lui prépara un petit-déjeuner copieux, expliquant qu'ils avaient besoin de prendre des forces en vue de cette longue journée. Ben avait l'habitude des petits-déjeuners copieux, vu qu'il faisait généralement du sport au saut du lit, il lui fallait d'autant plus de nourriture afin de nourrir son corps et conserver son énergie.
Le repas se passa néanmoins dans un silence compagnon. Après le repas, ils se préparèrent rapidement avant sortir de la maison sans un bruit. Il n'était pas encore sept heures et demi et le soleil se levait à peine.
Une fois dans le speeder, le jeune homme enclencha son Holo-transmetteur et démarra en trombe. Une fois de plus, ils s'engagèrent dans un dédale de rues avant de prendre un des axes principaux de la ville et de s'éloigner vers la banlieue campagnarde de New Alderaan. Durant tout le trajet, Rey ne dit pas un mot, légèrement anxieuse.
« On va rejoindre la station après avoir changé de véhicule ». Se contenta t-il de lui annoncer sans entrer plus dans les détails.
Ne sachant pas à qui ils avaient affaire, il était plus prudent de prendre des mesures de précaution. Il avait été prévenu le matin-même par IM que Phasma viendrait les rejoindre au Nord-Ouest de la ville avec un nouveau véhicule banalisé.
Ils arrivèrent rapidement sur leur point de rendez-vous. Un petit chemin enfoncé dans un petit sous-bois.
Ben était tendu et ne disait plus un mot : le poste de police n'avait eu que très peu recours au code Scorpio depuis qu'il était en poste et c'était Maz, à l'époque Lieutenant de Police, qui s'était personnellement assurée de la protection du Sénateur. À présent cette mission lui revenait, Maz n'étant plus toute jeune et lui laissant volontiers prendre la tête des opérations.
Un code Scorpio n'était jamais simple. Il fallait éliminer la menace tout en prenant en considération les besoins « vivants » du bénéficiaire. Le fait qu'il est « attrapé au vol » (il se refusait à parler de coup de foudre, il n'avait plus huit ans) des sentiments pour la jolie Rey Kenobi ne faisait qu'ajouter un poids supplémentaire sur ses épaules.
Qui pouvait bien en vouloir à une jeune étudiante apparemment sans histoires ?
Rey cachait-elle un cadavre dans le placard ?
Au fur et à mesure que le temps avançait, que l'enquête stagnait, plus d'interrogations venaient également s'amonceler sans pour autant que des réponses évidentes ne fassent leur apparition.
Phasma vint le tirer de sa rêverie en tapant contre sa vitre. Ils échangèrent un rapide signe de tête, sans un mot, avant d'échanger de véhicules et de se séparer à nouveau.
Le trajet retour jusqu'au poste de police fut bien plus rapide. Ben longea plusieurs champs en friche avant d'arriver devant l'entrée d'un tunnel souterrain protégé par de grandes barrières. Un code d'accès confidentiel plus tard et ils filaient à toute allure dans les sous-sols de la ville jusque sous le poste de police où Maz les attendait , se tenant droite comme un i devant les portes de l'ascenseur, l'air crispé.
Elle ne les accueillit pas à bras ouverts mais par un sec « La presse a été mise au courant, Hux est hors de lui! »
Le désarroi, l'ambiguïté de leur situation rendit la remontée en ascenseur des plus mal à l'aise. Rey se recroquevillait sur elle-même et semblait fuir son regard. Maz regardait obstinément les chiffres des étages défiler. Le ding annonçant leur arrivée au premier étage apparut à Ben comme salvateur.
Sauf qu'ils furent immédiatement cueillis par un procureur furieux qui tempêtait au téléphone, tenant presque des propos injurieux à son interlocuteur. Son regard glacier leur lança des éclairs tandis qu'il raccrochait la ligne et jetait son téléphone contre le mur du couloir.
Sans aucune finesse et avec une rapidité insoupçonnée pour un grand mince de son genre, il s'avança dans l'ascenseur, agrippa fermement l'épaule gauche de Rey et la plaqua contre le mur avant d'affirmer d'un ton dur et sans appel « Je ne crois aucunement aux coïncidences, Mademoiselle Kenobi, et le jeu a fait bien assez de victimes. Avez-vous assassiné Mar-Ann Aola ? Avez-vous un complice ? »
Voilàààà~
Encore désolée pour l'immense retard et un peu désolée également pour ce revirement de situation, ce cliffhanger, qui je l'espère vous fera réfléchir à notre enquête.
Encore merci pour votre soutien et à très bientôt pour un nouveau chapitre (promis je ne vous ferais pas attendre autant que pour le chapitre cinq !). Bon dimanche !
RosePourpre
